‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme] (volume 5)Chapitre 12 sur 97 · RE TD ES · texte numérisé non relu

RE TD ES

38 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXV. — De 1270 MM à 1276 de l'ère

des trères passeraient en Europe, à cause de l'oppression où les te- "Il était dans 1 naient les Sarrasins. L'année suivante on en envoya plusieurs en M thédrale, et il Angleterre ; ils y furent suivis, en 4244, par Simon et par Alain, cin- #8 permit de fais quième général de l’ordre, qui nomma Hlilarion son vicaire pour cette permissl ceux qui restaient sur le mont Carmel et dans la Palestine. Les Carmes M L'ordre des avaient alors cinq maisons en Angleterre. 4 une vierge, la

Dans le chapitre général qui se tint à Aylesford, en 1243, Alain Met P aule Nuvc donna la démission de sa place, et saint Simon fut choisi pour lui rent le jour à ! succéder. La même année, il fit confirmer de nouveau par Inno- or" leur piété cent IV l’approbation déjà donnée à la règle des Carmes; il obtint Qils l'élevèrent aussi du Pape, en 1251, que son ordre fût sous la protection spé- 14 heure à la forn ciale du Saint-Siége. Durant son généralat, l'ordre des Carmes s’é- aimait à se re tendit beaucoup, et se procura des établissements dans la plus grande ŸA là, elle médite partie de l'Europe ; mais il ne fut nulle part si florissant qu’en Angle- 3 la jeunesse, el terre, et il continua d’y édifier pendant plusieurs siècles par la pra- M la sainte Viere tique de toutes les vertus religieuses. Rue de se)

Quelque temps après que saint Simon eut été élu général, ilinstitua Î Qu devoi la confrérie du Scapulaire, afin de réunir comme en un seul corps, M “e sage el si C par des exercices réglés de piété, tous ceux qui voudraient honorer À Fe des Jeunes spécialement la sainte Vierge. Plusieurs écrivains carmes assurent 1 pr en) É qu'il fi, cet établissement en conséquence d’une vision où la Mère de $ Se da Dieu lui apparut le 16 de juillet. Quoi qu’il en soit de cette vision, , ï % dt S plusieurs Papes approuvèrent la confrérie et lui accordèrent de grands Le ; ut È priviléges. Les frères du Scapulaire sont assujettis à certaines règles, 1 d : : ee qui n’obligent cependant pas sous peine de péché. Ils‘doivent porter M ° Ge vael un petit scapulaire au moins sous leurs habits, réciter chaque jour #4 que qe qu g l'office de l'Église ou de la sainte Vierge. Ceux qui ne savent pas lire M RISQUE COnLLE substituent à l'office sept Pater, sept Ave et sept Gloria Patri. Ils 41 elle affligea

; re R . cd ) doivent de plus s’interdire l'usage de la viande les mercredis, les ven: "M © d'autres pra

< : à : s … Jésus-Christ e:

dredis et les samedis, ou, s’ils ne peuvent faire abstinence ces Jours-” Are

R, ils sont obligés, pour y suppléer, de réciter sept fois le Pater, M irait partie lAvr et le Gloria Patri. On rapporie que saint Simon guérit plu- sainte uphar sieurs malades en leur donnant le scapulaire. Édouard, roi d'Angle- SANOBIEE qu el terre, et saint Louis, roi de France, se mirent de la nouvelle con ; Plusieurs je

4 l'exemple de s

frérie. à Lo Saint Simon montra autant de sagesse que de sainteté pendant les M PHARE. Ce Al

vingt ans que Gura son généralat. Il fut honoré du don des miracles 4 HQE atalor et de celui de prophétie, ce qui contribua singulièrement à étendre *@ ÉRCAUeNS 4 son ordre, surtout en Angleterre. Il composa plusieurs hymnes, et 4 charité PR de si publia de sages règlements pour ses frères. Ayant été invité à passer 4 Une vie si p en France, il s'embarqua pour Bordeaux ; mais it mourut dans cette

ville quelques mois après son arrivée, savoir, le 16 de juillet 1265. 4

1 Acta SS., et (

usieurs en M

Alain, cin-

icaire pour M

Les Carmes

245, Alain

si pour lui M

par Inno- PAT" | s ses s; il obtint M ils l'élevèrent dans la crainte de Dieu, et sa mère s appliqua de bonne 2ction spéarmes .s’élus grande #

l'en Angle

ar la pra- #5 RE : ,

maison de son père à l’église de Saint-Barnabé, où elle remplissait |, ilinstitua M seul corps, nt honorer .

$ assurent A la Mère de M

tte vision,

: de grands nes règles, M ent porter laque jour M nt pas lire * Patri. Is A s, les ven- M ces jours- A bu «1 sainte Eucharistie. Elle trouvait tant de consolation à réciter l'office

uérit plu-

i d'Angle- [# velle con- 4

$ miracles

à étendre ymnes, et”

lé à passer dans cetie

llet 1265.

à 1216 de L'ère chr.]

11 était dans la centième année de son âge. On l’enterra dans la ca-

2 thédrale, et il fut bientôt honoré parmi les saints. Le pape Nicolas III ÿ permit de faire sa fête à Bordeaux, le 16 de mai, et Paul V étendit cette permission à tout l'ordre des Carmes 1,

L'ordre des Servites montrait un modèle accompli de piété dans

4 une vierge, la bienheureuse Élisabeth Picenardi. Léonard Picenardi «et Paule Nuvoloni, son épouse, nobles habitants de Mantoue, donnè-

rent le jour à la bienheureuse Élisabeih. Plus recommandables encore à par leur piété que par le rang distingué qu'ils tenaient dans le monde,

à heure à la former à la pratique des vertus chrétiennes. Toute jeune, elle aimait à se retirer dans une petite cellule où elle se tenait cachée ; là, elle méditait la parole de Dieu, et, fuyant les divertissements de 1 la jeunesse, elle passait son temps à prier et à s'occuper des vertus de à la sainte Vierge. La seule récréation qu'elle prit était d'aller de la

+ tous ses devoirs de religion avec une piété angélique. Une conduite 4 si sage et si chrétienne ne tarda pas à lui mériter l'estime publique, et des jeunes gens d'un rang élevé songèrent à la demander en madriage ; mais Élisabeth avait fait un autre choix, et elle refusa conslamment toutes les propositions qui lui furent adrescées à ce sujet. Elle obtint de son père la permission de se retirer chez une sœur qu'elle avait, et d’entrer dans le tiers-ordre des Servites.

Ce fut alors que cette sainte fille, après s’être liée à Dieu par le vœu de chasteté, entreprit un nouveau genre de vie plus parfaite encore que celle qu'elle menait dans la maison paternelle. Sa prière était presque continuelle, et son ardeur pour la mortification si grande, 4 qu'elle afligeait continuellement son corps par les jeùnes, le cilice jet d’autres pratiques de pénitence. La méditation des souffrances de 4 Jésus-Christ et des douleurs de la sainte Vierge avait pour elle un attrait particulier. Tous les jours elle se confessait et recevait la

canonial, qu’elle n’y manquait jamais.

Plusieurs jeunes personnes de familles nobles, touchées de 2 l'exemple de ses vertus, voulurent se mettre sous sa conduite. La

serv ie rrna si bien à la piété s ! n endent les 4 servante de Dieu les forrna si bien à la piété, qu’elles embrassèrent,

à son imitation, le tiers-ordre des Servites, et donnèrent ainsi commencement à diverses réunions édifiantes, qui furent les fruits de sa charité et de son zèle.

Une vie si pure et si parfaite méritait les faveurs du ciel ; aussi

1 Acta SS., et Godescard, 16 mai,

D TT RE A FE SR AE TE NT CANCETE Poe

40 HISTOIRE UNIVERSELLE !{Liv. LXXV. —De 1210 M

cette sainte fille en obtint-elle de signalées. La mère de Dieu lui donna 1

plusieurs fois des preuves sensibles de sa protection, et tous les écri- M

vains qui ont écrit son histoire assurent qu'elle ne demandait rien 1 par l'intercession de Marie qu'elle ne l'obtint aussitôt. Non-seulement 1

les habitants de Mantoue, mais les étrangers, en étaient persuadés ; 4

on la regardait comme une excellente avocate auprès de Dieu et de M

la sainte Vicrge, et on l’appelait communément l'intermédiaire de 4

leurs bienfaits.

Les âmes véritablement humbies ne se laissent point éblouir par 4 ‘4 leur donne et les honneurs qu'on leur M encore dans ce "1 vaient y honor

les marques d’esti; rend. Telle fut auss Jeth. Quoique favorisée des dons du ciel et même de celui de pivphétie, quoique devenue l'objet de la véné- ! ration de ses concitoyens, elle avait. les plus bas sentiments d'elle # même et ne craignait pas de parler désavantageusement de sa per- M

sonne, assurant qu'elle était vile, méprisable, et la créature du É monde la plus criminelle. Voilà quels étaient ses sentiments et son 4 langage. Elle persévéra jusqu’à la fin de ses jours dans cette humi- #

lité profonde. Parvenue à l’âge de quarante ans, elle fut atteinte

assure qu’elle avait eu le bonheur insigne de conserver la grâce de M

son baptême, et sa sainte vie est bien propre à favoriser cette opi- MM

nion. Son corps, ainsi qu’elle l'avait ordonné, fut apporté à l’église M de Saint-Burnabé, où bientôt il s'opéra de nombreux miracles par À l'intercession de cette sainte fille 1, 4

Voici quelle fut l’origine de l’ordre des Servites ou serviteurs de 4 Marie. Il y avait à Florence, dans le treizième siècle, une confrérie 4 dite des Zaudesi, dont les membres se proposaient d’honorer particulièrement la sainte Vierge en récitant et en chantant ses louanges, M

Sept des principaux patriciens de la ville, qui étaient membres deM cette confrérie, se trouvaient réunis dans une église le jour de l’As-# somption, l'an 1233, lorsque la mère de Dieu leur apparut et les exhorta d'embrasser un genre de vie plus parfait. Leur résolution M fut prise à l'instant, et de l’avis du bienheureux Aringos, évêque de Florence, ils se retirèrent à la campagne, dans une petite maison, pour y vivre dans la retraite, la prière et la mortification.

Une année s'était écoulée, lorsqu'ils furent obligés de retourner à la ville, pour consulter de nouveau l’évêque sut leur état. Leur ré- Ë putation de sainteté était si grande, que tout le monde accourul L pour les voir. Mais ce qu'il y eut de plus remarquable dans cette circonstance, c'est que les petits enfants reçurent dans ce moment l’u

1 Acta SS., et Godescard, 19 févricr.

à 12:6 de l'ère

sage de la pa taient les servi Philippe Beni l'ornement du que ressentire manière si me en conséquent mais comme i de personnes ( Senario, lieu

et la tristesse « qu'ils devaient ses douleurs e

Les saints s.

protectrice, ay

N vêtements de d’un violent mal d’éntrailles dont elle mourut le 19 février 1268. On

été depuis ce t leur genre de v des plus célèb religieux dom Florence et ay

0 voulut juger p:

nommée publi:

de leur saintet.

1 lui apparut mé + Bonfilio et ses à fussent spécial, © aux douleurs ar

fonder un ordi gloire. Encoura

s'étaient pas pr Lalors d’irstituer d'une nouvelle

Lleur divine mèr {suivent encore

en Italie, où il

forma même d

et l'on trouve «

"a 0rdres monasti dateurs, ils con:

. —De 1210 M

lui donna *

1s les écrindait rien seulement

ersuadés ; 0 Dieu et de M édiaire de M

blouir par qu'on leur ns du ciel e la véné-

à 1256 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 41

sage de la parole, et s’écrièrent à l’envi en les désignant : Que c'étaient les serviteurs de Marie, Du nombre de ces innocents fut saint Philippe Beniti, alors âgé de cinq mois, et qui dans la suite dev..

l'ornement du nouvel ordre. Il serait difficile d'exprimer toute la joie que ressentirent les saints pénitents en s’entendant proclamer d’une manière si merveilleuse les serviteurs de la mère de Dieu. Ils prirent en conséquence la résolution de se dévouer entièrement à son culte ; 7 mais comme ils se voyaient souvent troublés par le grand nombre L de personnes qui venaient les visiter, ils allèrent se fixer sur le mont 1 Senario, lieu très-élevé de la Toscane. La sainte Vierge leur apparut 1 encore dans ce nouveau séjour, pour leur faire connaître qu'ils de- 2 vaient y honorer d’une manière spéciale la passion de Jésus-Christ

Re ne

fus

nts d’elle- #4 et la tristesse de Marie au pied de la croix. Elle leur indiqua l’habit e sa per- "4 qu'ils devaient porter, comme une marque qu'ils compatissaient à ‘ature du M ses douleurs et qu'ils étaient consacrés à celte mère afiligée.

nts et son M Les saints soiitaires, pleins de respect pour les volontés de leur tte humi- M protectrice, ayant obtenu la permission de l’évêque, quittèrent leurs t atteinte À vêtements de couleur cendrée pour en prendre des noirs, qui ont 1268. On A été depuis ce temps l’habit de l’ordre des Servites. Ils continuèrent | grâce de © leur genre de vie, et méritèrent bientôt d’avoir Pour approbateur un cette opi- " des plus célèbres personnages de son siècle, saint Pierre, martyr,

à l’église racles par 4

viteurs de confrérie !

rer parti-

louanges, M mbres de n fussent spécialement consacrés à son service et qu’ils prissent part * de l’As- 4 rut et les à ésolution "a vêque de 5 } Maison,

religieux dominicain. Ce grand serviteur de Dieu, se trouvant à Florence et ayant entendu parler des pénitents du mont Senario, 1 voulut juger par lui-même si l’on devait croire tout ce que la re- { nommée publiait de leurs vertus. Il les vit, et fut tellement persuadé de leur sainteté, qu’il contracta une sainte amitié avec eux ; Marie à lui apparut même, et lui apprit, dans une vision, qu’elle avait choisi Bonfilio et ses compagnons, ainsi que leurs successeurs, pour qu'ils

aux douleurs amères qu’elle avait autrefois éprouvées ; qu’ils devaient fonder un ordre dont le but serait de l’honorer et de procurer sa gloire. Encouragés par ces oracles, ces humbles solitaires, qui ne «1 5’étaient pas proposé d’abord de recevoir des disciples, résolurent

alors d’irstituer l’ordre des Servites, moins pour être les fondateurs d’une nouvelle société religieuse que pour accomplir les volontés de

Léon

leur divine mère. Ils embrassèrent la règle de saint Augustin, qu’ils

+ MI suivent encore aujourd’hui. Le nouvel institut se propagea bientôt

° lialie, où il possédait un assez grand nombre de maisons ; il lorma même des établissements dans d’autres parties de l’Europe,

et l'on trouve des couvents de ces religieux dans les États où les ordres monastiques n’ont pas été supprimés. Quant aux pieux fondateurs, ils continuèrent à marcher à grands.pas dans les sentiers

Et 7

DE AR M Ra SES

le 30 juillet 1795 1,

monde, s'établit solidement dans la crainte de Dieu.

à Paris pour y étudier la médecine, et ce fut par un motif de cha-

rité qu'il voulut s'appliquer à cette science, Galien, tout païen qu'il M

était, en lui détaillant les eflets merveilleux de la nature, le portait M

continuellement à s'élever vers Dieu, qui en est l'auteur, à le bénir et à l’adorer, De Paris, ses parents le firent venir à Padoue : il y continua les mêmes études et y prit le degré de docteur. De retour à Florence , il prit quelque temps pour délibérer sur le genre de vi qu'il devait embrasser , et pria le ciel avec ferveur de lui faire con-

naître là route qu'il devait suivre pour accomplir parfaitement la M

volonté divine.

I y avait quinze ans que l'ordre des serviteurs de la vierge Marie,

autrement appelés Servites, avait été institué. Leur supérieur, Bon flio Monaldi, à la prière de quelques personnes de piété, fonda prè

d'une des portes de Florence un petit couvent avec une chapelle M

dédiée sous le titre d'Annonciation de la sainte Vierge. Philipp

Beniti étant entré dans cette chapelle pour y entendre la messe, le!

jeudi de la semaine de Pâques, fut singulièrement frappé à la lectur de ces paroles de l’épitre, adressées par l'Esprit-Saint au diacre Philippe : Avancezet approchez-vous de ce chariot, Comme il portai le nom de Philippe, il s'appliqua ce texte de l'Écriture, et il crut que

1 Acta SS., et Godescard, 10 février.

(Liv. LXXV, — De 1910 À

de la perfection, ot terminèrent saintement leur carrière au mont Senario, à l'exception du bienheureux Aloxis Falconieri, qui vécut M jusqu’à l'âge de cent dix ans et mourut à Florence, Les bienheureux à Sostegno et Uguccione rendirent leur Ame à Dieu le même jour et M à la même heure, Benoit XIV dit que les corps de ces sept bienhou- # reux sont conservés sous le maître-autel du mont Senario, que leurs 1 chefs sont placés dans l'intérieur de l'autel de la chapelle dite des M Reliques de la même église, et que chaque chef est orné d'une cou- E ronne de fleurs avec une inscription. On doute que les révolution: M naires d'Italie aient respecté ces précieux trésors, Le culte du bien- 4 heureux Alexis Falconieri fat approuvé par le pape Clément XL, le M 1e décembre 1717, et celui des six autres fondateurs, par Benoit XII, 4

Jeune Philippe, après avoir préservé son Ame de la corruption du #4 nont Senario Lorsqu'il eut achevé son cours d'humanités dans sn patrie, il vint M

h 1216 de l'ère

2 c'était une in

la pro ection vante, il eut à désert rempl serpents veni à tant de dan nation, il cru nouvel ordre, ilréfléchit sé peine que cet lance extrême Il se persuadi

qu'il lui offre

Philippe Beniti ou Benizi, dont il a été question, eut pour patrie LA Worence, et sortait de la noble maison de Benizi, établie dans cette M ville, Ses parents, qui avaient une grande piété, eurent un soin 1 extrême de bien élever leur fils. La grâce seconda leurs vues , et le

assuré.

Il alla troux dans la petite par humilité profession le

pagne, Il les

recueillement

dans une pet l'exercice de I:

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grand soin s0

découverts. C toute céleste spirituelles, É Sienne, il eut sence de plusic bileté, que cet On engagea le

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après, on le tit

général en 126 Après la mc literbe jetaient

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eligieux de so régoire X, Sa

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e au mont M l, qui vécut M ienheureux M me jour et M ot bienheu- € ), que leurs M lle dite des M d'une cou- M révolution: M te du bien- M nent XI, le enoit XIII, M

pour patrie là dans cette M nt un soin 4 dans la petite chapelle où il avait entendu la messe, IL demanda par humilité à être reçu en qualité de frère convers. Ayant fait sa ruption du M

vues , et le

trie, il vint tif de cha-

paien qu'il , le portait à le bénir doue ; il y , De retour enre de vie faire con-

itement la!

rge Marie, ieur, Bonfonda près e chapelle . Philipp | messe, | | la lectur

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il crut qu

à 1216 de l'êre chr.]

® c'était une invitation que lui faisait le Saint-Esprit de se mettre sous

la pro ection de la mère de Dieu dans le nouvel ordre. La nuit suivante, il eut un songe mystérieux, où il s'imaginait être dans un vaste désert rempli de précipices , de rochers, d'épines, de piéges et de serpents venimeux, en sorte qu'il ne voyait pas le moyen d'échapper à tant de dangers. Pendant qu'il était dans la crainte et la consternation, il crut voir la sainte Vierge qui l'invitait à entrer dans le nouvel ordre, comme dans un lieu de refuge. Le lendemain matin, lréfléchit sérieusement à ce qui lui était arrivé, Il reconnut sans peine que cet affreux désert était le monde, et qu’il fallait une vigilance extrême et une grâce extraordinaire pour en éviter les écueils, Il se persuada donc que Dieu l'appelait dans l’ordre des Servites, et qu'il lui offrait la protection de la sainte Vierge, comme un asile assuré,

I alla trouver le bienheureux père Bonfilio , qui lui donna l’habit

profession le 8 septembre 1233, il fut envoyé par son supérieur au mont Senario, pour y être occupé aux divers travaux de la campagne. Il les offrit à Dieu en esprit de pénitence, et y joignit le recueillement le plus parfait. Lorsqu'il était libre, il se renfermait dans une petite grotte située derrière l'église, pour y vaquer à

l'exercice de la prière. Les délices célestes qu'il y goûtait lui fai-

saient souvent oublier le soin de son propre corps. Il cachait avec grand soin son savoir et ses talents, qui cependant à la fin furent découverts. Ceux qui conversaient avec lui admiraient sa prudence toute céleste et la lumière avec laquelle il parlait des matières

spirituelles. Étant au couvent qui avait été depuis peu fondé à

Sienne, il eut à s'expliquer sur certains points controversés, en présence de plusieurs personnes très-éclairées ; il le fit avec tant d’habileté, que ceux qui l'entendirent en furent frappés d’admiration. Un engagea les supérieurs à tirer cette lumière de dessous le bois seau, pour Ja placer sur le chandelier, Ceux-ci obtinrent une dispense lu Pape pour lui faire recevoir les saints ordres ; mais il ne conentit à ce changement d'état que par obéissance, Peu de temps

après, on le tit définiteur et assistant du général ; il devint lui-même

rénéral en 1267.

Après la mort du pape Clément IV, les cardinaux assemblés à iterbe jetaient les yeux sur lui pour l’élever à la papauté, Dès qu’il

fut instruit de leur dessein, il se retira dans les montagnes avec un æcligieux de son ordre, et y resta caché jusqu’à l'élection de saint Crégoire X. Sa retraite lui fut d'autant plus agréable, qu’elle lui

un 7 mana 5

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(Liv, LXXV, — De 1910 À

fournit l'occasion de redoubler ses austérités et de se livrer uniquement M à la contemplation. Il ne vivait que d'herbes desséchées, et ne buvait M que de l'eau d'une fontaine qui est connue aujourd'hui sous le nom de 4

Bain de saint Philippe et située sur une montagne appelée Montagnat, M

lquitta son désert, brûlant d'un nouveau zèle pour allumer dans M les cœurs le feu de l’amour divin. Ayant prêché en plusieurs endroits * de l'Italie, il nomma un vicaire pour gouverner son ordre en sa place, M

puis il partit avec deux de ses religieux pour faire une mission qui devait avoirune grande étendue, I prêcha avec un succès incroyable à Avignon, à Toulouse, à Paris, et dans d'autres grandes villes de France; la Flandre, la Frise , la Saxe et la Haute-Allemagne furent aussi les

théâtres de son zèle. Après deux ans d'absencs, il revint, en 1274, 4 patience. Il 1

tenir à Borgo le chapitre général de son ordre. Il voulut s'y démettre M infect, que la

de sa place ; mais on ne lui accorda point ce qu’il demandait ; il fut,

au contraire, confirmé dans le généralat pour toute la vie, La même M année, il alla au second concile général de Lyon, où le pape saint M Grégoire X présidait en personne, pour y solliciter la confirmation * de son ordre, qu'il obtint. Il annonçait la parole de Dieu dans tous # l'opération, sc les lieux par lesquels il passait. Il avait reçu du ciel un talent extraor- M dinaire pour la conversion des pécheurs, de ceux surtout qui étaient!

divisés par des haines.

discordes intestines, et principalement par les factions politiques des M Guelfes et des Gibelins. On avait souvent essayé, quelquefois avecM succès, de remédier à ces maux ; mais on n'avait réussi qu’à l’égardh de quelques personnes. Le feu de la discorde s’était rallumé dans la A plupart des esprits avec plus de violence que jamais. Philippe calman

Te

à 1276 de l'ère

A l'âge de Forli, sa ville les veilles, le que, pendant accablé de la qui lui servai même penda oraison et en soin, et S'aprp alors si vive,

Une des ve

ceux qui l’ap} toyens, frapp veau Job. Les Pérégrin, per

put, il se rend serve encore À

| 4 une nouvelle :

Comme nous l'avons déjà vu, l'Italie était alors déchirée par des

l’animosité des factions prêtes à s'entre-déchirer, à Pistoie et dans 1

plusieurs autres lieux. Il rétablit aussi la paix à Forli, mais ce ne fut 4 pas sans courir de grands dangers. Les séditieux l'insultèrent et leM

battirent dans les différents quartiers de la ville. Leur fureur cepen-M

dant se laissa désarmer, à la fin, par la douceur et la patience invin- A

cibles du saint !.

Pérégrin Latiozi, fils unique d’une ancienne et noble famille, full

un des plus ardents d’entre eux; il avait lui-même maltraité Philippe

jusqu’à lui donner un soufllet. Mais il fut si touché de sa douceur 4 de sa patience, qu'il vint se jeter à ses pieds, tout baigné de larmes, 1 pour lui demander pardon et souiciter le secours de ses prières. Iles entra dans l'ordre des Servites à Sienne, et devint un modèle acconr 4

pli de pénitence.

1 Acta SS., et Godescard, 23 août.

Christ, qui, ét réveil, il la trc le matin pour couvent, ils al

Le saint, us à l'âge de qua temps à l’éter montrant quel en foule à so Forli. Le pape de faire l'office formellement ]

Quant à sai santé que sa n

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oie et dans 1 temps à l'éternité le 1er mai 1345. Bientôt plusieurs miracles, en is ce ne fut M

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ence INVIR-S de faire l’oftice de saint Pérégrin,. et le pape Benoît XIII le canonisa

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té Philippe À douceur el de larmes,"

prières. 4 ferveur, et dit : C’est ici le lieu de mon repos pour toujours. Le lenèle accom-#

nn

à 1276 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 15

A l'âge de trente ans, Pérégrin fut envoyé par ses supérieurs à Forli, sa ville natale, Il y passa le reste de ses jours dans les travaux, les veilles, les jeûnes et la prière, Sa mortification était si grande, que, pendant trente ans, on ne le vit janais s'asseoir. Lorsqu'il était accablé de lassitude ou de sommeil, il s'appuyait contre une pierre qui lui servait alors de siége. Jamais il ne se coucha dans un lit,

| même pendant ses maladies. Il passait presque toutes les nuits en

oraison et en pieuses méditations. Chaque jour il s'examinait avec soin, et s’approchait du tribunal de la pénitence; sa douleur était alors si vive, qu’elle se manifestait ar les larmes qu'il répandait, Une des vertus qui brillèrent le plus dans ce serviteur de Dieu fut sa patience. IL lui survint à la jambe un chancre, qui finit par étre si

2 infect, que la mauvaise odeur était presque insupportable pour tous

ceux qui l'approchaient : jamais il ne s'en plaignit ; aussi ses concitoyens, frappés de cette patience invincible, l'appelaient-ils un nouveau Job. Les médecins ayant décidé de lui couper cette jambe, Pérégrin, pendant la nuit qui précéda le jour où devait se faire l'opération, se leva du lieu où il reposait, et, se trainant comme il put, il se rendit au chapitre où était placé ur crucifix que l'on conserve encore à Forli avec beaucoup de respect. Là, ayant prié avec

M une nouvelle ardeur, il s'endormit, et vit dans son sommeil Jésusrée par des"

litiques des"

Christ, qui, étant descendu de la croix, lui touchait la jambe. A son réveil, il la trouva parfaitement guérie. Les médecins, étant venus le matin pour faire l'amputation, en furent stupéfaits, et, sortis du couvent, ils allèrent publier ce miracle par toute la ville,

Le saint, usé par ses pieux travaux et accablé d'années, éprouva, à l'âge de quatre-vingts ans, une courte fièvre qui le fit passer du

montrant quel était son crédit auprès de Dieu, attirèrent les fidèles en foule à son tombeau. Son corps est conservé dans l'église de Forli. Le pape Paul V permit, en 1609, à tout l'ordre des Servites,

formellement le 27 décembre 1796 1.

Quant à saint Philippe Beniti, averti par le dépérissement de sa santé que sa mort était proche, il entreprit la visite des couvents de son ordre. Étant arrivé à Todi, l’ancien Tudertum, il alla se prosierner devant l'autel de Ja Sainte-Vierge, y pria avec une grande

demain, il fit un discours fort touchant sur la gloire des bienheureux.

20 On fut averti du danger que courait sa vie par une fièvre ardente

1 Acta SS., et Godescard, 30 avril,

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46 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv LXXV, — De 1970 M à 1216 de l'ère (

quile prit le jour de l'Assomption de la sainte Vierge. Durant toute sa #4 tage. Fidèle à maladie, il montra les plus vifs sentiments de componction, Le jour M homme se mo de l'octave de la fête, étant tombé en agonie, il se fit apporter son M opposition irr livre. C'est ainsi qu'il avait coutume d'appeler son crucitix. Il mourut * qu’elle l'accus en contemplant aflectueusement l'image du Sauveur étendu sur la M mauvais chrét: croix. Clément X le canonisa en 1671 ; mais la bulle de sa canonisu- æ conduite de ce tion n'a été publiée qu'en 1724, par Benoît XIIL, Sa fête a été remise pouvoir servir au 23 août, parce que le 29, qui fut le jour de sa mort, était occupé M@tage des biens par l’octave de l’Assomption 1, Mcomme favors En Italie encore, saint Sylvestre Gozzolini fonda un ordre nou. qu'elle se trou veau, appelé de lui les Sylvestrins. Saint Sylvestre naquit l'an 1177, ce lieu qu'il co à OUsimo, environ à quatorze milles de Lorette, 11 étudia le droit et M ment mortifi la théologie à Bologne et à Padoue. Devenu chanoine d’Osimo, il ne ainsi au service connut plus d'autre occupation que la prière, les lectures pieuses et sent dans les pl l'instruction du prochain. Le zèle avec lequel il s'élevait contre le 4 Son humilité vice lui suscita des ennemis. Son propre évêque, qu'il avertit de "à se livrer, pou quelques négligences, devint son persécuteur : ces épreuves ne ser- "Ml 56 louait com: virent qu'à purifier son cœur, et le disposèrent à recevoir de nou- M Pt distribuait en veiles grâces. La vue du cadavre d’un homme qu'on avait admire aire de sa jour pour sa beauté acheva de le détacher du monde. Il partit secrète- Mes racines et ment d'Osimo, et se retira dans un désert à trente milles de cette È ntièrement de ville. Il avait alors quarante ans. Quelques personnes pieuses s'étant @rolongeait son retirées auprès de lui, il bâtit, en 1231, le monastère de Monte-Fano, MMFOnserva jusqu’ à deux milles de Fabriano, dans la Marche d'Ancône. Il prescrivit à prenait la discif ses disciples la règle de saint Benoît dans toute sa pureté, Ce ne fut | habits étaier qu'en 1248 que le pape Innocent IV approuva le nouvel institut. ouvraient un r L'ordre des Sylvestrins se propagea en peu de temps, et il avait vingt. "u'il s’appliquai cinq maisons en Îtalie lorsqu'il perdit son bienheureux père. SaintM ous engage à Sylvestre mourut le 26 novembre 1267, à l'âge de quatre-vingt-dix M gréable à Dieu. ans. Ses enfants furent les héritiers de son amour pour la pénitence ff Un genre de v et la prière. Il s'opéra plusieurs miracles à son tombeau. On lit son "fes railleries des nom en ce jour dans le martyrologe romain 2. ou frère et sa E Saludèz, petite ville de la Romagne, au pied des Apennins, fut ae, par les pr patrie du bienheureux Aimé Ronconi. Il y naquit vers l'an 1200, d'une“@rpte. Un hab famille distinguée du pays. Privé de son père dès son enfance, il fut phvalles plaisar élevé par sa mère et par son frère aîné, nommé Jérôme, qui se maria PM °Sà QU une pate à une jeune personne assez riche. Celle-ci avait une jeune sœur M°/8neur, AUEONE qu'elle destinait à devenir l'épouse d'Aimé ; mais le Seigneur avait : ru en devint p d'autres desseins sur son serviteur, et voulait qu'il fût à lui sans par- M'eurs extraordi Mais si le publi Mère et de sa bel Bndirent contre ;

et Godescard, 28 août, = ? Hélyot, t, 6, p. 170. Godescard, 26 no-

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à 1276 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 47

tage. Fidèle à suivre la voie que Dieu lui indiquait, le vertueux jeune homme se montrait très-opposé au mariage que l'on projetait, Cette opposition irrita sa belle-sœur, et lui inspira contre lui tant de haine, qu’elle l'accusait chaque jour auprès de Jérôme, son mari, assez mauvais Chrétien, qui ne s'occupait qu'à augmenter ses richesses. La % conduite de ces deux époux détermina Aimé à les quitter, afin de pouvoir servir Dieu plus librement ; il fit donc avec son frère le par- A tage des biens paternels, et se retira dans une maison qu'il regardait comme favorablement située pour y recevoir les pauvres, parce 1 qu'elle se trouvait au bord d'une route très-fréquentée, Ce fut dans ce lieu qu'il commença de mener une vie pénitente et extraordinaidrement mortifiée, quoiqu'il fût alors à la fleur de son âge, consacrant ainsi au service de Dieu cette époque de la vie que tant d’autres pas- “sent dans les plaisirs les plus criminels.

Son humilité et son amour pour les pauvres le portèrent d'abord se livrer, pour les soulager, aux travaux pénibles des laboureurs ; l se louait comme un simple mercenaire, quoiqu'il fût dans l’aisance, æt distribuait ensuite secrètement, chaque soir, aux indigents le sauire de sa journée, I1 se nourrissait de la manière la plus frugale, Des racines et des légumes étaient ses seuls aliments, et il se privait ntièrement de l'usage de la viande. Il ne faisait qu’un seul repas, et prolongeait son jeûne jusqu’à trois heures du soir, pratique qu'il onserva jusqu’à la mort, Chaque jour, à neuf heures du matin, il prenait la discipline, en mémoire de la flagellation de Jésus-Christ.

pes habits étaient simples et grossiers comme ceux des religieux ; ils ouvraient un rude cilice qu'il portait habituellement. C’est ainsi u'il s’appliquait sans cesse à remplir le précepte de l'Apôtre, qui aous engage à faire de notre Corps une hostie vivante, sainte et gréable à Dieu.

Un genre de vie si Opposé aux maximes du siècle le rendit l'objet es railleries des gens du monde. On voulut le faire passer pour fou. Aou frère et sa belle-sœur contribuaient à donner de lui cette fausse Me, par les propos injurieux qu'ils tenaient chaque jour sur son @npte. Un habit long, dont il était revêtu, servit de matière à de Mouvelles plaisanteries. A tous ces outrages, le bienheureux n'op- @osa qu’une patience invincible, Mais enfin l'erreur se dissipa, et Le éigneur, qui avait permis que son serviteur fût humiié, afin que sa ætiu en devint plus pure, prit lui-même plaisir à le glorifier par les veurs extraordinaires et sensibles qu’il lui accorda. 2 Mais si le public lui rendit enfin justice, il n’en fut pas ainsi de son Mère et de sa belle-sœur. Toujours poussés par leur haine, ils ré- Padirent contre sa réputation une calomnie atroce qui parvint jus-

pete

48 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXV.— De 1970 4

qu'aux oreilles du juge du lieu. Celui-ci crut devoir appeler le saint

homme devant lui pour connaître la vérité ; mais un miracle d’Aimé* le toucha tellement, qu'il ne lui en fallut pas davantage pour être con vaincu de son innocence.

Les pauvres étaient surtout les objets de sa sollicitude continuelle. N Dieu voulut bien récompenser par un miracle l’empressement quel son serviteur mettait à les secourir. Un jour qu’Aimé semait def raves, il fut rappelé à la maison pour recevoir des indigents auxquel il était dans l’usage de donner l'hospitalité. Ne sachant quoi leur à offrir à manger, il dit à sa sœur, nommée Clara, et fille d’une grandeh piété, d’aller au jardin étérobeb des iégumes; elle lui fit observe qu'il ne s’y trouvait rien, si ce n'était les raves qu’il avait semé dans la journée. Dieu est puissant, lui répondit le saint homme, M

ture céleste, il peut aussi donner un accroissement subit aux plante que j'ai confiées aujourd’hui à la terre. Claire alla au jardin sur [n parole de son frère, et en rapporta des raves d’une grosseur extraor * dinaire. Ce prodige, dont les pauvres qui étaient dans la maison fi rent les témoins, ne put être caché, et le bruit s'en répandit bientt; dans toute la contrée.

Aimé devint dès lors l’objet de l’admiration et de la vénération publiques. On accourait de tous côtés pour le visiter ; mais le pieuM serviteur de Dieu, qui avait supporté avec tant de patience les rai leries et les mépris de ses concitoyens, ne put souffrir les marque de respect qu'il recevait d’eux, et, pour s’y dérober, il entreprit, ju qu'à quatre fois, le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle. ( fut, à ce qu'il paraît, au retour de son dernier voyage qu'il fond dans un champ qu'il avait hérité de son père, un hôpital qui depui a porté son nom, et qui, ayant reçu dans la suite des temps de no veaux revenus, est ouvert à tous les indigents qui se présentent, I bienheureux ne se contenta pas de cette bonne œuvre, et laissa a | aux pauvres, par testament, tous les biens qu'il possédait, Ce fa ainsi qu'après s'être fit d'eux des amis dans le ciel par les non breuses aumônes qu’il leur avait distribuées, il mourut en paix vel È l’année 1266, et alla recevoir au ciel la récompense de ses vertu Plusieurs miracles ont prouvé la sainteté de ce serviteur de Die ; Le pape Pie VI approuva, le 17 avril 1776, le culte rendu de ten immémorial à ce saint personnage f,

À la même époque, le bienheureux Fazius illustrait Vérone. IIM naquit vers l’année 1190, de parents qui lui inspirèrent de bon

1 Acta SS., ct Godescard, 8 mai,

à 1276 de l’èr«

heure, avec prendre la p sa probité sé quelques an grande parti la vertu des hommes de :

sait. Leur pe natale. Il se bondantes at Aretourna à V persécutions

“puissante por comme il a, pendant quarante ans, donné à son peuple une nourri. 4

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M'ivêque de Cr le son diocèse e 18 janvier Ace. Plusieurs eté de Fazius, ‘Italie 1,

A Acta SS., ct

XV.— De 12108 à 1276 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 49

peler le saint heure, avec le goût du travail, l'amour de la vertu, et lui firent apracle d’Aimé®é prendre la profession d’orfévre. En peu de temps sa conduite réglée, our être con-Mf sa probité sévère lui acquirent l'estime universelle, et il amassa dans quelques années de grandes richesses, dont il employait la plus > continuelle Æ grande partie à soulager les malheureux. Mais Dieu se plaît à exercer A la vertu des siens, et Fazius ne fut pas épargné. La jalousie des

hommes de sa profession vint bientôt troubler la paix dont il jouissait. Leur persécution fut telle, qu'il se vit forcé de quitter sa ville nt quoi lewnatale. IlLse retira dans Crémone, où il continua de répandre d’ad'une grande bondantes aumônes. Cependant il n’y fit pas un long séjour, et il Mretourna à Vérone, qu’il ne cessait de regretter ; mais de nouvelles

persécutions l’y attendaient, et la haine de ses ennemis fut assez puissante pour le faire jeter dans une prison. Fazius supporta sans se plaindre l'injustice de sa captivité ; il en lit même tourner les rigueurs à son avancement spirituel, et attendit en paix que Dieu fit connaître son innocence. Sa confiance ne fut seur extraor pas trompée, et la liberté ne tarda pas à lui être rendue d’une mala maison fuMuière presque miraculeuse. Les villes de Vércne et de Mantoue, alors vandit bient{frivales, étaient en guerre, et la première, ne pouvant résister seule | aux forces de ses ennemis, demanda des secours aux Crémonais. Ceux-ci les lui promirent, mais sous la condition expresse que azius serait mis en liberté, et Vérone consentit d'autant plus volonience les railitiers à leur accorder cette clause, que personne n’était encore parr les marque î enu à prouver un seul des griefs que l'on avait imputés au saint entreprit, juhomme. Fazius sortit donc de prison, et, pour ne plus s’exposer à la persécution des orfévres véronais, il quitta de nouveau cette ville et

e qu’il fond@retourna à Crémone.

tal qui depui Le saint homme s'y appliqua plus que jamais à l'exercice de toutes es œuvres de charité. Il passait les journées à visiter les prisons et ésentent. Les hôpitaux, et la nuit presque tout entière était consacrée à la et laissa ausrière. Il fit aussi construire une petite chapelle, et y fonda une assédait, Ce fUSociation pour le soulagement des prisonniers, des matelots et des par les nonMbauvres, sous le nom de congrégation du Saint-Esprit, Témoin deuis longtemps de la conduite exemplaire de ce serviteur de Dieu,

de ses ver ‘évêque de Crémone le nomma inspecteur général des monastères iteur de Die son diocèse, et il conserva cette charge jusqu’à sa mort, arrivée ndu de ten e 18 janvier 1279, dans la quatre-vingt-deuxième année de son 5e. Plusieurs miracles opérés sur son tombeau attestèrent la sain

eté de Fazius, et sa fête se célébra dès lors dans plusieurs diocèses ‘Italie 1,

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