‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 5)Chapitre 10 sur 97 · LE · texte numérisé non relu

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34 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXV. — De 12100 à 1276 de l’ère

couchait sur le plancher de sa chambre, qu'elle ne couvrait que trouvons le | d'une peau fort rude, et elle n’avait qu’une pierre pour chevet, # vent et chano Quand elle voyait punir ses sœurs pour quelque transgression de la saint François

règle, elle portait une sainte envie au bonheur qu'elles avaient de forma lui-méi pouvoir pratiquer la mortification. Si Dieu l’afiligeait de maladie, À d'annoncer la

elle cachait son état avec le plus grand soin, pour n’être pas obligée M spirituel, il o]

ñ 5 VERS, à d'user des adoucissements permis aux malades. Sa douceur était M discours. La s admirable ; et pour peu qu’une des sœurs parût avoir contre elle M

Mnaient une no le moindre sujet de mécontentement, elle allait se Jeter à ses piedsM 250, à Cort pour lui demander pardon. goire XIII per

Marguerite eut dès son enfance une tendre dévotion envers Jésus 4 jssion s’est é crucifié. Elle portait continuellement sur elle une petite croix faite Mrhonore le 12 du bois de celle du Sauveur, et l’appliquait souvent sur sa bouche Le bienheur la nuit comme le jour. On remarquait qu'à l’église elle priait par! ccidentale, st préférence devant l'autel de la Croix. On lui entendait prononcer Mingué dans le très-fréquemment le nom sacré de Jésus de la manière la plus affec ue par leurs | tueuse. Les larmes abondantes qui coulaient de ses yeux pendant la et enfant une célébration des divins mystères et à l'approche de la sainte commu laisser embras: nion annonçaient assez ce qui se passait dans son cœur. La veill Ils savaient qu du jour qu’elle devait s’unir à Jésus-Christ par la réception de s ue celui de Is chair adorable, elle ne prenait pour toute nourriture que du pain e entra dans l'or de l’eau ; elle passait aussi la nuit en prières. Le jour de la commu-M,; s'y fitremar nion, elle priait à jeun jusqu’au soir, et elle ne mangeait qu'autant à, mépris de lu qu'il était absolument nécessaire pour soutenir son corps. SON keulement com amour pour Jésus-Christ la portait encore à honorer spécialemen plus grand péc celle de qui il a voulu naître dans le temps; de là cette joie qui ligne des plus éclatait sur son visage lorsqu'on annonçait les fêtes de la mère def ive et tendre d Dieu. Elle les célébrait avec une piété et une ferveur dont on a vu ession des fav. peu d'exemples. tfut enterré «

Une âme aussi sainte que celle de Marguerite ne pouvait avoi èbre dans tout: d’attachement aux choses terrestres. Morte au monde et à elle on tombeau, e même, elle ne soupirait qu'après le moment qui la réunirait à sor atrons du pays divin époux. Ses désirs furent enfin accomplis ; elle tomba malade, La bienheurc et mourut à l'âge de vingt-huit ans, le 18 janvier 4271. Son COTPS Batrie la Pologn est dans la ville de Presbourg. Quoiqu’elle n’ait jamais été cano-M la cour d’And nisée, on ne laisse pas d’en faire l’office en Hongrie, surtout chez les arvenue à l'âg Dominicains de ce royaume. Son culte a été autorisé par un décret ans la chastetc du pape Pie II 1. euve, elle bâti

L'ordre de saint François n’était pas moins fertile en saints per-"fans l'un d'eux sonnages. Outre les plus célèbres que nous avons déjà vus, nous ;j;antohuit an:

1 Acta SS., et Godescard, 28 janvier.

! Godescard, 12 j

(V. — De 1210 : à 1276 de l’ère chr.]

couvrait que

trouvons le bienheureux Guy, mort en 1250. C’étai: un prêtre ferour chevet. M vent et chanoine de Clusium en Italie, quand il devint disciple de "ession de k M saint Francois après l'avoir entendu prêcher. Le saint patriarche le avaient des forma lui-même aux pratiques de la vie religieuse, et le chargea le maladie, ] l'annoncer la parole de Dieu. Animé du même esprit que son Père pas obligée 3 spirituel, il opéra des merveilles par la simplicité et l’onction de ses Juceur était È discours. La sainteté de sa vie et surtout ses grandes austérités doncontre elle M ;ajent une nouvelle force à ses prédications. II mourut le 12 juin à ses pieds Pa 1250, à Cortone, qui était le lieu de sa naissance. Le pape Gré- 1 goire XIIT permit d'en faire l'office dans sa ville natale, et cette per Myers désus M mission s’est étendue depuis à tout l’ordre de saint François, qui > croix faite Mlhonore le 12 juin 1,

sa bouche À Le bienheureux Jean Lobedau était né à Thorn, ville de la Prusse e priait par É ccidentale, sur la Vistule. Ses parents, qui tenaient un rang dis- prononcer Æingué dans le pays, étaient encore plus remarquables par leur piété plus affec- que par leurs richesses et l'éclat de leur naissance. Ils donnèrent à pendant la

et enfant une éducation chrétienne, et consentirent volontiers à lui te cCommMu- Misser embrasser l'état religieux, quand il leur en témoigna le désir.

La veille 1 Ils savaient qu'ils ne pouvaient lui léguer un héritage plus précieux

ption de sue celui de la vertu et l'amour des biens célestes. Jean Lobedau du pain et Matra dans l'ordre de saint François, qui venait d’être établi à Culm, la commu ct s’y fit remarquer par un esprit de parfaite abnégation. L'humilité, , qu'autant Se mépris de lui-même étaient sa vertu favorite. Il se regardait non- Tps. S0n keulement comme le dernier de ses frères, mais encore comme le écialement lus grand pécheur qu'il y eût au monde, et, à ce titre, il se croyait te joie qui 4 igne des plus grandes humiliations. On sait encore qu'il avait une a mère de ive et tendre dévotion envers Marie, et qu’il obtint par son interont On à VU Mession des faveurs signalées. I[ mourut à Cul, le 9 octobre 1261, “Lt fut enterré dans l'église de son monastère. Son nom devint céèbre dans toute la Prusse, à cause des miracles qui s’opérèrent à on tombeau, et les évêques de Culm le comptèrent parmi les saints batrons du pays ?.

4 La bienheureuse Salomée, ablesse de Sainte-Claire, eut pour Son corps à batrie la Pologne. Eile était fille du duc de Cracovie, et fut élevée été cano- 0 la cour d'André, roi de Hongrie, dont elle devait épouser le fils. ut chez les | Parvenue à l’âge d’être mariée, elle persuada à son époux de vivre un décret ans la chasteté, et ils s'y engagèrent tous deux. Étant devenue cure, elle bâtit des couvents de l'ordre de Sainte-Claire, se retira saints per- Mans l’un d'eux et en devint abbesse. Elle y vécut jusqu’à l’âge de goixante-huit ans, et mouruten odeur de sainteté le 47 novembre 1268,

uvait avoir A et à elle-A irait à son M a malade, M

! Godescard, 12 juin. — ? Acta SS., et Godescard, 9 octobre,

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