VIII. L'Italie au seizième siècle
Au seizième siècle la France et l'Espagne se disputent l'Italie. Jules II la défend contre les Barbares. La France ne peut s'y maintenir; mais l'Espagne, en 1505, est maîtresse des Deux-Siciles et en 1540 du duché de Milan. L'État pontifical et Venise seuls restent libres. — Le siècle de Léon X, apogée de la gloire littéraire et artistique de l'Italie, XI, 653-657. (On trouve presque tout ce qui concerne la Henaissance en Italie, tant au quinzième qu'au seizième siècle, dans
tout le livre ixxxm, XI, 376-754 (passim). — L'Italie n'est pas moins féconde en œuvres saintes et en saints qu'en œuvres d'art et en artistes, gloire bien supérieure à l'autre, XII, 61-75, 86- 91, 324, 339-344, 346, 701-727. — Grâce à la sainte énergie des Pontiles romains, à la part généreuse que les prélats italiens prennent au concile de Trente, grâce surtout aux mérites et à l'intercession de tant de saints qu'elle avait enfantés à l'Église, l'Italie est préservée de la prétendue réforme. — Pontilicat de Sixte-Quint (1585-1590), 729-733. — Gomment l'Italie et l'Europe furent sauvées par Pie V d'un autre ennemi dangereux, des musulmans. Bataille de Lépante (1571), 738-740.
IX.. li'Italie depuis le commencement du dix-septième siècle jusqu'à nos jours.
Au dix-septième siècle l'Espagne perd sa prépondérance en Italie. Dès le commencement du siècle suivant, en 1706 et en 1721, l'Autriche occupe le Milanais et les Deux-Siciles. Deux branches cadettes des Bourbons d'Espagne régnent, l'une à Parme, l'autre à Naples. La révolution lrançaise éclate. En 1801 le Piémont est réuni 4 la France. Le Milanais, conquis sur l'Autriche, devient la république cisalpine. Venise est cédée à l'Autriche. Un royaume d'Élrurie est donné à l'Espagne. Mais, en 1805, après la paix de Presbourg, Venise est réunie à la république cisalpine, qui devient le royaume d'Italie. Gènes est réunie à la France. Naples a pour rois d'abord Joseph Bonaparte, puis Murât. L'Étrurie et l'État pontifical, iniquement ravis au Saint-Père, grossissent l'empire français ; mais les traités de 1815 changent toute la carte d'Italie ; ils rendent au Pape ses Étals, donnent Nice, Gênes et le Piémont à la maison de Savoie, le Milanais et la Vénétie à l'Autriche, à deux princes autrichiens la Toscane et le Modénais, à Ferdinand IV enfin le royaume des Deux-Siciles. Ainsi se trouve encore une fois sauvegardée l'indépendance de l'Église par la conservation du pouvoir temporel des souverains Pontifes ; ainsi l'Italie se trouve remplir encore sa mission providentielle, qui n'est autre que de donner à l'Église un espace libre pour abriter son indépendance et pour préparer le royaume de Dieu. — Histoire de l'Italie pendant la première moitié du dix-septième siècle, sous les pontificats de Léon XI (1605), Paul V (1605), Grégoire XV (1620), Urbain VIll (1623), Innocent X (164'0 et Alexandre VII (1655), XIII, 4-13. — L'Italie de 1660 à 1730. Succession de bons Papes. — Grand nombre de saints, d'artiste s et de savants, 436-500. — L'Italie de 1730 à
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1780, XIV, 1-35, 39, 40. — Saint Liguori, 40-58.
— L'Italie de 1789 à 1802. Pie VI et la révolution française, 371-373. — Campagnes de Bonaparte en Italie (1790-1797). Batailles de Lodi, de Castiglione, d'Arcole et de Rivoli. Traités de Tolentino et de Campo-Formio, 373. — Affaires de Rome. Violences des Français. Mort de Duphot. Pie VI en Toscane; sa captivité, sa mort (1799), 373-388.
— Élection de Pie VII à Venise. Son entrée à Rome (1800), 396-398. — Les Fiançais en Italie. Batailles de Marengo (14 juin 1800), 398, 399. — Le Concordat avec la France (5 avril 1802), 401- 409. — L'Italie de 1802 à 1848. Succession des Papes et des souverains italiens pendant la première moitié du dix-neuvième siècle, 413, 414.
— Napoléon I, roi d'Italie (18 mars 1805), 418. — Joseph Bonaparte, roi de Naples (31 mars 1806), 421. — Il est remplacé par Murât, 427. — Histoire du pontificat de Pie VII. Napoléon s'empare, contre toute justice, de l'État pontifical et de Rome. Captivité de Pie VII. Dieu prépare Sainte-Hélène pour venger son Pontife outragé.
— Dès 1814 Pie VII est délivré et rentre à Rome ; tous ses Etats lui sont rendus, 431-503, 510-526.
— Les traités de 1815. Nouveau partage de l'Italie, 532. — État politique et religieux de l'Italie depuis le commencement de ce siècle, 719-748.
— Des sociétés secrètes en Italie, et en particulier de la Haute-Vente. Exposé du plan véritablement satanique pal- lequel cette dernière société se propose de consommer la ruine de l'Église catholique, 728-733, texte et notes. — Histoire du pontificat de Pie IX et du mouvement italien jusqu'en 1850, 733-752.
Tel est le résumé de l'histoire générale de l'Italie ; mais dans l'histoire religieuse d'un peuple catholique on doit surtout s'attacher à répondre à ces trois questions: 1° quels sont les saints qui ont donné à ce pays la vraie civilisation ? 2° Quels sont les conciles qui y ont maintenu la vérité et les mœurs ? 3° Quelles sont les institutions monastiques qui y ont défriché les terres et les esprits, qui y ont continué Jésus-Christ ? Saints, Conciles et Monastères, voilà ce qui fait un peuple catholique ; voilà sur quoi il nous faut donner quelques indications qui éclaireront toute l'histoire de l'Italie.
Ie Principaux Saints de l'Italie.
11 nous est véritablement impossible de donner ici l'indication de tous les saints d'Italie qui ont souffert pour Jésus-Christ dans les premiers siècles de notre ère, qui ont arrosé de leur sang
les fondements de l'Église. Nous nous contenterons de signaler les plus importants.
Nous ne donnerons pas ici l'énumération des cinquante premiers Papes, presque tous Italiens, qui, jusqu'au pontificat de Symmaque, en 498, 6ont tous honorés d'un culte dans l'Église; on en trouvera la liste au mot Papes.
Sainte Pudentienne, 11,620; — saints Nérée et Achillée et sainte Domitille, 665 ; — sainte Félicité et ses sept enfants, 111,77-79; — sainte Cécile, 239- 248 ; — sainte Victoire, sainte Anatolie, 273 ; — sainte Agathe, 274, 275 ; — saint Laurent, 320, 321 ; — saints Marc et Marcellien, 352 ; — saint Tiburce et saint Chroniace, son père, etc., 353- 358; — saint Sébastien, né à Narbonne, mais d'une famille italienne et ayant vécu en Italie, 353-359 ; — sainte Agnès, 391, 392 ; — saints Celse et Nazaire, 393 ; — saints Gervais et Protais, 393 ; IV, 140, 141 ; — saints Andronic, Probe et «Tarasque, III, 395-406 ;— saint Eusèbe de Verceil, 584, 585, 622, 623 ; — saint Ambroise, 613; IV, 62,64, 86-88, 90, 91, 116, 117, 123- 125, 127-129, 134-145, 149, 150, 168, 169, 173, 174, 183-186, 188, 192, 193, 217-220 ; — saint Satyre, frère de saint Ambroise, III, 613; IV, 87, 88 ; — saint Damase, Pape, 20, 21 , 26, 27, 30, 70-73, 88, 89, 105, 110 112, 115, 117, 118, 129; — les deux saintes Mélanie, 53, 54,241, 2*4, 300; — saint Philastre, saint Gaudence, évêques de Brescia, 64, 67 ; — sainte Paule, 1 1 9, 154, 155 ; — sainte Fabiola, 119, 120; — saint Célestin I, Pape, 363, 429-432 ; — saint Léon le Grand, 461-466, 468-470, 480, 481, 485-49i, 501, 505-513, 521-524, 525, 530, 531, 540-545, 547-550, 554-559, 566-570, S73-575 ; — saint Pierre Chrysologue, 489; — saint Simplicités, Pape, 580, 612,613, 615-617, 633-635, 638, 639; — saint Épiphane de Pavie, 581-583, 661-663 ; — saint Benoît, patriarche des moines d'Occident, V, 47-59, 111-113 ; — saint Équice, 59, 60; — sainte Scolaslique, sœur de saint Benoit, 112; — saint Grégoire le Grand, 165-167, 169, 233-291, 293, 297-308, 310-316, 318-320, 322-326 ; — saint Deusdédit, Pape, 367 ; — saint Martin I, Pape, 450- 466 ; — saint Eugène 1, Pape, 466, 474 ; — saint Léon II, Pape, 562-564, 575 ; — saint Grégoire II, Pape, 597, 613-616, 647-650, 653-658 ;
— les saints Paldon, Tason et Taton, 635, 636 ;
— saint Grégoire III, Pape, 658, 659, 663-668 ; VI,!;— saint Paul I, Pape, 99-104; — saint Léon III, Pape, 143-151, 185, 187, 209, 220, 250 ;
— saint Paulin d'Aquilée, 174 ; — saint Pascal I, Pape, 254, 255, 288, 290, 291 ; — saint Léon IV, Pape, 428-433, 435 ; — saint Athanase, évêque de Naples, 555-557 ; — saint Jean de
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Parme, VII, 108, 109 ; — saint Bernard de Menthon, 109 : — saint Nil de Calabre, 126-133, 190, 197 ; — saint Romuald, 133-136, 196, 280, 281 ; — saint Grégoire VII, Pape (Hildebrand), 321- 323, 377, 378, 392, 393, 409, 410, 430, 486-505,, 509-535, 538-574, 576, 580, 581, 584-597, 599- 010, 612-626 ; —saint Jean Gualbert, fondateur de la congrégation de Vallombrcuse, 324, 325, 43Î-437 ; — saint Allier, 351, 332 ;— saint Pierre Damien, 352-354, 431-434;— saint Dominique l'Fncnirassé, 353, 354, 434; — saint Rodolphe, évoque de Guhbio, 433, 434; — saint Anselme, évoque de Lucques, 511 , 332, 620, 641-647 ; — saint Alphane, archevêque de Salerne, 597; — saint Brunon, évéque de Segni, 598; VI II, 33,34 ; — saint Anselme (né à Aoste), VII, 661-675, 769-782; VIII, 15-17; — saint Nicolas le Pèlerin, VII, 705, 70(i ; — saint Galdin, archevêque de Milan, VIII, 485, 486 ; — saint Ubald, évôque de Gubbio, 486-488 ; — saint Homobon de Crémone, 676, 677 ; — le bienheureux Pierre Acolanto, à Venise, 677 ; —saint François d'Assise, IX, 177-184, 186-196, 277, 278, 321-326, 328, 330-334, 337, 338, 422-431, 437-440 ; — sainte Claire, 190-193, 490, 491, 608, 799, 800 ; — saint Antoine de Padoue, 329, 330, 336, 582-585 ; — sainte Zite, servante a Lucques, 377-380 ; — saint Thomas d'Aquin, 700-704, 714-732, 743-750, 778-783 ; X, 48-51 ; — saint Bonavenlure, IX, 731-756 ; X, 56, 57; — sainte Rose de Viterbe, IX, 804, 805; — saint Grégoire X, Pape, X, 8-13, 34, 43, 45-48, 51-65; — saint André de Sienne, 14; — saint Ambroise de Sienne, de l'ordre des Frères prêcheurs, 14-17; — le bienheureux Barlhélenii, évôque de Vicence, 17, 18; — la bienheureuse Béalrix de Vicence, 18, 19; — le bienheureux Nicolas Pullia, mort en 1265, 21 ; — le bienheureux Jean de Pinna, 23 ; — le bienheureux Bienvenu d'Ancône, 23 ; — la bienheureuse Élisabeth Picenardi, 25 ; — le bienheureux Aringos, évôque de Florence, 26 ; — saint Pierre, martyr, religieux de Saint-Dominique, 26; — le bienheureux Alexis Falconieri et les six autres fondateurs de l'ordre des Servites, 26,27 ; — saint Philippe Beniti, 26-29, 479; — le bienheureux Pérégrin Latiozi, 28, 29, 479 ; — saint Sylvestre Gozzolini, 29; — le bienheureux Aimé Ronconi, 29-31 ; — le bienheureux Fazius de Vérone, 31 ; — saint Célestin V, Pape, 222-231, 394; — le bienheureux Joachim Pelacani, 358 ; — le bienheureux Antoine Patrizzi, 358 ; — le bienheureux André Dotti, 358, 359 ; — le bienheureux Bonaventui e Bonacorsi, 359, 360 ; — le bienheureux Ubald d'Adimari, 360, 361 ; — sainte Agnès de Monlepulciano, 361 ; — la bienheureuse Emilie Bic-
chieri, 361-363 ; — la bienheureuse Bienvenue Bojano, 363, 364 ; — la bienheureuse Marguerite dp Metela, 364 ; — le bienheureux Simon Ballacbi, 364, 365 ; — sainte Claire de Montefalco, 365 ; — la bienheureuse Oringa ou Chrétienne, 365-367 ; — le bienheureux Conrad d'Offida, 367 ;
— le bienheureux François Venimbeni, 368; — la bienheureuse Angèle de Foligni, 368 ; — le bienheureux Henri de Trévise, 368, 369; — la bienheureuse Clara de Rimini, 369-371 ; — saint André Corsini, 465-468; — sainte Julienne Falconieri, 468, 469 ; — la bienheureuse Jeanne Soderini, 470 ; — la bienheureuse Julie délia Rena, 471 ; — le bienheureux Jean Vespignano, 471 ;
— le bienheureux Jean Ptolomée, 471-473 ; — saint Jean Colombini, 473-478 ; — le bienheureux Pierre Pétrone, 478; — le bienheureux Thomas de Civita-Vecchia, 478, 479 ; — le bienheureux Ugolin Zéphirin, 480 ; — le bienheureux Jean d« Riéti, 480 ; — le bienheureux Grégoire Celli, 481 ; — le bienheureux Gentil, 481 ; — le bienheureux Conrad, 481, 482 ; — la bienheureuse Micheline de Pesaro, 482; — la bienheureuse lmelda, 482, 483 ; — le bienheureux Bertrand, patriarche d'Aquilée, 483-485 ; — sainte Catherine de Sienne, 640-658, 664-667; XI, 6, 9, 11-14, 64-67 ; — saint Bernardin de Sienne, 152-157, 372, 373 ; — saint Laurent Justinien, patriarche de Venise, 327, 328, 503, 504 ; — saint Antonin, archevêque de Florence, 374, 531-533 ; — le bienheureux Mathieu Carrieiï, 533, 534 ; — le bienheureux Antoine Nayrot, 534, 535 ; — le bienheureux Constant de Fabiano, 535, 536 ; — le bienheureux André Grego, 536, 537 ; — le bienheureux Bernard de Scammaca, 537; — le bienheureux Jean Liccis, 537, 538 ; — le bienheureux Sébastien Maggi, 538 ; — le bienheureux Antoine Roddi, 538, 539 ; — la bienheureuse Madeleine Panatieri, 539, 540; — saint François de Paule, instituteur des Minimes, 582-386 ; — saint Gaétan de Thienne, fondateur de l'ordre des Théatins, XII, 62-67 ; — saint Jérôme Emiliani, 67-71 ;
— la bienheureuse Marguerite de Ravenne, 73 ; — labienheureuse Gentile de Ravenne, 73, 74 ; — sainte Angèle de Merici, institutrice des Ursulines, 86, 87 ; — la bienheureuse Louise d'Albertone, 87 ; — la bienheureuse Catherine Mathei, 87, 88 ; — la bienheureuse Stéphanie Quinzani, 88-90 ; — saint Charles Borromée, 568-572, 635, 712-720 ; — saint Pie V, Pape, 635-637, 641-650, 739-741 ; — saint Philippe de Néri, 650-655, 658, 733,735,834;— saint Camille de Lellis, 651 ; XIII, 78, 79; — saint Félix de Cantaiice, XII, 658-660 ;
— le bienheureux Reynier, 660; — saint Séraphin de Monte-Granario, 667 ; — saint François
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f aracciolo, 667, 608 ; — sainle Marie-Madeleine de Pazzi, 701-707 ; — sainte; Catherine de Hicci, 700, 707; — saint André Avellin, 709, 710 ; — le bienheureux Paul d'Arezzo, 710; — le bienheureux Alexandre Sauli, 710-712 ; — saint Louis de Gonzague, 721 ; — le bienheureux Hippolyle Galanti, Xlll, 78 ; — la bienheureuse Marie-Victoire Fornari, 79-81 ; — la bienheureuse Hyacinthe Mariscolti, 81, 82; — la bienheureuse Jeanne- Marie Bonomi, 82-85 ; — saint Joseph de Leonissa, 85 ; — le bienheureux Laurent de Brindcs, 87-92 ; — le bienheureux Barbadigo, 467 ; — le bienheureux Tommasi, 407, 468 ; — le bienheureux Nicolas de Longobardi, 474, 475 ; — suint François Girolamo, 475-477 ; — suint Joseph de Cupertino, 478- 'i 80 ; — le bienheureux Bernard de Corleone, 480, 481 ; — le bienheureux Bernard d'Offida, 481, 482 ; — le bienheureux Bonaventure de Potenza, 482, 483; — saint Pacifique de San-Severino, 483; — le bienheureux Thomas de Cora, 483, 484; — sainle Véronique Giuliani, 484-487 ; — saint Jean-Joseph de la Croix, XIV, 22-24; — le bienheureux Ange d'Aeri, 24; — le bienheureux Crispin de Vilerbe, 24, 25 ; — le bienheureux Léonard de Port-Maurice, 25, 26 ; — saint Alphonse de Liguori, 40- 58, 275-278.
2° Principaux conciles qui se sont tenus en Italie.
1° CONCILES ŒCUMÉNIQUES.
Neuvième concile œcuménique, premier de Latran,en 1123. Le Pape Calixte II y ratifie et y promulgue solennellement la paix conclue entre l'empire et l'Église à la fin de la longue querelle des investitures, VIII, 114. — Analyse des vingtdeux canons de ce concile, 114, 115. — Il doi t être considéré comme les premiers états généraux de la chrétienté en Occident, 1 15.
Dixième concile œcuménique, deuxième de Latran (1139). Décrets contre les partisans du schisme d'Anaclet. Précis des trente canons de ce concile, VIII, 224.
Onzième concile œcuménique, troisième de Latran (1179). Canons sur l'élection des Papes et des évêques, sur la trêve de Dieu, contre les Manichéens, etc., VIII, 577-581.
Douzième concile œcuménique, quatrième de Latran (1215), sous le Pape Innocent III. Précis des nombreux canons de ce concile, IX, 242, 243, 262-273, 278.
Dix-septième concile œcuménique, commencé à Ferrare, continué à Florence (1 438-1 44i). Le principal objet de ce concile est la réunion des
Grecs et des Latins ; le décret d'union est enfin proclamé le 6 juillet 1439, XI, 326-362. — Le Pape Eugène IV, avec l'approbation du concile œcuménique de Florence, condamne l'interprétation donnée par le concile de Baie aux décrets de celui de Constance, 354, 355.
Dix-huitième concile œcuménique, cinquième de Lairan (1512-1517). Ce concile est convoqué : 1° pour la répression du schisme ; 2° la pacification entre les princes chrétiens ; 3° la réformation des mœurs ; 4° la défense de la chrétienté contre les Turcs. — Histoire de ce concile : 1° sous Jules H, XI, 617-629 ; — 2° sous Léon X, 630-645, 650-653, 664-673.
2° conciles non œcuméniques, DE ROME, ETC.
Conciles de Rome, en 251, où le Pape saint Corneille condamne les Novatiens, III, 289, 290;
— de Rimini en 359, 631 . — Tant qu'il est libre, tant qu'il est concî'Ze, il maintient la foi catholique contre les Ariens, 63), 632. — Intrigues des Aiïcns, 634-637. — Le Pape Libère casse le concile de Rimini, 645. — Concile de Rome, en 367, au commencement du pontificat de Damase, où sont condamnés Ursace et Valons, IV, 26. — Autre concile de Rome un peu postérieur où l'on déclare nul tout ce qui s'est fait au concile de Rimini, 27. — Concile de Rome, en 378, convoqué par le Pape Damase. Primauté du Siège de Pierre, appels au Pape, etc., 88- 90. — Concile d'Aquilée, en 381, contre les deux évêques ariens Pallade et Secondien, 106, 107 ; — de Rome, en 382, convoqué par le Pape Damase principalement pour mettre fin au schisme de l'Église d'Anlioche, 111, 112. — Résultats de ce concile, 115; — de Rome, en 380, sous le Pape saint Sirice. Huit anciens statuts sur les ordinations, etc., y sent renouvelés, 133; — de Rome, en 4S7, pour remédier aux maux des Églises d'Afrique après la persécution, 651, 652 ;
— de Rome, en 494, où l'on dresse le catalogue officiel des livres canoniques et apocryphes et des Pères approuvés par l'Église, 669. — Ce même concile déclare que l'Église romaine approuve les quatre conciles œcuméniques de Nicée, de Constanlinople, d'Éphèse et de Chalcédoine, 669 ;
— de Rome, en 499, qui règle l'élection des Papes, 692 ; — de Rome, en 529, sous Boniface 11, contre les usurpations du siège de Constantinople, V, 61-63; — de Rome, en 607, contre les abus qui se commettaient dans l'élection du Pnpe, 366 ; — de Latran, en 649. Le Pape saint Martin y fait énergiquement condamner l'hérésie du monolhélisme. Importance de ce concile, 451- 455 ; — de Rome, en 745. Condamnation des hé-
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rétiques d'Allemagne Aldebert et Clément, dénoncés par saint Boniface, VI, 13-15 ; — de Rome, en 769, sur l'élection du Pape, contre les Iconoclastes, etc., etc., 107, 108 ; — de Rome, en 800. Les évêques francs et italiens déclarent unanimement qu'ils ne peuvent juger le Siège apostolique qui est le chef de toutes les Églises de Dieu, et que ce siège n'est jugé par personne, 148 ; — de Rome en 826. Règles contre le relâchement de la discipline, 307, 308 ; — de Pavie en 850, 424; — de Rome en 853,432; — de Rome, en 868, où le Pape Adrien II prononce solennellement la condamnation de Photius, 519, 520; — de Pavie, en 876, au sujet de l'élévation de Charles le Chauve à l'empire, 557-560 ; — de Ravenne, en 877, pour remédier aux désordres de l'Église et de l'État, 563 ; — de Rome, en 898, sous Jean IX. Réhabilitation du Pape Formose. Confirmation de l'empereur Lambert, etc., 645, 646 ; — de Ravenne, en 898, sous le Pape Jean IX, en présence de l'empereur Lambert et de soixante-quatorze évoques. Réclamations énergiques du souverain Pontife en faveur du temporel de /'Église romaine, 646, 647 ; — de Rome, en 949, dans lequel le Pape confirme ceux d'Ingelheim et de Trêves, sur les affaires de l'Église de Reims, VII, 40 ; — de Rome, eu 964, où le Pape Jean XII condamne l'antipape Léon VIII, 82, 83 ; — de Pavie, en 997, où le Pape Grégoire V excommunie l'antipape Jean XVI et son protecteur Crescentius, 193, 194 ; — de Rome et de Lodi,en 1001, touchant le démêlé enlre l'archevêque de Mayence et l'évêque d'Hildesheim, 207- 209; — de Pavie, en 1022, réuni par Benoît VIII, confirmé par saint Henri. Règlements sur le célibat religieux, 265, 266 ; — de Rome, en 1049, où saint Léon IX renouvelle les décrets des conciles généraux contre la simonie et l'incontinence des clercs, 323 ; — de Pavie, en 1049, sur la discipline, 324; — de Rome en 1050. Condamnation de l'hérétique Bérenger qui dogmatisait contre la présence réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie, 339, 340 ; — de Verceil, en 1050, où l'hérétique Bérenger est de nouveau condamné, 346- 348 ; — de Florence, en 1055, où le Pape Victor II confirme solennellement les décrets de saint Léon IX contre la simonie et l'incontinence des clercs, contre l'hérésie de Bérenger, etc., 392; — de Rome en 1059. Règlement solennel touchant l'élection du Pontife romain, 410, 41 1. — Décrets de ce concile contre la simonie, etc., 412. — Nouvelle abjuration de Bérenger, 412, 413 ; — de Rome en 1063. Entreprises de Drogon, évêque de Mâcon, sur le monastère de Cluny, 444 ; — de Mantoue, en 1067, où l'antipape Cadaloûs
est de nouveau condamné, 473 ; — de Rome en 1074. Excommunication de Robert Guiscard par Grégoire VII, 533; — de Rome en 1075. Décrets contre la simonie; renouvellement des canons des septième et huitième conciles œcuméniques contre les investitures, 543, 544. — Affaire d'IIerman de Bamberg, 545, 546; — de Rome, en 1076, où l'empereur fait annoncer au Pape sa déposition et où le Pape prononce celle de l'empereur, 553-556; — de Rome en 1078. Le Pape ne veut pas décider entre Henri IV et Robert de Souabe avant l'envoi de nouveaux légats, 587, 588 ; — de Rome, en 1078. On y décide la convocation d'une diète générale en Allemagne ; canons contre la simonie ; excommunication des Normands, qui avaient pillé le Mont-Cassin, et de l'empereurNicéphore Botoniate, qui avait usurpé le trône de Constantinople, etc., etc., 591, 592 ;
— de Rome en 1078 et 1079. Rétractation de Bérenger. Dans le dernier (1079) on discute de nouveau les droits de Henri et de Rodolphe de Souabe, 572, 574, 592, 593; — de Rome, en 1080, contre la simonie, les investitures laïques, etc. Rappel sévère des anciennes règle* sur les élections épiscopales, 594, 595. — Grégoire VII prononce enfin contre Henri IV la sentence solennelle de déposition (7 mars), 595, 596; — de Rome, en 1083, tenu par Grégoire VII au moment où la persécution de Henri contre lui va triompher; héroïque fermeté du Pontife, 616, 617; — de Capoue en 1087, 630 ; — de Bénévent en 1087. Allocution du Pape Victor III contre l'antipape Guibert, contre les investitures laïques, etc., 632, 633; — de Melfe, dans la Pouille, en 1 0S9. Seize canons contre la simonie, etc. Le duc Roger y reçoit l'investiture de la Sicile, 637; — de Bénévent en 1091. Urbain II y renouvelle l'anathème contre l'antipape Guibert, 693; — de Troie, en Apulie (1093). Canons sur les mariages entre parents, 704. — Concile général de Plaisance, en 1095, du 1" au 7 mars, 710. — Les députés d'Alexis Comnène y demandent instamment du secours contre les Turcs, 710. — Décret sur la transsubstantiation, autres canons, 710, 711. — Conciles de Florence et de Guastalla, en 1 106, tenus l'un et l'autre par le Pape Pascal II, VIII, 12, 13; — de Latran, en 1112, où, Pascal II présent, on annule le privilège que Henri V lui avait extorqué, 35, 36 ; — de Latran, en 1116, où Pascal II condamne solennellement le privilège qui lui avait été extorqué par l'empereur, 80-82;
— de Capoue, en 1118, où Gélase II excommunie Henri V et l'antipape Bourdin, 86;-*- de Plaisance, en 1132, tenu par Je Pape Innocent II, 191 ; — de Pise, ouvert le 30 avril 1134, sous la
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présidence d'Innocent II. Saint Bernard est l'Ame de celle assemblée, 190. — Conciliabule impérial de Puvie (5 février 1100). — Décret inique en faveur de l'antipape Octavien contre Alexandre III, absent et non représenté, 437-439. — Conciliabule impérial de Lodi (du 19 juin au 25 juillet U01). Le Pape Alexandre y est de nouveau rejeté, 455. — Concile de Venise, en 1171 (14 aoûl). Confirmation solennelle de la paix entre Frédéric I et Alexandre III, 550 ; — de Vérone, en 1 184, sur les maux que faisaient à l'Église les musulmans en Orient, les Manichéens en Occident, 611 ; — de Home en 1302. Publication contre Philippe le Bel de la Bulle Unam sanclam, X, 296, 297. — Concile de Pise pour l'extinction du grand schisme d'Occident (1409). Résumé de l'histoire de ce concile. Les deux prétendants au souverain pontificat, Benoît XIII et Grégoire Xll, sont sommés d'y comparaître, XI, 77, 78. — Le 5 juin 1409 le concile rejette l'un et l'autre Pape, 78. — Élection d'Alexandre V (26 juin 1406), 79;— dUdine, en 1409, lenu par Grégoire XII pendant le concile de Pise, 80; — de Rome, en 1412-1413. Jean XXIII y condamne Wiclef, 81 ; — de Sienne, en 1423. Confirmation des décrets de Constance contre Wiclef et Jean Hus, 172, 173 ; — de Rome, en 1725, sous le Pape Benoît XIII ; inslruclion du Pape sur la méthode la plus facile et la plus claire pour enseigner dans toutes les paroisses la doctrine chrétienne, XIII, 455-458.
3e Ordres religieux qui sont nés en Italie ou qui ont été fondés par des Italiens.
Les Bénédictins. Histoire de la fondation et des commencements de l'ordre : 1° depuis les premières tentatives de saint Benoît jusqu'à la fondation du monastère de Subiaco, V, 47, 48; — 2° depuis cette, fondation jusqu'à celle du monastère du mont Cassin, 48, 49. — Voir Bénédictins.
Les Camaldules ou religieux de Sainl-Romuald. Fondation de cet ordre au commencement du onzième siècle, VII, 281, 282, texte et note.
La Congrégation de Vallombreuse, fondée par saint Jean Gualbert au commencement du onzième siècle, VII, 324, 325, 435, 436.
Les Humiliés, ordre fondé dans la Lombardie en 1036, VIII, 610, 611.
Les Frères mineurs. — Leur institution, en 1208, par saint François d'Assise. Commencements de leur histoire jusqu'au concile œcuménique de Latran en 1215, IX, 183-196. — Voir Franciscains.
Les Religieuses de Sainte-Claipe, IX, 190 192,
Les Servîtes. Fondation de leur ordre en
Les Sylvestrins, institués en 1231 par saint Sylvestre Gozzolini, X, 29.
Les Célestiiss. Fondation de cet ordre par Pierre de Mouron (Célestin V). Ils portent d'abord le nom de Frères du désert du Saint-Fspril de Magelle, X, 220-^25.
Les Oblaies, congrégation fondée en 1425 par suinte Françoise, veuve romaine, XI, 297.
Les Minimes, institués par saint François de Paule (1454 1474), XI, 583, 584.
Les Théatins, ou Clercs réguliers, institués en 1524 par saint Gaétan de Thienne, Xll, 64-66.
Les Somasques, institués vers 1535 par saint Jérôme Emiliani, Xll, 71.
Les Barnauites, institués vers 1530 par Antoine-Marie-Zachurie de Crémone, Barthélémy Ferrari et Jacques-Antoine de Morigia de Milan, Xll, 71-73.
Les Clercs réguliers du bon Jésus, institués en 1530 par Jérôme Maluselli, Xll, 74, 75.
Les Ursulines, instituées vers 1530 par sainte Angèle de Merici, Xll, 87.
Les Clercs réguliers pour le service des malades, institués par saint Camille de Leliis, au seizième siècle, XII, 651 ; XIII, 79.
Fondation en 1550 de la Congrégation de l'Oratoire par saint Philippe de JNéri, Xll, 653.
Les Capucins, réforme de l'ordre frauciscain en 1525, Xll, 600.
Les Clercs réguliers mineurs, institués en 1588 par saint François Caracciolo, Xll, 667, 668.
Les Oblats de Saint-Ambroise, congrégation fondée en 1578 par saint Charles Borromée, XII, 715.
L'ordre de la Doctrine chrétienne, fondé par le bienheureux llippolyte Galanti, XIII, 78.
Les Annonciades célestes, instituées en 1604 par la bienheureuse Marie-Victoire Fornari, XI il, 80, 81.
Les Rédemptoristes, institués en 1732 par saint Alphonse de Liguori, XIV, 41-45.
Les Passionnistes, institués vers la fin du dixhuitième siècle par le bienheureux Paul de la Croix, XIV, 567.
Les Frères de la Charité, institués de nos jours par l'abbé Rosmini, XIV, 567, 568.
HltlOIBK IilTTKBAIKK ET ARTISTIQUE
de l'italie.
liste par ordre chronologique des italiens qui, depuis jésus-christ, se sont rendus le plus célèbres PAR LEURS ŒUVRES INTELLECTUELLES.
Saint Clément de Rome, Pape, II, 627, 635,
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