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à 962 de l'érérchr.) DE L'ÉGLISY CATHOLIQUE. 10! veaux États. Ainsi Hilduin, ayant manqué l'évêché de Liége, reçut de
À lui l'évêché dé Vérone; et puis l'archévéché de Milan. Manassès, ar
chevéque d’Arlés et parent de Hugues, abandonna son église.et- vint
pareillement en Halie, où le roi, sans doute pour affermir luismême ) sa domination, lui donna lés évéchés de Vérone, dé Manioue et de Trente, avec le gouvernement du Trentia: ce qui l'engagea à devenir :
guerrier plutôt qu'évêque. Plus tard il quitta le parti du roi Hugues,
mn et vendit son évêché de Vérone, pour avoir l'archevéché: de Xilan: 11
disait, par une railierie impie, qu'il ne faisait en cela qu’imiter saint
Pierre, qui avair abandonné le siége d’Antioche pour posséder celui | de Rome et celui de Ravénne. Joignez à ceciles mœurs-scindaleuses
D du roi Hugues lui-même. Nor content de sa légitime épouse, ÿ! en- Atretenait un troupeau de concubines. Plusieurs de ses bâtards furent Rélevés aux premières dignités de l'Église, ou du moins ils en usur-
D pérent les revenus ; plusieurs de ses maîtresses-reçurént des abbayes
Dieu récompense, et’ les patrimoines ecclésiastiques étaient, entre ses Runains, l’objet d’un commerce scandaleux, au moyen duquel il amassa
de grandes richesses *,
Hugues régnait depuis cinq ans sur l'Italie ; il s’y était rendu odieux par plusieurs actes tyranniques, lorsque, pour mieux assurer sa couronne, il s’associa, en 931, son fils Lothaire, qu'il avait eu de sa
pirremière mme, Lothaire, fort jeune encore, était étranger à la po- Btique perfidé et à la cruauté de son père. En 938, celui-ci lui fit
le puret È
, 8e con:
de Nicée,
que leur ?
souper.
conduite, d’exhor
>, à prier Ê
re retirés
; d'Italie iment le i d'Italie.
ses nou- =
épouser Adélaïde, fille de Rodolphe If, roi de Bourgogne. Les vertus
de cette princesse, que l'Églisé a placée au nombre des saintes, eurent une heureuse influence sur le caractère de Lothaire 3 et ce jeune prince était autant aimé.des Lombards, que Hugues'en était détesté.
KHugues avait successivement dépouillé tous les grands feudataires, Son neveu Bérenger, marquis d'Ivrée, fut le dernier qu'il consentit
Si ménager. H voulut enfin l’accabler à son tour, et il donna des
ordrès en 940 pour l'enlever avec son épouse et lui arracher les
yeux. Bérenger, averti à temps du danger qu’il courait, par Lothaire, propre fils de Hugues, s'échappa, malgré les rigueurs de Fhiver, par
Miles passages du Saint-Bernard, et se réfugia en Allemagne près du
Do’ Othon le Grand. De là ilcommenca, en 943, à soulever les Italiens tre Hugues. Un gentilhomme lombard nommé Amédée parcôurut, Phiéguisé en pèlerin, les cours de tous les grands feudataires. 11 leur Dpromit les secours de Bérenger, et leur inspira la résolution de secouer
Un joug insupportable. Amédée osa même se présenter devant le oi et observer ies dispositions de ses courtisans. {l revint ensuite en
É ! Luitprand, 1, 3 et 4.
“AMSTOTRE UNIVERSELLE (Liv. LX: — deg M1? de l'ère chr.]
ne RQ A er Par
L dé ara sai proaqué tous les:prôlats d'Îtafe en Aréht autant; à Bérenger, invité"à venir à Milan, y fut er enr purune diète des grands foudataires d’Itelie: Hugues, désespéran dé pouvoir se: défändre, offrit de renoueer à la couronneren favew de son fils Lôthaire, qui n'avait point mérité, rommé hi, ln haine du peuple: Cette proposition fut acceptée, ét Lothaire parut quelque s | teinps réguer, tandis gen réalité toute rimes était ‘dévolue à plusieurs autre
“Le pélligées: ri: été ainsi chiisé: ‘en O4, Rathier; évéque de vérone;-qu'il tenait en prisun depuis deux ans, en sortit:alobs : mai il-fut arrêté: de notveau par Bérenger, à la poursuite de Münassis archevêque de Milan: On le tint trois mois et deraien: prison, pui on lé mena à Vérone, où Miloni, qui avait été intrus: à sa place etor donné évêque, le reçut paraïtifice, pour exclure Manassès, craignart qu'il ne rappelât le roi Hugues. Milon feignit de reconnaître Rathie pour légitime évêque de Vérone, mais il lui donnait tous les'chagrin qu'il poûvait, protégeant coûtre lui les clercs, les vassaux et les sert de l'église, en sorte que. ‘Rathier ne pouvait mi tenir de synode, ni #sistér ‘au ‘chapitre, ni rién ordonner, ni séulement parler de-vie R
d'ailleurs sa vie à Mais avec des mc à le talent de:se fai de le persécuter.
de Noël dans F':
É conspiration si temporelle dans :
et d'ôter Rathier du pays. C'était
corriger ; et était si méptisé qu’un jour, comme if faisait une’ordine DR | En Italie; ke
tion, l'archidiacre «et tout le clergé le lsissèrent seul-et's’ei allère]R ‘50, empoisonn dans une autre église. Enfin l'ârchevêque Manüssès ordonna: évêque leur, à qui cer de Vérone: un clerc de son diocèse d'Arles: Milon, qui était l'auteu RE Ve: Lothaire ne de-tous ces mauvais traitements, feignait cependant si bien d’étrek Emma , qui fut protecteur de Rathier, que, danse royaume sn name la pi cembre . de: a: m
avec Adalbert, s laide, veuve de I livra à toutes les avec la dernière :
la faire hattre à « sa constance, B+ L au bord du lac d | nue au fond dt servir. Adelard, de la-délivrer. H nait de ses bienf
rs le-regardaient comme son meilleur ami.
“* Rathier souffrit deux ans cette bbrsécatio: qui lui semblait ph rddecque’ ‘celle: du roi Hugues ; mais. fl craignait d'abandénner su troupéeu--comié un pasteur mercenaire. Enfit;:le*soi- Lothain lui envoya dire qu’il sortit-de la ville pour ‘céder la: placé à.Mr-È nk:5ès,, qui voulait envahir le siége de Vérone;'outre tént’ d'autre qu'il'ayait déjà. Le roi ajoutait : Je vous avertisien ami de vous re tirer; plutôt que de vous exposer à-être mutilé ou tué par la trahisa de Milon, ‘où tout au moins arrêté et emmiéné où vous ne voudris pas. ‘Rathier quitta donc Vérone, et se retira en Provence chez u ‘seigneur nommé Rostaing, dont il instruisit le fils, pour lequeli
‘composa une grammaire qu’il intitula Serva+Doreum;: voulant di du même prince < "elle gerantissatt ! lss-Éechers di ist ES récon sd cost concertèrenit tous vice, on donna à Rathier un évéché en Provence; mais il le quiti
pour retourner à l’abbaye de Lobes vers l'an 944.: A “D'Ac., Spicil,
1962 de l'ère cbr.) DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. | 4103 Richer, qui sr ds ae rot ein:
ses instructions, q à mort de Faraksert il lui-proeura l'évêché de Liége en 083, / véré. le: pe temmpe qu du Hola pedoa ar- Ÿ chevêque de Calogne. enter ma t quelque MA doquence, serait utile a |
Re por er lai sur la puissance | | svôque de M lisaient les peuples par leurs divisions. perte À À Ratbier ob + mas M serait inviolablement attaché au prince par un tél bienfait, Münaseis BA d'ailleurs sa vie irréprochable fermerait la bouche à 1 méltkance. son, pui D Mais avec des mœurs pures et beaucoup d'esprit, Rathier n'avait pas ace’ et or MA le talent de:se faire aimer. Son peuplele prit en avérsion et ne cessa craignart de le persécuter. Enfin, comme: il: célébrait magnifiquement ja fête e"Rathie MR de Noël dans l'abbaye de Lobes, il s’éleva à Liége contre lui. une s‘chagrin M conspiration si violente, que Brunon, bien qu’il eût toute l'autorité st les sert D temporelle. dans le pays, fut obligé de céder à la nécessité des affaires de, ni as ME ct d'ôter Rathier de Liége, pour y mettre Baldric, issu de la noblesse 5: decvie MR du pays. C'était l'an 956 *. :à
iecrdin: BR - En Italie; ‘le bon roi Éothaire était mort dès: Je. a2 novembre ir allèren MR 950, empoisoné, dit-on, par le marquis Bérenger, son compénas évêque M teur, à qui cependant, comme nous avons. vu, il avait sauvé la it l'autel vie. Lothaire ne laissait de sa femme, sainte Adélaïde, qu'une fille, y d'étrek BR Emma, qui fut mériée à Lothaire IF, roi de France. Le 15 déjé, la pl MR cmbre.de la même année, Bérenger se fit couronner roi d'Htalie, + avec Adalbert, son fils. Îl voulut faire épouser à celui-ci la reine Adé- 1blait ph ide, veuve de Lothaire.-La pieuse princesse s’y étant refusée, il la onnér sol livra à toutes lès füreurs ! de la reine sa femmé, Villa, qui la traita “Lothair M avec là dernière inhumanité, jusqu'à lui faire arracher les cheveux et cé à.M+- PS la faire hattre à coups de pied et de poing. Enfin, n'ayant pu vaincre Fd'autrs Sa constance, Bérenger Il la fit enfermer dans le château de Garda, > vous rh au bord du lac de. ce nom. Là, dépouillée de tous ses biens et retea trahi nue au fond d’une-tour, elle n'avait qu'une seule femme-pour la : voudru Servir. Adelard, évêque de Reggio, eut pitié de son sort et entreprit e chez ul de la délivrer. IE avait été l'ami intime du roi Lothaire, et se'souver lequel ait de ses bienfaits. Martin, n de ses prêtres, autrefois chapelain lant dr M du même prince, partageait tous les sentiments de son évêque. Ils
ca Oncrtérentions deus-bn plan, avec Azsoh, selvnou#de Canosse et
1 le quitià 4 ! D'Ach., Spicil,, 1.12. Ceillier, t. 194
ULiv. LX, — De gs.
se cacher le jourdans les bois, les,
r'acin
Bérenger. lui-même avec son escorte. A l'entrée du champ; il- donne D
l'ordre dé le fureter en tout sens, en écartant les blés avec la lance, Lui-même se dirigea du côté où Adélaïde était couchée dans lecrèux
d'un sillon, Toutefois, il ne la découvrit point, Peu de temps après, È le comte Azzon, prévenu par le fidèle Martin, vint au-devant d'elle, R
avec une compagnie de braves; la. reçut avec le plus.grand respect, et la conduisit de même dans la forteresse. imprenable de Canosse, bâtie non loin de. Reggio, sur un-rocher isolé et taillé à pic. :
. Cependant les seigneurs italiens, irrités contre Bérenger, avaientinvoqué contre {ui les:secours du roi Othon de Germanie, Ce prince était, veuf dépuis trois ou quatre ans de sa première femme Édithe; H-entra en Italie peu de mois après l'évasion d'Adélaïde; il arriva jusqu'à Pavie sans éprouver de résistance, et y épousa Adélaïde, aux fêtes: de Noël de l'an 954. Ces événements furent chantés dans ce tempslà même, en assez beaux vers latins, par un poëte d'autant plus remarquable, que c'était une simple religieuse d'Allemagne, qui, pour apprendre le latin et le-grec, n'eut d’autres maîtres que deux religieuses de son couvent ; phénomène des siècles d’ignorance, en par: ticuliee du-dixième, qu’on ne retrouvera poirt.dans les siècles qui se disent éclairés, pas même dans celui de Louis XIV. Nous aurons ot. casion de connaître de plus près la religieuse poëte de Gandersheim, la bonne sœur Roswithe 1. &
Le roi Othon, se trouvant en italie, envoya au pape Agapit une. à
ambassade, pour demander la permission de venir à Rome, sans.
1 Scriptores rer. german. Canis., t. 4, in-fol. Vita S. Adelhaïd.
à 962 de l'ète; c
rent avec l'hor
D de son siége-et
puyer: deson :
ce concile on:
clercs, depuis:
LE de leurs femm
voir. chez eux:
l'ésêque: de’ fai:
cile veut que t contraints, mi
2 évêques et: au:
chasse, ou de pas d’affaires-e ettous les me sain: mais les la vie monastiq À cette mêm avec son ‘fils À
| l restitation de D voudrait y met
comme ün fief
= de Vérone, qu
doncen Italie-c et les seigneurs Le pape Aga
à Siége près de d
son fils Octavier son autorité dus
S Près le vœu que
dit Flodoard, a
| pouvait avoir d ne P'emicr Pape ç
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int. d'elle, Æ
| respect, Canosse, vaientinince était.
* Hentra à jusqu'à. | aux fêtes:
>: tempsplus re-
ui, pour x. reli-
; ER-Parr es qui se
lONS 0€:
rsheim,
pit une
e, sans.
à 962 de l'ète; chr;]
y une assemblée générale. des évêques. ct qe : et d'Italie. Il 'y. assista- vingt-quatre
pas d’affaires-et ne ‘sortiront point du'cloître sans congé de l'abbé, tous les monastères seront sous la conduite de l'évêque diocésain: mais les évêques n’empécheront point les clercs. d’emibrasser la vie monastiqué. En ce concile on cite souvent les ancienscanons!.
À cette même assemblée d’Augsbourg se présenta Bérenger H avec son fils Adalbert, pour demander au roi Othon son amitié èt
| la restitution de la couronne d'Italie, aux conditions que lui-même | voudrait y mettre. Othon, en effet, rendit l'Italie à Bérenger, mais
comme un fief qui relevait de l'Allemagne, et il se réserva la Marche
à de Vérone, qui lui ouvrait l'entrée de ce pays. Bérenger rentra
doncen Italie-comme roi ; mais il continua d'y maltraiter les évêques et les seigneurs comme auparavant.
Le pape Agapit IF mourut l'an 956, après avoir tenu le Saint-
à Sége près de dix ans. Le prince Albéric était mort dès l'an 954, et
son fils Octavien;: quoique clerc, lui avait succédé en sa dignité et Son autorité dns Rome. À la mort. d'Agapit, il est fait Pape, d'a-
gps le vœu-que-lui en témoignèrent *»s-Romains 4 C'est ce que
dit Flodoard, auteur du. temps. Son pe e s'étant marié en 937, il pouvait avoir dix-néuf ans. Il prit le nom &’ Jean XIL Et c'est le
ne P'emnior Pape: qui: ait changé de nom.
! Labbe, t. 9, p: 685. = 2:Flodoard, Chron., an. 954.
eme hé:véyeniae per ne codablé, 1 voulut ui déinner l'évéahé de Winchester après te de saint Elfége, et il l'en fit :presser in. stamment par ‘la reine, sa mère; mais. Bunstan demeura ferme à le refuser. Le roi Édred, étant mort, eut pour successeur, en 655, so1
neveu Edwi, prince jeune et sans conduite, qui ne suivait-que ses passions et-les conseils des jeunes-gens. Abprosésirat es icon pour les dépouiller de leurs biens, surtout s'ils étaient vertueux ; il pillai les églises, méprisait Ja religion, chargeait ‘es -villes d'expctions, I maltraitait ses parents, même. la reiné, son aïeule, ets’abandonnai aux femmes avec excès. Dunstan, ayant essayé de: le corriger, et voyant sosratis: a el pp edit ns si ass au dit tuipete Por auiple jour. Fe re les prélats et les seigneurs.avec lesquels il avait diné, pour ‘s'enfermer: avec. une femme-qu'il e lretenait. - Is-en furent hoûteux et affligés ; et saint Odon, arckevèque de Cantorbéry, si posa d'envoyer quelques-uns d’entre eux pour ramener le roi. On choisit le saint-abbé Dunstan, avec un: évêque, son parent ; il alh trouver le.roi, le:tira par force d’entre les-bras de. cette. malherreuse.; et; lüi dyant remis la courcnne sur Ja tête, le ramena: devant l'archevèque Odon. La femme ne lui pardonnn pas, ét ne laissa point le roi en repos qu'il ne l’eût envoyée en exil. Il: fit donc premièrement un édit pour ôter : les biens à tous les monastères; en-
suite on vint à Glastonbury, et, après avoir fait l'inventaire de tout 4
i i i milieu Ce':qui appartenait à cette maison, on enleva Dunstan, au-mi pere in “des moines, de ses amis-et des pauvres: Il s'embarqu et passa en Flandre, où le comte le reçut. favorablement ; et il se
rétira au monastère de Saint-Pierre de Gand, le spi estimé, de tous R
pour la piété et les études. .
L'archevêque Odon; de concert avec de seigneurs du soyaunt, voyant que le jeune roi n'écoutait point ses remontrances, as des gens. de guerre tirer par - force de sa cour cette concubine qu aimait le plus; et, après qu'on l'eut défigurée. au visage et: marqué?
d’un fer chaud; il V’envoya.en exil en Irlande. Elle.en sortit quelque F lorbéry. Aussité
} pritle voyage d
temps après et vint à Glocester; mais les gens de. l'archevêque h
prirent, lui coupèrent les jarrets, et, peu de jours après, la firent ; mourir misérablement. Le. roi Edwi lui-même, devenu :insuppor