GRA
GRÈ
Pères, sont les Jansénistes du cinquième siècle, 445-447. — Théorie de la grâce exposée avec une magnifique clarté dans ce même siècle par l'auteur inconnu du livre de la Vocation de tous les peuples. Trois grandes vérités proclamées par cet auteur: 1° Dieu veut que tous les hommes 6oient sauvés et connaissent la vérité ; 2° nul n'arrive à la connaissance de la vérité et au salut que par la grâce ; 3° il ne faut pas témérairement chercher pourquoi Dieu ne sauve pas tous les hommes, 447-449. — La grande polémique sur la prédestination au sujet des erreurs de Gothescalc est peut-êlre le fait le plus important du neuvième siècle, VI, 407-421, 487, 488. — Erreurs des réformateurs du seizième siècle, et notamment de Luther et de Calvin, sur la grâce, le libre arbitre, la prédestination. Voir Protestantisme et Hérésies. — C'est au sujet de la grâce que s'élève la trop célèbre hérésie janséniste. Elle est tout entière renfermée dans les cinq propositions condamnées en 1653 par Innocent X. 1° Quelques commandements de Dieu sont impossibles à des hommes justes gui veulent les accomplir et qui font à cet effet des efforts selon les forces présentes qu'ils ont , et la grâce qui les leur rendrait possibles leur manque. 2° Dans l'état de nature tombée on ne résiste jamais à la grâce intérieure. 3° Dans l'état de nature tombée, pour mériter ou démériter, l'on n'a pas besoin d'une liberté exempte de nécessité; il suffit d'avoir une liberté exempte de contrainte. 4° Les Semi-Pélagiens admettaient la grâce d'une nécessité prévenante pour toutes les bonnes œuvres, même pour le commencement de la foi ; mais ils étaient hérétiques en ce qu'ils pensaient que la volonté de l'homme pouvait s'y soumettre ou y résister. 5° C'est une erreur semi-pélagienne de dire que Jésus-Christ a répandu son sang pour tous les hommes, XIII, 293, 294. — Exposition de cette doctrine, 294. — Pour ce qui est de l'histoire du Jansénisme, voir ce dernier mot. — 11 n'est pas moins intéressant de connaître les doctrines molinisles, c'est-à-dire les plus opposées au jansénisme ; le molinisme d'ailleurs n'a jamais été condamné par l'Église : Dieu prévoit ce que fera chaque volonté libre si Dieu lui donne telle ou telle grâce. — Dieu veut d'une volonté antécédente et sincère sauver tous les hommes, sous condition qu'ils correspondront à ses grâces. — Dieu donne à tous les secours nécessaires et suffisants pour opérer leur salut, quoiqu'il en accorde aux uns plus qu'aux autres, selon son bon plaisir. — Dieu prévoit qui sont ceux qui feront le bien et persévéreront jusqu'à la fint qui sont ceux qui pécheront ou ne persévéreront pas. En conséquence de cette prévision de leur conduite absolument future, il prédestine les
premiers à la gloire éternelle et réprouve les autres,
GRANDIER (Urbain), XIII, 254.
GRANDMONT (ordre de). Sa fondation, vers 1076, par saint Élienne de Muret, VII, 524, 525.
GRANDS. Place qui leur est donnée par Jésus-Christ dans l'établissement de sa doctrine, 11,395.
GRANDS-PRÊTRES. Le premier grandprêtre en Israël est Aaron (voir ce mot). — On trouvera également à leur place les noms des grands-prûtres qui se sont rendus le plus célèbres dans l'histoire du peuple de Dieu (Héu, Achimei.ec, Abiathar, Sadoc, etc.). — Nous donnons ici la liste des grands-prétres des Juifs depuis Alexandre le Grand jusqu'à l'élévation de Simon à la souveraineté.
Jaddus, II, 236, 237 ; — Onias I, 239; — Simon le Juste, 240; — Éléazar, 240; — Mariasses, 241 ;
— Onias II, 241 ; — Simon II, 242 ; — Onias III, 245-247 ; — Josué ou Jason, 256 ; — Ménélaùs, 256-258 ; — Malhatias, 202-264 ; — Judas Machabée, 266-270, 272-281 ; — Jonathas, 282-289;
— Simon, 288-292 ; — Simon, élevé à la souveraineté d'Israël, 292.
Le grand-prêtre de la loi nouvelle est Jésus-Christ. Combien ce sacerdoce est supérieur à celui d'Aaron, II, 608, 609. — Voir aussi Sacerdoce.
GRANVELLE (Antoine Perrenot de), d'abord évêque d'Arra?, puis archevêque de Malines et cardinal, membre du Conseil secret des Pays-Bas sous Philippe II, XII, 840. — Son portrait, 840. — Ses principaux ennemis, 840. — Il quille les Pays-Bas, 841.
GRATIEN. Son avènement au trône impérial après la mort de Valentinien (367), IV, 74.
— Piété et zèle de ce prince pour le Christianisme, 74, 75. — Il s'adjoint Théodose et lui donne l'Orient, 80. — Rescrit de Gralien à la suile du concile de Rome, en 378, sur les appels au Pape, sur ceux qui refuseraient de comparaître à ce tribunal, etc., 90. — 11 demande à saint Ambroise un livre sur la divinité du Saint-Ksprit, 90. — Ses lois contre les hérétiques, 105.
— Il meurt assassiné le 25 août 383. — Ses qualités, ses défauts, 123.
GRATIEN, moine de Rologne. Son Décret ou corps du droit canon (1151), VIII, 361-363. GRÈCE.