‹ Histoire universelle de l'église catholique ... avec une table générale méthodique et très complète (volume 2)Chapitre 372 sur 679 · SÉRIE CHRONOLOGIQUE DES ROIS LOMBARDS · texte numérisé non relu

SÉRIE CHRONOLOGIQUE DES ROIS LOMBARDS

Alboïn (568), V, 108, 109. — Cleph (574), 109. — Les trente ducs (576), 109. — Aulharis (584), 257. — Agilulfe (590), 257-262, 264, 265. — Adoald (616), 364. — Arioald (626), 364. — Rotharis (638), 506. — Rodoalde (646), 507. — Aribert 1 (651), 507. — Gondebert (660), 507. — Grimoald (673), 507, 508. — Bertharide (673), 507, 508. — Gunibert (689). — Luitpert 1700). — Ragunbert

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(-701). — Aribert II (702), 588. — Ansprand (712).

— Luitprand (712), 64!), 650, 665-667 ; VI, 1-3, 23. — Uildebrand (736), 23. — Hatcliis (744), 23.

— Astolphe (749), 23, 59-63, 68-74, 98. — Didier (756), 98, 99, 101, 109-113, 115.

Pendant que le nord de l'Italie est aux mains des Lombards les Grecs cberchent à maintenir leur domination dans le Midi ; mais l'Italie esl définitivement séparée de l'empire d'Orient sous le pontificat de Grégoire II, V, 507-510. — Cependant Dieu travaille à faire remplir à l'Italie lu première mission qu'elle ait à remplir dans le plan divin, et qui consiste à donner une portion de son territoire à l'Église, dont l'indépendance sera par là dignement assurée. Le pouvoir temporel de la papauté, dont les commencements remontent à Constantin, prend dès lors de rapides et légitimes accroissements. — Ariberl, roi des Lombards, rend à l'Église romaine (sous Jean VU, de 705 à 707) le patrimoine des Alpes Cotlienues, comprenant les villes d'Aix, de Dertone, de Bobio, de Gènes et de Savone, 588, 589.

— Sous saint Grégoire le Grand l'Église romaine possédait déjà en propriété les villes de Gallipoli, d'Olrante et de Naples, 588, 589. — Ainsi la Providence préparait dès le sixième siècle la souveraineté et l'indépendance temporelles de l'Église romaine ; le huitième siècle allait y mettre la dernière main, 589. — o Le patrimoine de Saint-Pierre, c'est-à-dire la plus grande partie de la Toscane romaine, fut ensuite acquis de la manière suivante : les Lombards s'en étant emparés dans une guerre régulière, le roi Luitprand, à qui les Romains ne pouvaient ni dispu- 1er ni reprendre cette possession, en fit don à l'Église de Pierre, et le Pape accepta le don pour le saint apôtre. C'était, du reste, le seul moyen de soustraire le pays à la domination des Barbares et d'y maintenir les formes d'un État romain » (le professeur Léo, réponse à Hengstenberg). — Astolphe, roi des Lombards en 749, cherche à s'emparer de Rome et à s'assujettir l'Église romaine, VI, 59, 60. — Le Pape Élienne II, successeur de saint Zucharie, invoque contre lui le secours des Francs, 61. — Pépin promet au Pape de lui faire rendre l'exarchat de Ravenne, 61, 62. — 11 arrive en Italie et bat les troupes d'Astolphe. Traité par lequel ce dernier est forcé de rendre sans délai Ravenne et plusieurs autres villes, 68, 69. — Le Lombard manque à tous ses serments et met, en 755, le siège devant Rome. Magnifique lettre du Pape Étienne à Pépin, 70-72. — Donation solennelle de Pépin au Saint-Siège. 11 donne vingt-deux villes à l'Eglise romaine et aux Papes, à perpétuité ; par là

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se trouve complétée l'indépendance temporelle du Saint-Siège, 74. — « Ainsi, pour ce qui est de I'Éuilie, de la Flaminie et de Lk Pkntapole, Pépin les enlève dans une juste guerre aux Lombards, qui les avaient eux-mêmes enlevées aux Romains ; puis le roi franc les donne à l'Église de Saint-Pierre, comme Luitprand avait donné auparavant la Toscane méridionale, et le Pape les accepta dans le même sens » (le professeur Léo), 74. — « Quant à Rome et à ses dépendances, la Campagna et la Maritima, voici comment les Papes en devinrent souverains. Complètement abandonnées pendant près d'un siècle par les empereurs de Constanlinople, ces contrées ne durent leur indépendance qu'aux Papes, qui consacraient à leur défense les revenus des biens que l'Église de Pierre possédait en Sicile et dans la Provence. Par une conséquence toute naturelle les Papes se virent obligés, dans l'administration des territoires romains, de prendre de plus en plus en main l'autorité suprême. Après que les Lombards se furent rendus maîtres de la Pentapole, la cour de Byzance ne pouvait plus secourir Rome, quand même elle l'aurait voulu, et tout ce qui restait à la fin de sa souveraineté, c'est que l'on datait encore les actes et les inscriptions des années du règne des empereurs et que l'on frappait des monnaies à leur effigie. Mais alors môme fe Pape ne se sépara point formellement de Constanlinople ; il nomma le roi des Francs patricien de Rome pour s'en faire un protecteur. C'est de cet ensemble de demi-mesures que sortit nécessairement, et sans empêchement de la part de Byzance, le rétablissement de l'empire d'Occident. » — Ce qui fait dire à l'abbé Rohrbacher que « Rome et les villes de sa dépendance appartenaient à l'Église romaine par la donation du temps, premier ministre de la Providence pour les affaires de ce monde, » 74.

— Mort d'Astolphe en 756, 98. — Le Pape Adrien écrit à Charlemagne pour le supplier de venir au secours de l'Église romaine menacée par les Lombards, 112. — Charlemagne se déclare le défenseur de l'Église; en 773 il marche contre Didier et fait le siège de Pavie et de Vérone, 113.

— Il se rend à Rome en 774, H4. — Il confirme dans ce voyage la donation que Pépin avait faite dans l'assemblée de Quercy au Pape Étienne. Il la fait plus ample encore et donne à l'Église romaine l'île de Corse, Parme et Mantoue, tout l'exarchat de Ravenne, les provinces de Venise et d'Istrie, les duchés de Spolète et de Bénévent, 115. — Didier se rend à Charles et embrasse la vie monastique à Corbie. Fin de la domination des Lombards en Italie, 115. — Si cette période

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a été souvent douloureuse pour la papauté elle se termine à sa gloire, et le souverain Pontife est, à la fin du huitième siècle, au commencement du neuvième, possesseur à bon droit des Élats qui garantissent la liberté de l'Église. — Ce qu'il faut penser de la donation de Constantin à l'Église romaine, 256-258.

IV. I/Italie ioiii les empereurs et les rois carloviugîens (î 74-91 2).

Renaissance de l'empire romain en Occident (800). Caractère de ce rétablissement, VI, 149- 151. — Ce nouvel empire est né de l'Église romaine, 555. — Du rôle de l'empire d'Occident par rapport à l'Église. Les empereurs étant les défenseurs titulaires de l'Église romaine, il était naturel que le Pape choisit lui-même le prince chrétien qui devait être son appui, VII, 261 ; X,

histoire de l'italie depuis le rétablissement de l'empire.

§ d. De 800 à 814. — Charlemagne empereur.

— Saint Léon III Pape. — Charlemagne, devenu empereur d'Occident, est le maître de toute l'Italie, sauf toutefois du duché de Home et de l'exarchat de Havenne, qui appartiennent au Pape. Grandeur du Pape et de l'empereur régnants, VI, 152-175, 1 82-1 99, 202-2 10,213, 229-242, 245, 246. — Dans le testament de Charleniiigne, où il partage en détail ses États à ses trois fils, il n'est nullement question ni du duché de Rome, ni de l'exarchat de Ravenne, preuves qu'ils appartenaient à l'Église romaine, 227-229.

§ 2. De 814 à 840. — Saint Léon III (795-816) ; Étienne IV (816, 817); saint Pascal I (817-824) ; Eugèlie II (824-827) ; Vajentin (827) ; Grégoire IV (827-844), Papes. — Louis le Pieux et Lothaire empereurs. Bernard, Lothaire, rois d Italie, VI, 247- 256, 258-264, 266-271, 290-2V3, 2: 5-310, 314- 316, 319-332, 340-348. — Louis le Pieux, dans un acte célèbre de 817, confirme aux Papes les donations faites à l'Église romaine, le duché de Rome, l'exarchat de Ravenne et leurs dépendances. Authenticité et valeur de cet acte, 254-256.

§ 3. De 840 à 855. — Sergius II (844-847) ; saint Léon IV (847-855), Papes. — Lothaire empereur. A partir de 843 le royaume d'Italie est toujours joint à la couronne impériale, VI, 349-366,428-438.

§ 4. De 855 à 870, — Benoît III (855-858); Nicolas 1 (858-867) ; Jean VIII (867-872), Papes.

— Louis II empeieur, VI, 436, 437, 440-443, 476- 579, 538, 553-557.

§ 5. De 870 à 886. — Jean VIII (872-882) ; Martin 11 (882-8«i)i Adrien III (884-885); Étienne V

(885, 891), Papes.— Charles le Chauve et Charles le Gros empereurs, VI, 53S-546, 553 564, 566, 56*- 570,573-575,589-592,611,613-615. — État de l'Italie à la fin du neuvième siècle. Les Allemands, les Francs, les Grecs, les Lombards et les Sarrasins se la partagent. Absence d'unité politique, 538, 539.

§6. De 886 à 922. — Formose(891) ; BonifaceVI (896); Étienne VI (896); Romain (897); Théodore (898); Jean IX (898); Benoit IV (900); Léon V (903); Christophe (903); Sergius III (904); Anastase 111 (91 1 ) ; Landon (913) ; Jean X (914), Papes.

— La couronne impériale tombe à des princes italiens, comme Gui et Bérenger. Gui, Arnould, Bérenger, Lambert et Louis III, empereurs. Voir les noms de tous ces princes et de tous ces Papes, de môme que pour les époques qui précèdent et celles qui suivent.

V. li'Italie sous les empereurs de la maison «le Saxe (912-1125).

§ 1. De 912 à 962. — Jean X (914), Léon VI (928), Étienne Vil (!)29), Jean XI (931), Léon VU (930),Éiienne VIII (939), Martin III (942),Agapit II (946), Jean XII (956), Papes. — Conrad 1 (912), Ht nii 1 (919) et Othon (936), empereurs. — Othon raffermit la souveraineté de l'Allemagne sur l'Italie qui avait été contestée par ses prédécesseurs italiens, Gui et Bérenger, etc. — Hugues (926), Lotbaire (945) et Bérenger (950), rois de Lombardie. — Puissance de Marosie, Rome en proie aux raclions, etc., VII, 3-6, 2 i-29, 37, 61- 67, 70-72.

§ 2. De 962 à 991 . — Benoit V (964), Jean XIII (965), Benoît VI (972), Boniface VU (974), Donus II (974), Benoît VII (975), Jean XIV (984), Jean XV (984), Jean XVI (985), Papes. — Othon I (930- 973), Othon II (973-983) et Othon III (983- 1002), empereurs. — Othon confirme, en 902, tous les droits temporels de l'Église romaine, la possession du duché de Rome, etc., VII, 71, 72. Commencements, sous Othon II, de la lutte de l'empire contre le sacerdoce; les empereurs allemands seront bien plus funestes à l'Église que les Carlovingiens, 73-93, 99-101, 104, 106, 109-111, 122, 123.

§ 3. De 991 à 1024. — Jean XVI (985-996), Grégohe V (996), Jean XVII (997), Silvestre II (999), Jean XVIII (1003), Jeau XIX (1003), Sergius IV (1009), Benoît Mil (1012), Papes. — Othon III (983-1002), saint Henri II (1002-1024), empereurs.

— Les Sarrasins et les Grecs menacent sans cesse l'Italie, qui est défendue p'ar l'empire, VII, 168, 179,189-191, 193-200, 203-2U7, 209, 231-234, 259- 2 68. — L'emp ère u r sai n t lie n r i 1 1 co n fi raie en 1 0 1 i les donations des empereurs à l'Église iomaine,2Ôi

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