V. — be 15110 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE
t article est À arrivera jamais, alors vous donnerez, si vous voulez, aux églises, oint parler Miux autels qui sont dans votre ‘le. S'il n'ya plus debesoinde ce côté que tous ie Mimême, alors seulement, si vou, voulez, vous pourrez donner à Sainti est mani.-M@Pierre et ailleurs. Encore ne le faut-il pas faire pour l'indulgence ;
qui, à l’ap.Migar saint Paul dit: Qui ne fait pas de bien aux gens de sa maison, ice. Cet ar-Mih'est pas Chrétien, mais pire qu’un païen. Regardez donc cela comme articulière mine chose libre, Quiconque vous dit le contraire, vous trompé, ou
ien il cherche votre âme dans votre bourse, et s’il y trouvait quel-
s prennentMues pfennings, il les aimerait mieux que toutes les âmes. à cause d#®æ Vous dites : Mais alors je ne donnerai jamais rien pour gagner une exhorte la"indulgence. Je réponds : Je l'ai déjà dit, ma volonté, mon désir, ma
article sonMirière et mon avis, c’est que personne ne donne ni ne fasse rien pour agner une indulgence. Laisse faire cela aux Chrétiens paresseux et
ndormis ; pour toi, va ton chemin.
Réfutation. — Cet article est d’abord sans fondement, et de plus Qntièrement obscur ; on y touche une chose, et on y dissimule l’autre. ar donner l’aumône à un pauvre, vaut mieux pour augmenter
n, sans aus mérites ; mais gagner une indulgence plénière ou toute indulconclusionsence quelconque, vaut mieux pour satisfaire promptement pour la ce, sans eine du péché, Chacun doit aussi savoir que le gain d'une indulmône pouence est aussi une œuvre de miséricorde ; Car, gagner l’indulgence,
lest avoir pitié de son âme, et par là même plaire à Dieu. C’est pourur l'amoubuoi l'.rticle conclut à faux quand il dit que gagner une indulgence est pas une œuvre de miséricorde ; à la fin il conclut, d’une ma-
Aire tout à fait contraire à la doctrine chrétienne, que l’indulgence
t pour l’Mt une remise de beaucoup de bonnes œuvres, car il ne le prouve rence, qu'ilfar aucune Écriture sainte. Et on n’en trouvera jamais aucune pour ) ,. Q
Dieu ; or prouver, attendu que, pour gagner l'indulgence, il faut être dans
amour de Dieu, et où est cet amour, là se font beaucoup de onnes œuvres, et de grandes. Cet article erroné est encore contraire la teneur de toutes les bulles et lettres d’indulgence, qui générale-
beaucouphent toutes indiquent que l'indulgence est accordée pour que les mieux en-bommes soient par là excités à la contrition, à la confession et aux me il a étfP#onnes œuvres. Cet article erroné est. donc tout à fait à mépriser. Je rémissionb'en réfère là-dessus au jugement du Saint-Siége de Rome et de de bonnebutes les universités et docteurs chrétiens.
Cet article avance encore que ce sermon erroné contient une inquez bier Pruction exacte pour les hommes : ce qui est entièrement contraire à e de Saint P® vérité ; car, dans cet article, on demande, on prie, on conseille que ain qui es! É ‘sonne ne fasse rien pour gagner une indulgence : conseil qui est s personneÆin d'être utile au salut, L'article dit encore que les paresseux et ies Seigneur PRches doivent seuls rechercher les indulgences : conseil qui tend à
CPE
nt qe 4
#4 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 151% séduire misérablement la chrétienté, vu que l’homme se fait beauk coup plus de bien à lui-même en gagnant une induigence dont il 14 besoin que s’il donnait son aumône à un pauvre qui ne serait pa dans un besoin extrême ; car l’aumône ou la bonne œuvre par laquel"@,, Jes œuvres l'homme mérite une indulgence, étant faite par amour de Dieu, SE Le les mêmes aussi méritoire pour la - , éternelle que l’aumône faite à un pauvre} rité. Cet art De plus, comme par l'indulgence qu'il gagne par son aumône" l'homme se libère promptement de la peine qu'il doit subir pour sa À péchés, il lui vaut mieux mériter une indulgence que de donner l'ay* mône à des pauvres qui ne sont pas dans un extrême besoin. Notre" Seigneur dit aussi dans le chapitre de saint Luc : Pour le reste, fa tes-en des aumônes, savoir, à ceux qui ne sont pas dans un besoin extrême ; car à ceux qui sont dans l'extrême nécessité, Dieu ordonné de faire l’aumône, même des biens dont l’homme a besoin pour l’ers tretien de sa vie et de son état. C'est donc mal à propos qu’on all gue saint Paul dans cet article. L'Apôtre dit bien : Quiconque n! pas soin des gens de sa maison, a renié la foi, et il est pire qu'un in fidèle. Mais il ne défend pas de faire du bien plutôt à soi-même qu’au gens de sa maison lorsque ceux-ci ne sont pas dans la nécessi extrême. Chacun doit aussi, dans la manière de donner l’aumôre! observer l’ordre de la charité, se secourir d’abord soi-même, ensulé Selles à Rome, o ses proches, comme il a été touché plus haut. C’est pourquoi ln y pratiquant ( Chrétiens fidèles ne doivent ajouter aucune foi aux paroles nues, hi apes y ont acco lées, mal fondées de l’article, car il n’est appuyé d’aucune preumes lorsqu'on y solide tirée de l'Écriture sainte. ivant qu'il est ( En dix-septième lieu : L'indulgence n’est point commandée | oléreraient à Ro conseillée, mais du nombre de ces choses qui sont tolérées et per bndée ; car le Pa ses ; ce n'est donc pas une œuvre d’obéissance ni une œuvre mé ale n’errent poir toire, mais une exception à l’obéissance. C'est pourquoi, bien quêfence est de ce nc ne faille empêcher personne d'en gagner, on devrait cependant order une indulg détourner tous les Chrétiens, et les exciter aux œuvres et aux pein@éfunts, qui sont qu'on leur rernet. ‘a pas reçu de N Réfutation. — C'est vrai qu'on ne commande pas de gagner ufnce sur les fidèt indulgence, mais cela est fidèlement conseillé par sa Sainieté ap Cet article avan Stolique, par les conciles généraux, par tous les pieux prélats delle les âmes son sainte Église, qui accordent des indulgences pour la pratique dé] leur est impec bonnes œuvres, pour la gloire de Dieu, pour le bien de la chrétientBints docteurs mc pour procurer du mérite aux hommes qui font des bon: es œuvres d'ont été condamr cause de l'indulgence ; aussi pour le bien de l’homme, en ce qu'ilèrement saint Th libère de la peine qu’il devrait subir pour ses péchés, comme il a Sur chrétienne et dit plus haut. C’est pourquoi l'indulgence n’est pas du nombre ‘es âmes, sans qu’ ces choses qui sont uniquement tolérées et permises. Cet article dE doctrine de sain
15145 de l’ère ch
ncore que de n hais une exCeF ous les autres,
Rome ; car Die:
ique, l'autorité e l'homme.
En dix-huitià lindulgence, je :
Que quelques no e le démontre ourquoi, pour ire des œuvres Réfutation. — dit que l'Églis ées du purgat sainte Église 1 élivrées du purg
IV. — De 1510 1515 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. e fait beauk ice dont ill le serait pal par laquelk de Dieu, ess “un pauvre
core que de mériter une indulgence n’est pas une œuvre mériloire, mais une exception à l’obéissance : article qui jamais
s, non plus que ous les autres, ne pourra être démontré par aucune Écriture sainte ;
ar les œuvres gratifiées d'une indulgence sont toujours meilleures ue les mêmes sans indulgence, quoique faites au même degré de harité. Cet article est donc contraire à la liberté du Saint-Siége de in aUMÔ Rome ; car Dieu. a confié à son vicaire, le Pape, et au Siége aposto-
bir pour s&# ique, l'autorité souveraine de toutes les choses qui servent au salut donner l'a@e l'homme.
soin. Notre En dix-huitième lieu :
e reste, fi @'induigence, je ne le sais sun besor
Si les âmes sont tirées du purgataire par
pas et je nelecrois pas même encore, quoi- Aue quelques nouveaux docteurs le disent ; mais il leur est impossible
e le démontrer : aussi l’Église ne l’a-t-elle pas encore décidé. C’est ourquoi, pour plus de sûreté, il vaux mieux prier vous-mêmes et ire des œuvres pour elles ; car c’est plus sûr et certain. iconque D Réfutation. — Premièrement, cet article est plein d'astuce ; car re qu'un in dit que l'Église n’a point décidé que les âmes puissent être déliême qu ées du purgatoire par l'indulgence. Cependant, dans sa pratique, la nécessi®æ sainte Église romaine tient que, par l’indulgence, les âmes sont r l’aumônélivrées du purgatoire. Il y a bien des autels, des églises et des chame, ensulBelles à Rome, où l'on célivre les âmes en y célébrant la messe ou ourquoi ln y pratiquant d’autres bonnes œuvres. Cela vient de ce que les es nues, all apes y ont accordé une indulgence plénière pour la délivrance des une pre mes lorsqu'on y dit la messe ou qu’on y fait d’autres bonnes œuvres, L: ivant qu’il est d'usage à Rome. Ni le Pape ni l’Église romaine ne imandée Pbléreraient à Rome cette délivrance des âmes si elle n'était bien es et per : pndée ; car le Pape et le Siége de l'Église romaine et l'autorité pauvre méribiale n’errent point dans les choses qui regardent la foi. Or, l’indul- » bien quience est de ce nombre ; car qui ne croit pas que le Pape puisse acpendant Æorder une indulgence et une indulgence plénière aux vivants et aux Laux pelféfunts, qui sont dans l'amitié de Dieu, celui-là tient que le Pape a pas reçu de Notre-Seigneur Jésus-Christ la plénitude de la puisance sur les fidèles : ce qui est contraire aux saints canons. ss Cet article avance encore que quelques nouveaux docteurs disent rélats delue les âmes sont délivrées du purgatoire par l’indulgence, mais ratique de Qu'il leur est impossible de le prouver. Sur quoi il faut savoir que les chrétient@ints docteurs modernes l'ont très-bien démontré, et que jamais ils °S ŒUVIS ES ont été condamnés pour cela par la sainte Église romaine, particu- 1 ce qu'lBfèrement saint Thomas, dont les papes Urbain et Innocent ont reçu ame il à BB Gur chrétienne et approuvée la doctrine touchant ia foi et le salut nombre des âmes, sans qu'aucun Pape l'ait condaranée depuis. Puis donc que
t articled B doctrine de saint Thomas est reconnue pour orthodoxe, cet article
gagner ur inieté apo
16 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXXIV. — De 151:
est suspect quant à la vérité. Saint Jérôme dit de son côté : Dès quel votre Béatitude, qui tient le siége et la foi de Pierre, approuve mb
créance, quiconque la condamne se démontre lui-même un insensé un méchant ou un hérétique. Tel on doit donc tenir celui qui con.#
pas sûr dans ce qu'il enseigne «M
damne saint Thomas comme n’étant écrit sur la foi chrétienne. 4
En dix-neuvième lieu : Dans ces points je n’ai point de doute, di ils sont suffisamment fondés en l'Écriture. C’est pourquoi vous ne" devez avoir aucun doute vous-mêmes, et laissez les docteurs schoM lastiques être des scholastiques ; tous ensemble, avec leurs opinions M ils ne suflisent pas pour affermir une seule prédication. 4
Réfutation. — Et cet article et tous les autres n’ont aucun for 4 dement dans l'Écriture ; car ils sont contraires à la pratique de 1 sainte Église romaine et à l’enseignement de tous les saints docteur modernes. Et si saint Augustin, avec les trois anciens docteurs, aval eu révélation que la puissance du Pape et de l'Église romaine sur le; 3 indulgences devait être ainsi méprisée un jour par des hommes égs 4 rés, ils les auraient réfutés d'avance dans leurs écrits. Cependant le" saints docteurs modernes, ayant appris que des hommes pervers on parlé, prêché et écrit contre le Pape et contre la vérité de l'indul gence, ils les ont attaqués avec des raisons chrétiennes, et jamais! sainte Église romaine ne les a punis ni condamnés pour cela.
L'article dit encore : Il faut laisser les docteurs scholastiques po des scholastiques, car tous ensemble ne suffisent point, avec leu Opinions, pour affermir une seule prédication. Penser ainsi des dock teurs scholastiques, c’est être insensé ; car ces saints docteurs signib lent et combattent toutes les nouvelles erreurs. Les mépriser, c'e errer soi-même. La sainte Église romaine, avec toute la sainte chrik tienté catholique, tient unanimement que les saints docteurs schohi lastiques, par leur salutaire enseignement, suffisent pour confirmeb la foi chrétienne contre les hérétiques, combien plus un sermoÎf C'est pourquoi, dans cet article, on les méprise et les outrage injush tement, et contre toute raison et vérité.
En outre, tous les articles erronés sont obscurs dans leur briève peut-être parce qu'on pense les expliquer comme on veut, et dan tous les sens. Cependant on aurait dû penser d'avance au gran scandale qu’ils excitent ; car, à cause de ces articles, beaucoup dt gens mépriseront l’autorité et le pouvoir du Pontife romain et diès
Saint-Siége apostolique. On omettra les œuvres de satisfaction sacral mentelle. On ne croira plus jamais aux prédicateurs et aux docteurs Bi Chacun voudra expliquer la sainte Écriture suivant son bon plaisir js Les âmes seront en grand péril dans toute la chrétienté, car chacun
1545 de l’ère c
roira ce qu’il
ent erroné.
En vingtièm ques-uns à qui
euille leur don Réfutation. —
d'autres thèses ‘université de Æ e présent écrit € prendre, même érésiarque, un aire, etc. On y amais flairé l'É, ‘a jamais comp e soumets toute ugement de sa :
outes les univer.
bagement de sul ‘eau et le feu.
J'avertis charit
aucune foi au se
ives, à moins qu
leté apostolique,
ersités non sus}
es thèses qui s’y
doctrine salutair:
Mommes ; car Jés l'Église, qu’il vou
IV. — De 151008 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 47
té : Dès quel roira ce qu’il lui plait. Comme, d’après cet article, les saints docprouve meurs modernes, à qui pendant plusieurs siècles la chrétienté a ajouté un insensé À ne grande foi, ne méritent aucune créance, cet article est absoluui qui con. Mnent erroné. se IF enseigne «M En vingtième lieu : Encore que je sois traité d'hérétique par quelues-uns à qui cette vérité est préjudiciable pour la caisse, je ne me soucie pas beaucoup de leur criaillerie, attendu qu’il n’y a qui le ont que quelques sombres cervelles qui n'ont jamais flairé la Bible, amais lu les docteurs chrétiens, jamais compris leur propre doctrine,
le doute, di 1OÏ VOUS ne leurs schoM
rs opinions Mnais présuinent beaucoup trop de leurs opinions trouées et déchi-
res ; car, s'ils en avaient l'intelligence, ils sauraient qu’ils ne doiaucun fossent diffamer personne sans l'avoir ouï et convaincu. Mais Dieu tique de | Ë euille leur donner, ainsi qu’à nous, le bon sens ! Amen.
its docteur Aéfutation. — Cet article est d'abord entièrement erroné, et deteurs, aval@mande qu’on sache ce que c’est qu'un hérétique. En conséquence, saine sur loi, frère Jean Tetzel, de l’ordre des Prédicateurs, je publierai encore Mœ'autres thèses que j'espère soutenir, avec la grâce de Dieu, dans ‘université de Francfort-sur-l'Oder. Dans ces thèses > ainsi que dans Me présent écrit et ceux qui l’ont précédé, chacun pourra voir et comprendre, même avec une cervelle incomplète, ce que c’est qu'un érésiarque, un hérétique, un schismatique, un errant, un téméaire, etc. On y reconnaitra aussi qui a une sombre cervelle, qui n’a tiques pouemais flairé l'Écriture, qui n’a jamais lu les docteurs chrétiens, qui ‘à jamais compris sa propre doctrine. Dans la certitude de la vérité,
si des doc Soumets toutes ces miennes thèses et doctrines à l'examen et au eurs signh@ugement de sa Sainteté apostolique, de la sainte Église romaine, de oriser, c'afoutes les universités et de tous les docteurs non suspects, avec l’en- Masement de subir tout ce qui sera décidé, la prison, la fustigation,
teurs sh eau et le feu.
r confirmé J'avertis charitablement tous les Chrétiens de n’ajouter désormais nm sermonh@ucune foi au sermon en vingt articles erronés ni aux thèses y rela- MAives, à moins que l’auteur ne les soumette au jugement de sa Sain-
eté apostolique, de la sainte Église romaine et de toutes les uniir brièvetPersités non suspectes, et qu'il ne l'ait montré par les effets, bien it, et dan onvaincu que, sans cette soumission, le sermon en vingt articles et au granWies thèses qui sy rapportent, au lieu d'être une prédication et une aucoup doctrine salutaires, seront une séduction et une perversion des main et «Er0MMes ; car Jésus-Christ dit lui-même : Quiconque n'’écoute pas Hat du l'Église, qu'il vous soit comme un païen et un publicain. Et si l’aue docteurs BAteur du sermon erroné en vingt articles composait quelque chose contre cette mienne réfutation sans le prouver par l'Écriture sainte, le droit canon et les saints docteurs, ou sans produire des raisons
On plaisir js ar chacune
réfutation. C’est de quoi je proteste publiquement ici.
Pour la gloire de Dieu, le salut de l’homme et l'honneur du Sain Siége apostolique !.
Tels sont textuellement, d’un côté, le sermon de Luther contre Je indulgences ; de l’autre, la réfutation qu’en fit le Dominicain Jea Tetzel : réfutation calme et mesurée, dont le fond consiste à oppose au novateur de Wittemberg ce que saint Irénée, Tertullien, Vince
de Lérins et les autres Pères ont opposé aux hérétiques de tous lai temps, savoir : la croyance, la pratique, la tradition, l'enseignemens 1
de toutes les églises, principalement de l'Église romaine. Et àlaf de la controverse, et à chaque question particulière, Tetzel. a soi de la porter au pied du tribunal suprême ; d'avance il se soumet à jugement : que Luther s’y soumette à son exemple, la discussio pourra continuer entre eux, comme entre deux fils dociles de même mère ; mais si Luther n’écoute pas l'Église, il n’y a plus d discussion ; Luther lui sera comme un païen et un publicain. Luther fit une réponse superficielle et sophistique sur quelqu
accessoires ; quant au fond, l’on y découvre le caractère de l’héré4 siarque, esprit faux, orgueilleux, opiniâtre. La soumission au juge ment suprême de l’Église, il l’esquive par une équivoque bouffonne. Pour la comprendre, il faut savoir que le même mot allemand sign È
fie soumettre, présenter et offrir ?. Luther dit donc de Tetzel :
Pour donner plus d'apparence à son dessein, il me veut contraindi à soumettre (offrir) mon sermon à la connaissance de sa Sainte papale, du Saint-Siége apostolique et des universités non suspect A quoi je réponds : Je n’ai besoin d'aucun ellébore, je n’ai pas no4 plus un si gros rhume, que je ne sente pas cela. Cependant, cela ni tardera guère, je présenterai ma matière, peut-être plus qu'il ne leu sera agréable. Pour le moment, c’est assez ,u’il ne soit pas néces saire de charger sa Sainteté papale et le Siège de Rome avec des pré dications non nécessaires, à moins qu'il n’y eût un siége de bois 4
cant; encore moins avec des textes évidents de l’Écriture, que l'a! prêche et que l’on comprend de concert par toute la chrétienté
no t.18,p. 898-564, — ? En allemand, erbiete”. — 5 Walch, t, 18, p. Si) fi 54 et 55,
(Liv. LXXXIV. — De 151°0
naturelles et suffisantes, nul Chrétien ne doit s’en scandaliser, cx | ce ne seraient que des paroles en l’air. Et si dans son ouvrage, l’au-Mi teur ne se soumet pas publiquement et par écrit au jugement dià Pape, du Saint-Siége et des universités non suspectes, je n'écrirak point contre désormais, mais le tiendrai indigne de réponse et del
1545 de l’ère ch
] la rejette. Tet tre tenues pou ienté, par rap} Église. Je répc me dans la ch:
end des bonne auvaises 1. Or ême le droit auvaises de l1 oleur consent :
ue ce soit à lui ême l’applicat:
octeurs de l’Ég e vains échos d entences, d’Ale:
étant pas appt uther reste jug.
pnjectures incet e ce n’est poin ouvoir de décla re ?, Enfin, qu ême plus de :
raient tenu ce ontre une seule itre premier, v ge du ciel vo ons annoncé, q x Pères de l'É, ce en question
> Wittemberg.
Tetzel avait pro it soumission at êt à subir la pri entillesses, qu’il de #, Au lieu de ille et le feu qu
Mangeur de fer rc A on trouve à Vi Quant à l'autorité de la coutume et de la tradition, voici comment L
onvenance 6, E
Walch, p. 510, n.
MMbId,, p. 678, n, 45, «
XXII
Ve — De 151008 1545 de l'ère chr.| DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 49
daliser, c0 la rejette. Tetzel dit : La coutume et la pratique de l'Église doivent vrage, laure tenues pour une loi. Or, la coutume et la pratique de la chréienté, par rapport aux indulgences, est telle. Donc c’est une loi de Église. Je réponds : Il est vrai que ce qui est de pratique et de coume dans la chrétienté équivaut à une loi de l'Église ; Mais cela s’enend des bonnes pratiques et des bonnes coutumes, et non pas des auvaises !. On comprend, du reste, que Luther se réservait à luiême le droit de décider quelles étaient les pratiques bonnes ou auvaises de l’Église universelle, à peu près comme le rebelle ou le oleur consent à se soumettre aux lois de la société civile, pourvu Que ce soit à lui de juger si ces lois sont bonnes et de s’en faire luiême l'application. Luther ne se gêne pas plus avec les Pères et les octeurs de l’Église. Pour lui, fussent-ils des milliers, ce ne sont que e vains échos de saint Thomas, de saint Bonaventure, du Maître des entences, d'Alexandre de Halès. Leurs sentiments » Même unanimes, tant pas appuyés sur l’Écriture ni sur de bonnes preuves, de quoi uther reste juge en dernier ressort, ne sont que des opinions, des pnjectures incertaines, et ne peuvent être que cela , d’autant plus e ce n'est point à eux, mais au concile général, qu’appartient le ouvoir de déclarer définitivement la vérité qui se parle sans Écrire ?, Enfin, quand même un grand nombre, que dis-je! quand ême plus de milliers encore de docteurs, fussent-ils tous saints, e de l'héré Mraient tenu ceci ou cela, ils n'auraient cependant aucune valeur on au juge Ælontre une seule sentence de l'Écriture, comme dit saint Paul, chabouffonne ire premier, verset huit, aux Galates : Quand nous-même ou un mand sigts@hge du ciel vous annoncerait autre chose que ce que nous vous tzel : Mons annoncé, qu’il soit anathème 5. Bien entendu que ce n’est point contraind x Pères de l'Église, fussent-ils des milliers, d'interpréter la sensa Sainték nee en question, mais à Luther seul. Tel était la modestie du moine 1 suspecté æÆ Wittemberg.
ai pas n0: 0 Tetzel avait protesté de cesser la disc::"sion si Luther ne prometant, cela nt soumission au jugement de l’Église ; lui-même s’y était soumis, qu’il ne leuÆét à subir la prison, l’eau et le feu. Luther lui répond, entre autres pas nécéntillesses, qu'il se moque de ses cris comme des braiements d’un ec des pré he 4, Au lieu de son eau et de son feu, il lui conseille le jus de la de bois vi @kille et le feu qui s’évapore des oies rôties 5, Tout en l'appelant un re, que l'oBangeur de fer rouge et un pourfendeur de rochers, il lui fait savoir étienté ?. M'on trouve à Vittemberg bonne hospitalité, porte ouverte et table ci comme onvenance 6, Enfin; dit-il, Tetzel se plaint que mon sermon excite ,t.18,p. sil © Walch, p. 510, n, 20. — ? Ibid., t. 18, p. 566,n. 6 et7,—5 Ibid.,n. 9. — Mid, p. 578, n. 45, — 5 N, 46, — 6 N. 49.
XXII, 4
un grand scandale et le mépris du Siége de Rome, le mépris de la Solircette tro: foi, du sacrement, des docteurs de l’Église, Tout ceci, je ne saurais ns le danger le comprendre que de cette manière : Aujourd’hui même le ciel va MS centaines d tomber, et demain il n’y aura pas un vieux pot qui ne soit en pièces 1, Ms 1, — Ce s0 Avec ces bouffonneries dans une affaire aussi grave, Luther feint "8 La seconde toujours qu’il ne s’agissait que de cette simple question : Les indul- ses adversai gences sont-elles commandées ou non ? tandis qu’il attaquait auda. S prochain, y cieusement le pouvoir même de l'Église à octroyer des indulgences, Me celui qui 1 qu’il niait l'autorité de la tradition, l'autorité des Pères et des doc- colère. Mais teurs, et avant cela même le libre arbitre de l’homme, le fondement Mons vu que les de toute morale et de toute société. Cette originelle et profonde hypo- bienfaisance crisie de Luther n’a point été assez remarquée. s ponts, répa Le 15 février 1518, il écrivait à Spalatin, secrétaire intime de l’é- "Mulager les âm lecteur de Saxe : Vous me faites deux petites questions. La première, "fidèles, se libé quelle intention doit avoir celui qui veut offrir ou faire une autre Mrs la justice d bonne œuvre? Je réponds en deux mots : Dans toutes les œuvres, il Mfochain, et nou faut avoir la pensée du désespoir et celle de l'assurance ; du déses- #n pas plus que poir, à cause de toi et de ton œuvre ; de la joie, à cause de Dieu et de Mers nous ou sa miséricorde. Car ainsi parle l'Esprit : Le Seigneur se plaît en ceux M l'Église, ne qui le craignent et qui espèrent en sa miséricorde. Car la crainte a que non; « est comme un commencement de désespoir. Et pour parler nette: M bonne qu’elle ment : Chaque fois que tu veux offrir ou faire quelque chose de bon, Mix pieds, dans | sache et crois fermement qu’une telle œuvre ne saurait plaire à Dieu, @ Chrétien. si grande, si bonne, si pénible qu’elle puisse être, mais qu’elle mé- "Le dimanche « rite d’être réprouvée. C’est pourquoi, commencez par vous accuser, on X une lettre vous et votre bonne œuvre, et par vous en confesser à Dieu ?, Msitions touchar Nous voyons ici de nouveau le principe satanique de Luther, que, Miprès du Saintde leur nature, les bonnes œuvres sont des péchés, et qu’il n’y a de Mure : ce qui 1 salut pour l’homme que de croire comme article de foi que Dieu les nquille, A l'en lui pardonne, ainsi que ses autres crimes. C’est comme si Satan di- l irs d'indulgence sait à Dieu : Tu as beau faire, tout est à moi, car le bien même est MBiculer de précis un mal. “Me nous. avons V La seconde question, dit Luther, est de la vertu de l’indulgence, lats, sans l'ECE\ de ce qu’elle peut. Cette affaire est encore douteuse, et ma contro- l publier une sér verse à cet égard flotte encore parmi les injures ; cependant je dirai Mt allumé un gra deux choses. L'une, en secret, à vous et à nos amis, jusqu'à ce que le de ce qu'ils né ‘affaire devienne publique : Je pense que les indulgences, de no 6 votre Saintoté à jours, ne sont qu’une tromperie des âmes, et qu’elles ne servent “puter librement qu'aux paresseux et aux lâches. Notre Carlostadt n'est pas de cetMluent sur les indi avis; mais je sais néanmoins qu’il n’en fait nulle estime. C’est pot ne la puissan
545 de l’ère «
1N, 60, — * Walch,t, 15, append., p. 9, epist. 4, n, 2. Walch, t, 15, appe
545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 51
olir cette tromperie, que, par amour de la vérité, je me suis engagé ns le dangereux labyrinthe de la dispute,
centaines de Minotaures, de Rhadaman s1. — Ce sont les gracieux titres que Lut
La seconde chose qu’il présente comme ses adversaires, c’
prochain, le celui qui colère. Mais c’est déguiser la
en pièces 1, suther feint Les indulquait auda..
dulgences, et des doc- * fondement
4 Pour des œuvres onde hypo- S le prochain : bâtir des églises, des hôpitaux,
5 ponts, réparer des chemins, entretenir les pauvres d’un hospice, me de l’é- UMulager les âmes du Purgatoire, défendre les Chrétiens contre les
première,
à des dettes que l'on a contractées enune autre Mrs la justice divine; car,
après tout, nous sommes notre premier œuvres, il Mochain, et nous devons aimer les autres comme nous-mêmes, mais
du déses- "Mn pas plus que nous. La question est de savoir si une bonne œuvre Dieu et de vers nous ou envers les autres, récompensée d’une indulgence iît en ceux 4 l'Église, ne vaut pas mieux que Sans cette indulgence. Luther la crainte Ma que non; oui, mais comme il dit qu’une œuvre quelconque, rler nette- 1 bonne qu’elle puisse être, est et sera toujours un péché, foulant se de bon, x pieds, dans la même lettre, et la logique du philosophe et la foi re à Dieu, 8 Chrétien.
u’elle mé- Le dimanche de la Sainte-Trinité 1518, Luther adr 1S accuser, Mon X une lettre, avec une défense de eu 2, Msitions touchant les indulgences, Il ther, que, 4 près du Saint-Père, comme un hér il n’y a de Mrjure : ce qui le console, c’e e Dieu les Mnquille, A l'un croire, les Satan di- Mrs d'indulgence : il Le même est Miculer de précis
essa au pape ses quatre-vingt-quinze prose plaint d’avoir été décrié étique, un schismatique, un st qu'il a la conscience innocente et auteurs de tout ce mal sont les prédica- $ accuse vaguement d'excès, ; il accuse de même leurs instr A" TOUS. avons vues irréprochables. Ayant é idulgence, Plats, sans recevoir de tous une r a contro- M publier une série de
mais sans rien uctions imprimées, crit contre à quelques éponse favorable, il se vit obligé Propositions qui, au dire de ses adversaires, nt je dirai . ‘allumé un grand incendie Paï tout le monde, Cela vient peutà ce que Me de ce qu'ils me refusent à moi seul, qui cependant, par l'autorité s, de node votre Sainteté apostolique, suis maître en théologie, le droit de 1e servent puter librement comme les autres dans les universités, non-seuas de cetMéent sur les indulgences, mais sur des articles plus importants,
C'est pour F@nme la puissance et la miséricorde de Dieu. Ce
qui m'étonne
Waleh, t, 15, append,, p, 9, epist. 4, n. 4,
52 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De 1517 À
qu'ils me refusent le droit que j'ai recu de la puissance de votre M Sainteté, c'est que, bien malgré moi, je suis contraint de leur ac. MS que le Pape corder des choses bien plus considérables, savoir : de méler les ré. 10 lement décla veries d'Aristote à la théologie, et de ne produire dans leurs disputes 4 ment d4 pén que des mensonges sur la majesté divine, contrairement au pouvoir "# Enfin, le: qu'ils ont reçu de votre Sainteté 1. 7 publique au Ces paroles de Luiher sont bien à remarquer. Il y confesse, de tint ses qua son propre mouvement, que son droit de docteur en théologie, aussi 8 romaine sur bien que celui des autres, lui vient de l'autorité suprême du Pape, et les bonnes œ qu'il lui a été donné uniquement pour et non pas contre la foi ca. À docteurs de | tholique. Bien des docteurs modernes, en Frarce et ailleurs, ne fe. Æ d'Erfurth la raient pas mal de méditer cet aveu de Luther. particulièrem Il s'étonne ensuite que ses thèses sur les indulgences se soient 4 sitions dans u promptement répandues partout, et s’écrie : Maintenant, que dois-je lui-même éta faire ? Me rétracter, je ne le puis ni le veux 2. + on s'estendur Cependant il dit à la fin de sa lettre : C’est pourquoi, très-Saint. @ teurs et de tor Père, je me jette aux pieds de votre Béatitude, et me remets à elk = j'ai un magni avec tout ce que je suis et tout ce que j'ai. Donnez la vie ou la mort M après avoir ét appelez ou rappelez, approuvez ou réprouvez, comme il vous plaira, 4 logie, rejetée ]
à 1515 de l’èr(
toutes, entre
j'écouterai votre voix comme celle de Jésus-Christ même, qui pré Voilà ce qu side en vous et qui parle par votre bouche ; et si j’ai mérité la mort nouvelle et si je ne refuse pas de mourir ?, 2 détruisant le |:
Ces paroles sont assurément fort belles. Cependant la parole impor! # l'homme de ce tante n’y estpas ; ils’offre bien à mourir, mais non point à se rétracter:. 4 le plus horribl au contraire, il s’y refuse. Il y a du calcul dans cette rhétorique. {4 L'affaire éta
La veille de la Pentecôte de la même année 1518, Luther adresu) 4 teurs. Le pape une lettre semblable, avec la défense de ses thèses, à Jérôme Seul. à l'évêque d’A: tet, évêque de Brandebourg, dans le diocèse duquel se trouvai @ Sujet de certair Wittemberg. Il y proteste qu’il ne conclut rien comme certain, maï.# 816, et qui co qu’il soumet tout à la sainte Église et à son jugement. Il supplie lé) | le moine à con vêque de prendre une plume et de l'encre, d'effacer de ses thèses l'électeur de Sa qu'il jugerait à propos, de les jeter même au feu, assuré que lui du Pape l’univ Luther, n’en prendrait point de peine#, Et cépendant tout cela parat@if tinua de répan n'avoir été qu'une comédie ; car dès le 13 février de la même anné veaux libelles. ; nous l'avons vu écrire confidemment à Spalatin qu'il regardait 1«M@ ordonne à son indulgences comme une tromperie des âmes, et ceux qui les défen.L# Luther, en pre princes de l'em] de nouveaux o:
repent, le légat
D'ailleurs, dans cette apologie de ses quatre-vingt-dix-neuf thèse sur les indulgences, Luther n’en rétracte au. +: 6, mais les maintient}
— *Ibid., p. 501, — 5 Ibid., append,, p. 11 et 12.
pend,, p. 20 et 21,
* Walch, t, 15, p. 492 et seqg., n. 9 et 10. — 3 Ibid., n. 12, — Sibid., n,16RM * Waïch, t, 18, p î