‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme]Chapitre 30 sur 121 · IL. — De 1605 à 1650 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

IL. — De 1605 à 1650 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE

ne âgée de vilégiées. Ses membres délicats reçurent l'empreinte des sacrés stig:… de Trente mates de sa passion; et ces signes augustes paraissaient quelquefois it de l'édue tout sanglants, quelquefois aussi ils frappaient les yeux des autres

ces saintes solitude, et | s les veux, > CONLACrEr ait d’autres

| religieuses par le vif éclat qu’ils répandaient. Toute la vie de Jeanne ne fut » Pour ainsi dire, qu’un enchaîne ment de vertus : elle était uniquement occupée de ses devoirs de: religieuse, et les remplissait avec une exactitude exemplaire. Son dé- | tachement du monde était sans bornes ; elle ne voyait que la vie fu-

achevée, & B® ture et ne songeait qu’à s’en rendre digne. Elle avait une telle hor- 1 reur du péché, et la crainte d’offenser Dieu était si vive en elle, qu'on trouver un BA la voyait trembler à la seule idée de transgresser sa loi sainte, et qu’on

M n'a jamais douté qu’elle n’ait conservé tou À tismale. Mais l'exemple de ses vertus ne de

et bientôt appelée aux fonctions de maître | pliqua avec une admirable patience à for

ualités dont nsées. Elle . Les diverit part qu'à

te sa vie l'innocence bapvait pas demeurer stérile ; sse des novices, elle s'apmer le cœur et l'esprit des

rouvé pour B® jeunes personnes qui aspiraient à devenir les épouses de Jésus-Christ ÿ proposa en R4 ses Compagnes la nommèrent plus tard abbesse de la communauté, t résolu de B°4 et c'est surtout dans cette charge qu’elle montra dans tout son jour enoncer au BA les vertus et les qualités éminentes qui la distinguaient. Mais ce es, prières, M qui lui acquérait tant de mérites devant Dieu lui attira l'envie et la ébranlable, PM jalousie de ses compagnes, que blessaient la régularité et l’austérité de : ment de ne Bt sa vie. Son confesseur l'ayant un jour traitée de visionnaire, sans

s rapproché Bi doute parce qu’il était trop au-dessous d'elle pour la comprendre, Iler souvent B°# aussitôt la cabale ennemie chercha à 1

a faire passer pour folle. Dès | lors elle perdit toute la confiance dont elle avait joui jusque-là ; elle

| fut séquestrée et isolée de tout le monde; chacun S'éloignait d’elle avec affectation, et même il arriva un jour qu’ane jeune religieuse

Jénédictines

ciat, se pré È

la .médilée ayant vu l’une des plus âgées du monastère s'entretenir avec Jeanne, nt sos exet vint se mettre entre elles pour les séparer; puis s’adressant à son sées malgré aînée: « Comment, ma mère, lui dit-elle, une personne comme vous ciel, et elle Ba peut-elle s'entretenir avec une folle? » La religieuse, indignée d’un me pure 4 procédé si peu charitable, allait reprendre sévèrement sa compagne; pendant ls BA mais Jeanne l’interrompit aussitôt et lui dit avec douceur : « Ces iva ce jou Be pr'étendues injures sont des trésors ; apprenez-moi donc à les mettre ont. Elle « Eau pied de la croix, et non pas à m'en fâcher. »

r se donne Cependant la vérité reprend tôt ou tard le dessus;

LA et la résignaait si grand .. on avec laquelle Jeanne Supportait la calomnie servit à

la confondre,

ontre elle re- LConnurent sa supériorité et sa sagesse, et les autres furent réduites

jau silence; mais à peine était-elle délivrée de cette tribulation, que

[ it mal, À à Celles de ses compagnes que la haine n’animait pas c lui de Mari Be

d'avantagës D d'autres plus cruelles vinrent l’assaillir, Elle fut affigée d'une maladie

hideuse, la lèpre, qui lui fit souffrir des douleurs d'autant plus cui. ‘à XXV,

grâces pri

130 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXVII.— De 1605

santes, que ses compagnes, redoutant la contagion, nr Si et ne lui rendirent que les services les plus indispensab es pour ik pêcher de mourir. Bientôt d’autres souffrances vinrent se pi à la première. Elle se trouvait à la fois atteinte de Des op ies qui la mettaient souvent aux portes du tombeau ; mais 1 ience, la résignation, le calme le plus pur régnèrent se 4 “e cœur. Elle souffrit avec foi, parce qu elle se représentait les souffrances du Sauveur, et les récompenses éternelles, en ie desquelles, dit saint Paul, toutes les tribulations de cette vie pets vent être comptées pour rien. Aussi l’entendait-on répéter, su ieu des douleurs les plus aiguës, ces touchantes paroles du sain DA Job : « Le Seigneur l’a voulu ainsi : que son saint non) soit ; ! : En un mot, Jeanne paraissait étrangère à tout ce qu elle ni “ dans son corps; elle était comme transportée dans les dass e ie tait d’égales délices ineffables réservées aux élus. Quan ft ol la plaindre et s’attendrir sur son sort, elle répondait avec sig i à qu’elle n’était nullement à plaindre, qu'on se trompait en “ou malheureuse, parce que ses douleurs lui frayaient le rs e ’ élicité éternelle, et qu’elle se or d'acheter le ciel aux mêmes iti t de saints l'ont gagné.

be eee sainteté dont elle jouissait lui attira se # visites de personnes distinguées par leur naissance et ot pi : On cite entre autres Henriette Adélaïde, électrice de Bavi dé q | rendit de Padoue à Bassano pour jouir de la conversation de ne elle avait une si haute idée de la vertu de notre religieuse, qu’e e à jeta à ses pieds et lui demanda sa bénédiction. L'humble ip de saint Benoît refusa longtemps de consentir à la demande de la pie cesse; ce ne fut qu’après des instances réitérées qu elle céts x. h et l'électrice a dit plusieurs fois depuis, que jamais elle n ave n tant de simplicité avec une si profonde connaissance des voia A lt la consulter sur quelque affaire délicate, us ‘ diquait un jeùne à ceux qui l’interrogeaient, consultait spé : Seigneur, après avoir jeûné elle-même, et ne répondait qu’apr Jai qu’elle avait fixé.

ba depuis longtemps préparée à quitter la nee avait jamais aimé la vie, et dès son enfance toutes ses pans : de nt été tournées vers le ciel. Aussi vit-elle arriver avec une”joi Rain le moment qui devait la réunir à son époux. Atteinte ; la dernière maladie qui allait la conduire au tombeau, elle ss les sacrements de l’Église, qu’elle reçut dans un sayisea en a primable d'amour et de reconnaissance. Sa joie et son bonheur

à 1650 de l’ère si visibles, qu un jour les n Après avoir r longtemps da … quelques inst:

>. 22 février 167 La commur | mais ce sentin crédit dont ell + connue durant Là racles furent o son corps, tro maladies. On f prodiges arrivé - enquête que le

Une autre Di slorifiait Dieu } N Saint Joseph

| d'humilité, de } » la semaine, il n Li ture : il passa a +planches, n’aya ‘jamais plus gra sjures et des mép savait coutume d dde Dieu, je ne su mal répondu à | ‘qu'aucune autre “rucifié, et les si

We l'amour sacré En 1587, ses iller, en qualit Péra, qui est un

ë harité vraiment

Bic ravages d'une

.—De1605

à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 131 onnèrent si visibles, que toutes les assistantes firent des vœux pour éprouv our l’em- un jour les mêmes sentiments quand elles seraient près de mourir. joindre à D} Après avoir reçu le saint viatique, elle tomba en extase et resta assez maladies D longtemps dans cet état. Elle revint enfin à elle-même, passa encore patience, & quelques instants dans de ferventes prières, et expira doucement le dans son les souf- La communauté témoigna à sa mort la plus profonde douleur; nparaison D ais ce sentiment se changea bientôt en une vive confiance dans le ie ne do ES édit dont elle devait jouir auprès de Dieu. Tous ceux qui l’avaient au Milieu D Gonnue durant sa vie s’'empressèrent de l’invoquer, et plusieurs miat. homme | racles furent opérés par son intercession. Lorsqu’en 1736 on exhuma it béni ! » ; son Corps, trois personnes furent guéries subitement de diverses » souffrait DA maladies. On fit plus tard des recherches sévères sur sa vie et sur les x; €b goût D brodiges arrivés à son tombeau ; et ce fut en conséquence de cette on VOUÏaIt DA enquête que le pape Pie VI lui décerna les honneurs de la béatifiranquillité DM cation le 2 juin 1783.

la croyant EE Une autre branche de la famille de saint François, les Capucins, 1 de la fé-

&, glorifiait Dieu par des fruits remarquables de sainteté. ux MÊMES EÙ Saint Joseph de Léonissa naquit en 1556, dans la petite ville de

Léonissa près d’Otricoli, qui est de l’État ecclésiastique. A l’âge de uvent dés EM Gixhuit ans, il fit profession dans le couvent que les Capucins leur piété. EN avaient dans le lieu de sa naissance, et changea son nom d'Eufranius re, Qui & D en celui de Joseph. Il fut toujours un modèle accompli de douceur, de Jeanne, Es d'humilité, de patience, de chasteté et d'obéissance. Trois jours de qu'elles M semaine, il ne prenait que du pain et de l'eau pou

le sœur d Eure : il passa aussi plusieurs carême de la pr-

céda enfin, n'avait vu des vois

occasion de souffrir des in— e le dernier des pécheurs, et

3 mais j'ai si

te, elle in- é d'être abandonné plus ensuite le ature. Il avait une dévotion singulière à Jésus qu'après l: rucifié, et les souffrances de notre divin Sauveur étaient le Sujet le lus ordinaire de ses méditations. Il préchait ordinairement un cru-

terre ; ele Ecifix à la main, et ses paroles, qui étaient toutes de feu, embrasaient es pensé de l'amour sacré les cœurs de son auditoire.

ec une‘j0t DM En 1587, ses supérieurs l’envo Atteinte de Bhailler, en qualité de missionnair e demand PPéra, qui est un faubourg de Co ment int EMtharité vraiment héroïque au service des galé heur furet EMies ravages d’une peste horrible, Ayant été lui-

yèrent dans la Turquie, pour trae, à l'instruction des Chrétiens de nstantinople, 11 se dévoua avec une

riens, surtout pendant même attaqué de cette

132 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXXVII.—De1605 D à 1650 do l'ère cüelle maladie, Dieu lui rendit la santé pour le bien d'une grande magistrature multitude d'âmes. Il convertit plusieurs apostats, dont un pacha et la religior

entre autres. Les Mahométans, furieux du succès de ses prédications, le firent mettre en prison par deux fois et le condamnèrent à mort. Ils le pendirent à un gibet par un pied et par une main, etle Æ laissèrent longtemps en cet état. A la fin pourtant, on le détacha, & EN n'avoir pas k le sultan commua en exil la sentence de mort. Le père Joseph, s'é- EN quitter le mo tant embarqué pour l'Italie, prit terre à Venise.et arriva à son cou- M prit l’habit e vent après une absence de deux ans. De retour dans sa patrie, i A donna son bi recommenca ses travaux apostoliques, et le ciel continua de les bénit EN pourvoir à l’e comme il l'avait déjà fait. Notre saint fut affligé, vers la fin de «a point assez fa vie, d’un horrible cancer qui lui causa les plus vives douleurs. Il À tribués aux p souffrit deux fois les opérations des chirurgiens, sans pousser k PA Du momen moindre soupir. Il tenait pendant tout ce temps-là un crucifix dans humiliations € ses mains, et ne faisait entendre que ces paroles : Sainte Marie, pris EN volonté, pour pour nous, misérables pécheurs. Quelqu'un des assistants ayant pro- tions dont il f posé de le lier pendant l'opération, il dit en montrant le crucifix: BA les découvran Voilà le plus fort de tous les liens; il me tiendra immobile beaucoup ES Les mortificati mieux que toutes les cordes. Sa maladie étant sans remède, il mou- D) à sa ferveur. | rut le quatre février 4612. Son nom se trouve en ce jour dans le 4 que de pain, d martyrologe romain que Benoît XIV a publié. Il fut béatitié par Clé BE pre le recueille ment XII en 4737, et canonisé en 1746 par Benoît XIV 1. LL tout la grâce d

Saint Fidèle, Capucin et martyr, naquit l’an 4577, à Sigmaring, ÊM Il n'eut pas petite ville d'Allemagne, dans la Souabe : son père se nommait Jear B5 du soin de pré Rey. Il fit ses premières études dans l’université de Fribourg, « EM des fidèles; il: Suisse; il s'appliqua surtout à la jurisprudence et passa docteur « ! Devenu supéri droit. Il menait une vie très-mortifiée, ne buvait jamais de vin ét BA de conversion portait toujours le cilice. Ses vertus, entre autres sa modestie et si EM aussi les yeux : “ compagnaient :

s'intéressait mer l'avocat cher lui insp

D ÉN A E Tee

Fe

douceur, lui attiraient l'estime et la vénération de tous ceux quik Ÿ connaissaient. À congrégation d En 1604, il partit avec trois jeunes gentilshommes qu'on envoya iles Grisons. Il { voyager dans les différentes parties de l'Europe. Il s’attacha print palement à leur inspirer de vifs sentiments de religion. Sans cesse i Eu leur donnait l'exemple de la piété la plus tendre. Il ne laissait passer aucune grande fête sans s'approcher de la sainte communion. Dans toutes les villes qui se rencontraient sur sa route, il visitait ls onférences. Er églises et les hôpitaux, et assistait les pauvres selon ses facultés; | Diconvertit beauc lui arriva même quelquefois de se dépouiller de ses habits pour ls Là cours qu’à la fe en revêtir. MI Tant de conv Après ses voyages, il obtint à Colmar, en Alsace, une place dt Dévinistes qui avai mad'en arrêter le c D pal instrument.

4 Godescard, 4 février.

FE, — De 1605

ne grande un pacha s prédicamnèrent à nain, et le létacha, et seph, s'é- À SON COupatrie, il le les bénir fin de «a ouleurs. Il pousser le ucifix dans larie, priez ayant pro > crucifix :

à beaucoup de, il mouour dans le tié par Clé Sigmaring, mmait Jean ribourg, e1 docteur « is de viné destie et si ceux quik

on envoyal acha princisans cesse laissait pasommunion.

il visitait les ; facultés; i its pour l&

me place de

à 1650 do l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 133

magistrature, qu’il exerça avec beaucoup de réputation. La justice et la religion faisaient la règle invariable de toute sa conduite. Il s'intéressait vivement en faveur des indigents, ce qui le fit surnommer l'avocat des pauvres. Quelques injustices qu'il ne pouvait empécher lui inspirèrent du dégoût pour sa charge. Craignant donc de w’avoir pas la force de résister aux occasions du péché, il résolut de quitter le monde et de se retirer chez les Capucins de Fribourg. Il y prit l'habit en 1619, et reçut de son supérieur le nom de Fidèle. Il

| donna son bien et sa bibliothèque au séminaire de l'évêque, afin de

à pourvoir à l'entretien et à l'instruction des jeunes clercs qui n'étaient

point assez favorisés de la fortune; tous ses autres effets furent dis-

! tribués aux pauvres.

Du moment qu’il fut religieux, il n’ent plus d’ardeur que pour les

Fi humiliations et les austérités de la pénitence. Il renonça à sa propre LA volonté, pour ne plus faire que celle de ses supérieurs. Les tenta- DE tions dont il fut assailli ne le découragèrent point; il les vainquit en LA les découvrant à son directeur, dont il suivait les avis avec docilité. | Les mortifications prescrites par la règle ne suffisaient point encore

à sa ferveur. L’Avent, le carême et les vigiles des fêtes, il ne vivait

1 que de pain, d’eau et de fruits secs. Rien n’était capable d’interrom- 4 pre le recueillement de son âme. Dans ses prières, il demandait sur- L tout la grâce de ne tomber ni dans le péché ni dans la tiédeur.

Il n'eut pas plus tôt fini son cours de théologie, qu’on le chargea du soin de prêcher la parole de Dieu et d'entendre les confessions des fidèles ; il remplit ce double ministère avec un très-grand succès. Devenu supérieur du couvent de Weltkirch, il opéra des prodiges

-: de conversion dans cette ville et dans les lieux voisins : il dessilla aussi les yeux à plusieurs calvinistes. La nouvelle des fruits qui ac- L compagnaient ses travaux apostoliques étant parvenue à Rome, la

congrégation de la Propagande le nomma pour aller prêcher chez les Grisons. Il fut le premier missionnaire envoyé à ce peuple depuis

qu'il avait embrassé le calvinisme. On lui associa huit religieux de

son ordre, qui devaient travailler sous sa conduite, Il ne se laissa rebuter ni par les fatigues ni par les menaces qu’on lui fit de lui ôter la vie. Il convertit deux gentilshommes calvinistes dans ses premières conférences. En 1622, il pénétra dans le canton de Prétigout et y convertit beaucoup d’hérétiques, ce qu'on attribua moins à ses dis-

-.cours qu’à la ferveur et à la continuité de ses prières,

étrange fureur les calempereur; ils résolurent

ui qui en était le princiinformé de leurs desseins, se

134 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXX VII. —De160s

prépara à tout événement. Le vingt-quatre avril 4622, il se confessa à un de ses compagnons, dit la messe et prêcha dans le bourg de Gruch; il prononça son sermon avec encore plus de feu qu’à l'ordi. naire. Il prédit sa mort à plusieurs personnes, et depuis il signa toutes ses lettres : Frère Fidèle, qui doit être bientôt la pâture des vers. De Gruch, il alla prêcher à Sevis, où il exhorta fortement les catholiques à rester inviolablement attachés à leur foi. Un calviniste ayant tiré sur lui un coup de mousquet dans l’église, les fidèles le prièrent inatilement de se retirer; mais * !:r répondic qu'il ne craignai point la mort, et qu’il était pré. “er sa vie pour la cause de Dieu.

Tandis que le saint retournait à Gruch, il tomba dans les main d'une troupe de soldats calvinistes qui avaient un ministre à leur

tête : ils le traitèrent de séducteur, et voulurent le forcer à embrasser 4

leur secte. « Que me proposez-vous là? répondit le père Fidèle. le suis venu parmi vous pour réfuter vos erreurs, et non pas pour les embrasser. La doctrine catholique est la foi de tous les siècles, j n’ai donc garde d'y renoncer. Au reste, sachez que je ne crains point la mort. » Un de la troupe l'ayant renversé par terre d’un coup d'e tramaçon, il se releva sur les genoux et fit cette prière : « Seigneur,

re se

rat 5 Re

mis de

pardonnez à mes ennemis; aveuglés par la passion, ils ne savent « Ba qu’ils font. Seigneur Jés'is, ayez pitié de moi! Sainte Marie, mèred: EM Jésus, assistez-moi ! » Cette prière finie, il reçut un second coup qui B 4

le jeta par terre baigné dans son sang. La fureur des soldats ne fi point encore satisfaite ; on lui perça le corps avec des poignards & on lui coupa la jambe gauche. Sa bienheureuse mort arriva l’an 162: il était dans la quarante-quatrième année de son âge et la dixième de sa profession. Les catholiques l’enterrèrent le lendemain. Quelqu temps après, les impériaux défirent les calvinistes, conformément une prédiction du saint. Le ministre qui s'était mis à la tête des sol dats fut si frappé de cette circonstance, qu'il se convertit et abjun publiquement l’hérésie.

Le corps du saint missionnaire est dans l'église des Capucins dt Weltkirch; pour la tête et la jambe gauche, qui avaient été séparéa

du tronc , elles sont dans la cathédrale de Coire. La translation sel

fit avec beaucoup de solennité. Il s’est opéré un grand nombre tt EM

miracles par l’intercession du serviteur de Dieu. Il fut béatitié pe

Benoît XIII en 1729 , et canonisé par Benoît XIV en 1746. Son nn rs

a été inséré dans le martyrologe romain sous le vingt-quatre avril! D L'ordre des Capucins fut gouverné par un des plus grands et is Eu

1 Godescard, 24 avril.

à 1650 de l”

plus saints Il naquit à tême le no sabeth Ma une éduca qu'il mani!

au désir q vêtit de l'E Saint-Paul père Giaco C'était 1 que les ent édifiants, c Rossi s’acc quelquefois et produisi il perdit so Venise, che éducation.

voir profon gens qui fre la soutanell de Saint-Fr teté, que qi comme une dans cet ex devait à ses s'éleva sur désastres.

Jules étai un état plu:

brasser l'in:

de seize ans noviciat éta rent, sous finir ses étr le jeune pr:

lance d’un ; vertus qu’il et l'hébreu extrême qu l'Ancien et

se confessa e bourg de qu’à l'ordi.

signa toutes des vers. De catholiques e ayant tiré

le prièrent ne craignai la cause de

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