IL LE PREMIER PAPE
Vie de saint Pierre, II, 394, 428, 429, 500, 501, 523-527, 530-537, 620-627. — Sa primauté est vingt fois attestée dans la sainte Écriture, 521, 522. — Saint Pierre aurait pu, d'après saint Jean Chrysostome, faire, lui tout seul, l'élection de saint Matthias ; s'il l'a soumise au collège apostolique, c'est par condescendance, 522. — C'est saint Pierre qui prend la parole à deux reprises après la descente du Saint-Esprit ; son admirable discours, suivi de trois mille conversions, 523. — C'est Pierre qui est toujours nommé le premier ou le seul des apôtres dans toutes les circonstances importantes, 523-527. — C'est saint Pierre qui, après la Pentecôte, opère le premier miracle, 524. — C'est lui qui parle le premier dans le temple ; par son second discours, non moins admirable que le premier, il convertit cinq mille Juifs, 524. — C'est saint Pierre qui, seul, anathématise Ananie et Saphire, 526. — La seule ombre de Pierre guérit tous les malades, 526. — C'est saint Pierre que vient voir solennellement saint Paul après sa conversion et son séjour en Arabie. « Fût-on un autre Paul, il faut voir Pierre, » dit Bossuet, 531, 532. — Saint Pierre
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guérit àLyddale paralytique Énée, 532, 533; — ressuscite à Joppé la veuve Tabithe, 533 ; — et baptise le centurion Cornélius, 533, 534. — 11 est ainsi le premier à convertir les Juifs, le premier à recevoir les Gentils, le premier partout,
534. — Saint Pierre fonde d'abord l'Église d'Antioche, dont il est le premier évôque ; puis il vient à Rome et en est aussi le premier évôque,
535. — Il est tiré par un ange de la prison où l'avait fait jeter Hérode, 537. — Il fonde par lui-même les deux Églises de Rome et d'Anlioche, ces deux capitales de l'Occident et de l'Orient ; il fonde par son disciple saint Marc celle d'Alexandrie, cette capitale du Midi. Ces trois Églises sont suréminemment patriarcales. Le patriarcat n'est qu'un écoulement partiel de la primauté apostolique, 546. — Pas une Église, en Italie, dans les Gaules, l'Espagne, l'Afrique, etc., n'a été fondée que par ceux que saint Pierre et ses successeurs avaient établis évéques, 546, 547.
— Paroles de Pierre dans la question de la circoncision des Gentils et des cérémonies mosaïques. Il y parle véritablement en Pape, 553. — Saint Pierre est mort à Rome ; preuves historiques de ce fait, 626, 627.
iii. les prérogatives du pape.
1° Des prérogatives dd Saint-Siège en général, d'après une lettre de saint Bernard aux Milanais (Epist. 131), VIII, 200. — Quels sont, d'après saint François de Sales, les éloges, titres et prérogatives que les anciens Pères et les conciles ont attribués aux évéques de Rome, XIII, 108-110.
2° De la primauté du siégé de Pierre en général. Doctrine d'Origène sur le siège de Pierre, III, 237. — Canon trente-neuvième du concile de Nicée qui établit la primauté de Pierre, 504. —
— La primauté du Pape clairement reconnue en Orient au quatrième siècle ; témoignage de l'historien Socrate, 537. — La primauté du siège de Pierre et le droit d'appellation au Pape nettement proclamés par le Pape saint Jules dans sa lettre sur le concile de Sardique, en 347, et surtout par les canons de ce concile, 550-552. — Canons du troisième concile de Carthage et de celui de Tolède en faveur de l'autorité du Siège apostolique, IV, 237. — Droits du Siège apostolique, d'après la lettre de saint Léon le Grand et la constitution de Valentinien 111 contre saint Hilaire. Ils sont les mômes qu'aujourd'hui, 468-470. — Dans l'affaire d'Eutychès on voit Eutychès, saint Flavien, Théodoret en appeler au Pape saint Léon. Au cinquième siècle, comme aujourd'hui , — Pape est le refuge comme le chef de tous, 504. — Des atteintes portées par le
vingt-huitième canon du concile de Chalcédoine à la souveraineté du Siège apostolique. Observations sur ce canon, 539-542. — Ce vingt-huitième canon est énergiquement annulé par le Pape saint Léon et aboli de droit, 542-545. — Lettre de saint Léon à Théodoret, en 454, sur la toutepuissante autorité du Pontife romain. Importance de cette lettre, 557, 558. — Résumé delà doctrine des Pères sur l'autorité du Pape, V, 1, 2.
— D'après saint Maxime de Constantinople le Pape a l'empire sur toutes les Églises de l'univers (m omnibus et per omnia imperium), 445. — Durant la persécution des iconoclastes, sous Léon l'Arménien, c'est au Pape qu'ont recours tous les saints évéques et abbés de l'empire grec ; c'est à son jugement que l'on s'en réfère, VI, 288-290. — La lettre de saint Ignace au Pape Adrien II, après l'exil de Photius, est un monument éternel de l'ancienne foi de l'Église grecque touchant la primauté et l'autorité suprême du Siège apostolique sur toute l'Église, 517, 518. — Ce qui éclate surtout dans le huitième concile œcuménique, en 869 et 870, c'est la croyance de l'Orient tout entier à la suprême autorité et à la foi éternellement inalté1rable de l'Église romaine, 537. — Le Pape doit-il être considéré comme un évêque étranger ? Réfutation de Fleury, VII, 267. — Les rois n'ont aucun droit à l'élection des Papes, 471. — Les paroissiens du Pape sont les rois et les évéques, 510. — Belle doctrine de saint Anselme de Lucques sur la puissance ecclésiastique, et en particulier sur l'évidente primauté du Pape, 643, 644. — Ce que les anciennes Églises, et particulièrement celles de France et d'Afrique, ont pensé de la primauté du Saint-Siège. Conséquences qu'ont tirées de ces principes les Églises, les conciles, les écrivains de Grèce et d'Orient, 644-647. — Les Grecs du douzième siècle reconnaissent la primauté du Pape, VIII, 328-331.
— Discussion contre Fleury sur la primauté du Pape, 364-367. — La primauté du Siège apostolique se prouve par beaucoup de témoignages de l'Évangile et des Apôtres. Quels sont ces témoignages, IX, 85-88. — Ce que les théologiens pensaient de la puissance du Pape au quatorzième siècle, X, 435, 436. — Les privilèges dont jouissaient les patriarches d'Alexandrie et d'Antioche n'étaient qu'un rejaillissement de la primauté céleste dont Jésus- Christ honora saint Pierre, XII, 373, 374. — Le Pape, d'après les conciles généraux, est le vicaire de Jésus-Christ, le successeur de saint Pierre ; c'est Pierre toujours vivant et toujours présidant dans son siège, 373-375. — Témoignages de l'Église russe en
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faveur de l'autorité suprême des Pontifes romains. Réflexion du comte de Maistre à ce sujet, XIII, 818-820. — Témoignages de l'Église orientale touchant la primauté du Saint-Siège, XIV, C84-687.
3» Le Pape enseignant EX CATHEDRA est
INFAILLIBLE ET SON SIÈGE n'a JAMAIS ÉTÉ SOUILLÉ PAR
l'hérésie. L'indéfectibilité est promise à la papauté en la personne de Pierre, II, 477, 478. — « Rome a parlé, la cause est finie. » Dans quelles circonstances ont été prononcées ces paroles, qui sont devenues un axiome, IV, 334. — En 825 les évêques de France, réunis à Paris, après avoir fait preuve de légèreté et d'ignorance en condamnant, contre le Pape Adrien, le culte des images, déclarent cependant que l'Église romaine s'est toujours jusque-là maintenue pure de toute hérésie, VI, 296. — Ënée de Paris, qui écrivait au neuvième siècle, dit, dans sa préface, que le siège de Rome n'a jamais été souillé par l'hérésie, que le Pape Libère n'a pas défendu la foi avec assez de courage, mais qu'iL ne s'en est jamais écarté, 513. — Pour les attaques qu'on a dirigées contre certains Papes à propos de leurs prétendues erreurs, voir particulièrement Libère et HoNORitis. Ce sont les deux cas les plus controversés.
4° La puissance du Pape est la seule qui vienne IMMÉDIA TEMENT de Dieu, X, 435, 436. — La juridiction ecclésiastique a été donnée immédiatement à Pierre seul pour la communiquer aux autres pasteurs, XIV, 600-603.
5° Le Pape a le droit de confirmer, de déposer, de rétablir les patriarches et les autres évêques, tant en Orient qu'en Occident. — Les Papes confirment dès la plus haute antiquité l'élection des évéques les plus éloignés. Exemple de l'élection de Nectaire, successeur de saint Grégoire de Nazianze, dont Théodose demande la confirmation au Pape Damase, IV, 102. — Dans l'affaire de Nestorius il apparaît aussi bien nettement que le Pape seul a le pouvoir de déposer un patriarche, 400, 401. — Combien le droit des Papes à confirmer les évêques apparaît clairement dans l'affaire de l'élection à Alexandrie de Jean Talaïa,634. — Le Pape Agapit, durant son séjour à Constantinople, dépose le patriarche Anthime : le Pape pouvait-il exercer plus visiblement sa primauté? Importance de ce fait, V, 99. — Le Pape saint Martin, vers 649, institue un vicaire apostolique pour tout l'Orient, et il écrit à tous les évêques des patriarcats de Jérusalem et d'Antioche pour les exhorter à lui obéir. En vertu de leur primauté les Papes instituent immédiatement les patriarches, 457-459.- - Déclaration, en 800, des
évêques francs et italiens à l'assemblée de Rome. Tous les évêques, disent-ils, sont jugés par le Siège de Rome; mais ce siège n'est jugé par tersonne, VI, 148. — Les causes majeures sont réservées au Saint-Siège ; or les jugements des évêques sont des causes majeures ; donc les jugements des évêques doivent être réservés au Saint-Siège, 484, 485 ; VIII, 76-78. — Au Pape, d'après l'ancienne discipline, doivent être déférées les causes majeures de toute la terre, les affaires importantes, l'examen et la confirmation des nouveaux évêques, les translations d'un siège à l'autre, le jugement défmitif des évêques accusés, 76-78. — Le Pape a exercé dès les premiers siècles le droit de confirmer, de déposer, de rétablir les patriarches et les autres évêques, tant en Orient qu'en Occident, XII, 374.
6° Les causes majeures sont réservées au Saint- Siège. Des appels aux Papes dans les premiers siècles de l'Église, III, 294, 293. — Lettre du Pape Nicolas aux évêques de France à ce sujet, VI, 4S4, 485. — Le jugement définitif des causes majeures appartient au Pape, VIII, 305-
7° L'épiscopat, l'autorité ecclésiastique réside principalement dans le Pontife romain, VIII, 365,
8° On ne peut tenir de conciles sans le consentement du Pape. Les évêques d'Afrique écrivent en 646 au Pape Théodore : « Les Pères (des conciles africains) ont décrété que toutes les questions religieuses fussent portées avant tout à l'examen de la chaire apostolique, V, 441. — Telle est la croyance générale au neuvième siècle, et bien auparavant, VI, 516; VIII, 76-78. — Les conciles ne peuvent rien statuer sans l'autorité du Pape. C'est la doctrine de saint Thomas d Aquin après bien d'autres Pères, IX, 781. — La règle ecclésiastique défend de rien décider, de s'assembler en concile et de faire aucun canon sans le consentement de l'évêque de Rome, XII, 373.
9° Les conciles sont soumis a la révision de l'Église romaine. « Tout ce qui se fait dans l'Église sans le consentement du Pape est nul. » Il y avait, au quatrième siècle, une loi sacerdotale ou ecclésiastique qui le déclarait en ces termes ; témoignage des deux historiens Sozomène et Nicéphore ; passage remarquable d'une lettre du Pape saint Jules, III, 545. — Un concile œcuménique ne devient tel que par l'approbation du Pape. Dans l'affaire des Trois-Chapitres le Pape Vigile décide seul l'affaire ; le concile de Constantinople ne devient œcuménique que par son approbation, V, 141-143. — Quand Jean le Jeû-
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nour, patriarche de Conslantinople, s'attribue, à la fin du sixième siècle, le titre d'évêque universel, le Papo Pèlage II casse les actes du concile où ce titre avait été usurpé, 232. — Les conciles particuliers ne sont pas infaillibles par eux-mêmes ; ils sont soumis aussi à la révision de l'Église romaine, VI, 95. — Que veulent dire ces mots: Le Pape est au-dcs9us des canons? VIII, 367. — Des raisonnements du concile de H.1le touchant la supériorité des conciles généraux sur le Pape. Héfutation de ces arguments, XI, 302, 303, 313, 314.
10° Le Pape a de toute antiquité le droit de présider les conciles provinciaux, vii, 534.
11° Le Pape est le suprême dispensateur des biens de l'Église. Le Pape, s'il n'est pas seigneur ou propriétaire des biens de l'Église, en est au moins le suprême dispensateur, XIV, 10.
12° Cas réservés. Certains cas d'absolution sont réservés au Pape, XII, 467.
13° Le chef de l'Église a le pouvoir d'excommunier et même de déposer les princes (lettre de Grégoire VII à Herman de Metz), VII, 603, 604. — Dieu seul est proprement souverain. Le Christ Fils de Dieu fait homme, a été investi par son Père de cette puissance souveraine ; parmi les hommes il n'y a de puissance ou de droit de commander si ce n'est de Dieu et par son Verbe ; l'interprète infaillible de la loi divine est l'Église catholique ; par conséquent c'est à l'Église et à son chef de décider les cas de conscience entre les rois et les peuples, 609, 610; VIII, 268, 269.
14° Le Pape a le droit de choisir l'empereur. Louis II, blâmé par l'empereur d'Orient, Basile, de prendre le titre d'empereur en Occident, fait remonter à l'Eglise romaine son droit sur l'empire romain. C'est donc celte Eglise qui a fondé l'empire, VI, 553, 554. — Le Pape choisit librement les empereurs parce que les empereurs ne sont réellement que les défenseurs de l'Eglise romaine, VII, 261.
15° L'indépendance du Pape est assurée par son pouvoir temporel. — Voir plus loin.
¥\ Mais à côté des prérogatives il y a les devoirs. Quels sont les devoirs d'un Pape, d'après les cinq livres de saint Bernard : de la Considération, VIII, 269-277.