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a 1276 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 25
patriote, Ambroise, qui leur avait déjà obtenu l’absolution de AClément IV. Ils le firent donc venir du fond de l’Allemagne, et le prièrent d’être encore leur intercesseur auprès du pape Grégoire.
+ Ayant accepté la commission par obéissance, il les avertit qu’il fal- “lait commencer par renoncer aux haines et aux inimitiés qui les 4 divisaient entre eux ; et, pour cet effet, il prêcha dans la place qui
« était devant l’église de son ordre, car l’église même ne pouvait contenir tout le peuple qui s’empressait de l'écouter. Ses sermons furent
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si eflicacis, qu'il réconcilia entre elles toutes les familles de la ville.
Étant arrivé à Viterbe, où était alors la cour de Rome, il demanda audience ; ce que le Pape lui accorda aussitôt, étant informé par la {renommée de sa vertu et de sa doctrine ; puis, l’ayant oui parler, {il accorda à la ville de Sienne la levée de l'interdit. A son retour,
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{ Ambroise fut reçu avec toutes les démonstrations de la joie publique. « Le jour de sa rentrée devint une fête annuelle. Le saint pape Grégoire X l'employa pareillement avec succès à pacifier et à réconcilier plusieurs villes d'Italie. Dans ce ministère, dà la charité la plus ardente Ambroise joignait l'humilité la plus profonde. Un homme puissant, irrité de ses efforts et de ses succès « pour la pacitication générale, lui dit un jour avec menace : Vous {êtes un imposteur, un séducteur du peuple chrétien, un homme { plein d’ambi.ion et de vaine gloire, digne du dernier supplice , que + je vous réserve, si vous ne vous désistez de votre entreprise. Le 4 saint homme lui répondit humblement : Dieu s’appelle le roi de la paix ; c’est pourquoi tout fidèle doit désirer la paix avec le prochain. 4 Dieu ne la donne qu’à ceux qui l’accordent de bon cœur aux autres. Ce que je fais, je ne le fais pas par moi-même, mais par la : volonté de celui qui a puissance sur moi. Maintenant done, si c’est à | cause de moi que vous vous troublez, je vous en demande pardon ; à je prie Dieu qu’il pardonne des paroles proférées peu à propos, et “qu'il ne vous l’impute pas à péché. Que si je mérite toute espèce de supplice , je ie supporterai de bon cœur pour la rémission de mes | fautes. — A ces paroles aleines d'humilité et de calme, le magnat si 4 cruel et si féroce, qui n’avait aucune crainte de Dieu, se sent touché
€ jusqu’au fond de l’âme ; il se jette aux pieds du saint et lui dit : Pardonnez-moi, serviteur de Dieu, et priez pour moi, qu’il m'accorde une paix véritable ; quant à moi, je suis prêt à la faire avec vous. Le saint le releva, l'embrassa tendrement, pria pour lui, et le trouva depuis un excellent chrétien.
+ Le bienheureux Ambroise disait dans ses prédieations que la
. vengeance était un péché d'idolâtrie, attendu que la vengeance « appartient à Dieu seul, et que, par conséquent, celui qui se venge
EPP ESESETERTE
26 HISTOIRE UNIVERSELLE (Liv. LXXV. — De 1211
usurpe la place de Dieu. Un jour, malgré toutes ses exhortations M un homme de Sienne s’obstinait à ne point pardonner. Alorsile saint*
lui dit : Je prierai pour vous. — Je n'ai que faire de prières, répliqu 4
durement le vindicatif, — Le saint ne laissa pas de faire pour lui
vidence et sollicitude que vous avez sans cesse pour le genre humain, M je vous prie d’interposer votre puissance dans cette vengeance pro-# jetée, et de vous la réserver, afin que tous connaissent que la puni-M tion des offenseurs n’appartient qu’à vous seul et afin que la sensualité à n'empêche point la connaissance de votre justice. Ambroise enseigna publiquement cette prière aux peuples, les exhortant à la dire pour ceux qu'ils trouveraient obstinés à ne point pardonner les injures. A A l'heure même que le saint homme faisait pour lui cette prière, le vindicatif se concertait avec ses amis et ses parents pour ne point à faire de paix ni écouter Ambroise. Mais la prière du juste fut plus M puissante, Tout à coup cet homme si dur se sent pénétrer de com-4 ponction, toutes les raisons du saint homme lui reviennent à l 4 mémoire, il passe deux jours sans presque manger ni dormir. Enfin # il vient avec ses amis trouver le bienheureux Ambroise, pour le prier de faire la paix entre eux et de lui pardonner sa faute 1. ;
Un autre saint pacificateur, parmi les Lombards, fut le bienheureux Barthélemi, évêque de Vicence. Issu de la noble famille de ï Bregance, il naquit à Vicence au commencement du treizième siècle. 1 Ses parents l’envoyèrent dès sa première jeunesse faire ses études à È Padoue. Il eut soin de les sanctifier par les exercices de la piété chrétienne. Saint Dominique, qui avait depuis peu établi son ordre, étant venu dans cette ville, Barthélemi entendit ses discours et fut 4 témoin des exemples de vertu que donnait le saint fondateur ; sesli paroles et ses exemples firent sur lui une impression si forte, que, A plein de mépris pour les vanités du monde et du désir de consacrer È ses talents au service de l’Église, il résolut de se donner à Dieu et | d'entrer dans le nouvel institut. Ayant recu l’habit des mains de" saint Dominique, dans un âge peu avancé, il s’attacha à suivre ses 4 leçons et à imiter ses vertus. Les progrès qu'il fit dans la perfection 4 religieuse et dans la connaissance des choses divines furent si grands, 1 que ses supérieurs, après qu'il eut reçu le sacerdoce, le jugèrent ca- 4 pable d'enseigner l’Écriture sainte. Barthélemi s’acquitta de cet em-°# pioi de manière à s’attirer des applaudissements universels. Ce ne * fut pas le seul bien qu'il opéra. Pénétré de l'obligation que les mi-* pistres de Jésus-Christ ont d'annoncer la parole divine, il parcourut #
1 Vita B, Ambr. Sen., c. 6. Acta SS., 20 mart.
à 1276 de l’ère | les villes dela
vices, et rame La réputati
; © s'étendant ch prière suivante : Seigneur Jésus-Christ, par votre très-grande pro."
l'an 1235, et palais, qui a saint Domini
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nocent IV, « lestin IV, eut au concile de religieux, éta roi saint Loui pour son con siége de Nim alla vers le tr tification de s succès, Jusqu nécessaire en Le saint I siége, parce Ennemi décl:
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