IL. — De
nt trois du ppe I, de rois méri. È atholiques, sunissaient l’hérésie, ses pères, Be r l’unité de B saint Loui
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; hommes, ols : fier et i trouvaient leur souve.
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funéraills rès possibi treize stjr n âge etl
ait humai ; avec justit surpassé pour la ot il ne futpi ui un prit quelqueli ts ; il CON
118 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXXVII.—De1605 D à 1650 àe l'ère fut un sujet de deuil en Espagne. Ses obsèques durèrent neuf jour, EN enterré dans La chaire retentit de ses éloges, et tous les poëtes chantèrent son ES lien est de
génie. On a recueilli en deux volumes les hommages funèbres qui lui furent rendus 1.
Pierre Calderon de la Barca naquit en 1600, et composa sa pre. mière pièce de théâtre avant l’âge de quatorze ans. Il en compos EN révolution (fr plus de quinze cents, outre un grand nombre de pièces de dévotion, DA églises étrang Il fut fait chevalier de Saint-Jacques, en 1636, par Philippe IV, de. M c’est à la reli vint prêtre en 1652 et chanoine de Tolède, et mourut en 1687. De EM tions, le musé nos jours, les pièces de Véga et de Calderon excitent l'admiration de EN avait produit l'Allemagne littéraire, et y servent de modèle ?. ) riches, toute
Michel Cervantes, dont tout le monde connaît la longue comédie
vateur de gél école (de peir breuse de l'E
© vous en 1814 ou le roman de Don Quichotte, naquit l’an 1547, à Complut ou A! EX quel tableau cala de Hénarès, d'une famille noble et peu favorisée de la fortune, EN Zurbaran, l’A Il cultiva la poésie de bonne heure, et conserva toute sa vie un pen BA l'art ne créa » chant irrésistible pour les muses. Nous l'avons vu, en qualité & EM l'air exprimai croisé, à la glorieuse bataille de Lépante, où il reçut une blessure a PQ bleou, la tran: bras gauche, dont il demeura estropié le reste de sa vie. Il était en EME de son ordonr core au service en 4575, lorsque, retournant sur une galère de Naples ES suite? un tabl en Espagne, il fut pris par le corsaire Arnaut-Mami, qui le conduisit ME et par sa poés à Alger et le retint parmi ses esclaves. C'est dans cette affreuse pos: BE d'admiration, tion que Cervantés déploya les ressources de son génie et la force de M Raphaël, et c son caractère. Il exposa courageusement sa vie pour briser ses fes EX chef-d'œuvre et ceux de plusieurs autres Chrétiens qui se trouvaient avec li ES Or, pendant L'entreprise, conduite avec autant d'adresse que de persévérance, BA le plus parfait fut découverte au moment où elle touchait à sa fin. Une mort affreust EM les biographies menaçait tous ces infortunés. Cervantes osa se charger de la respon: BE et mort en la r sabilité commune, et soutint qu'il était seul coupable. L'espoir d'unt EM pagne, n’eut 1 haue rançon, la sollicitude infatigable des pères de la Trinité 4 S d'abord des ba d’autres circonstances heureuses sauvèrent ce généreux captif. Loin : + chefs-d'œuvre d’être découragé par l’idée du supplice qu’il avait vu de si près, | EM ville natale. osa concevoir le projet de faire soulever tous les esclaves détent EM Avec des po dans Alger, et de s'emparer de la ville. Le dey, effrayé de l’audar A des théologien: de cet homme extraordinaire, exigea qu’il lui fût remis, et paya BG diocèse de Toli somme de mille écus à son ancien maître. Dès ce moment, IBM écrit en latin e chaînes de Cervantes s’appesantirent, et il fut soumis à une survellk EN livres. Elle est lance particulière, Après six ans de souffrances inouïes, il fut enfin faits, la sagess racheté par les soins des pères de la Trinité, qui ne cessèrent de EN à la fois simpl prendre le plus vif intérêt à son sort. Aussi, quand il mourut à Mk EM Tite-Live, que drid, l'an 4616, dans sa soixante-dix-neuvième année, voulut-il êlr
1 Biographie u:
1 Bicgraphie univers., t. 25. — ? Ibid., t, 6. ciétés modernes, c
H.—Det6os D à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 419 neuf jours, BW enterré dans l’église des religieuses de la Trinité de cette ville 1, tèrent son & Il en est de la peinture comme de la poésie. Écoutons un obsernèbres qui vateur de génie. « Toute l'Europe ignorait que l'Espagne eût une
école (de peinture) ; et quelle école ! la première et la plus nom- DSA Sa pre. breuse de l'Europe, celle de Raphaël exceptée. Les armées de la n Compos révolution (française), essentiellement athées, avaient dépouillé les e dévotion.
PA églises étrangères de préférence aux palais et aux châteaux. Comme
)pe IV, de. ; c'est à la religion que les artistes doivent leurs plus nobles inspiran 4687. De BA tions, le musée de Pa: ; contenait les chefs-d'œuvre que la catholicité niration de avail produits depuis trois siècles. Les souverains, les grands, les riches, toute l'Europe enfin, ont eu à Paris deux célèbres rendez-
vous en 1814 et 1815, et, dans ces nouveaux jeux olympiques, à quel tableau la couronne a-t-elle été décernée ? A un tableau de
| Zurbaran, l’Apothéose de saint Augustin. Jamais l'enthousiasme de l'art ne créa rien d’aussi vivant; les hommes et.les anges, la terre et
e comédie plut ou Al la fortune, ie un pen:
| qualité de EN l'air exprimaient toütes les beautés de la création; la vie de ce tablessure au bleau, la transparence des l‘’mières ne nuisent en rien à la noblesse Il était en- de son ordonnance et à la correction de son dessin, Qui venait ene de Naples B® suite? un tableau semi-circulaire, de Murillo : il exprimait un songe, e conduisi BA et par sa poésie il échappe à l'analyse de l'art; il n’y eut qu'un cri veuse pos: BE d'adniration, et il fut arraché eu présence de la Transfiguration, de
ser ses fes Ê® chefs-d’œuvre 2.
la force de “ Raphaël, et du sainé Jésôme, du Dominicain, et de tant d’autres t avec li BA Or, pendant longtemps, Zurbaran, l’auteur espagnol du tableau
SéVÉrANCe, 4 le plus parfait qui soit en Europe, n’eut pas même une mention dans prt affreust EM les biographies universelles. Murillo, né à Séville le 4er janvier 1618, la respon- et mort en la même ville le 3 avril 1682, ne sortit jamais de l’'Esspoir d’une pagne, n'eut le plus souvent d'autre maître que lui-même, peignit . Trinité d d'abord des bannières et d’autres sujets de dévotion : ses principaux aptif. Loï EF chef-d'œuvre furent pour les Franciscains et les Capucins de sa > si près, | RM ville natale.
es détenu EE Avec des poëtes et des peintres, l'Espagne eut des historiens et de l’audart EX des théologiens célèbres. Jean Marian”, né l'an 1537, à Talavéra, au et paya l BA diocèse de Tolède, entré chez les Jésuites À l’âge de dix-sept ans, a oment, lé écrit en latin et traduit en espagnol une histoire d'Espagne en trente ne survell livres. Elle est estimée pour le mérite des recherches, l'exactitude des il fut enfin faits, la sagesse des réflexions, et surtout pour l'agrément du style, essèrent de à la fois simple et élégant, et qui approche beaucoup de celui de urut à Me Tite-Live, que l’auteur avait pris pour modèle. François Suarès, ulut-il être
! Biographie univers, t, 7, — 2 Rubichon, De l'action du clergé dans les sociêlés modernes, c. 9,
Ré eau lais
à / 120 \ HISTOIRE UNIVERSELLE [Lav. LXXX VIT. — Do1gos à 1650 de l'ère € Jésuite, né à Grenade l'an 1548, mort à Lisbonne en 1647, a écrit, RM de la religion avec beaucoup d'ordre et de netteté, vingt-trois volumes in-folio sur même des pe, la théologie. Mariana et Suarès ayant écrit en Espagne et sous l'in. devoirs et des spection de l’inquisition royale, il était naturel de les voir soutenir le qu'il retira pe pouvoir absolu, irresponsable et inamissible des rois, à l'exclusion est presque in de tout contrôle du peuple et de toute subordination quelconque à un Le zèle d'H autre pouvoir. Et pourtant ils enseignent ouvertement, avec le grand et en peu d’ar nombre des théologiens et des jurisconsaltes, que le pouvoir des rois chrétienne, u leur vient de Dieu par le peuple ; que l'usage qu’ils en font est sub. même but et : ordonné à la loi de Dieu interprétée par l'Église, Il y a plus : dans RME 11 mourut en : son ouvrage Du Roi et de son institution, Mariana examine s’il est BA cinquante-cinc permis de tuer un tyran; et il penche pour l'affirmative, dans le cas BA Son nom est e où le prince renverse la religion et les lois publiques, sans égard pour cane et les pr les remontrances de la nation. L'édition originale de cet ouvrage se 15 mai 1895 1 fit à Tolède, l'an 1599. Elle est revêtue de l’approbation des docteurs Dans le mê qui avaient visé ce livre, et du privilége pour l'impression, et elle put l'ordre des Cle circuler librement dans toute l’Europe. Ce n’est pas tout. L'an 1613, Saint Camil Philippe HT fit l'apologie des doctrines populaires de Suarès contre EM de l’Abruzze, le roi d'Angleterre, Jacques Stuart : ce qui certes ne prouve guère sa mère. Il n’a que les rois d'Espagne fussent des tyrans et des despotes, où qu'ils EM père, qui avait eussent envie de l'être, ni que les Espagnols fussent un peuple ser- EM Ayant appris à vile. L'Espagne passe ainsi avec honneur et gloire du seizième siècle armes, à laquel au dix-septième. une violente p:
L'Italie, comme nous avons vu de Paul V à Alexandre VIE, conti RM Bientôt il fut : nuait de donner de bons Papes à l'Église. Elle vit au même temps : | pour vivre, de des personnes et des œuvres saintes. Venu d'Espagne, saint Joseph RM saient faire les Casalanz fondait à Rome la congrégation des Écoles-Pies ou pieuses, Be supérieur du « pour l'instruction chrétienne de la jeunesse. Un saint d'Italie fondait D, chante, il fondi une œuvre semblable à Florence. + cinq ans, il ent Le bienheureux Hippolyte Galanti naquit à Florence même, le EM Cordeliers; ma 42 octobre 1565, de parents dont la probité et la vertu étaient la D qu'il avait à la principale richesse. Sa jeunesse fut si édifiante, que, à peine Agé de M ilse rendit à Ro douze ans, il attira sur lui l'attention de l'archevêque de Florence, RM hôpital, celui d Alexandre de Médicis, depuis pape sous le nom de Léon XE, et fut tence, et veillai chargé par ce prélat d'enseigner les premiers éléments de la religion I aux moribonds. à d’autres jeunes gens de son âge. Pendant de longues années, il BAY et spirituels, et partagea son temps entre le travail qu’exigeait sa profession (il était Ba situation, Sa pr fabricant d'étofies de soie), les œuvres de charité et le soin de sa Bee Philippe de Né propre sanctification. Lfètes. Sa charité On est étonné que, sans biens, sans protecteurs, sans connais: D l'hôpital. sances, il ait pu faire tant de bien dans une ville telle que Florence. Es Il fonda une congrégation uniquement occupée d'instruire des vérités
1 Godescard, 20
1. Doiços 7, à écrit, i-folio sur sous l'inoutenir le "exclusion nque à un c le grand ir des rois it est sub.
lus : dans ne s’il est ans le cas gard pour Uvrage se ; docteurs et elle put s'an 1613, rès contre uve guère ou qu’ils
suple serme siècle
VIE, contime temps nt Joseph 1 pieuses, ie fondait
même, le étaient la ne âgé de Florence, XI, et fut a religion années, il n (il était oin de sa
connais- Florence, es vérités
à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 191
de la religion et de former à la vertu les enfants des deux sexes, et
même des personnes adultes qui vivaient dans l'ignorance de leurs | devoirs et des premiers mystères de la religion. Le nombre des Ames qu'il retira par ce moyen de l’abîme de la perdition et du désespoir est presque infini,
Le zèle d'Hippolyte eut de nombreux imitateurs dans toute l'Italie, + cten peu d'années il s’y établit, sous le nom d'ordre de la doctrine L! chrétienne, une multitude de congrégations qui se proposèrent le LE même but et suivirent la même règle qu'il avait donnée à la sienne. DE 11 mourut en odeur de sainteté, le 20 mars 1619, âgé seulement de M! cinquante-cinq ans. Il avait reçu plusieurs fois le don de prophétie. | Son nom est encore aujourd'hui en grande vénération dans la Tos- PA cane et les provinces adjacentes, Il a été béatifié par Léon XIE, le À 15 mai 1895 1,
Dans le même temps, un autre saint fondait, à Rome encore, l'ordre des Cleres réguliers pour le service des malades.
Saint Camille de Lellis naquit en 1550, à Bacchianico, petite ville de l’Abruzze, au royaume de Naples. A peine fut-il né, qu'il perdit « sa mère. Îl n'avait encore que six ans, lorsque la mort lui enleva son père, qui avait servi en qualité d’oflicier dans les guerres d'Italie. Ayant appris à lire et à écrire, il embrassa aussi la profession des armes, à laquelle il renonça pour toujours en 1574. 11 avait contracté une violente passion pour le jeu, et il fit des pertes considérables, Bientôt il fut ruiné et réduit à une telle misère, qu'il se vit obligé, ; Ë pour vivre, de travailler comme aide-macçon à un bâtiment que fai- | É. saient faire les Capucins. Cependant la grâce parlait à son cœur. Le 1: supérieur du couvent lui ayant fait un jour une exhortation tou- | - chante, il fondit en larmes et détesta sa vie passée. Agé alors de vingtcinq aus, il entra successivement au noviciat chez les Capucins et les Cordeliers; mais on ne voulut pas le recevoir, à cause d’un ulcère : qu'il avait à la jambe, et que les médecins jugèrent incurable. Alors ilse rendit à Rome, et y servit l’espace de quatre ans les malades d’un il hôpital, celui de Saint-Jacques. 11 portait divers instruments de péni- ut tence, et veillait jour et nuit auprès des pauvres, s'attachant surtout fl aux moribonds. Il tâchait de leur procurer tous les secours corporels ff] et spirituels, et de leur suggérer tous les actes de vertus relatifs à leur | fi Situation, Sa prière était continuelle. I choisit pour confesseur saint LA En Philippe de Néri; il communiait tous les dimanches et toutes les
fêtes. Sa charité, jointe à une rare prudence, le fit élire directeur de 1 l'hôpital. |
into
1 Godescard, 20 mars.
122 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXVIL, — De 1605
Camille était pénétré de douleur à la vue du peu de zèle des do. méstiques que l'on employait au service des malades. Il résolut de former une congrégation religieuse qui se dévouât à cette bonne œuvre, Pour se mettre lui-même en état d'assister plus utilement les malades et les mourants, il étudia la théologie et reçut la prétrise, Des compagnons de charité lui étant venus, ils allaient tous les jours à l'hôpital du Saint-Esprit, où ils servaient les pauvres avec autant de zèle et de ferveur que si c’eût élé Jésus-Christ en personne, faisant les lits des malades et exerçant à leur égard les fonctions les plus dégoûtantes, Ils s'engagèrent même par vœu à servir les pestiférés, les prisonniers etceux même qui mouraient dans leurs propres maisons, Leur principal soin était de secourir les âmes, en suggérant aux malades des actes de religion convenables à l'état où ils se trouvaient, Malgré de grands et nombreux obstacles, sa congrégation, approuvée et confirmée par les Papes, se répandit dans toute l'Italie; il envoya même de ses frères jusqu'en Hongrie et en d’autres lieux affligés de la peste, Il mourut, le 44 juillet 1614, doué du don de prophétieel de miracles. Sa charité pour les malades était d'autant plus admirable, qu'il fut lui-niême souffrant toute sa vie, et souvent de plusieurs maladies à la fois. Il a été béatifié et canonisé par Benoît XIV 1.
L'Italie vit une sainte veuve fonder un nouvel ordre de religieuses, les Annonciades célestes. Marie-Victoire Fornari, née à Gênes, l'an 1562, de parents nobles et vertueux, fut une enfant de bénédiction dès l'âge le plus tendre, Les jeux de son enfance étaient la prière, l retraite et l'étude de la loi divine. Elle obtint la guérison d'un deses frères qui était à l'extrémité. A dix-sept ans, elle sentit de l'attrait pour la vie religieuse. Toutefois, pour obéir à son père, elle épousa un noble génois, Ange Strata, qui, bien loin de la contrarier dans ses œuvres de piété, lui en donnait lui-même l'exemple. Quand quel qu'un lui demandait pourquoi son épouse ne paraissait point dans les sociétés mondaines, il avait coutume de répondre : Ma femme n’est bonne qu'à prier Dieu et à prendre soin de sa famille. Dieu bé. nit leur union. Marie-Victoire eut six enfants, quatre garçons et deux filles, qu'elle consacra tous à la sainte Vierge dès le moment de leur naissance. Tous embrassèrent l'état religieux, et y vécurent dans h plus haute piété, Un seul, nommé Alexandre, mourut à l'âge de dix ans, après avoir supporté une longue maladie avec la plus admirable patience. Marie-Victoire perdit son vertueux époux et resta veuvei l'âge de vingt-cinq ans. Résignée, mais inconsolable, elle eut recours à la consolatrice des aflligés. Vierge sainte, lui dit-elle baignée de
1 Godescard, 14 juillet.
ee be pagnes. Teis fu:
à 1650 de l'ère | © larmes, Vierg Mu petits enfants puisqu'ils n’o) garder comm vir de mère. ( M} sainte Vierge | veuve écrivit ma fille, aie, b les enfants et.
qui prendrai t plus d'inquiéti tereposes de ti du soin d’aim
La vision di Marie- Victoire dans une retra pour la détour … protégée par |
} nion, elle rend du monde. Ell | età tout ce qui LU ples et son lit © l'ornement de qu'elle se prép tiquer dans l’é une humilité p } pain et à l’eau Le vendredis de l’:
» ment gravé da:
…. qu'elle ne voul:
Le fication. Favorisée si él conçut un gran … sacré à son cult « religieuse, elle f A d'abord son ap] L. tout donné aux mille, qui était | aCquiescer à se:
donna la forme un quartier isol:
e des doésolut de te bonne ement les | prétrise, les jours autant de le, faisant s plus déiférés, les maisons, taux ma- 'ouvaient, pprouvée il envoya affligés de ophétieel s adrmiraplusieurs XIV 1.
ligieuses, ênes, l'an énédiction prière, la l’un deses de l'attrait épousa un r dans ses and quel:
Joint dans Ma fenime . Dieu béns et deux nt de leur it dans hi ige de dix adunirable a veuveà ut recours aignée de
larmes, Vierge qui fütes toujours pleine de compassion, prenez ces petits enfants que je vous présente ; adoptez-les pour vos eufants, puisqu'ils n'ont plus de père, et qu'à mon égard ils peuvent se regarder comme orphelins, puisque je ne suis pas capable de leur servir de mère, Cette prière touchante fut sur-le-champ ‘exaucée. La sainte Vierge lui apparut, et lui adressa ces paroles, que la pieuse veuve écrivit dans la suite par ordre de son confesseur : « Victoire, ma fille, aie, bon courage ! ne crains rien, parce que je veux mettre les enfants etla mère sous ma protection. Laisse-moi faire ; c'est moi qui prendrai un soin particulier de ta maison. Vis contente, et n’aie plus d'inquiétude. La seule chose que je demande de toi, c'est que tu tereposes de tout sur ma bonté, et que tu ne l'occupes désormais que du soin d'aimer Dieu par-dessus toutes choses. »
La vision disparut, mais la consolation ne disparut pas avec elle, Marie- Victoire fit dès lors vœu de chasteté, et s’imposa la loi de vivre dans une retraite absolue. Le monde et l'enfer firent leurs efforts pour la détourner de la vie parfaite. Guidée par un directeur habile,
à 1659 de l'ère chr.]
L. protégée par lu sainte Vierge et soutenue par la fréquente commu
nion, elle rendit vaines et les tentations du démon et les séductions du monde. Elle renonça aux riches habits, aux meubles somptueux età tout ce qui sentait l’opulence. Ses vêtements furént des plus simples et son lit très-pauvre. Quelques images de piété faisaient tout
2 l'ornement de sa chambre, qui n'avait plus de tapisseries, C'est ainsi
qu'elle se préparait à la pauvreté absolue qu'elle devait bientôt pratiquer dans l’état religieux, À ce détachement parfait elle joignait une humilité profonde et une rigoureuse pénitence. Elle jeûnait au pain et à l’eau, non-seulement le carême entier, mais aussi tous les vendredis de l’année et toutes les vigiles d'obligation. Elle avait tellement gravé dans l’esprit le souvenir des souffrances de Jésus-Christ, qu'elle ne voulait pas vivre un instant sans pratiquer quelque mortification.
Favorisée si merveilleusement par la sainte Vierge, Marie-Victoire Conçut un grand désir d'établir un ordre religieux spécialement consacré à son culte. Quand ellé vit tous ses enfants voués à la profession religieuse, elle fit part de son projet à l'archevêque de Gênes. Il refusa d'abord son approbation : elle n’avait plus rien pour l’exécuter, ayant
D. tout donné aux pauvres, et ne pouvant plus rien attendre de sa famille, qui était mécontente de son genre de vie. Il finit toutefois par
RÉ es
äcquiescer à ses raisons et ses instances. Aussitôt la sainte veuve donna la forme de monastère à une maison qu'elle avait achetée dans
Un quartier isolé de la ville de Gênes, et s'y enferma avec dix com-
Pagnes. Tels furent les commencements de l’ordre des Annonciades
124 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXXVIL. — De 1605
célestes, dont la fondation date de l’année 1604, et qui subsiste en. core avec édification dans l'Église. L'objet de cette institution est de rendre à la sainte Vierge, particulièrement au mystère de son Annonciation, un culte spécial, et d’imiter surtout les vertus de sa vie cachée. C'est pour honorer la retraite de Marie à Nazareth que les re. ligieuses de cet ordre orbservent une clôture très-étroite et n'ouvrent que trois fois l’année les grilles de leurs parloirs, encore n'est-ce qu’en faveur de leurs plus proches parents. Leur habillement consiste en une robe blanche, un scapulaire, une ceinture et un manteau bleus, qui leur rappellent la vie céleste qu’elles doivent mener pour répondre à leur vocation.
Dès que la communauté eut été formée, les nouvelles religieuses reçurent l’habit des mains de l'archevêque de Gênes. Le prélat établit aussitôt pour leur supérieure la sainte veuve, qui fit tous ses ef. forts pour éviter cette charge, mais qui y déploya une capacité si grande et des qualités si rares, qu’on vit bien qu’elle avait été instruite à l’école du Saint-Esprit. Sous sa conduite, la nouvelle communauté prospérait, lorsqu'un incident faillit faire échouer entièrement la pieuse entreprise. Un homme de bien qui prenait à cette maison un intérêt particulier, qui même avait sollicité et obtenu pour le nouvel institut l'approbation du pape Paul V, craignit qu'il ne püt se soutenir, et persuada aux religieuses d’entrer dans un autre ordre, Tout était prêt pour l’exécution de ce dessein, à l'insu de la supérieure; mais la sainte Vierge, à qui Marie-Victoire eut recours dès qu’elle en fut instruite, déconcerta ce projet par sa protection, et conserva ainsi une société qui lui est spécialement dévouée. Ce bienfait de Marie a paru depuis si grand aux Annonciades, qu’elles en célèbrent chaque année la mémoire par une fête solennelle fixée au 46 juin.
La sainte fondatrice ne tarda pas à voir ses filles revenir à leurs premiers sentiments, et cette consolation lui était due, car elle leur offrait, dans sa personne, un modèle accompli de toutes les vertus religieuses. Elle leur prêchait beaucoup plus encore par sa conduite que par ses discours, la patience, l'humilité, la prudence et l'esprit de pauvreté. Rien ne lui coûtait lorsqu'il s'agissait de rendre service à ses sœurs ; elle se chargeait des travaux les plus pénibles du mo nastère. Avant que la maison eût une horloge, c'était elle qui prenait le soin d’avertir les converses des devoirs qu’elles avaient à remplir, et, pour ne pas troubler le sommeil des autres religieuses, elle marchait nu-pieds dans les corridors, même pendant un hiver très-rigoureux, quoiqu’elle nuisît ainsi à sa santé. Elle avait un soin extrême des malades, dont elie était tout à ia fois le médecin et l'infirmière.
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1 Godescard, 12
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à 1650 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 195
Une charité si parfaite inéritait de nouvelles faveurs du ciel ; Marie- Victoire en obtint de signalées : elle eut le don des miracles, celui de prophétie et la connaissance du secret des cœurs. Son oraison était sublime, et on l’a vue plusieurs fois en extase; mais ces grâces extraordinaires n’altéraient en rien son humilité, qui fut rudement éprouvée, sans se démentir jamais, par plusieurs grandes contradictions qu'elle eut à supporter, Enfin, après avoir vécu pendant treize ans d'une manière parfaite dans l’état religieux, çette femme
! admirable rendit paisiblement son âme pure à son Créateur, en pro-
DE ee de
nonçant les noms sacrés de Jésus et de Marie, à l’Age de cinquantecirq ans, le 15 décembre 1617. Son corps fut inhumé dans son monastère et s'y conserve encore sans corruption.
L'opinion qu'on avait de la sainteté de la mère Marie-Victoire était si bien établie, que plusieurs personnes crurent pouvoir recourir à son intercession et en obtinrent diverses grâces. Louis XIIE, roi de France, qui à cette époque possédait Gênes, et Anne d'Autriche, son épouse, sollicitèrent dès lors sa canonisation auprès du Saint-Siége ; mais elle n’a eu lieu qu’en 1828. Le pape Léon XII a placé la vénérable Marie-Victoire au rang des bienheureux par son décret du deux septembre, et fixé sa fête au douze du même mois 1.
Une autre sainte d'Italie, dont la sanctification présente des particularités assez rares, est sainte Hyacinthe Mariscotti, vierge, du tiersordre de Saint-François.
Elle était fille de Marc-Antoine Mariscotti, comte de Vignanello, et d’Octavie Orsini. Elle vit le jour en 1588, et reçut au baptême le nom de Clarisse, qu’elle échangea contre celui de Hyacinthe, lors de
D) son entrée en religion. Élevée dans la crainte de Dieu, elle montra
d'abord dans sa première jeunesse un attrait particulier pour la vertu; mais, en avançant en âge, elle prit goût pour la parure et
… les vanités du monde; quoique placée dans un couvent de reli-
| gieuses pour y faire son éducation, elle était uniquement occupée
de frivolités. Toute sa jeunesse s'écoula dans la dissipation. Elle
désirait s'établir, et le mariage de sa sœur cadette avec le marquis
: | Capizuochi lui causa beaucoup de dépit et d’envie, Il lui fit perdre … sa gaieté, sa bonne humeur; elle devint capricieuse et d’un commerce
fort difficile.
Son père l’engagea alors à se faire religieuse, et, quoiqu’elle ne
se sentit aucune vocation pour la vie monastique, elle céda néan-
=. moins aux instances de sa famille et prit le voile dans le monastère M, de Saint-Bernardin de Viterbe, du tiers-ordre de Saint-François ;
! Godescard, 12 septembre.
126 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXX VIT. — De 1605
mais ses goûts et son caractère ne changèrent pas avec son état, Elle ne fut pas plus tôt arrivée au couvent, qu'elle s’y fit construire une chambre particulière, qu’elle meubla avec luxe et qu’elle décor avec somptuosité. Pour les devoirs que la règle lui imposait, elle ne les remplissait qu'avec négligence et par manière d'acquit. So unique occupation était de satisfaire les'fantaisies de sa folle vanité, Ses défauts n'étaient cependant pas sans mélange de bonnes qualités. On pouvait louer en elle un amour particulier pour la pureté, un respect profond pour les mystères de la religion et une grande
soumission à la volonté de ses parents, soumission qui seule l'avait B
amenée au couvent.
Hyacinthe avait passé près de dix ans au milieu des vierges du Seigneur, avec des habitudes contraires aux saints exemples dont elle était chaque jour témoin, lorsqu'elle fut atteinte d’une maladie assez sérieuse. Elle fit appeler le confesseur de la maison : c'était un respectable religieux de l’ordre de Saint-François, qui, surpris en entrant dans la chambre de la malade du luxe qui la décorait, refusa de l'entendre, et lui dit d’un ton sévère « que le paradis n’était pas fait pour les personnes vaines et superbes. » Ces mots frappèrent Hyacinthe d’une salutaire frayeur. « Il n’y a donc plus de salut pour moi ! » s'écria-t-elle. Le confesseur lui répondit que le seul moyen de sauver son âme était de demander à Dieu pardon de sa vie passée, de réparer le scandale qu'elle avait donné à ses compagnes et de commencer une vie toute nouvelle. Hyacinthe le promit en versant un torrent de larmes; puis, obéissant sur-le-champ aux conseils du saint religieux, elle se rendit au réfectoire au moment où la communauté y était rassemblée, Là, fondant en larmes, elle se prosterna au milieu de la salle, reconnut ses torts à haute voix, et demanda avec instances qu’on lui pardonnât les scandales qu’elle avait donnés, Ses compagnes, surprises et touchées d’un acte d’humilité si héroïque, s’'empressèrent de lui témoigner toute la joie que sa conversion leur donnait, et lui promirent d’unir leurs prières aux siennes pour lui obtenir la grâce de consommer avec générosité le sacrifice qu’elle avait si heureusement commencé.
Le changement de sainte Hyacinthe ne fut pas toutefois bien rapide, et il fallut que de nouvelles infirmités vinssent l'avertir de sa fragilité pour qu’elle songeñt à accomplir ses promesses dans toute leur étendue. Mais enfin, pressée de plus en plus par la grâce et par les remords de sa conscience, elle n’hésita plus. Elle commença par remettre à la supérieure de la maison tout ce qu’elle possédait en propre, et se livra à toutes les austérités d’une vie sincèrement péni-
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une vieille tunique tombant en lambeaux son seul vêtement ; elle marchait presque toujours nu-pieds, et l'on peut dire qu'elle n’avait d'autres exercices journaliers que des actes de macération. Les veilles et les privations qu'elle s'imposait n'avaient d'autres bornes À que l'impossibilité d’aller plus avant sans mettre sa vie en danger, M Ce qui la soutenait et l’animait dans ces saintes pratiques, c'élaient ses méditations fréquentes sur la passion de Jésus-Christ, Le récit des souffrances de son divin époux lui inspirait une telle horreur M pour sa mollesse passée, qu'elle cherchait à en effacer jusqu'au souvenir par des austérités de tout genre. Elle n'éprouvait plus qu’un DA seul sentiment qui subjuguait son cœur et absorbait toutes ses autres M affections, celui de l'amour de Dieu et du prochain.
Quoique renfermée dans son couvent, elle trouva moyen d’exercer sa charité au dehors. Pendant une épidémie qui désola Viterbe, elle fonda deux associations, dont l’une avait pour objet de recueillir des aumônes pour les convalescents, les pauvres honteux et les pri- ] sonniers; et l'autre, de placer dans un hôpital que l'on bâtit à cet « cffet les personnes âgées et infirmes. Ces deux associations, qu’elle | dirigeait et auxquelles elle donna lenom d'Ob/ots de Marie, subsistent M] encore à Viterbe, où elles font bénir le nom de leur sainte fondatrice.
Hyacinthe vécut ainsi plusieurs années, tout occupée du soin des + malheureux, dont elle était la mère, favorisée des grâces les plus
précieuses et du don de la plus sublime oraison. Elle n'avait que cinquante-cinq ans, lorsqu'elle fut subitement atteinte d’un mal aigu M ct violent qui la conduisit au tombeau en quelques heures. Malgré les vives douleurs auxquelles elle était en proie, elle reçut les sacre- ! ments dans les sentiments d’une grande piété, et s'endormit paisible- LA, ment dans le Seigneur, en prononçant les noms de Jésus et de Marie, | « Le cardinal Mariscotti, neveu d'Hyacinthe, sollicita sa béatification, L. qui fut prononcée en 1726, par le pape Benoît XIII, de la même fa- LU mille. Le vingt-quatre mai 4807, Pie VII la plaça au rang des 7 saintes 1, L'ordre de saint Benoît offrait alors une pieuse et sainte vierge, : la bienheureuse Jeanne-Marie Bonomi, née à Aciago, dans le diocèse : de Vicence, le 5 août 1606. Jean Bonomi, son père, était très-atta- … ché à ses devoirs de religion, et sa mère, Virginie Caschi, était associée à une pieuse congrégation instituée pour le soulagement des M pauvres et des malheureux, dont elle fut toujours l’amie et le soutien. =. Elle avait une grande dévotion à la sainte Vierge, et lui avait con- Fi sacré notre sainte dès avant sa naissance.
* Godescard, 30 janvier.
128 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXXVIL. — De1605
Marie eut le malheur de perdre sa mère, étant à peine âgée de six ans. Elle fut confiée dès lors aux soins des Clarisses de Trente qui vivaient dans une grande régularité, et qui s’occupaient de l'éducation des jeunes personnes de leur sexe. Au milieu de ces saintes filles, qu’elle voyait jouir d’une paix profonde dans leur solitude, et touchée des exemples de piété fervente qu'eile avait sous les veux, la jeune Marie résolut de se joindre à elles un jour, et de |CONLACrer sa vie au service de Dieu. Cependant son père, qui avait d’autres vues sur elle, la rappela chez lui quand son éducation fut achevée, et
à la marier avantageusement.
ni a ce semble, les légitimes espérances de lui trouver un parti distingué, fondées sur la fortune et les brillantes qualités dont sa fille était doué2; mais celle-ci avait bien d'autres pensées, Elle n’aimait que la retraite, la prière et les exercices de piété. Les is tissements du monde lui étaient à charge, et elle n'y prenait part qu'à regret, pour obéir à son père. Entin celui-ci crut avoir trouvé pour sa fille un établissement tel qu'il le désirait, et il le lui pop en la pressant d'accepter ; mais elle lui déclara qu elle avait résolu de n'avoir jamais d'autre époux que Jésus-Christ, et de je all monde pour aller s’ensevelir dans un monastère. Mes pe 5 menaces, rien ne put la fléchir ; et con père, la voyant iné mu 6, consentit à tout ce qu’elle voulait, lui demandant seulement de : pas retourner à Trente, et d'entrer dans un couvent plus rapproché d’Aciago, afin de lui laisser au moins la consolation d aller Souven la visiter. Marie, se rendant à ses désirs, entra chez les bénédictines de Bassano, en qualité de pensionnaire, le 21 juin 1621. :
La jeune vierge voulut, pendant le temps de son noviciat, se pré parer à recevoir dignement l'habit religieux. La prière, la Ja tion, de dures pénitences, des jeùnes fréquents, tels étaient ses 1e cices habituels. Elle regardait les années qu'elle avait passées ma q elle dans le monde comme des années perdues pour le ciel, et elle
s’efforçait, par une piété fervente, de devenir une victime er agréable au Seigneur. Elle redoubla encore d'austérités pendant l«
trois mois qui précédèrent sa prise d’habit. Enfin, arriva ce jour L
qu’elle attendait depuis si longtemps et si impatiemment. Elle « rend, et avec une joie céleste, aux pieds des autels pour se donner tout entière à l'époux qu’elle avait choisi. Son bonheur était si grand, qu’elle tomba en extase, et qu’on crut qu’elle se trouvait ae Ei
- . L “ . ê faisant sa consécration, elle ajouta le nom de Jeanne à celui de Mar
v’elle avait reçu au baptême.
: Le Seigneur, auquel elle avait fait le sacrifice de tant d'avantagt
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