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à 1276 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 27
les villes de la Lombardie et de la Romagne, dissipant les erreurs et les vices, et ramenant une multitude d’âmes à la vertu et à la concorde.
La réputation de sainteté et de savoir qu'avait acquise Barthélemi s'étendant chaque jour, le pape Grégoire IX l’appela à Rome vers l'an 1235, et lui donna la charge importante de maître du sacré palais, qui avait été établie par le pape Honorius III en faveur de saint Dominique. Le fidèle disciple, animé du même esprit que son prédécesseur, remplit avec zèle les fonctions qui lui étaient confiées. Tout le temps qu'elles lui laissaient libre, il l'employait à la composition d'ouvrages de piété ou de science ecclésiastique. Le pape Innocent IV, qui succéda à Grégoire IX après le pontificat de Célestin IV, eut en Barthélemi la même confiance, Il l’amera avec lui au concile de Lyon. L’on croit que c’est à cette époque que ce pieux religieux, étant venu à Paris par ordre du Saint-Père, fut connu du roi saint Louis. Ce monarque apprécia bientôt son mérite, et le choisit pour son confesseur. Quelques années après, Innocent IV l’éleva au siége de Nimésie en Chypre. Barthélemi quitta alors la France, et alla vers le troupeau qui lui était confié, plein d’ardeur pour la sanctification de ses ouailles. IL y travailla sans relâche et avec un grand succès, jusqu’au moment où le pape Alexandre IV, le croyant plus nécessaire en Italie, le nomma évêque de Vicence.
Le saint prélat put à peine prendre possession de son nouveau siége, parce que le tyran Ezzelin dominait alors dans cette ville. Ennemi déclaré de la religion et de ses ministres, cet impie ne fut pas longtemps sans persécuter.et même sans chercher à faire mourir Barthélemi, qui, cédant à la tempête, quitta Vicence et se retira auprès du pape Alexandre. Le souverain Pontife, qui connaissait sa capacité, le chargea d’affaires importantes pour la religion, et l'envoya en qualité de légat vers les rois de France et d'Angleterre. Ayant heureusement terminé sa mission, il revint à Paris, dans la compagnie du monarque anglais, ainsi que de son épouse, et se trouva à l’entrevue qu’eurent dans cette ville les deux monarques. Saint Louis, qui n'avait pas oublié son ancien confesseur, et qui en avait reçu avec plaisir la visite lorsqu'il était en Syrie, l’accueillit avec bonté ; et, pour lui témoigner son affection, il lui donna un morceau de la vraie croix et une épine de la sainte couronne, avec une déclaration écrite qu’il avait accordé cette sainte relique aux justes désirs de Barthélemi de Bregance, comme une preuve de la tendre affection qu'il lui portait,
Enrichi de ce trésor que sa foi lui rendait inestimable, le saint évêque reprit le chemin de Vicence. Ezzelin n’y était plus. Il alla donc en assurance rejoindre son troupeau, dont la violence du tyran
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