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à 962 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 11
7 diocèse et leur offrit le monastère de Gorze, qu'ils acceptèrent. Ils
en prirent possession l'an 933, au nombre de sept, parmi lesquels les plus distingués étaient Einolde et saint Jean de Vandières. Jean naquit vers la fin du neuvième siècle: dans le village de Vandières, ancienne maison royale, près de Pont-à-Mousson, diocèse de Nancy. Ses parents étaient d’une condition médiocre, mais ils jouissaient d'une fortune plus grande que leur condition. Son père, qui vécut plus de quatre-vingt-dix ans, gouvernait avec une heureuse industrie ses biens et sa famille, se faisant aimer de tout le monde par son équité, sa bienveillance, son hospitalité, ses aumônes, son zèle pour la décoration de l’église et ses bonnes œuvres. Il était d'un âge déjà bien avancé, quand il épousa une jeune femme, dont il eut trois fils. Le premier fut Jean. Son père, l'ayant eu dans une extrême vieillesse, l’aimait avec une tendresse particulière, et l’éleva d'abord à la maison, sous ses yeux, crainte qu'il ne lui arrivât quelque fâcheux accident. II apprit les premiers éléments des lettres, à une petite distance de chez son père ; ensuite il étudia dans les écoles de Metz, quoique son père souffrit avec peine cet éloignement. Il fut aussi quelque temps pour ses études dans le monastère de Saint- Mihiel où un certain Hildebolde, disciple de Remi d'Auxerre, en-
4 seignait la grammaire : Jean y fit peu de progrès, par l’incurie ou
le dédain du professeur, quoique fréquemment on lui fit des présents qui n'étaient pas médiocres. Le père de Jean étant inort, et sa mère encore jeune, s'étant remariée, il fut rappelé à la maison pour avoir soin de ses frères et de toute la famille. Appliqué à l’économie domestique, Jean y déploya un talent supérieur : il prit connaissance des divers arts qui s’y rapportent, à tel point que, dans les
| affaires de ce monde, il y avait peu de choses qu’il ne sût. Aussi, non-
seulement il pourvut à l'entretien de sa famille et à l'éducation de ses frères, mais il en augmenta encore considérablement les biens, Cette administration le mit en rapport avec des personnages distin-
0 gués de l'Église et de PÉtat, dont l'exemple lui apprit la bonne façon
de vivre. L’évêque de Verdun, le célèbre Dadon, de qui nous avons déjà parlé, employa souvent son habileté dans les affaires, et aurait
| duc Giselbert de Lorraine, le retint plusieurs années dans sa maison ,
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etlui donna en bénéfice l'église &e Vandières, son endroit natal. Il
reçut vers le même temps, d'un gentilhomme nommé Warnier,
1 l'église de Saint-Laurent, dans le vill:ge de Fontenoi, auprès de
ans son 8 Toul.
Comme ces deux églises étaient du diocèse de Toul, il eut souvent occasion d’aller dans cette ville. Il y reprit ses études sous la
12 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LX. — De 99? : 962 de l’ère ch direction d’un homme de grande doctrine et de sainte vie, le diacre 2 Dès ce mon Bernier. Guidé par cet habile maître, il apprit la première partie de 4] commença la grammaire de Donat, et s'appliqua ensuite à l'étude des divines MScœur toutl’An
ritures, où il acquit en peu de temps une connaissance. prodi- # ins, les decre gieuse. 11 affectionnait surtout l’église de Saint-Laurent, et l'ornait Mes et le chan avec tout le zèle et toute Ja piété possibles. Quand il était de loisir, à iviles, les hor il y passait de suite plusieurs jours et plusieurs nuits en prières : Men parlait ave quoiqu'il parût encore se plaire dans le monde, il s'adonnait en Sravaux, il joig temps-et lieu à la méditation des choses spirituelles. Pendant son Mnacérations. 1 absence, une femme pieuse, à laquelle il faisait un traitement con- Mons ses biens. venable, avait soin de l'église. Il y entretenait de plus, avec beaucoup Mouerres, la dis de charité, un vieux prêtre, réfugié de la Beauce pour échapper aux pes ; on disa ravages des Normands. Ce prêtre, qui avait une dévotion particu- "a régularité s’ lière à la récitation de l'office divin, et le diacre Bernier, qui se dis- uite de deux | tinguait par une chasteté exemplaire, donnaient à Jean des avis, ‘maitre de chan quelquefois même assez sévères, sur les fautes de légèreté qui lui MSSauveur et s'al échappaient encore ; et il en profitait. Une circonstance singulière Mort réglée, lui | acheva de le déterminer tout à fait à une sainte vie. 4 la perfection.
Comme l’église et le bénéfice dont il était pourvu dépendaient du Breclus de Verd monastère de Saint-Pierre de Metz, il était obligé d’y servir à l'autel MSnstruit dans le par semaine. C'était un monastère de religieuses, à qui l'évêque Me tous les péc
Adalbéron avait fait reprendre la règle de saint Benoit. Parmi les SE: s'abstenir de: pensionnaires du monastère se trouvait une très-jeune personne, Pécoureusement. nommée Geise, que sa tante, qui était religieuse, élevait avec un @S De chez Hum soin particulier. Geise s’appliquait avec grand zèle. à la pratique de temps auprès d la vertu, tellement que, sous ses habits ordinaires, elle portait con- ES'une sainteté 1: tinuellement un rude cilice. Jusqu’alors Jean ne savait pas même ce Erégulière : il n°.
que c'était. Un jour donc qu'il causait avec elle, il crut apercevoir Mour manger, ni
quelque chose de sombre sur ses épaules, que son habit ne couvrait rent, la nuit con
point assez ; il y porta la main et sentit je ne sais quoi de bien rude; kéance avecle 1
il en fut si étonné, qu'il en frémit par tout son corps et deman le demandait ; t
instamment quel habit c'était là. La jeune fille rougit, demeura que
que temps interdite, et enfin lui apprit que c'était un cilice, ajoutan lle ; sa piété c
Ne savez-vous pas que nous ne devons pas vivre pour ce monde? L aison ; vivant d
plaisirs que cherchent la plupart sont la perdition ües âmes. Moi, Je voir sans rire.
veux sauver la mienne. Jean, comme réveillé d’un long sommei in muid entier « s’écria avec un profond soupir : Malheur à moi, lâche que je suis. ASmois et qui dev qui depuis si longtemps traîne une vie, non-seulement stérile, mais MSnorceaux qu'à « perdue ! Comment, moi, un homme, il faut que ce sexe fragile mc Mira de sa vie in! devance dans la vertu! Mais ce qui est le comble de l’opprobre u conseil d’'Hun non-seulement je ne l'atteins pas dans sa marche, je n'ai pas mênt pagAndré, il entrepr le courage de me lever de terre et de faire un pas ! modèles de spir
K. — Deos
962 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 13
; le diacre SN Dès ce moment, et de concert avec les pieuses servantes de Dieu, e partie de 1 commença sérieusement une vie plus parfaite ; il lut et apprit par les divines Mrœur toutl’Ancien et le Nouveau Testament, les livres des offices: diace: prodi- M ins, les decrets des conciles, les règles de la pénitence, les cérémoet l'ornait MSries et le chant de l'Église, la jurisprudence ecclésiastique, les lois t de loisir, iviles, les homélies des Pères et les vies des saints, à tel point qu'il 1 prières ; Men parlait avec autant de facilité que s'il lisait dans le livre. A ces onnait en ravaux, il joignait le jeûne, les veilles, les prières fréquentes et les aidant son Mnacérations. Il aspirait enfin de tout son cœur à quitter le monde et nent con- tous ses biens. Mais il ne savait trop où se retirer, car, par suité des
beaucoup ruerres, la discipline monastique était fort relâchée en decà des apper aux SÆAlpes ; on disait qu’à peine y avait-il en Italie quelque monastère où 1 particu- "Ma régularité s'était maintenue, En:attendant, il se mit sous la conjui se dis- Mkuite de deux ecclésiastiques de grande vertu, l’un nommé Roland,
des avis, té qui lui singulière 4
maitre de chant à Saint-Etienne de Metz; l’autre était curé de Saint- Sauveur et s'appelait Warimbert. La vie qu'on y menait, quoique fort réglée, lui parut trop commune pour le désir qu’il avait de tendre 4: la perfection. Sur ce qu'il entendit dire, il se retira auprès d’un daient du Mreclus de Verdun, nommé Humbert, homme très-mortifié et trèsr à l'autel MSnstruit dans les saintes lettres, auquel il fit une confession générale l’évêque le tous les péchés de sa vie. On croit que ce fut là qu’il commença Parmi les M: s'abstenir de viandes pour le reste de ses jours, et à jeûner très-ripersonne zoureusement.
avecun®S De chez Humbert, il alla dans la forêt d'Argonne, passer quelque atique de MAtemps auprès d’un prêtre solitaire appelé Lambert. C'était un homme rtait con- M'une sainteté publiquement reconnue, mais d'une conduite fort irmême ce ERrégulière : il n'avait point d'heure réglée ni pour dire la messe, ni percevoir Mipour manger, ni pour faire tous ses exercices ; tout lui était indiffécouvrait rent. la nuit comme le jour ; il se souciait peu de garder aucune bien- Séance avecle monde, et même de se couvrir autant que la pudeur le demandait ; tout d’un coup il sortait de sa retraite, parcourait les ura quel- Villes et les campagnes, puis, tout d’un coup, il rentrait dans sa celajoutant: lule ; sa piété consistait à s’accabler de travail, quelquefois hors de nde? Les Mraison ; vivant d’une facon si extraordinaire, qu'il était impossible de . Moi, je Me voir sans rire. Sa nourriture répondait à tout le reste, Il réduisait sommeil, Prin muid entier de farine en un seul pain, qui lui suffisait pour deux je suis. mois et qui devenait à la fin si dur, qu'on ne pouvait en avoir des ile, mais ESnorceaux qu'à coup de hache. Jean observa cet homme de près et agile mc Mira de sa vie intérieure ce qu'il y avait de plus praticable. Ensuite,
pprobre, u conseil d'Humbert, ainsi que d’un pieux et savant Breton nommé s même mgAndré, il entreprit le pèlerinage de Rome, résolu de chercher d’autres modèles de spiritualité dans les monastères et les ermitages d'Italie.
14 HISTOIRE UNIVERSELLE [Livi LX, — De 922
JL fut accompagné dans ce voyage par Bernacer, clerc de l'église de
Metz, qui avait vécu quelque temps dans la communauté de Saint- Sauveur, homnn: trèsshabile à: éerire, à chanter ot ane de peu de fortune, mais d'une grande dévotion. à Arrivé à Rome et yayant satisfait sa piété, tte pur encore plus sus Y laissant plusieurs de ses compagnons, il avec Bernacer et quelque peu d'autres ; il alla jusqu'a neige, dédié à l'archange saint Michel. I visita en passant le mont Cassin, si célèbre par saint Benoit, y demeura quelques jours parmi les serviteurs de Dieu, explorant avec curiosité le saint à inattat dont il restait encore plusieurs traces. Il visita de même les serviteurs de Dieu qui habitsient au pied du mont Vésuve, se recommanda àleursprières, et leur fit quelques présents de ce qu'il avait apporté. Enên ilrevint heureusement en Lorraine, et, de l'avis d'Humbert,. se-retirs chez lui, n'ayant pu encore «ouver de retraite convenable, perte er sa vie était celle d’un religieux, continuellement. appliqué à l' à la prière, aux jeûnes, aux veilles et aux autres murtifications: Dans ce temps; il y.avait à Toul un saint et savant homme jouis-
sant d’une grande fortune : c'était l'anchidiacre, Einold. Touché..de À
l'amour de Dieu, il distribua tous ses biens aux pauvres, ne gardent qu'un simple vêtement, avec ses livres et les habits sacerdotaux, ; se
renferma dans une cellule attenant au cloitre dela cathédrale, et, |
pendant trois ans, n’en sortit guère que pour célébrer:la messe et
assister à l'office de la nuit. Il ne vivait que de ce que le-saint-évêque |
Gauzlin voulait bien lui envoyer par charité. Un jour, qu'il était tout seul dans sa cellule, il entendit une voix qui disait distinetement ces
paroles : Je vous élèverai sur les hauteurs de la terre, je vous ras- |
sasierai de l'héritage de Jacob, votre. père : c'est la bouche du Seigneur qui a parlé. Étonné de cette voix, il envoya son domestique
regarder tout autour si ce n’était pas quelque enfant de l’école qui
eût récité ces paroles: de l'Écriture ; inais il n’y et avait pasun;, ni à cette heure ni dans les environs. il comprit que c'était un avertissement du ciel et en conçut une grande confiance, Peu après, à sa
grande surprise, il vit arriver le reclus Humbert de Verdun, qui le |
pria de lui trouver quelque solitude plus tranquille, où ils pussent demeurer ensemble. Ils s'en allèrent tous deux dans nn désert: au
delà de la Moselle ; mais, après en avoir essayé, ils virent-qu’il ne | leur convenait pas, et Humbert retourna à sa cellule, Toutefois, il revenait voir de temps en temps l'archidiacre Einold, pout.se:con- À
sulter avec lui sur le projet de retraite qui les occupait l’un et l’autre.
Un Jour qu'ils examinaient ensemble quelles personnes ds lou | connaissance étaient propres au genre de vie qu’ils méditaiént, Hom- |
à.962 de l'ère
D bert de Verd longtemps,
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fs cherchaien la vie commu que la discipli passer en Jtali aux environs prise, ils se pi Cependant nommé Lamb par reconnais:
lui apprit donc sainteté d'Ein pagnons, Lam retenir de que Adalbéron,, do
Ltivement. à l'é
grand diocèse, sainte colonie | que le plus chi quelle demeur
nastère de Gor
n'ayant plus q biens. du. mon:
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2 l'évêque de Ve
avait fait avant
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eu bert de RENE An ai rati. 4e le. connais depuis
10 , Mais j'ignore s’il est dans. ces dispo-
sitions, Îl y rt ; mais C’est un as PA
pas à tout | à. |
nière intime.
vous n'a
qi ai gr ni i-même, mais que plusieurs de.ses amis de Metz ipiraient après le même bonbeur, savoir ; les deux: saintes reli-
gieuses du monastère de Saint-Pierre, Geise et sa tante Fredbourg,
avec plusieurs autres du même monastère; le clerc Salécon de Saint- Martin, le prêtre Radingue de Saint-Symphorien, et le diacre Ber-
es dont nous avons
iToul. et. Humbert sa cellule de
Adalbéron, dont il était l'ami et le conseiller intime. ÎLen parla effec-
tivement: à l’évêque, ajoutant que ce serait une honte pour un si
= l'évêque de Verdun. Aussitôt Adalbéron
grand diocèse, qui avait tant de. monastères, de laisser partir cette sainte colonie faute de lui trouver un. lieu convenable, L'évêque dit que le plus cher de ses vœux était de les retenir, et lui demanda quelle demeure on, pourrait leur proposer. Lambert nomma le mo-
[nastère de Gorze, peu éloigné de la ville, mais réduit en solitude et
n'ayant plus que quelques individus portant l'habit de moines. Les biens. du, monsstère avaient été donnés en fief au comte Adelbert, homme violent et intraitable, beau-frère de. Lambert et frère de se rappeie un vœu qu'il avait fait avant d’être évêque. Sous le pontificat deson prédécesseur,
dans un temps de sécheresse, H alla, avec je peuple de Méts, eu p cession, nu-pieds, à l'église de Gorse, pour roule Fe
er pe eq afigé de voir cette église ai délabrée car il aperçut des traces d'animatix jusqu or si jamais blirait ce
sible, quarid l'évêque les appellerait pour en faire choix, Li ” mander absolument que le monastère de Gorze.
Tandis que tout cela s'arrangeait en secret, ot que tag atitive, qui n'en avaient pas la moindre connaissance, s occupaient de teur pro: chain départ, un d'entre eux, le chanoine Radingue, dit à Einold qu'il lui semblait peu convenable de quitter son titre canonial à l'insu et sans la permission de l'évêque. Einold et tous les autres convinrent qu’il avait raison ;'et, de leur conseil, ayant obtenu une audience de l'évêque Adalbéton, par l entremise du seigneur Lambert, il ui fit connaître quel était son projet € et celui de ses compagnons, et lui demanda la permission de partir. Tous les assistants, émerveillés et ravis de ce qu’ils venaient d'apprendre, priaient et. suppliaient qu’on ne laissât jamais partir de pareils hommes, mais a où jour proc une habitation digne d'eux. 2
L'évêque, les ayant fait venir sde bit tous eñssible: les assura de toute sa bienveillance, et leur permit de choisir ui Hiea convenable dans tout son diocèse. Hs demandèrent et ‘obtinrent quelques moments pour délibérer:à part. Bernacer, qui avait recu secrètement le mot d'ordre, n Gorze. Comme les autrés hé sitaient, aimant mieux s’éxpatrier de Vandières, qui le’souhaitait plés que personne, dit toulefois que Gorze était le mieux qu'on pouvait demander. C'était une finesse de sa part; car il croyait la chosé impossible, vu que les biens du monastère étaient entre les mains du comte Adelbert, ui ne voudrait j Ja les rendre,
leur fit reilee les biens que retenait le comte Aäelbest. san de
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Vandières, avec ses compagnons, au nombre de sept, y entra
962 de l'ère:4
l'an 993. Dès grois furent r Ja réforme, q qui s'y trouvè Einold ‘y:1 de son éxpér donna tous le:
persuadé‘aux sa mère, qu'il partement ho:
que la répuüta dès le comme et l'honorât d déré comme | Il donna aux obéissance en ses fonctions « nauté, soit po avait de ses fo deux vertus at patient et du | dans la maniè:
plus fâcheux € chargéa, outre plus pénibles pour ne pas di envers les aut:
que la règle pe il ne se recouel battre qu'un a point la liberté torité pour lüi saint Jean de plus tard, Saint Gauzel
travaiilait Jui-r pline monastiq avait été élevé en 922, Au fau
tère de Saint-A
Acta SS., 2: f XI,
962 de l'ère chr.] DE L'ÉGIASE CATHOLIQUE. 47
j'an 993. Dès que les ruiries causées par les Normands et es Hongrois furent réparées, on y mit, par l'autorité de l'évêque Adalbéron, Ja réforme, qui fut embrassée même par le peu d'anciens moines qui s’y trouvèrent. ’ "6 bi : fs | th DT ÈS Fi *! t4i
Einold y: fut établi abbé, et Jean procureur et cellériér, à cause de son expérience des affaires et de sa:science de l'économie. Il donna tous les biens de son ample patrimoine à l'abbaye, après avoir persuadéaux deux frères qu'illavait, de s'y retirer. 11 y attira même sa mère, qu'il'eut'soin d'entretenir le reste de:ses jours dans-un: appartement hors de l'énclos du monastère. Quoique le communauté, que la réputation de cette nouvelle réformé rendit-très:nombreuse dès le commencement, regardât Jean comme s0n principal auteur et l’honorât déjà comme son père, il voulut toujours y: être consi-