‹ Histoire universelle de l'église catholique ... avec une table générale méthodique et très complète (volume 2)Chapitre 389 sur 679 · I. Divinité de Jésus-Christ · texte numérisé non relu

I. Divinité de Jésus-Christ

C'est Jésus-Christ qui crée le ciel et la terre, c'est lui qui est le Principe, I, 3, 4. — Dieu crée toutes choses dans le Principe, c'est-à-dire dans le Verbe, 3, 4. — Génération éternelle du Verbe; commencement de l'Évangile de saint Jean, 69, 70 ; II, 350. — Les témoignages de la divinité de Jésus-Christ ne manquent pas; toute la sainte Écriture semble crier ce dogme. Ainsi, dans l'Ancien Testament, les Pères de l'Église nous disent que c'est le Verbe qui parle à Moïse dans le buisson ardent, I, 201. — C'est encore le Verbe qui se fait voir à Moïse au Sinaï, s'entretient avec lui et lui remet les Tables de la loi, 267. — C'est encore lui qui apparaît à Moïse .sur le mont Horeb, 275. — Mais l'expression philosophique de ce dogme se trouve surtout dans les livres sapientiaux delà Bible. Doctrine de la Sagesse coéternelle à Dieu, qui se trouve au livre des Proverbes, 490 ; — r flans celui de la Sagesse, 504, 505; — dans celui de l'Ecclésiastique, II, 249, 250. — Ces passages sont d'autant plus précieux qu'ils répondent catégoriquement aux accusations d'une certaine école prétendant que la théorie du Verbe est due aux néoplatoniciens d'Alexandrie. — Les païens avaient soupçonné ce dogme du Verbe.

Le Tao, chez les Chinois, correspond parfaitement au Logos des Grecs, au Verbe de saint Jean, 90. — Théorie du Tao, d'après Lao-Tseu, 91, 92. — L'âme du monde on Vidée élerrtelle de Pythagore est la Sagesse, le Verbe de Dieu, i:i'2, 133. — Théorie de Platon sur le Verbe ou Logos, 163, 164. — Jésus-Christ est le centre de la poésie, le principal personnage du poème de la création ; il devrait être le sujet de tous les poèmes, 208. — Doctrine du Verbe d'après les Pères. Ce que veulent dire ces mots : In principio erat Verbum, 351. — Le Verbe a tout créé ; rien n'a été fait sans lui, 352. — C'est dans le Verbe qu'est la vie; c'est la vie qui est la Lumière des hommes, 352, 353. — Quels sont ceux qui ont connu et ceux qui n'ont pas connu le Verbe avant son incarnation, 353, 354. — A raisonner d'après ces deux faits, que Jésus-Christ est un Juif crueilié et que l'univers est chrétien, la seule manière naturelle d'expliquer le Christianisme, c'est de reconnaître que le Christ est Dieu, 513, 514. — Si Jésus-Christ n'est qu'un Juif crucifié, s'il n'est qu'un homme, l'établissement du Christianisme est une chose inexplicable, absurde, contradictoire, 513, 514. — Tout s'explique au contraire si Jésus-Christ est Dieu, 514. — Les témoignages des écrivains profanes depuis l'Incarnation ne sont pas moins formels en faveur de la croyance en la divinité de Jésus-Christ. Ce que les auteurs païens ont pensé de lui, 514. — Jésus-Christ est reconnu par les musulmans comme un grand prophète, comme le Verbe de Dieu, 514. — Ce que les auteurs juifs ont pensé de. Jésus, de sa vie, de sa mort, de sa résurrection et de l'établissement de son Église, 515. — Ce que l'historien Josèphe a pensé de Jésus-Christ. Authenticité d'un célèbre passage de son histoire, 516. — Autre raisonnement pour arriver à la même conclusion. 1° Toutes les nations de la terre attendaient un Roi, un Législateur, un Saint, un Sauveur, un Médiateur, un Réparateur de toules choses; elles l'attendaient il y a dix-huit siècles en Judée. — 2° Depuis que Jésus-Chist a paru aucun peuple n'attend plus de Sauveur. Conclusion : donc Jésus-Christ est le Messie attendu, 517,518. — Quant au Nouveau Testament, les témoignages y surabondent en faveur de la divinité du Verbe. — La divinité de Jésus est hautement proclamée par saint Paul dans son Épilre aux Philippiens, 601 ; — dans celle aux Colossiens, 603, 604. — C'est à Jésus-Christ que saint Paul rapporte tout dans son Épitreaux Éphésiens, 605, 606. — Élevé par saint Paul, dans son Êpitre aux Hébreux, bien au-dessus des prophètes, des patriarches, de Moïse, d'Aaron et des anges, Jésus-

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Christ est Dieu, Fils de Dieu, Créateur du monde, gouverneur et conservateur de l'univers, éternellement glorifié dans le ciel, 607, 608. — Ces passages de saint Paul répondent victorieusement aux théories de l'École de Tubingue sur le paulisme et le pétréisme. — Les apologistes des premiers siècles ne sont pas moins concluants. Citons seulement la doctrine de saint Ignace, évéque d'Antioche, sur la divinité, l'Incarnation et les deux natures de Jésus-Chris!, III, 12-14, — et la magnifique démonstration delà divinité de Jésus-Christ dans le Dialogue avec Tryphon de saint Justin, 70-73. — Les trois premiers siècles, d'ailleurs, ont cru à la divinité du Christ, 468, 469. — Ce qui nous conduit jusqu'à celte grande hérésie arienne qui a nié ce dogme, fondement de tous les autres; on sait^comment elle a été vaincue et comment a été miraculeusement établie dans le monde la croyance à la divinité du Christ. — Voir Hérésies, Aeianisme, etc. — Dieu, qui est le seul véritable Souverain, a investi son Fils de cette souveraineté universelle, X, 237- 239. — C'est du Verbe, c'est de Jésus-Christ que dérive toute souveraineté, toute puissance parmi les hommes, 239, 240.

II Figures de Jésus-Christ. — Sa vie écrite à l'avance daus les actions des patriarches.

1° Jésus-Christ et son Église figurés par Adam et Éve, I, 49.

2° Jésus-Christ figuré par Abel, I, 80, 81; 3° Par Noé, I, 85.

4° Jésus-Christ et l'Eucharistie figurés par Melchisédech et son sacrifice, I, 121, 122.

5° Isaac, figure du Christ, I, 126. — Son sacrifice, figure de celui de Jésus, 137.

6° Isaac et Rébecca, figures de Jésus-Christ et de son Église, I, 141.

7° Jésus-Christ figuré par Joseph, fils de Jacob, I, 167.

8° Jésus-Christ figuré par Job, 1, 190.

9° Le buisson ardent, figure de l'incarnation, I, 201.

10° La manne, figure de l'Eucharistie, I, 236,

11° Laroche d'Horeb, d'où jaillissent les eaux, est le symbole du Christ, 1,238, 239.

12° Moïse étendant les bras contre Amalec figure Jésus-Christ étendant les bras sur la croix pour sauver le monde, 1,239.

13° Jésus figuré par les victimes de la fêle des Expiations et par le bouc émissaire, I, 247, 248.

14° Moïse, médiateur entre son peuple et Dieu,

est la figure de Jésus, médiateur untre Dieu et le monde, I, 271.

15° L'eau d'expiation, symbole du sang expiateur de Jésus-Clirist, 1,283.

16° Aaron, figure de Jésus-Christ, médiateur entre Dieu et les hommes, I, 291, 292.

17° Jésus-Christ figuré par le serpent d'airain, i,29:;.

18° Jésus-Christ figuré par Josué (ou Jésus), qui introduit Israël dans la Terre promise, I, 349.

19° Jésus-Christ, qui est reconnu par tout l'univers, figuré par David, qui est reconnu par tout Israël, I, 451.

20° Jésus-Christ figuré par Salomon, I, 456.

21° Jonas, figure de Jésus-Christ mort et ressuscité, I, 558 ; II, 390.

22° Cyrus, figure du Christ, I, 593, 594; II,

23° Ézéchias, autre figure prophétique de Jésus-Christ, I, 595.

24° Jésus figuré par Jérémie, II, 4, 5;

25° Et, après le retour des Juifs, parlegrandprôlre Jésus, II, 61 ;

2G» Par Néhémias, II, 84.

27° Le temple, figure de la nature humaine dans le Christ, II, 390.

%* Toute l'ancienne loi, d'ailleurs, est figurative de la nouvelle, I, 238.

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