‹ Histoire universelleChapitre 6 sur 79 · ÉPOQUE · texte numérisé non relu

ÉPOQUE

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Ikswakou et Bouddha.

Soumitra et Pradyota.

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Tcbandracoupta. . . .

Tchandrabija, dernier

rajah de Magada. . .

De tels chiffres expriment la vanité nationale plutôt qu*une antiquité réelle ; mais les prétentions suscitées par la rivalité attestent la parenté

ANTIQUITÉ DU MONDE

On trouvera au contraire Thistoire Irës récente chez tous les peuples ; les temps certains n'y commencent que postérieurement à Abraham. Je ne citerai pas les Européens actuels, dont les traditions ne sont que d'hier; mais les Grecs, malgré leur vanité, avouent avoir appris à écrire des Phéniciens il y a environ 34 siècles. Avant Cyrus, Thistoire de TAsie n'est qu'un tissu de fables. Hérodote, le père de l'histoire, vécut au temps de Néhémie et de Malachie, derniers prophètes, il y a maintenant 2,300 ans, et il s'appuie du témoignage d'écrivains qui lui sont à peine antérieurs d'un siècle (1). Le poète classique le plus ancien florissait il y a environ 2,700 ans. Bérose écrivit sous Séleucus Nicanor; Hiéronyme, sous Antiochus Soter; Manéthon, sous Ptolémée Philadelphe, trois siècles avant J.-C. Sanchoniaton ne fut connu que deux siècles avant notre ère, et son nom peutêtre est une invention de Philon le grammairien ; quoi qu'il en soit, il est curieux par ce qu'il dit de l'âge antédiluvien , puisqu'il compte dix générations après le premier homme (Protogène) et qu'il attache à des noms de personnes évidemment allégoriques les découvertes et les inventions humaines, dans l'ordre qu'il les suppose faites ; tout le reste n'est que fables et théogonies. Klaproth a démontré que les historiens de l'Asie appartiennent comparativement à une époque récente (2).

de ces peuples, pui8qu*il8 s'appuient sur une date commune multipliée par 6, 9, 18, 36, 72, 144, ou une progression décuple.

(1) Cadmus, Phérécide, Aristée de Proconëse, Acusilaûs, Hécatée de Milet, Charon de Lampsaque, etc. — Voy. Vossius, De Historia grmca, lib. I, et le IV« livre d'Hérodote.

(2) Essai sur l'autorité des historiens de VAsie, Dans ses Mémoires re- UUifs à VAsie (Paris, 1826), il divise l'histoire ancienne en histoire fabuleuse incertaine et véritable, et il prouve que celle-ci commence :

Pour les Chinois au ix® siècle avant J.-C.

n faut cependant tenir compte du discours dont Psirr-RADEL fait précéder son Examen analytique et tableau comparatif des synchronismes de l'histoire des temps héroïques de la Grèce (Paris, 1827) : il y défend l'autorité des premiers historiens grecs.

Japonais

Géorgiens

Arméniens

Thibétains

Persans

Arabes

Hindous et Mongols Turcs

iii«

yO

iii«

i«r siècle après J.-C.

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PREMIÈRE ÉPOQUE

S'il en est ainsi, quelle foi méritent-ils quand ils font défiler devant nous une interminable série de siècles? Ce qu*il y a de plus remarquable, c'est que toutes les traditions, dans la variété infinie de leurs fictions, s'accordent en s'approchant des époques indiquées par Moïse. Il sortit d'Égypte vers 1600, et vers cette époque ont lieu les émigrations dont la Grèce reçut sa population et sa culture (1), la Grèce, qui avoue que rien n'est plus ancien que Japhet. Les Indiens n'ont pas de chronologie ; mais Aboumazar, qui vivait à la cour d'Al-Mamoun de 813 à 833 après J.-G., qui habita la Perse et Balk, et étudia particulièrement l'histoire de ces pays, dit qu'ils comptaient 3,725 ans de son temps au déluge , avec lequel commence le <?fl/ï-«bwg', c'est-à-dire l'âge actuel du monde (2). Les empires chaldéen, chinois, égyptien, bien que divers en tant de choses, s'accordent sur ces quatre mille ans à partir du déluge. Les Chinois, qui prétendent à une si haute antiquité, se contentent de conjectures jusqu'à l'an 722 avant J.-C, et leurs écrivains les plus dignes de foi regardent comme des fictions allégoriques tout ce qui est antérieur à Po-hi. Le Chou-King, le plus ancien de leurs livres canoniques, fut trouvé ou plutôt remis en lumière seulement 176 ans avant J.-C. Il montre d'abord Yao régnant d'accord avec les monts de son empire, et donnant ainsi ses ordres à ses serviteurs Hi et Ho : « Allez et observez les étoiles ; déterminez le cours du soleil, divisez l'année. » Il construit des aqueducs, règle le culte et les hiérarchies sociales, invente la première métaphysique de l'Y, c'est-à-dire comment 4 et 8 ftirent formés par 1 et 2 ; il appartient en somme aux êtres symboliques, et toutefois il n'est que de 4,170, ou, selon d'autres, de 2,357 ans plus ancien que nous (3). Confucius, en s'abstenant de raconter l'histoire des rois antérieurs à Yao (2000 A. C), a prouvé qu'il regardait leur existence comme fabuleuse. Mencius, l'autre philosophe le plus remarquable de la Chine, dit que celle-ci, jusqu'au règne de Yao, était

(1) Selon UssERius, Cécrops vint de TÉgypte à Athènes vers 1656 avant J.-C; Deucalion s^établit sur le Parnasse vers 1548; Cadmus arriva de la Phénicie à Thëbes vers 1493; Danaûs à Argos vers 1485; Dardanus dans THellespont vers 1449; Inachus remonte à Tan 1856 ou 1823, Ogygès à 1796. Varron place le déluge d'Ogygès 400 ans avant Inachus, ce qui le confondrait avec le déluge de Noé.

(2) Voy. Bentley, Mémoires de Calcutta, t. VIII, p. 226, note.

(3) Voy. le Chou-King (Paris, 1770) et la préface de Prémare sur les ^mps antérieurs à ceux dont il est question.

UNITÉ DE L*ESPèCE HUMAINE.

restée inculte et dépeuplée , et que ce roi fut le premier qu réunit les hommes et commença à les civiliser. Sse-ma-tsian, leur grand historien , ne fixe de dates aux événements qu'en 841 avant J. -G.

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