‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 16 sur 122 · Le Plat, Monumenta conc. trid., 2, p. 21 et seqq · texte numérisé non relu

Le Plat, Monumenta conc. trid., 2, p. 21 et seqq

58 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De À

ensuivi et s’ensuivrait, protestant de poursuivre son appel et de relever autant qu'il le jugerait à propos 1.

Tel était le langage de Luther dans cet appel notarié. Il se gù noins dans ses lettres confidentielles. A propos de cette ordonna du Pape ou de la précédente, il écrivait à Spalatin : Avec mon pe:lation, je fais imprimer quelques observations théologiques sui bref apostolique, ou plutôt diabolique, dont vous m'avez envoyik exemplaire; car il est incroyable qu’un pareil monstre puisse pl venir du souverain Pontife, surtout de Léon X. Mais, quel que à le polisson qui, sous le nom de Léon X, essaye de me faire pal qu'il sache bien que je comprends la plaisanterie. Que, si la à émane de la chancellerie, je leur ferai savoir bientôt leurs impuderfi témérités et leur impie ignorance 2. ?

Léon X avait décidé la question des indulgences ; mais c’étà 4 les moindres erreurs de Luther. I en restait d’autres plus graves, M où même il avait commencé, et qui renversaient le fondement m4 de toute morale, de toute société, de toute justice, de toute religl et même de toute raison naturelle, Non-seulement il niait le I arbitre de l'homme, base première de tout ordre moral, politique: que jen’aif religieux ; il soutenait que l’homme, lors même qu'il fait ce quiuatre cents et r en lui, pèche motellement et mérite l'enfer; que le juste Mules Ler, qui vi pèche dans tout ce qu'il fait de bon, et mérite ainsi châtiment. M dans un décret piété absurde, qui fait de la justice de Dieu une cruauté plüs qi res, et que sans satanique, de punir l'homme non-seulement du mal qu'il ne pe l'triomphera là éviter, mais encore du bien qu’il fait de son mieux. Certes, c'estQ émérité. Alors le plus furieux *enin qui soit sorti de la gueule du dragon. Or, que si Grégoire est l'essence même du luthéranisme. Menblé les décré

Luther continua de soutenir cette doctrine, et par écrit et de aurait rien. C’e voix : nous l'avons vu dans la conférence de Heidelberg et d'Erféfublié les décrets II la soutint, aussi bien que Carlostadt, dans ses disputes ave Tel est le fam Dominicain Eckius, notamment dans leur conférence de Leipsable sophisme : en 1519. Aux treize propositions d'Eckius, Luther en, opposa t rue Grégoire IX autres. La seconde est ainsi conçue : Nier que l’homme pèche délireirième siècle. le bien et qu'un péché véniel ne l’est pas tel de sa nature, ou quPeçu, parce qu’il péché demeure encore dans un enfant après le baptême ; nier cMiécrétale du pap c’est fouler aux pieds tout ensemble et saint Paul et Jésus-Chrirate nous appr Cette proposition, ajoute-t-il , rent. ‘me trois choses : 40 que di Église qu’on ne une bonne œuvre il y a péché ; 2 que le péché n’est point véniefatière ecclésias: soi, mais uniquement par la grâce de Dieu ; 3° que le péché ref Luther compo: après le baptême ?, Bproposition. Il y

à 1545 de l'ère «

La septièm que c'est, ni le arbitre est ra que quelqu'un ou que la foi ‘indique ici tr libre arbitre es en ce qu’il nie en ce qu'il n’ac La treizième évolte ; elle es outes les autre omains, qui oi ombattus par pas sages de l'Ét On s'étonner iellement à so ckius ; car il

! Le Plat., t, 2, p. 37 et seqq.— ? Walch, t. 15, append., p. 36,n. 3.— 91h 1. 18, p. 882. 1 Walch, t, 48, ni

XXIV, — De À

appel et de

La septième proposition porte : Celui-là montre qu'il ne sait ce que c’est, “i la contrition, ni le libre arbitre, qui prétend que le libre arbitre est raaître de ses actions, bonnes ou mauvaises, ou qui rêve que quelqu'un n’est pas justifié uniquement par la foi de la parole, ou que la foi n'est pas détruite et perdue par chaque péché grave. ‘indique ici trois erreurs d’Eckius, ajoute-t-il : Ja première, que le libre arbitre est maître de ses actions ; la seconde, qui est encore nire, en ce qu’il nie que l’homme soit justifié par la foi seule; la troisième, en ce qu'il n’accorde pas que la foi se perd par chaque péché mortel 1, La treizième proposition est un pas de plus dans le chemin de la évolte ; elle est de la teneur suivante : Que l'Église romaine soit sur outes les autres, cela se prouve par les simples décrets des Pontifes omains, qui ont été fabriqués depuis quatre cents ans; mais ils sont ombattus par les histoires authentiques de onze cents ans, par les pa: sages de l'Écriture sainte et par la décision du concile de Nicée 2, Æ On s’étonnéra peut-être de cette hardiesse, Luther écrit confidentoute reliÿicllement à son ami Spalatin, que c’est un piége pour prendre | niait le WEckius ; car il ne manquera pas de crier que je ne puis le prouver 1, politiquiht que je n’ai pas bien compté les années, puisque, il y a plus de fait ce quiŒuatre cents et même mille ane, l'Église romaine, notamment le pape e juste mBules Ler, qui vivait peu après le concile de Nicée, enseignait déjà bâtiment, Sans un décret que l'Église romaine est au-dessus de toutes les auauté plus res, et que sans elle on ne peut ordonner aucun concile. A coup sûr, qu'il ne pi] triomphera là-dessus et rira de mon incroyable imprudence et ertes, c’etiiémérité. Alors je dirai : Que ces décrets n’ont jamais été reçus, et gon. Or, tue si Grégoire IX, Boniface VIIL et Clément V n’avaient pas ras- Memblé les décrétales dans des livres, l'Allemagne certainement n’en crit et deaurait rien. C’est donc à ces trois Papes qu'il faut attribuer d’avoir g et d'Erfébublié les décrets des Pontifes romainset affermi la tyrannie romaine #, putes aval Tel est le fameux piége de Luther, qui n’est au fond qu'un miséde Leips#able sophisme : La décrétale de Jules I n'a jamais été reçue, parce opposa ue Grégoire IX n'a publié sa collection des décrétales que dans le e pèche déireirième siècle. Autant vaudrait dire : L'Évangile n’a jamais été re, Où quPeçu, parce qu’il n’a été imprimé que dans le quinzième. Quant à la 1e ; aier Gécrétale du pape saint Jules, les historiens grecs Sozomène et So- Jésus-Chrfiitrate nous apprennent que c'était dès lors une ancienne règle de 40 que défi Église qu'on ne devait ni assembler de concile, ni rien décider en

int vénil@æmatière ecclésiastique, sans l'autorité du Pontife romain. | péché r' Luther

rié. Il se gx te ordonna Avec mon# Jogiques su vez envoyéi re puisse pl , quel que à ne faire pal ue, si la bi rs impuderfi

mais c'étail lus graves, dement m4

n. d,— 3 Ib

60 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV, — De 1

églises d'Orient n’ont été soumises à l'Église romaine. Le seul téma gnage de Socrate et de Sozomène suffit pour lui donner le démer sans compter saint Athanase d'Alexandrie, saint Paul de Constanl nople, les conciles œcuméniques d'Éphèse et de Chalcédoine, la le de l'église d'Orient au pape saint Symmaque, et le formulaire pape saint Hormisda, souscrits par tous les Orientaux. Mais tous À moyens étaient bons à Luther. Lui-même dira plus tard à W lanchton : Quand nous serons à l'abri de la violence et que nd aurons la paix, nous raccommoderons facilement nos artifices, 18 mensonges et nos fautes. C’est ainsi que Chytrée et Célestin, de historiens protestants du seizième siècle, citent et entendent ul lettre de Luther à Mélanchton du 30 août 1530 1. |

Un vieux Dominicain, Sylvestre Priérias, maître du sacré pal ayant vu les propositions de Luther contre les indulgences, en 6e vit une réfutation en forme de dialogue entre Luther et lui, À adressée à Luther même, qu’il qualifie encore de cher frère. Tl l'opuscule est dédié au pape Léon X. Priérias y pose d’abord quil principes, comme règles fondamentales dans toute discussion er théologiens. — Premier principe. L'Église universelle est essenii lement la société de tous les fidèles : virtuellement, l'Église roma chef de toutes les églises, et le souverain Pontife. L'Église romië est représentativement le collége des cardinaux, et virtuellemenh Pape, chef de l’Église, mais d'une autre manière que Jésus-Chnil — Second principe. Comme l'Église universelle ne peut errer, li qu'elle prononce sur la foi ou les mœurs, de même un concile lié time, y compris le Pape, ne peut errer lorsqu'il fait ce qui est eu pour connaître la vérité ; autant en est-il de l’Église romaine ou8 Pape, lorsqu'il prononce comme Pape, suivant son office. — TM sième principe. Celui qui ne tient pas à la doctrine de l'Église roma et du Pontite romain, comme à la règle infaillible de la foi, del quelle la sainte Écriture elle-même tire son autorité, celui-là est L rétique. — Quatrième principe. L'Église romaine peut décider su foi et les mœurs, soit par des paroles, soit par des actions. Et conf celui-là est hérétique qui tient quelque chose de contraire à la él de l’Écriture sainte, de même est hérétique celui-ci qui conclut 08 trairement à la doctrine et à la pratique de l'Église dans ce qui garde la foi et les mœurs. — Corollaire. Quiconque dit des int gences, que l’Église romaine ne peut pas faire ce qu’elle fait rés ment, celui-là est un hérétique 2. |

515 de l'ère ch

es quatre p us paraissent rs orthodoxe birais pas mé m'y amenait ssi finir l’erre Après avoir F aire contre le s, le maître d br, la discute & aire sentir cor glise.

Luther y répo pas sérieuse iste, comme jt de l'Écritur bmisme, dans ivains de Ron lique lui-mê: sse momentan Lil, qu'il ne l s; Mais, Ce qu reste, il souti Priérias répliqu personnalités blique fut acco sidérable en d ntife romain ; ulgences.

e premier liv sommaires : !

tle Pape est le ciel sur la terr s Assyriens, de:

te de toutes. 3 mauté, non-se Dans le gouver ain de l’unive Dans l'empire 1 Chytræus, Historia augustanc cunfessicnis (Francofurti ad Mænum! hef suprëme, ( P. 275, in-40). — Georg. Cælestin. Hist. comitior. anno 1530. Augustæ (Frans

ad Oderam, 1591, t. 3, fol. 24, p. 2.) —? Walch, t. 18, p. 83 et 84. 2 Walch, t, 18, p. :

ie.

KXXIV, — De 5515 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE,

Le seul témces quatre principes du vieux Dominicain, avec leur corollaire, ner le démeus paraissent très-bien résumer la doctrine des Pères et des doc- I de Constadrs orthodoxes, notamment de saint Augustin, qui a dit: Je ne édoine, la letbirais pas même à l'Évangile si l’autorité de l'Église catholique formulaire m'y amenait ; et encore : Rome a parlé, la cause est finie : puisse . Mais tous si finie l'erreur !

us tard à WAprès avoir posé ces règles fondamentales, comme la pierre ance et que nBlaire contre laquelle viendront se briser à jamais toutes les hérés artifices, Ses, le maître du sacré palais reproduit chaque proposition de Lu- Célestin, defir, la discute avec calme et en peu de mots, se bornant d'ordinaire entendent wMaire sentir combien elles sont contraires à Ja foi et à Ja pratique de

Rclise.

lu sacré palLuther y répondit dans les premiers mois de 4518; il y répondit, ences, en édiin pas sérieusement, mais pour se jouer et se moquer de son antather et lui, Mniste, comme d'un vieux radoteur, qui ne savait pas le premier her frère. TBt de l'Écriture sainte, mais était enfoncé dans les ténèbres du d’abord quilimisme, dans les décrets menteurs des Papes,

iscussion eti@ivains de Rome. C’est dans ces termes gracie le est esse

dans les ignorants

ux que Luther s’en lique lui-même. Pour les quatre principes de Priérias, il les

Église romaliiisse momentanément sous silence, en ayant plutôt deviné le sens, Église romêé-il, qu'il ne l’a compris. Il se moque d'Aristote et de saint Thoirtuellemer@é&s; mais, ce qui est à remarquer, il se loue beaucoup de Gerson 2. e Jésus-Chril reste, il soutient opiniâtrément toutes ses erreurs. eut errer, lMPriérias répliqua par une réponse modérée et polie, an concile If personnalités injurieuses que Luther lui avait a e qui est abiiblique fut accompagnée ou suivie du sommair

où il repousse dressées. Cette e d'un ouvrage plus dont le premier prouverait l'autorité du office. — Tiiintife romain; le second » la doctrine de l’Église romaine sur les Église romdiBulgences.

le la foi, te premier livre avait ou devait avoir seize chapitres, dont voici celui-là est sommaires : 40 L'Église est une monarchie et une hiérarchie, t décider sut le Pape est le chef su prême. 2 L'Église militante est le royaume ons. Et con ciel sur la terre, la monarchie du Christ, la cinquième après celles aire à la vi Assyriens, des Perses, des Grecs, des Romains, et la plus excelui conclut te de toutes. 3° Dans ce royaume spirituel, le Pontife romain a la ans ce quBmauté, non-seulement d'honneur, mais encore de juridiction. dit des in@ Dans le gouvernement ecclésiastique, le Pontife romain est le souelle fait rétain de l'univers, ayant la même puissance que saint Pierre. M Dans l'empire ou gouvernement ecclésiastique, le’ Pape seul est ad Menum Chef suprême, et il l’est partout. 6 Il l’est toujours. 7° Il est la ugustæ (Frans S4. Valeh, t, 18, p. 219 et 213. — 2 Ibid., p. 120 et seqq.

romaine ouMihsidérable en deux livres,

62 HISTUIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV.— De 151:

55 de l’ère chr.]

source de toute juridiction ecclésiastique. 8° Sa juridiction est la plus J haute, et il n’y en a point qui lui soit comparable. HE iv l SpA L ecclésiastique, le Pontife romain est le suprême légis Mn et ses 1 lois obligent tous ceux qui veulent obtenir le salut. 400 Il y ch ; juge suprême, et cela par institution divine. 11° Il l'est sans de k Ë juge au-dessus de lui, s’entend toujours d’un Pape MER 1 l'est sans collègue. 13° II l’est sans appel. 14° Seul, il est le juge suprême des controverses sur la foi et les mœurs. 15° Il du est juge ; infaillible, lorsqu'il agit comme Pape ou chef, se servant u secour 4 des membres, et faisant loyalement ce qui est en lui pour connaître 1 la vérité : ce serait autre chose s’il agissait sans MALE 160 Le Pape seul a cette prérogative, et non pas le concile se : be | Ces seize propositions, même dans ce qu elles ont de plus fort, ne L sont que le développement de cette ancienne loi pures r'ap- L pelée par les Grecs Sozomène et Socrate, qu'on ne peut rien or us | ni terminer dans l'Église sans l’autorité du Pontife romain; € à cette autre non moins ancienne, que toutes les causes majeures doi- l vent être réservées au Saint- Siége ; enfin de cette loi toujours vivante, n que tant que Rome n’a pas parlé, la cause n'est pas finie. si Le second livre de Priérias avait ou devait avoir Mers fé chapitres, où il expose sur les indulgences le Vos ui 10 un ! telle que Luther lui-même confesse 1 avoir préchée d abor Sa | Luther réimprima cette pièce, entremêlée de AE QAR RAS à : moqueuses, avec une préface et un épilogue. Dans la pie ti À entre autres : « Tient-on et enseigne-t-on librement et pu iquemen de pareilles choses à Rome, à la connaissance et pue ‘à REA : du Pape et des cardinaux (ce que je n'espère pas) ons js ‘à confesse publiquement, par cet écrit, que le véritable an us ; $ assis dans le temple de Dieu, et qu'il règne dans la vraie RE PanN | vêtu de pourpre et d’écarlate, et que la cour Lee sk HA gogue et l'école de Satan !. Dans son épilogue, Bu # re ë “È pas moins. Il y appelle le vieux Priérias un organe ( # " mi Romanistes ou catholiques romains, des Nemrods, as. ds Ï 4 des hommes.de sang , des sybarites, des socomites, D DLL ARE qui séduisent toute la terre par des mensonges. HA BG En nous punissons les voleurs par la corde, les meurtr sys * ie les hérétiques par le feu, pourquoi n9 sauna eanaus BAA PA et ces pernicieux docteurs de perdition, tels que | BRéBr PR be évêques, et toute cette purulence de la BRAue as, l . poisonnent sans cesse et perdent entièrement l'Eglise de Dieu ? pot

4 Walch,t. 18, p. 213.

oi ne pas les att:

ps leur sang, pu 5 descendants, a loilà comme Ex e, dès l’année 1!

e et avant qu’i

Pnte d'une mani

e éruption. Déj:

se et contre la pi n autre antagt it canon et prêt:

is l'ayant vu en lement les indul, e déclara contre inistrateur de

son zèle, ses pr.

Bohème et y ava s de Jean Hus à aient beaucoup dicants lui avaie pas. Cependant,

Pare séparés du P l de l'Église que

uther répondit d

jortait un caprico Æ littéraire, Luthe

Judas, d’indigne

mot de l'Écriture

ond, Luther ne :

lui-même ; il re

es et des docteur

ation constante ( Dre : Pais mes aq Bis de ce qu’elle ve Mooncordat entre I

hton y prit part

eux de religion, le

A\alch, t, 18, p. 246.

I. — De 151: 545 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. est la plus M s l'empire à ur, et ses L y estle A

oi ne pas les attaquer avec toute espèce d'armes, et laver nos mains ps leur sang, puisque nous voudrions bien nous arracher, nous et s descendants, au feu le plus grand et le plus à craindre 1?» MNVoilà comme Luther s’exprimait dans une controverse théologis avoir de M e, dès l’année 1519 ou 1520, lorsqu'il se disait encore soumis au ain. 12 1 Me et avant qu'il eût été condamné nommément. Le volcan ferst le juge à nie d'une manière terrible, il bouillonne, il écume, il est prêt à n est juge Me éruption. Déjà l’on entend les portes de l’enfer rugir contre l’'É- “aie et contre la pierre sur qui elle est fondée. connaître PS n autre antagoniste de Luther fut Jérôme Emser, licencié en lé. 16° Le Mit canon et prêtre à Dresde. Il avait d'abord été l'ami du moine; Pape. és l'ayant vu en 1519, dans la dispute de Leipsick, attaquer nonis fort, ne fi lement les indulgences, mais l'autorité du Pape et le libre arbitre, que, rap- Mile déclara contre lui pour la vérité, Il écrivit d'abord à Jean Zaken , ordonner hinistrateur de l’église de Prague et prévôt de Leitmeritz, qui, ain; et del son zèle, ses prédications et ses vertus, était comme l'apôtre de eures doi-MéBohème et y avait ramené un grand nombre d'habitants des errs vivante lfirs de Jean Hus à la foi catholique. Ce qui restait de Hussites es- Puient beaucoup dans les innovations de Luther : deux de leurs ment seixÏidicants lui avaient même écrit pour lui faire connaître ces dispoatholique Mlbns. Cependant, en la dispute de Leipsick, il les désapprouva de avec zèle lBére séparés du Pape, même dans la supposition qu'il ne füt le apostilla ff de l'Église que par institution humaine. Emser crut utile de face, :1 difiinder cette particularité à l'administrateur de Prague, avec quel-

liquemenSs réflexions pour atfermir les catholiques et convertir les Hussites ermission Bohème ?,

nn ee PRO LIT

Mputher répondit de son style accoutumé. Emser était de race noble

echrist @BBortait un capricorne dans ses armes. Conformément à son urba-

Babylone, n à littéraire, Luther adressa sa réponse au bouc Emser, le traitant

t la syntMSudas, d’indigne théologien, d'idole du monde, qui ne sav s'emportMimot de l'Écriture sainte, et autre atan ; lé@fond, Luther ne reconnait d'autz

smaélites SR lui-même ; il rejette ouvertement l'autorité de la tradition, des ntechrists es et des docteurs, 1

à primauté du Pape de droit divin, l’interenfin : SÉStation constante et unanime de ces paroles de Jésus-Christ à saint le glaive re : Pais mes agneaux, pais mes brebis, et félicite l’université de lutôt susiis de ce qu'elle venait d'appeler du Pape au concile, à l’occasion ardinaux SEconcordat entre Léon X et François Ler #, La lutte continua: Mé- >, qui en-chton y prit part; Luther allait toujours en avant : il attaqua les eu ? pou'-Bux de religion, le célibat des prêtres istinetio

ait pas s gentillesses de ce genre. Quant e règle que l’Écriture interprétée

CU GC n]

alch, t, 48, p. 245, — 2 Ibid., p. 1479-1489, — 3 Ibid., p, 1489 et seqq.

des laïques, sous prétexte que saint Pierre dit à tous les Chrétiens .#

Vous êtes le sacerdoce royal ; d’où il prétend conclure : Donc touh les Chrétiens sont prêtres. — Oui, comme tous les Chrétiens sont rois# Dans une de ses réponses, Emser rappela une parole mémorah} que Luther avait prononcée dans la dispute de Leipsick, et qui déf voile le secret de son âme : Ce n’est pas au nom de Dieu que j'ai co mencé ce jeu, ce n’est pas au nom de Dieu qu'il finira. Luther convi de l'avoir dit ; seulement il prétend l'avoir dit, non pour lui-mêr mais pour Emser et consorts 1. Réponse tout à fait digne d’une c médie où le loup voudrait jouer l'agneau.

D'autres défenseurs de la foi catholique s’élevèrent encore contnk les hérésies de Luther. Dans ce nombre furent les frères Mineurs Franciscains de lutterbock, de Wittemberg et de Weimar. Les pr miers, dans un chapitre provincial de Saxe (avril 1519) dressèr une liste de quatorze ou quinze propositions hérétiques soutenu par Luther, et les dénoncèrent à l’évêque diocésain, qui était ce de Brandebourg. L'un d’eux, lecteur ou professeur du couvent, h

joignit une liste de huit erreurs qu’il avait entendues de la bouc

de Luther même, dans un entretien à Wittemberg. Les principa de toutes ces erreurs étaient : que l’homme n’a point de libre arbith que Dieu lui commande des choses impossibles ; que le Pape n point chef de l'Église par institution divine; que les conciles généra peuvent se tromper sur la foi et la morale. Luther répondit, par u lettre du troisième dimanche après Pâques, aux Franciscains d’l terbock, et par une défense de ses propositions adressée au publ Suivant sa coutume, il parle avec un souverain mépris non-seul ment de ses adversaires, mais encore de saint Thomas et saint B naventure. Quant à ses erreurs, il soutient les plus capitales mêm avec unè opiniâtreté insultante.

Vous ne lisez rien, dit-il aux frères Mineurs, encore moins con prenez-vous quelque chose, et cependant vous voulez juger de doctrine. Cela vous arrive particulièrement dans la doctrine du lib arbitre, lequel, d'après le témoignage d’Augustin, n’est rien ; al l'homme ne peut faire que le mal, et jamais rien de bon, si ce n'

par la grâce de Dieu. Par conséquent, le libre arbitre, laissé à lui

même, n'est point libre, mais asservi au péché, comme Auguslis l'enseigne dans son deuxième livre contre Julien. Mes chers, gardé donc vos inepties pour vous, et abandonnez vos rêves extravagantl

Dans la doctrine chrétienne vous entendez moins que rien ; sy

hâäbleurs pour vous, et laissez-nous lire les saints Pères 2,

1 Walch, t, 48, introduct., p. 93, col, 1. — ? Ibid., p. 1676,

[Liv. LXXXIV. — De 1518

1546 de l’ère chr

Dans la défa it que l'homme u'on appelle 1 homme a un li u’il l’a été ; aut blement esclav ulien, l'appelle éeouune mais vaient auparava lus faire ce qu’ 'bitre 1, Ici reviennent u livre trente-h « Les pélagien bitre avait péri > libre arbitre n ouvait le premi > bonnes œuvre er encore : ce pnclut que le lib » qui est faux, € ropositions ving ompe dans son janière assez ne ordre naturel et

Autre ordre. Le |

at de nature p:

inteté surnature rel, il n’y peut erfection de sa n:

cours d’une grâc e quelques bien ès choses que sai éologie scholasti stesse, et que l’É «Le saint doct acte du libre a Emériter, Dans u hble et inamissibl

Walch, t. 18, p.ft imp. contr. Jul., | XXHI1,

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