‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 2)Chapitre 86 sur 122 · LXXXIV. — De · texte numérisé non relu

LXXXIV. — De

engendrant de la riage chrétien de és saints comme

beaucoup à notre dit-elle, qu'on re.

ontifical, que les uvement de celui s faire cet injuste tion, c’est-à-dire s fausses idées de

iques d’une may Qu'il était aussi e son sexe, Tout saint Antoine et t François y sont à leurs disciples, 1 de leurs péchés rop bien pourvu

l'on y met parmi econnait pour la er n’a pu refuser ompte parmi les saint Françoiset . Saint François, le, animé d'une jusqu'à Gerson, concile de Con.

ainsi l'Église rozième siècle, >, l’article même rçoit-on que l& Ils commencant : d’avoir aboli k le extrême révé.

ies ordinaires, »

> eten dressa là pait les yeux du

les prières,

lévation, l'oraison dominicale, l’Agnus Dei,

de grâces.

pas à l'ext

servé le chant et même le chant en latin, dans la confession d'Augsbourg. On y mél

ilest parlé de l’oblation qu'on faisait à Di

k peuple, toujours frappé au dehors des pis garde d’abord ;

supportable,

églises ; que celui des Grecs différait de celui i parmi les Latins, celui de Milan d'avec

D'épétait par trois fois dans la confessio

salt de l'inculquer dans l'apologie, uilmettaient

On avait mé

41545 de l'ère chr.]

peuple. On y garda l'Introit, le 4 yrte, la collecte, avec les cierges et l'en

l'épitre, l'évangile, edo, la prédication, la consécration, l'éla Communion, l’action ienne, qui ne Paraissait

la préface, le Sanctus, les Paroles de

Voilà l’ordre de la messe luthér érieur fort différente de la nôtre;

comme il paraissait par l'usage et fit alors. Bien plus, on ne disait ession d'Augsbourg e

i est rapporté de l'histoire tripar-

On avait Ôté dans le Canon

celui des Latins, et même, celui de Rome. Voilà de quoi leur disait Pas que ces canons rences fort accidentelles ; que

dieuse, on faisait accroire à l'Ésans qu’il n bon mouvemeit : ce qu’on n d’Augsbourg, et on ne ces-

330 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv, LXXXIV. — De 151: à 15, mirable doctrine des catholiques, à qui on faisait dire « que Jésus. M pour Christ avait satisfait dans sa passion pour le péché originel, et qu'il quell avait institué la messe pour les péchés mortels et véniels que l'on l'on commettait tous les jours, » comme si Jésus-Christ n'avait pas éga. dogn lement satisfait pour tous les péchés ; et on ajoutait, comme un né. toucl cessaire éclaircissement, « que Jésus-Christ s'était offert à la croix Mé non-seulement pour le péché originel, mais encore pour tous le À pale autres; » vérité dont personne n'avait jamais douté. Il n’est done MA chass pas étonnant que les catholiques, au rapport même des luthériens, BB tabiit. quand ils entendirent ce reproche, se soient comme récriés tout MN toire d'une voix : que jamais on n'avait oui telle chose parmi eux 1, Maisi MR Faut-i fallait faire croire au peuple que ces malheureux papistes ignoraient pale € jusqu'aux éléments du christianisme 2. Voyez Malgré cela, les protestants n’osaient encore rejeter l'autorité de MW nie plu l'Église romaine. Ils se glorifiaient d’avoir pour eux les saints Pères, Il al principalement dans l’article de la justification, qu’ils regardaient M de l'Ég comme le plus essentiel ; et non-seulement ils prétendaient avoir BW r'avon: pour eux l’ancienne Église, mais voici encore comme ils finissaient somme l'exposition de leur doctrine : « Tel est l'abrégé de notre foi, où l'on MR bienvei ne verra rien de contraire à l’Écriture ni à l'Église catholique, ou MR somme même a L'ÉGLISE ROMAINE, autant qu’on peut la connaître par ses M naître ] écrivains. Il s’agit de quelque peu d'abus qui se sont introduits dans pas. Et les églises sans aucune autorité certaine ; et quand il y aurait quel à £r et la que différence, il la faudrait supporter, puisqu'il n’est pas nécessaire Enfin que les rites des églises soient partout les mêmes 3. » ft oppe Dans une autre édition, on lit ces mots : « Nous ne MÉPRISONS Pas sein, Ils LE CONSENTEMENT DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, ni ne voulons soutenir ls par cert. opinions impies et séditieuses qu’elle a condamnées; car ce ne sont faire voir point des passions désordonnées, mais c’est l'autorité de la parole ils se sou de Dieu et DE L’ANCIENNE ÉGLISE qui nous a poussés à embrasser cette C'est « doctrine, pour augmenter la gloire de Dieu et pourvoir à l'utilité def adressée bonnes âmes dans l’Église universelle 4. » 1e pouva On disait aussi dans l’Apologie, après y avoir exposé l'article de religion, AE la justification, qu'on tenait sans comparaison le principal : « Quel blée du c FER c'était la doctrine des prophètes, des apôtres et des saints Pères, dl tion dans saint Ambroise, de saint Augustin, de la plupart des autres Pères, sistait da: et de toute l’Église qui reconnaissait Jésus-Christ pour propitiateurà général, | et comme l’auteur de la justification ; et qu'il ne fallait pas prendre lerminées concile gé 1 Chytr. Hist. Conf. Aug. — ? Bossuet, Variat., |. 3, — 9 Conf. Aug., art, 1,

édit. Gen., p. 22, 28, etc. — Apol. resp. ad Arg.,p. 141,ete. — + Edit. Go pol, re

art, 21, p. 22. S Célest, His:

Liv. LXXXIV, — De 151:

ait dire « que Jésus.

ché originel, et qu'il s et véniels que l'on hrist n'avait pas épa.

utait, comme un né.

tait offert à la croi ncore pour tous Jes douté. Il n’est done ème des luthériens comme récriés tout : parmi eux 1, Maisil * papistes ignoraient

à 1545 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

pour doctrine de l'Église romaine tout ce qu’approuvent le Pape, | quelques cardinaux, évêques, théologiens on moines 1 : » par où hi l'on distinguait manifestement les Opinions particulières d'avec le : Mr reçu et Constant, où on faisait profession de ne vouloir point toucher.

rejeter l'autorité de eux les saints Pères n, qu'ils regardaient s prétendaient avoir omme ils finissaient de notre foi, où l'on glise catholique, ou la connaître par sa sont introduits dans nd il y aurait quel n'est pas nécessaire s 3,»

US Ne MÉPRISONS P4s voulons soutenir les ées; car ce ne sont itorité de la parok és à embrasser cette urvoir à l'utilité des

Pape comme chef visible If 1

6 légat Campège : « Nous | if ]

n'avons pas d'autre l'Église romaine ; nous ;

€ leur confession de foi Fi TOR ft opposée à PÉgl ine, ‘ils se fussent retirés de &in. Ils tâchaient de fai i i

’Augsbourg, : JU à CI éclaré qu’elle | [00 le pouvait rien Céterminer Ï Al s'agissait de la | religion, mais qu’elle agirait

blée du concile universel, El

exposé l’article de e principal : « Que des saints Pères, de t des autres Pères, ; pour propitiateur, C le Pape éiant fallait pas prendre à tenir un dait parler

8 Conf. Aug. art. !l,

1, ete. — + Edit, Gen, ! 4pol, resp. ad art., p, 141, — Bossuet, Variat., 1,3, — 2 Ep. Camerario, = ÿ Célest, Hise. Aug. Conf.. 1, 3, — Pallavic. Hist. Concil, Trid

332 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV, — De 15/7

alors : c'était d’un concile général assemblé par les Papes; et las protestants s’y soumettent en ces termes : « Si les affaires de la reli.

gion ne peuvent pas être accommodées à l'amiable avec nos parties |

nous offrons en toute obéissance à votre majesté impériale de com. paraître et de plaider notre cause devant un tel concile général, libre et chrétien. » Et enfin : « C’est à ce concile général, et ensemble} votre majesté impériale que nous avons appelé et appelons, et now adhérons à cet appel.» Quand ils parlaient de cette sorte, leur in. tention n’était pas de donner à l'empereur l'autorité de prononcer sur les articles de la foi; mais en appelant au concile, ils nommaient aussi l’empereur dans leur appel, comme celui qui devait procure la convocation de cette sainte assemblée, et qu'ils priaient en atten. dant de tenir tout en suspens.

Une déclaration si solennelle demeurera éternellement dans l'acte le plus authentique qu’aient jamais fait les luthériens, et à la tête de da confession d'Augsbourg, en témoignage contre eux, et en reconnaissance de l’inviolable autorité de l'Église. Tout s'y soumettai alors ; et ce qu’on faisait, en attendant sa décision, ne pouvait être que provisoire. On retenait les peuples, et on se trompait peut-être soi-même par cette belle apparence. On s’engageait cependant, « l'horreur qu'on avait du schisme diminuait tous les jours. Après qu'on y fut accoutumé; et que le parti se fut fortifié par des traités et par des ligues, l'Église fut oubliée, tout ce qu'on avait dit sur sn autorité sainte s'évanouit commeun songe, et le titre de concile libre et chrétien, dont on s'était servi, devint un prétexte pour rendre il lusoire la réclamation au concile, comme on le verra par la suite,

Voilà l’histoire de la confession d'Augsbourg et de son äpologk, On voit que les luthériens reviendraient de beaucoup de choses, peut-être de tout, s'ils voulaient seulement prendre la peine d'u retrancher les calomnies dont on nous y charge, et de bien con: prendre les dogmes où l’on s’accommode si visiblement à notre dor trine. Si l’on eût cru Mélanchton , On se serait encore approché beau: Coup davantage des catholiques; car il ne disait pas tout ce qu voulait; et pendant qu'il travaillait à là confession d'Augsbours, lui-même en écrivant à Luther sur les articles de foi qu'il le priait de revoir : J{ les faut, dit-il changer souvent et Les accommoder à l'on sion 1, Voilà comme on bâtissait cette célèbre confession de foi, qui est le fondement de la religion protestante ; et c’est ainsi qu'on traitait les dogmes. On ne permettait pas à Mélanchton d'adouci les choses autant qu'il le souhaitait, « Je changeäis, dit-il, tous l4

1L.1,ep.1.

jours davat ait-il il'ex songe toujou cruelle

(Liv. LXXXIV, — De 151

par les Papes; et lu les affaires de la rel.

able avec nos parties, | té impériale de com.

concile général, libre énéral, et ensemble et appelons, et now e cètte sorte, leur in.

utorité de prononcer oncile, ils nommaient li qui devait procure ‘ils priaient en atten.

j'en aurais changé beaucoup FA

. . Le Ru Mais, poursui- do à-dire, comme hu, l Ce qui pouvait arriver, on ne

ponse:; et le qu'il pouvait aux

uellement dans l'ace Menportements de son maître et de toujours pleurant et

ériens, et à la tête de tre eux, et en recon.

Tout s’y soumettai ion, ne pouvait étre sé trompait peut-être zageait cependant, « us les jours. Après ortifié par des traité l'on avait dit sur sn titre de concile libre texte pour rendre il le verra par la suite, > et de son äpologi, Jeaucoup de chose, endre la peine d'u ge, et de bien con.

blement à notre doc.

core approché bear:

Le diète rendit son décret da elui de Worms, h substance.

On ne souffrira point ceux ur la cène; on ne fe

ns le même sens. C’

était le même que mais plus ample et en termes pl

us forts ; en voici

qui enseignent une

‘ On rejettera l'opiion de ceux qui nient le libre arbi j 4 l condition des bêtes,

rver toutes les utres usages :

qui en seront seront privés aussitôt après la leurs femmes et rentrer e réhabilités par l'évêque, le tout

lorsqu'il en aura été informé par son

> foi qu'il le priait de ccommoder à l'ocu onfession de foi, qu t c’est ainsi qu'on élanchton d'adouci eais, dit-il, tous ke

iques mariés ci-devant à leurs bénéfices, et ceux-ci conférés à d’autres,

lète ; Cependant ceux qui voudront quitter is leur premier état Pourront êtr ivant le bon plaisir du Pape,

DL 4, 6p. 05, — 31. 4,ep.95,— 51, 1, ep. 6, —+ Bossuet, Variat., 1, 3,

334 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXIV. — De {517 légat ; mais les autres seront bannis et punis comme ils le méritent,

La vie des prêtres sera réglée, leur habit décent, et ils, se condui. ront sans aucun scandale. Si les ecclésiastiques ont été forcés en quelque lieu à faire quelque vente ou contrat injuste, si les biens de l'Église ont été injustement aliénés ou appliqués à des usages profanes, tout cela sera nul. Personne n’est admis à enseigner, qu'il n'ait auparavant donné à son évêque un témoignage authentique de sa saine doctrine et de ses mœurs réglées ; et, en enseignant ou pré. chant, ils suivront le décret dont on vient de parler, sans employer dans leurs discours le langage de plusieurs qui prétendent qu'on anéantit la doctrine de l'Évangile. Ils s’abstiendront aussi d'injures et de railleries ; ils exhorteront les peuples à la prière, à cuir la messe avec dévotion, à invoquer la sainte Vierge et les autres saints, à observer les fêtes, les jeûnes, l’abstinence des viandes, et à soulager les pauvres. Ils remontreront aux moines l’énormité du crime qu'ils commettent en quittant leur habit et leur profession. En un mot, on ne souffrira aucun changement dans ce qui regarde la. foi et le ser. vice divin, sur peine de punition corporelle etde confiscation des biens,

On réparera tout le tort fait aux ccclésiastiques ; on rétablira Jes monastères, dans les lieux où ils auront été détruits, de même que les autres édifices, et les cérémonies accoutumées y seront obser. vées. Ceux qui, dans les pays hérétiques, demeureront attachés à l’ancienne religion et approuveront ce décret, seront placés sous la protection de l'empire, sans qu'on puisse les inquiéter, et il leur sera permis de transporter leur. domicile en quel lieu ils voudront, sans qu’on puisse leur causer aucun dommage.

Le Pape sera requis de convoquer et d’assembler le concile en un lieu commode et convenable, dans six mois, afin qu’il puisse étre commencé du moins dans le cours de l'année. Tous ces règlements seront exécutés, nonobstant oppositions ou appellations quelconques ; et afin que ce présent décret demeure dans toute sa vigueur, comme concernant la foi et la religion, l’empereur y emploiera toute la puissance que Dieu lui a donnée, même aux dépens de sa vie, Que si quelqu'un veut user de violence pour en empêcher l'exécution, la chambre impériale, sur ce requise, donnera ordre à cehi qui agit par voie de fait de se désister de son entreprise ; que s'ily persiste, il sera mis au ban de l'empire, et les princes et villes voi. sines viendront au secours de celui qui souffre la violence. Enfin ki chambre impériale : * recevra à plaider aucun de ceux qui n'auroi pas approuvé ce présent décret 1.

1 Sleidan, 1, 7. — Célestin, De Conf. Aug., L. 4.

à 1545 de

Nous manique fondame les temp selle, on pour tou vers, dar contraire chie. En d'Augsbo constituti l'univers ; révolutior révolutior

l'ancienne par les no

Le 29 d alde, et r

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