LXXXIV. — De (57 ne ils le méritent, , €t ils, se condui
nt été forcés en ste, si les biens de à des usages pro.
seigner, qu’il n'ait authentique de ça aseignant ou pré.
er, sans employer prétendent qu'on nt aussi d'injures re, à cuir la messe s autres saints, à des, et à soulager ité du crime qu'ils n. En un mot, on le la. foi et le ser.
fiscation desbiens, s ; On rétablira les its, de même que s y seront obser.
areront attachés À ont placés sous la ter, et il leur sera ils voudront, sans
er le concile en un qu'il puisse être jus ces règlements ellations quelcontoute sa vigueur, y emploiera toute dépens de sa vie, empêcher l'exécuera ordre à celi reprise ; que S'il y ‘inces et villes voi:
violence. Enfin là ceux qui n'auront
Buine veut souffrir ni magistrat ni droit,
11545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.
Nous avons vu que dans l’ancienne co manique, ainsi que chez toutes les na fondamental était la profession de la foi ls temps et de tous les lieux ; sans cet selle, on ne pouvait être ni roi, ni prince, ni citoyen : une et la même pour tous, cette loi générale mettait l’uni vers, dans l’Europe, dans chaque royau contraire est une cause active et incessa chie. En 1530, l’empereur Charles-Q d'Augsbourg maintiennent la foi fond œslitution de l'empire germanique l'univers ; ils la maintien
tvolutionnaires se liguent et prenne l'ancienne constitution de l'empire et
par les nouveaux principes de l’anarchi
Le 22 décembre 1530, les princes luthériens se liguèrent à Smalalde, et résolurent de prendre les armes contre l’empereur même, kur souverain, s’il entreprenait d'exécuter contre eux la loi fondamentale de l'empire. L'année précédente, Luther les avait détournés de cette coalition, comme d’un crime ; cette année-ci » il les y pousse, wmme à une bonne œuvre. C’est que la diète d'Augsbourg n'avait pi tourné à son gré. Dans un de ses plus violents libelles, « Averlisement à mes chers Allemands, » il s'écrie : & Si l'on en vient à la guerre, ce dont Dieu nous préserve ! je ne veux Pas avoir appelé rebelle niqu'on appelle de ce nom le parti qui se sera mis en défense contre cs homicides et Sanguinaires papistes, mais je veux qu’on l’anpelle défense à son Corps défendant, comme ce l’est sans doute ; sur quoi je n'en rapporte au droit et aux juristes. Car, quand les égorgeurs et 6 chiens altérés de sang n'ont qu’un désir, de tuer, de brûler, de flir, ce n’est certainement Pas rébellion de s’insurger, d’opposer la
bre à la force, le glaive au glaive. Il ne faut Pas traiter .de rébelin tout ce que les chiens de san
laient bien par là fermer la bouche et le În que personne ne pût ni les châtier P éendre avec le poing, mais qu'eux bain libres ; ils cherchent donc, par ce mot de rébellion, à effrayer iprendre tout le monde, et se rassurer eux-mêmes, Tout beau, I Compagnon ! ta définition ne vaut rien, et je le prouve. Il n'ya “rébellion quand quelqu'un agit contre le droit, autrement toute lation du droit serait une rébellion ; mais celui-]à est un rebelle, qui les attaque et les veut
poing à tout le monde, ar la prédication, ni se seuls eussent la gueule et la
336 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV, — De 1517
anéantir, qui s’érige soi-même en maître et en droit vivant, comme ee l'a fait Munzer: voilà ce qui s'appelle un rebelle. Résister à oç Ml chiens de sang n’est donc pas faire de la rébellion, car ce sont BA "°"* les papistes qui commencent, qui veulent la guerre, et non la paix : évêqu c’est aux papisles que convient le nom de rébellion et de révolte, car is ils n’ont Hour eux ni droit divin ni droit humain, mais agissent pa de dor méchanceté, contre tous les droits, comme les meurtriers, les scélé. M 1° 5 rats et les parjures 1. » le Papi
C’est par ces libelles furieux, car il en fit jusqu’à trois plus em- ai il , portés l’un que l’autre, que Luther sonna le tocsin de la guerre civile MR" : en Allemagne. Zwingle, qui l'avait allumée en Suisse, y fut tué dans MR © une bataille. Vers ce même temps, Luther publia sa conférence avee MR 4°? d le diable contre la messe privée. Bucer travaillait à réunir les luth. MR "2E | riens et les sacramentaires par ses équivoques sur l’eucharistie, "à ane P rage de Luther contre le Pape croissait avec les années ; on ne se fait log pas d'idée de ce qu'il en dit dans ses derniers libelles. Il met parni de 4 les articles de Smalcalde, dont il ne veut jamais se relâcher : « Que MN. oilà le Pape n'est pas de droit divin ; que la puissance qu’il a usurpée est' érèques. pleine d’arrogance et de blasphème ; que tout ce qu'il a fait et fait fl délc encore en vertu de cette puissance est diabolique ; que l'Église peut realut nl et doit subsister sans avoir un chef; que quand le Pape aurait avoué BR etf qu'il n’est pas de droit divin, mais qu'on l’a établi seulement pour Pape pot entretenir plus commodément l'unité des Chrétiens contre les sec. MR 07 Preu taires, il n’arriverait jamais rien de bon d’une telle autorité, et que le Le lanc meilleur moyen de gouverner et de conserver l'Église, c'est que tous MR" er les évêques, quoique inégaux dans les dons, demeurent pareils dans sœrèle, jeur ministère sous un seul chef, qui est Jésus-Christ; qu’enfin le Pape Le Janc est le vrai antechrist 2, » arait beau
Nous rapportons exprès tout au long ces décisions, parce que Mélanchton y apporta une restrictionquine peut être assez considérée,
À la fin des articles, on voit deux listes de souscriptions, où paraissent les noms de tous les ministres et docteurs de la confession d'Augsbourg. Mélanchton signa avec tous les autres ; mais pare qu'il ne voulait pas convenir de ce que Luther avait dit du Pape, il fit sa souscription en ces termes : « Moi, Philippe Mélanchton, j'approuve les articles précédents, comme pieux et chrétiens. Pour le Pape, mon sentiment est que, s’il voulait recevoir l'Évangile, pour la paix et la commune tranquillité de ceux qui sont déjà sous hi ou qui y seront à l'avenir, nous lui pouvons accorder la supériorité sur les évêques, qu’il a déjà de droit humain 3. »
1 Walch, t. 16, p. 1972. — 2 Art, 4, — 9 Concord.,p. 336-399, — Bossuet, riat., 1. 4, n. 38 et 39,
y. LXXXIV, — De 1517 roit vivant, comme Ile. Résister à co ellion, car ce sont re, et non la paix:
n et de révolte, car , Mais agissent par eurtriers, les scélé.
qu’à trois plus em.
a de la guerre civil aisse, y fut tué dans sa conférence avec à réunir les luthé.
ur l’eucharistie, 'à nnées ; on ne se fait elles. Il met parmi se relâcher : « Que qu’il a usurpée est' e qu'il à fait et fait ; que l'Église peut > Pape aurait avoué bli seulement pour ens contre les sec- > autorité, et que le lise, c'est que tous eurent pareils dans st; qu’enfin le Pape
cisions, parce que re assez considérée, iscriptions, où pars de la confession autres ; mais parce vait dit du Pape, il > Mélanchton, j'apchrétiens. Pour le ir l'Évangile, pour sont déjà sous ii rder la supériorité