I. Ici pareil- à pose que sa W
nt succéder
"en prison, À que, suivant M 1 929. Nous È e Luitprand & x-mêmes ?.
ancien n’en M de Vérone, # ute qu’il fut ministère, à À
atori, Annali
Avant que le roi Hugues vint à Rome, il avait donné l'évêché de Vérone à Hilduin, qui avait prétendu à l'évêché de Liège, mais qui, ayant été obligé de céder à Richer, s'était retiré auprès de ce prince. Rathier, moine de Lobes, un des plus savants hommes de son siècle,
24 avait suivi Hilduin, pour lequel il s'était toujours déclaré ; et le roi
Hugues, en donnant à Hilduin l'évêché de Vérone, promit à Rathier de l'en investir quand Hilduin serait élevé à une plus grande place. I devint en effet archevêque de Milan, et Rathier fut envoyé à Rome demander le pallium, qu'il apporta, avec des lettres du pape Jean, par lesquelles il priait que Rathier fût ordonné évêque de Vérone. Mais le roi Hugues avait changé de disposition à son égard, et vou-
lait donner cet évêché à un autre; c’est pourquoi cette prière du
Pape lui fut très-désagrécble. Toutefois elle l’emporta, à la sollicitation de l'archevêque Hilduin et des grands du royaume, et Rathier fut ordonné évêque de Vérone. Le roi jura qu'il ne s’en réjouirait de
ILuitpr., Hist., 1,5, c. 12.
voulant qu'il s’engageât, par serment, à n’en jamais demander davantage du vivant de Hugues et de Lambert, son fils. Rathier refusa cet engagement comme indigne ; et le roi, sous quelque prétexte, le
mit en prison dans une tour, à Pavie, où il demeura deux ans et #
demi !. C'est de ce roi Hugues que Luitprand se glorifie d’avoir été page et d’avoir mérité la faveur par l'agrément de sa voix.
En Lorraine, Vigeric, évêque de Metz, étant mort l’an 927, le roi | Henri l’Oiseleur, qui était alors maître de ce pays, fit ordonner évêque ! de Metz un saint homme nommé Bennon, sans qu'il eût été élu ni M par le clergé ni par le peuple. Bennon avait été chanoine de Stras-
(Liv. LX. — De922 à sa vie, et ne cessa de le persécuter depuis. Il lui envoya un état de MM diocèse et ler
ce qu'il devait prendre comme évêque sur les revenus de son église, L
bourg, et il menait depuis vingt ans la vie érémitique dans la forêt M
Noire, proche du lac de Zurich. Le roi crut sans doute qu’en consi- 4 dération de sa saïnteté, on pouvait passer par-dessus les règles ordi- #4
LÉ
naires, Mais Bennon ne tint ce siége qu'environ deux ans, au bout ## ? à
desquels quelques scélérats lui crevèrent les yeux et le mutilèrent 4
honteusement. On assembla, l'an 928, un concile à Duisbourg, dans
le duché de Clèves, où les auteurs de cet attentat furent excommu- M niés. Bennon y abdiqua l’épiscopat, et Adalbéron fut élu canonique- | ment son successeur. On donna à Bennon, pour sa subsistance, une É | seignait la gr abbaye où il acheva de se sanctifier. Il est honoré, avec le titre de 4
bienheureux, le 3 d'août; quelques auteurs lui donnent même la
qualité de saint. Dans le lieu de sa retraite, qui fut aussi celle de saint Méginrade, a été bâti le célèbre monastère d’Einsiedlen, autrement Notre-Dame-des-Ermites. Saint Méginrade avait reçu l’habit religieux au monastère de Reichenau, d’où il ne sortit que pour aller mener la vie érémitique dans la forêt Noire. Il y fut assassiné par
deux voleurs, qui crurent trouver de grands trésors dans sa cellule. ! Il est honoré comme martyr le 21 de janvier ?. Depuis quarante ans
sa cellule était vide, lorsque le bienheureux Bennon s’y retira.
Adalbéron, successeur de ce dernier dans l'évêché de Metz, était A de race royale, frère de Frédéric, duc de Lorraine. Son mériteet 4 son zèle étaient aussi grands que sa naissance; et il fit servir le tout |
à la réforme du clergé et des moines de son diocèse. Il donna ses
premiers soins au rétablissement du monastère de Gorze, presque M ruiné. Après en avoir réparé les édifices, il s’appliqua à y faire re- À fleurir la discipline. Ayant su que plusieurs ecclésiastiques d’une | grande piété s'étaient associés ensemble et songeaient à passer en | Italie pour y mener une vie plus parfaite, il les arrêta dans son :
1 Act, Bened., sect. 5, p. 178.—°? Acia SS., 3 aug. et 21 jan. Act. Bened., sect. 5,