‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 14 sur 122 · IV. — De 1511 Ma 1515 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

IV. — De 1511 Ma 1515 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

toutes, entre autres la sixième et la tre que le Pape même ne peut remettre le lement déclarer que Dieu l'a remis 1, Ç ment d: pénitence.

au pouvoir * Enfin, le 26 avril de la même année 1518, dans une conférence

“7 publique au monastère des Augustins de Heidelberg, confesse, de "4 tint ses quatre-vingt-dix-neuf thèses contre la doctrin ologie, aussi n romaine sur le libre arbitre, sur la grâce, la foi, la justification et du Pape, et Æ les bonnes œuvres 2. Lui-même écrit le 48 mai à Spalatin que les re la foi ca: “Æ docteurs de Heidelberg ont trouvé sa théologie nouvelle, que ceux urs, ne fe. © d'Erfurth la regardaient comme un venin doublement mortel, que

2 particulièrement le docteur d'Eisenach condammait toutes ses propose soient si L sitions dans une lettre qu’il venait d’en recevoir, que le docteur Using que dois-je 44 lui-même était demeuré Stupéfait, tant c’est une grande affaire quand

on s est endurci dans de vieilles opinions. Mais l’espritdes jeunes doctrès-Saint.. Æ teurs et de toute la jeunesse studieuse est tout autrement disposé, et mets à elle 1 j'ai un magnifique espoir que, comme le Christ a passé aux gentils

nte-huitième, où il soutient péché ou la coulpe, mais seue qui va jusqu’à nier le sacre-

ice de votre M de leur ac. # mêler les ré. & urs disputes M

Luther soue de l'Église

ou la mort, après avoir été rejeté par les Juifs, ainsi maintenant la vraie théovous plaira, logie, rejetée par les vieux entêtés, passera à la jeunesse 3. le, qui pré. 4 Voilà ce qu'écrivait Luther le 18 mai 1518. Et cette théologie si

ité la mort = nouvelle et si merveilleuse n'était autre que l’impiété de Mahomet, 12 détruisant le libre arbitre, faisant de Dieu un tyran cruel qui punit

role impor Mi l'homme de ce que l'homme n’a pu éviter, et justifiant ainsi d'avance e rétracter: A le plus horrible athéisme. torique. | 4 L'affaire était déférée à Rome et par l'accusé et par les accusaer adresu) à teurs. Le pape Léon X commença la procédure. Il ordonne d’abord me Seul. À à l'évêque d’Ascoli de mander Luther pour l'examiner sur la foi, au se trouva ® Sujet de certaines thèses et libelles qu'il avait répandus en Allemagne, et qui contenaient quelques articles hérétiques. L'évêque cita

LS le moine à comparaître à Rome dans soixante jours. Le moine, que Ë l'électeur de Saxe prit sous sa protection, et pour qui intercéda près ré que lui @ du Pape l’université de Wittemberg, ne Comparut point, mais concela paraïl #4 tinua de répandre ses erreurs dans de nouvelles thèses et de noume année 4 Veaux libelles. Alors, par un bref du 23 août, signé Sadolet, Léon X xardait lb & ordonne à son légat en Allemagne, le cardinal Cajétan, de mander les défen-L# Luther, en provoquant au besoin l'assistance de l'empereur, des à princes de l'empire, des universités, et de l'enfermer jusqu’à ce que

euf thèsab# de nouveaux ordres lui enjoignent de l'envoyer. Si le coupable se repent, le légat est autorisé à le recevoir dans l’unité de l'Église,

supplie l'é

LS ‘Walch, t, 18, p. 311 et 449, — » Ibid, t. 1, p. 404 et 405. — 3 Ibid, t, 15, ap= Ibid., n. 16. RM ÿ pend., p. 20 et 21, n, 8,4 et 5.

ae nn

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qui ne ferme jamais ses entrailles à qui revient. S'il s’opiniâtre, ; légat procédera contre lui et contre ses fauteurs par toutes les ch

sures canoniques, sans excepter qui que ce soit, sinon la person

de l’empereur 1,

L'électeur de Saxe et l’université de Wittemberg obtinrent dl Pape que Luther ne serait point obligé de comparaître à Rom mais seulement à Augsbourg, devant le légat, Il arriva le 7 0% tobre : voici dans quelles dispositions. Il n’y a rien ici de nouvel ni d’extraordinaire, écrit-il à Mélanchton, du 11; sinon que da

toute la ville chacun parle du docteur Luther, et veut voir ce nou

Érostrate, qui vient d'allumer un si grand incendie. Montrez-vous wi

homme, ainsi que vous faites déjà, et enseignez la chère jeuness"# Je vais me sacrifier pour cette chère jeunesse et pour vous, et j'ain A mieux mourir que de rétracter ce que j'ai bien enseigné, et de donni lieu à ces stupides et furieux ennemis de tous les arts, mais paris

culièrement de la doctrine divine, de ruiner les beaux-arts et pe

études. L'Italie, comme autrefois l'Égypte, est plongée dans des A

nèbres palpables, au point qu’ils ne savent rien du Christ ni du chril tianisme ; cependant, il nous faut supporter qu'ils dominent sur nou* et qu'ils nous enseignent à leur manière et la foi et les bonnes mœu Ainsi s’accomplit sur nous la colère de Dieu, suivant la plainte 4 prophète : Je leur donnerai des jeunes gens pour princes, et ( enfants qui les domineront 2,

Luther eut trois audiences du cardinal, qui lui notifia que le Pa exigeait trois choses : 1° rétracter les erreurs qu'il avait répandéA jusqu'alors dans des écrits et des sermons ; 20 promettre de les aby donner entièrement et de ne plus les reproduire; 3 s'abstenir dor navant de tout ce qui pourrait mettre le trouble dans l'Église moine s’y refusa, prétendant qu'il n’était venu que pour argument} comme dans une dispute d’école. C'était le 42 octobre 1518.

Le lendemain, dans la seconde audience, il présenta la protestatidi

suivante : Je, frère Martin Luther, Augustin, proteste avant tout | 3 publiquement que je vénère particulièrement la sainte Église romainhi et me soumets à elle dans toutes les paroles et œuvres présen passées et futures. Si j'ai dit quelque chose de contraire, je v qu'on le tienne pour non dit. Mais comme son éminence, sur unp tendu ordre de sa Sainteté, à propos d’une dispute que j’ai eue l'indulgence, a voulu m’amener et m'obliger à ces trois chose 1° me reconnaître et rétracter mes propositions ; 2 assurer qu’à l’a

nir je ne renouvellerai point l'affaire; 3° promettre de m'absteniri&

1 Walch., t, 1, p. 408; t. 15, p. 657 et seqq. — ? Ibid., p. 612 et 673.

1 Walch,t, 15, p.

à 1545 de l'èr

ce qui troub ces disputes ces recherch vaincu.

En conséc rien dit qui f glise, contre raison ; mais juste, vrai et

Néanmoins mis et me sot cision de l’Ég

Cependant, publiquement

dit.

Si cela nec posé à mettre humblement 1 Fribourg et Li

Paris, qui, de] et la première

Le cardinal

la soumission Pape, et ajout par complaisa paternellement même, si vous pape Léon X e

Le lendemai

ajoutant qu'il r quit du contrai gement de l'Égl Le cardinal ins Luther, il le co battez point de l'homme héréti condamné par

Cependant, le

Linck, et les cha 2 plus efficaces qu

(XIV. — De 14,

opiniâtre, ce qui troublerait l'Église de Dieu : moi, qui ai cherché la vérité par outes les ca ces disputes, je ne puis être contraint d'agir contre la vérité dans a la person ces recherches, encore moins de me rétracter sans être oui ni con- 0 vaincu. obtinrent (M En conséquence, je proteste aujourd’hui que je ne sache pas avoir tre à Rom rien dit qui fût contre la sainte Écriture, contre les docteurs de l’Ériva le 7% glise, contre les décrétales ou les lois des Papes, ou contre la droite de nouve#® raison; mais tout ce que j'ai dit, je le tiens encore aujourd’hui pour ion que dal juste, vrai et chrétien.

oir ce nou Néanmoins, étant homme et pouvant me tromper, je me suis soutrez-vouswf mis et me soumets par ces présentes à l’examen et à la légitime déère jeunes cision de l’Église et de tous ceux qui en savent plus. us, et j’ainli Cependant, par surabondance, je m’offre à donner ici ou ailleurs, et de donn@ publiquement et en personne, raison et réponse de tout ce que j'ai mais par dit.

k-arts et M Si cela ne devait point suffire à monseigneur le légat, je suis disdans des {M posé à mettre par écrit ma réponse à ses remontrances, et d'attendre t ni du ch Æ humblement le jugement des célèbres universités de l'empire, Bâle, nt sur no Fribourg et Louvain, ou, si cela ne suffisait pas, de l’université de Paris, qui, depuis les anciens temps, est estimée la plus chrétienne et la première dans l’Écriture sainte 1.

Le cardinal se mit à rire de la protestation, insista de nouveau sur la soumission et la rétractation, parce que telle était la volonté du Pape, et ajouta : Cher fils, je n’ai point disputé avec vous ; mais, par complaisance pour le duc Frédéric, je suis prêt à vous écouter paternellement et amicalement, et à vous instruire de la vérité, et même, si vous le voulez, vous réconcilier avec notre Saint-Père le pape Léon X et avec l'Église romaine.

Le lendemain, Luther présenta un écrit sur quelques thèses, en ajoutant qu'il ne pouvait se rétracter, à moins qu’on ne le convainprotestatidf} quit du contraire par l'Écriture. Ce n'était point se soumettre au ju-

© gement de l'Église, mais soumettre l'Église à son propre jugement.

Le cardinal insista de nouveau sur la soumission, et, sur le refus de

Luther, il le congédia. Saint Paul avait dit aux évêques : Ne com-

battez point de paroles, mais, après une réprimande ou deux, évitez

sur un pri l'homme hérétique, sachant qu'il est rerverti et qu'il pèche, étant j'ai eue su Ls condamné par son propre jugement ?,

is chossB® Cependant, le soir même, le cardinal manda Staupitz et Wenceslas

qu'à l'adé Linck, et les chargea d'essayer sur l'esprit de Luther quelques paroles

abstenir if plus efficaces que les siennes. Il les pressa si vivement, au nom de

présentell e, je vegi

3 1 Walch,t, 15, p. 687. — ? Tim, 2, 14, tit, 8, 10.

# se ERA AN

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Léon X, de la paix publique, du repos de la Saxe, qu'ils lui rent d'aller sur-le-champ trouver Luther. Ils tinrent parole. :

Luther fut ému jusqu'aux larmes de cette mission de charité, et il écrivit au légat une lettre pleine de sentiments affectueux, où il dis: entre autres : « Je reviens à vous, mon père. J'ai vu notre vicaire li Jean Staupitz, notre maître Wenceslas Linck. Vous ne pouviez choi 4 sir de médiateurs qui me plussent davantage. Je suis-ému.…. Je ni plus de crainte; ma crainte s’est changée en amour et en respec filial; vous auriez pu employer la force, vous avez fait choix de lM persuasion et de la charité. Je l'avoue maintenant... Oui, j'ai tion que par violent, hostile, insolent envers le nom du Pape. Poussé à tous ca Mbtiennent ces emportements, j'aurais dû traiter avec plus de révérence une matièw alente à l’indu si grave, et, en répondant à un fou, éviter de lui ressembler. Je sui Articles est indi affecté, repentant; je vous demande pardon; je dirai mon repentiMffraire sera retra à qui voudra m'entendre. Désormais je vous promets, mon père, d'une excommi parler et d'agir tout autrement; Dieu m'aidera. Je ne dirai plus riu njoint à son lé des indulgences, pourvu que vous imposiez silence à tous ceux qi évêques d'Aller m'ont jeté dans cette tragédie. xactement ob

« Quant à la rétractation, mon révérend et doux père, que vouWienne en Aut: et notre vicaire demandez avec tant d’insistance, ma conscience #4 Dans cette b me permet en aucune manière de la donner, et rien au monde, bendant, dès le des ordres, ni des conseils, ni la voix de l'amitié, ne pourrait mélure contre lui faire pàrler ou agir contre ma conscience. Il reste une voix à enter Dans cet acte, F dre, qui vaut toutes les autres, c’est celle de l’épouse, qui n’est qu'était pas de 5’ la voix même de l'époux. Horité des Pape

« Je vous supplie donc en toute humilité de porter cette aff Mouter de la pri sous les yeux de notre très-Saint-Père le pape Léon X, afin qui fût contraire l'Église prononce sur ce qu'il faut croire ou rejeter ; car je struit. Que ce demande que d'entendre le jugement de l'Église, et de m'y 50 perfections c« mettre 1, » aussi bien que s

Cettelettre est du 17 octobre ; mais dès la veille il avait rédigé paMui se croient lé devant notaire une longue protestation, où, déclarant suspects KW Woie d'appel pou juges qu’on lui avait donnés jusqu'alors, et l’évêque d'Ascoli, avue l'on procéda son assesseur, Priérias, et le cardinal Cajétan, il appelle du Pape mMvoir égard à s: informé au Pape mieux informé 2. ondamner, il s

Le 9 novembre 1518, le pape Léon X décida la question desi ormé , au con dulgences, par une bulle adressée au cardinal Cajétan et contes Église universel signée Bembe. Le souverain Pontife y déclare que la doctrine doncernent la foi l'Église romaine, mère et maîtresse de toutes les autres, est que Mion du procès, e Pontife romain, successeur de saint Pierre et vicaire de Jésus-Chri

1515 de l'ère c

promis je pouvoir di Mbéchés : la co:

elle due pour les indulgence idèles qui, pa que leur utilité idèles décédés ées de la sur:

Ju trésor desqu

M ! Pallavic, Hist, c i Walch, t. 15, p. 714 et seqq. Audin, t. Î, p. 147. ri Ibid., p. 720 et seqq: È , À) p. 21 et seqq.

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