‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 17 sur 122 · IV. — De US 1546 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

IV. — De US 1546 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

Chrétiens @ Dans la défense adressée au public, à propos de l’article IX : : Donc tou É it que l'homme n'a point de libre arbitre, Luther répond : Voilà ce Wu'on appelle l’hérésie des manichéens..…. — Je dis donc que homme a un libre arbitre, non pas qu’il le soit encore, mais parce u’il l’a été ; autrement ce n’est qu’un arbitre ou une volonté vériablement esclave. C’est pourquoi Augustin, deuxième livre contre ulien, l'appelle un serf arbitre... De même donc qu’une ville ruiée ou une maison écroulée conservent le nom et le titre qu’elles vaient auparavant et qu’elles auront dans la suite, mais ne peuvent lus faire ce qu’elles pouvaient auparavant, ainsi en est-il du libre 'bitre 1, [ci reviennent naturellement les observations que nous avons faites u livre trente-huit de cette histoire :

« Les pélagiens reprochaient aux catholiques de dire que le libre bitre avait péri par le péché d'Adam. Saint Augustin répond que » libre arbitre n’a point péri, mais qu’il est déchu de l’état où se ouvait le premier homme ; qu'en conséquence, il ne peut plu: faire bonnes œuvres qui méritent la vie éternelle, mais qu’il peut péer encore : ce qui est vrai. Mais saint Augustin va plus loin, et bnclut que le libre arbitre n’a plus de puissance que pour pécher ? : » qui est faux, et ce que l'Église à justement condamné dans les ropositions vingt-sept et vingt-huit de Baïus. Le saint docteur se ompe dans son raisonnement, parce qu'il ne distingue pas d’une anière assez nette et précise entre la nature et la grâce, entre ordre naturel et l’ordre surnaturel, entre les biens de l’un et de autre ordre. Le premier homme fut créé non-seulement dans un at de nature parfaite, mais encore dans un état de justice et de inteté surnaturelles. Par le péché, il est déchu de l’ordre surnarel, il n’y peut plus faire aucun bien, il a été même lésé dans la rfection de sa nature , en sorte que, de ses seules forces et sans le juger de fBcours d’une grâce divine, il ne peut plus faire, dans l’ordre naturel, ine du libre quelques biens, éviter que quelques péchés, et non pas tous. Voilà st rien ; aB@s choses que saint Augustin ne démélait point assez, mais que la ; Si ce n'@Méologie scholastique a distinguées avec beaucoup de justice et de aissé à hibstesse, ct que l'Église a confirmées par ses décisions. Le Augusié « Le saint docteur ne présentait pas non plus une idée assez rs, gardÆacte du libre arbitre, nécessaire à la créature pour mériter ou travagantBémériter. Dans un endroit, il appelle libre arbitre le désir invin-

rien ; soy@ble et inamissible que nous avons d’être heureux #, Ailleurs, à

? Walch, t 18, p.f1722-1724, — 2 Contr: duas epist. Pelag., 1, 2, n, 9:item., tmp. contr. Jul., 1, 8, n, 112, 119, = 3 Ibid., 1, 6, n. 26. XXII, 5

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cette observation que celui-là n’est pas libre qui ne peut vou, me le persu qu’une chose, il répond : Mais Dieu est libre, quoiqu'il ne puis# rincipes des vouloir que le bien ; mais les anges sont libres, quoique, par une hu. siècles chr reuse nécessité, ils ne puissent vouloir que ce qui est bon 1; et ps Que fait me là il veut conclure que l’homme aussi est libre, quoiqu'il ne puis "Église, l'auto vouloir que le mal. En quoi il confond liberté, exemption de cn utorité des c trainte et de violence, avec liberté, exemption de nécessité. Pour mur une mép riter ou démériter en voulant une chose, il faut qu’on puisse voulis ette méprise, autrement ; si on ne peut vouloir autrement qu’on ne veut, on 1 Dose en princi mérite ni ne démérite. Ainsi nous désirons, nous voulons notre pr éanmoins da pre bonheur, non par contrainte et malgré nous, mais par une ind Æhoses impossi nation invincible et nécessitante, et sans que nous puissions vouli$ le désespoir, autrement. Aussi, en cela, nous ne méritons ni ne déméritons. LE Mais les de théologie scholastique a encore très-bien distingué toutes ces chomæ%clairci avec ne et l’Église a condamné avec beaucoup de justice ces propositions de saint Augus Baïus : Ce qui se fait volontairement, quoique nécessairement, se 4 ophismes, ils : néanmoins librement ; l’homme se rend coupable même dan ée, mais cons qu'il fait nécessairement. Miècles. Et voil:

« Une méprise non moins grave, et qui est peut-être la source dd; lence contre autres, c’est le sens que saint Augustin suppose à ces paroles des ote, afin de p« Paul : Tout ce qui n’est pas d’après la foi est péché ?. L’ApôtéÆonfusion des i après avoir dit que ceux qui mangeaient des viandes immolées n fait la rema idoles, contre leur conscience, en croyant que c'était un péché, Blhentanée, éche chaient réellement, en donne cette raison générale : Car tout ce @ Mchisme déplor n’est pas d’après la foi, c'est-à-dire d’après la persuasion intime ouËÆ sa ruine sous conscience, est péché. Or, en vingt endroits de ses ouvrages, l'une méprise Augustin suppose aux paroles de l’Apôtre ce sens : Tout ce qui hisme et l’héx pas d’après la foi chrétienne, tout ce qui ne l’a pas pour princ ui plonger dans est péché 3. D'où il conclut formellement que toutes les bonnes œumäe mots, donte des infidèles, comme de faire l’aumône, de garder la foi conjugid tre Ja prépare sont des péchés, attendu qu'ils n’ont pas la foi. Erreur très-grat eaux barbares condamnée par l'Église et uniquement fondée sur la fausse interpé Nous avons : tation d’un texte de saint Paul #. » Main Totzel s’en Les docteurs catholiques avaient donc raison de dire, au temps@ersités catholic Luther, que saint Augustin avait excédé en quelque chose ; qu'aBeipsick, entre tout et après tout il faut s'en tenir à l'autorité et à la doctrine BÆckius de l'autr l'Église, suivant le symbole des apôtres : Je crois La sainte Église @u jugement de tholique, et suivant l'exemple même de saint Augustin, qui dit: Puniversité de ne croirais pas même à l'Évangile si l'autorité de l'Église catholifondamnèrent « . Propositions tire 1 Op. imp. contr. Jul., 1.1, n. 100-105, — 2 Rom., 14, 28, — 3 Contr. liE heilleures œuvr 1.4, n. 30-82.— + T, 7, 1. 38 de cette histoire, æommande des

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