II. Philosophie catholique de l'histoire
L'histoire de l'Église est le jugement de Dieu en première instance sur la famille humaine, I, xxxui. — L'histoire est le récit, depuis le péché originel, du traitement divin de l'homme malade, 77 ; — ou bien encore, comme on a pu 1p. dire, le récit des efforts de Dieu dans la société pour amener tous les hommes à l'éternelle béatitude. — On distingue trois âges dans l'histoire de l'humanité : 1° l'enfance ou la vie de famille, jusqu'au déluge ; 2° l'adolescence ou le pabtage en nations, jusqu'à Jésus-Christ ; 3° l'âge mûr ou l'unité dans l'Église, jusqu'à la fin. Tel est le véritable progrès de l'humanité, 108. — Toute l'histoire du- monde se Irouve dans le songe de Nabuchodonosor, expliqué par Daniel. Quels sont les quatre grands empires qui doivent être tour à tour renversés, et qui les renversera, 644, 645. — Celui qui les a renversés, c'est le Verbe incarné, c'est Jésus-Christ considéré comme le centre de l'histoire. Il est l'Expiateur universel, l'Illuminateur universel. Il expie tous les péchés, il éclaire tous les hommes, aussi bien ceux qui l'ont précédé que ceux qui le suivent. Toute l'histoire n'est en résumé que le récit des mouvements des hommes vers un centre, qui est Jésus-Christ, et le ternie de l'histoire, c'est l'éternelle damnation des ennemis du Christ ou la béatitude éternelle de ses élus (voir Jésus-Christ). — Sans Jésus-Christ, sans l'Église, sans la Cité de Dieu, toute l'histoire est confuse, inexplicable, affreuse ; avec Jésus-Christ, avec l'Église, tout s'explique, tout s'illumine, II, 37. — Point
d'unilé historique dans les historiens de l'antiquité; beaucoup d'histoires particulières, pas d'histoire universelle, 211. — C'est le Christianisme qui a donné naissance à l'unité et à l'universalité de l'histoire ; c'est le Christianisme qui l'a élevée, qui l'a ennoblie, 212. — Ce sont, en particulier, les prophètes et les Pères de l'Église, c'est surtout Daniel dans sa prophétie des quatre empires, et saint Augustin dans sa Cité de Dieu, qui ont donné à l'histoire un caractère universel, un centre divin, une véritable unité et une élévation que les historiens de l'antiquité n'avaient pas connue, 212. — Il y a une histoire de l'avenir, c'est la prophétie (voir ce mot). — L'histoire humaine se résume en quelques noms propres. Nahuchodonosor, Cyrus, Alexandre et Auguste travaillent à l'œuvre de Dieu sans y rien comprendre. Constantin comprend à moitié, Charlemagne tout à fait, VI, 152, 153. — Vie intime de l'Église catholique. Il faut comprendre cette vie si l'on veut comprendre l'histoire de l'Église et celle du genre humain, X, 618-622. (Pour l'histoire de l'Église voir Église.)
HISTOIRE NATURELLE d'Aristote, II, 172, 173.
HISTORIENS. Les vénérables historiens d'Israël et du monde, ce sont les prophètes, I, 409, 410. — Étude sur les historiens de l'antiquité, II, 208-212. — Énumération des principaux d'entre eux, 2H.
HOBBES (Thomas) (1588-1679). ExposL- de son système philosophique, XIII, 294, 295, 782.
HOCHE (le général), XIV, 392, 393.
HOHENSTAUFFEN. Fin de la dynastie des Hohenslauffen. Pourquoi Dieu l'a-t-il ainsi frappée, IX, 815.
HOLLANDE. Par qui fut-elle évangélisée (voir Frise). — Révolution de 1830, par laquelle la Belgique se sépare de la Hollande, XIV, 649. — État actuel du catholicisme en Hollande, 649-651.
HOLOBOLE (Manuel), célèbre théologien grec, sous le règne de Michel Paléologue, IX,
* HOLOPHERNE. Expédition d'Holopherne dans l'Asie occidentale, I, 607. — Histoire de Judith, mort d'Holopherne (659), 607-617.
HOLZHAUSER (Barthélémy), prêtre allemand (1613-1658), instituteur des Clercs vivanten commun, vulgairement appelés Barlhéleuiites, XIII, 385, 386.
HOMÈRE. Ce qu'il faut penser de la vie et des écrits d'Homère (vers le dixième siècle avant Jésus-Christ), II, 201, 205, 207. — Desana-
IIOM
HOM
logies littéraires entre la Bible et Homère, 205,
HOMÉRITES, peuple arabe converti en 340. De la persécution contre les chrétiens chez les Juifs homéritea au sixième siècle, V, 24-30.