‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 46 sur 122 · XIV. — De · texte numérisé non relu

XIV. — De

: de saint Jeyn st de lui; y "quoi donc ne ce que Jésus ilà ce que I elle vous di:

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à 1545 de l'ère chr.]

lntin Luther osa soutenir que l'Église avait pu errer dans le discernenent des saintes Écritures. Ce que le roicombat ainsi : « A Luther je n'opposerai que Luther même ; car personne ne contreäit plus sou-

Brent ou plus fortement Luther que Luther. Dans le sacrement de

l'ordre, il dit que l'Église a ce don de pouvoir discerner les paroles Die Dieu d'avec les paroles des hommes, Comment donc aujourd'hui dit-il être indigne de l'esprit apostolique une épître ue l'Église, dont jldit le j'gement infaillible, a jugée remplie de l'esprit apostolique 1?»

«J'aiadmiré quelque temps, ajoute le royal auteur, pourquoi cette épitre de saint Jacques déplaît si fort à Luther. En ia lisant plus fouvent et avec plus d’attention, j'ai cessé de m’étonner. Car l’a-

Bpôtre écrit de manière qu’il semble avoir connu Luther d'avance pôtre

bar l'esprit prophétique, tant il dépeint l’homme au naturel. Sous prétexte de la foi, Luther méprise les œuvres; au contraire, saint Bacques démontre par la raison, par les Écritures et par des exembles, que la foi sans les œuvres est morte. Quant au pétulant babil de Luther, il le censure en plus d’un endroit, et sévèrement. Si quel-

Pou'un, dit-il, se croit religieux, ne réprimant pas sa langue, mais

Béduisant son cœur, sa religion est vaine. Luther peut encore appliquer à sa langue ces paroles qu’il ne saurait lire sans dépit : La angue est un mal inquiet, plein d’un venin mortel. Il voit enfin que ‘est sur ses dogmes que tombe ce que dit le même apôtre de cer-

bains disputeurs : — Y a-t-il quelqu'un parmi vous qui soit sage et

Bsavant ? qu'il fasse paraître ses œuvres dans la suite d’une bonne vie,

ec une sagesse pleine de douceur. Mais si vous avez dans le cœur n zèle, une jalousie pleine d’âmertume et un esprit de contention, De vous glorifiez point, et ne mentez point cont:: la vérité. Car ce n'est pas là la sagesse qui vient d’en haut, mais c’est une sagesse terestre, animale et diabolique. Cag où il y a de la jalousie et de la

Aontention, il y a aussi du trouble’et toute sorte de mal. Mais la sa-

esse qui vient d'en haut est premièrement chaste, puis amie de la Daix, modérée, docile, susceptible de tout bien, pleine de miséricorde Lt de fruits de bonnes œuvres : elle ne juge point, elle n’est point dis- Binulée. Or, les fruits de la justice se sèment dans la paix, par ceux qui font des œuvres de paix. — Voilà, cher lecteur, ce qui indispose

Bluther; l'apôtre le dépeint comme s’il l'avait vu 2. »

Le roi tui-même décrit d'une manière piquante l’inconstance et les fraudes de Luther dans la dispute, son impudence à éluder les saintes Buitures, ei conclut ainsi : : Que sert-il de discuter encore avec lui, Quisqu'il ne s'accorde ni avec Les autres ni avec lui-même ? Il nie

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