‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 3)Chapitre 3 sur 72 · X. — De922 M rois ans et M mpoisonné · texte numérisé non relu

X. — De922 M rois ans et M mpoisonné

vint aussi. !

Do DNS après son élection, il écrivit au pape Jean X. une lettre qu'il fi

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4 962 de l'ère chr.] DE L'ÉGIISE CATHOLIQUE. 5

lecteurs que la moitié de r:; conduite, aurait mieux mérité d'eux en la leur faisant connaitre «ut entière.

Vers le même temps, Agius, archevêque de Narbonne, étant mort, Aimeric lui succéda d’une manière paisible et canonique. Aus-

signer par deux évêques, Hugues de Toulouse et Bernard de Béziers. Il priait le Pape de l'excuser de ce que, selon la coutume, il

| n'était pas allé à Rome lui présenter ses respects; et de ce qu’il n’y

avait envoyé personne en sa place, parce que la province venait d'être cruellement ravagée parles Hongrois, et qu'il n'avait pas cru devoir abandonner son troupeau dans cette désolation ; qu'à la vérité la bravoure du jeune marquis Pons avait chassé ces Barbares , mais que les Sarrasins occupaient encore les Passages des Alpes. Le pape Jeun répondit à ces prélats qu'il était sensiblement afiligé des malheurs de leur province. 11 accorde le pellium à Aimeric, mais en ne lui permettant de le porter qu'aux jours de Noël, de Saint-Jean- Baptiste, de l'Assomption et de la dédicace de son église, et pour

{ l'ordination d’un évêque.

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L'an 925, les Hongrois se répandirent en effet comme un torrent sur les bords du Rhin et dans le royaume de Lorraine , saccageant les monastères et autres lieux consacrés à la piété. Sainte Viborade, qui vivait recluse dans une cellule proche le monastère de Saint-Gall, eut révélation de ces nouveaux ravages. Elle en avertit les moines un an auparavant. Personne n’ajouta foi à sa prédiction. Les Hongrois parurent dans le pays au mois de mai de l'an 995 ; sur le bruit de leur marche, Engilbert, abbé de Saint-Gall, fit retirer ses religieux

| avec le trésor du monastère dans un château voisin qu'il avait fait

fortifier.

Il pressa ensuite sainte Viborade de s'y abriter avec les autres ; mais la sainte fille ne put jamais se résoudre à sortir de sa cellule qu’elle avait regardée en y entrant comme un tombeau. Les Barbares y arrivèrent bientôt; (et, ne voyant pas de porte pour entrer, ils montèrent sur le toit, d'où, étant descendus, ils trouvèrent Viborade prosternée en prières devant l'autel de son petit oratoire. Ils la excepté du cilice qu’elle portait sur sa chair, et la tuèrent à coups de hache. Elle est honorée comme martyre le 2me de mai. Viborade avait . ne disciple nommée Rachilde, recluse dans une cellule attenante à la sienne, et à qui

jles Barbares ne firent aucun mal » Suivant la prédiction de la

Sainte.

Les Hongrois se répandirent ensuite dans le royaume de Lorraine et dans la Bourgogne, d’où ils passèrent dans le Languedoc et dans la

eg

6 HISTYIRE UNIVERSELLE

ladie contagieuse se mit dans l’armée des Barbarés et en fit périr la plus grande partie 1.

chevêché de Reims, âjoute que le député du comte Héribert y reve- À nant de Rome, annonça que le pape Jean avait été jeté en prison par !

de la gloire dutpape Jean pour avoir expulsé les Sarrasins de la

épousa en secondes noces Gui, duc de Toscane, qui devint ainsi

‘ennemi politique du pape Jean X. Pour échapper à sa tyrannie, le 3 du comte TI

Pape chercha un appui ailleurs. 11 n’était pas facile à trouver

L'empereur Bérenger avait été assassiné l’an 924. Cet homme étuit É digne de régner ; il était brave, pieux, clément et d’une confiance 4 généreuse en ses ennemis. Ce fut l’héroïsme de sa confiante généro- À

sité qui lui coûta la vie.

trame contre sa personne. Ils-offrirent sa couronne à Rodolfe , roi de de la Bourgogne transjurane, qu’ils invitèrent à passer en lralie,

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(Liv. LX. — Dev? DS, pç0 de Vèx

Provence, pour pénétrer en Italie. Mais ils furent entièrement défaits à prévenu à t par la valeur d’un jeune marquis, Pons, qui fonda, quelques années après, le mouastère de Saint-Pons de Tomières, érigé depuis en évé- M Lui fit sentir ché. En même temps, le ciel combattant pour les Chrétiens, une ma. l

fection qu'il

en attendre:

soit entre n

: : . \ la vertu. Pr Flodoard ; après avoir rapporté l'élection du jeune Hugues à l’ar- M in de vott M au-dessus d

7 était fortifié

Gui, frère du roi Hugues d'Italie, Gui ou Widon, duc de Toscane, 4 des jardins.

était le second mari de la patricienne Marozie, veuve d'Albéric, duc M entendre mi:

de Gamerino et de Spolète. Nous avons vu que cet Albéric, jaloux 1 rencontre, e | : Spies 1 ment. Quelc province romainc, fut tué dans une émeute qu’il avait lai-méme pro- 4

voquée. Afin de soutenir sa puissance à Rome , sa veuve , Marorie,

mis en pièce Deux ans dolfe, roi de

À Hugues vint + députés du |

Bérenger, averti de la conspiration, crut désarmer ses ennemis à À

force de bienfaits. Gui, duc de Toscane, et sa mère, Berthe, étaient À

peu auparavant tombés entre ses mains, et il leur avait rendu

liberté. Adelbert, marquis d’Ivrée, et le somte Gilbert furent faits |

prisonniers par un parti de Hongrois à la solde de Bérenger ; le pre- M yeux du Pap

mier échappa par son adresse, mais le second ne dut sa liberté qu’à la clémence de l’empereur. Bérenger marcha ensuite contre Rodolfe, et le battit. Sa victoire, il est vrai, le rendit trop confiant ; il tomba quelque temps après dans une embuscade, et fut

evtièrement défait. Alors il se retira dans sa ville de Vérone, qui. lui avait souvent servi de refuge. Les conjurés l'y poursuivirent ; ils |

engagèrent un nommé Flambert, noble Véronais, dont l’empere avait tenu un fils sur les fonts de baptême, à l’assassiner, Bérenger

1 Hist, de V'Égl, gallic., 1. 18. Epist. Aimerici ad Joan.

Re ms is

: à accepter le ver à Manto M aveciui de f En 921, Bérenger était sorti triomphant d’une longue guerre ci- SŒ une alliance vile, et, pour la première fois, la paix régnait dans ses États. Mais 4

plusieurs seigneurs, tous comblés de ses bienfaits, ourdirent une ï' une armée à

% Gui, son épc

couronne im

soupçcns du

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24 Jean était ave

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jours après,

persuasion g qu’on l'avait un oreiller su tôt. L’histori

qu'il se rend

1 Luitp., 1, 9,

LX. — Dev22 Pi ment défaits à ques années M puis en évé- à ns, une ma. À a fit périr la

là 962 de l’&re chr.] DE L'ÉGLISE est ss L

M prévenu à temps, fit venir ce seigneur dévant lui ; il lui rappela l’affection qu’il lui avait vouée, les faveurs qu'il lui avait acco-dées ; il À lui fit sentir l’énormité de son crime et le peu de fruit qu'il pouvait en attendre; puis, prenant une coupe d'or : Que cétte coupe, dit-il, à soit entre nous le gage de l’oubli de vcire faute et de votre retour à la vertu. Prenez-la, et rappelez-vous que votre empéreur est le par

igues à Par. Main de votre fils. La même nuit, Bérenger, pour montrer qu'il était

ibert ; reve- "M au-dessus du soupçon, au lieu de s’enfermer dans son palais, qui A PFISOR Par WA était fortifié, aila coucher, sans gardes, dans une cabane au milieu

le Toscane, \ibéric, duc éric, jaloux rasins de la À -même pro- 4 e, Marozie, à devint ainsi tyrannie, le uve”

des jardins. Vers la fin de la nuit, comme il se rendait à l’église pour entendre matines, Flambert, accompagné &’hommes armés, vint à sa rencontre, et, feignant de vouloir l'embrasser, il le poignerda lâchement. Quelques moments après, l'assassin et ses complices furent mis en pièces par Milon, comte de Vérone !, C'était en 924.

Deux ans après, c’est-à-dire en 926, les Italiens chassèrent Rodolfe, roi de Bourgegne, et appelèrent Hugues, comte d’Arles, fils du comte Thibaut et de Berthe, fille du roi Lothaire et de Valdrade. Hugues vint par mer en Italie, et arriva à Pise, où se trouvèrent des députés du pape Jean et de la plupart des seigneurs, qui l'invitèrent à accepter le gouvernement du pays. Le Pape alla lui-même le trouver à Mantoue; il en fut reçu avec les plus grands honneurs, eut

. avec ini de fréquents et de longs entretiens, et conclut enfin avec lui guerre Cl- "une alliance secrète. Vraisemblablement il promit au roi Hugues la États. Mais couronne impériale, à condition que, de son côté, il viendrait avec rdirent une MS une armée à Rome et mettrait fin à la domination de Marozie ét de odolfe , roi PE Gui, son époux. Mais cette visite du Pape au roi d'Italie réveilla les r en Julie. ( soupcras du couple ambitieux. Un Pape du caractère de Jean X leur ennemis à MS parut à craindre; ils résolurent de s’en défaire, ainsi que de Pierre, ‘the, étaient son frère, en qui il avait toute confiance. Un jour donc que le pape it renda ia (A Jean était avec lui et quelque peu d’autres dans le palais de Latran, : furerit faits “des soldats de Gui et de Marozie entrèrent, qui tuèrent Pierre aux ger ; le pre- 0 yeux du Pape, le prirent lui-même et le mirent en prison. Quelques t sa liberté MS jours après, le bruit se répandit que le pape Jean X était mort. La persuasion générale fut qu’on l’avait fait mourir; les uns disaient qu’on l’avait étranglé, d’autres, qu'on l'avait étouffé en lui mettant un oreiller sur la bouche. Gui de Toscane, son assassin, mourut bientôt. L’hisiorièn Flodoard termine ainsi l'éloge de Jean X : Tandis qu'il se rend illustre par la paix, il est circonvenu par une perfide 1 empereuf "A patricienne, jeté en prison, resserré dans un sombre cachot. Mais son Bérenger, esprit ne saurait être retenu dans ces antres cruels, il s’élance au-

De

4 Luitp., 1. 2j C, 16-20,

dessus des cieux et monte en 928 1,

Le successeur de Jean X fut Léon VII, Romain de naissance, fils ;

[Liv. LX, — De 922 1 ur. le trône qui lui est destiné. C'était 1

du primicier Christophe, qui mourut après sept moiset cinq jours de À

pontificat. Il eut à son tour pour successeur Étienne VII, qui tint le \ Saint-Siége deux ans un mois et douze jours. Tout ce que disent de !

ces deux Papes leur contemporain Flodoard et les écrivains posté- à

rieurs, c'est que c'étaient deux hommes vertueux, remplis, de dou- # | ceur et de piété. Il existe un acte de donation daté de la première | souverain Pontife et Pape universel. La dona- à

année d’Étienne VII,

trice y. jure par le salut du pape Étienne VIL, et l’acte.est signé de !

quatre témoins qui portent les titres de consul et de duc2..

Le pape Étienne VII, mort l'an 931, ent pour successeur Jean XI. \

Un auteur contemporain, l’anonyme de Salerne, dit que Jean XI était à fils du patrice Albéric; Léon d’Ostie, qui écrivit dans le siècle sui- M vant, assure de même que Jean XI était fils d’Albéric et de Marozie. M Albéric, duc de Camerino et de Spolète, était en effet le premier "à époux de la patricienne Marozie ou Marie, dont la famille était la

re

plus puissante de Rome, et nous l'avons vu prendre une part active À

à l'expédition glorieuse du pape Jean X contre les Sarrasins du Ga- k. rilian. Voilà ce que disent ces auteurs contemporains, ainsi que plu- }

sieurs autres, de la naissance du pape Jean XI. Luitprand'en fait le

fils du pape Sergius Ill; mais Luitprand est seul, et nous savons

quelle confiance il mérite. Nous l’avons vu, pour mieux appliquer |

cette tache à la mémoire de Sergius II, le faire succéder immédia-

davre, quoiqu'il y ait eu huit Papes entre les deux, et que cette N étrange procédure appartienne certainement à Étienne VI. Ici pareil- à

coli 5h

à 962 de l’èr

cause que | Ce frère pe

Marozie, proposer à maître de | la proposit et y épous:

cane, seCo!

Hugues le :

point dispe Hugues, cr ser les Ro

| nouvelle éf

merino et € donnait à 1:

parce qu’il sembla les contre sa ] chef et aliè pas laisser :

vanté, se sa ville. Albér Marozie, sa venu de Fr:

04 donnera au tement au pape Formose, lui faire déterrer, juger et mutiler son ca- À

lement, pour mieux flétrir la naissance de Jean XI, il suppose que sa .

mère Marozie et son beau-père Gui de Toscane le, firent succéder

l'appelle Pontife d’un glorieux caractère. Flodoard ajoute qu'il fut À

sans autorité et sans éclat, uniquement occupé du sacré ministère, à

1 Pagi, an 928, n. 2. —? Baron., an 929, édit. Mansi, — 3 Muratori, Annali 4

Italia, 931.Kerz. Continuat de Stolberg, t, 18.

Avant qu Vérone à H ayant été ol Rathier, ma

4 avait suivi } immédiatement à Jean X, qu'ils venaient de faire mourir en prison, À tandis qu’il y a eu deux Papes entre l’un et l’autre, et que, suivant M toutes les apparences, Gui de Toscane était mort dès l’an 929. Nous } croyons donc, avec Muratori et Kerz, que ces anecdotes de Luitprand B ne sont que des contes qui, bien examinés, se détruisent eux-mêmes ?. M

Quant au caractère et à la vie du pape Jean XI, aucun ancien n’en M dit de mal. Un de ses contemporains, Rathier, évêque de Vérone,

Hugues, en de l'en inve Il devint en demander le par lesquell Mais le roi E

à lait donner «

Pape lui fut tion de l'arc fut ordonné

1 Luitpr., J

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