XXVIL. — De
ecclésiastiques oncle du célàuxquelles il se uses, tous les , SON appui et nce, les captifs da trouvèrent t à Paris qu'il gents, les ma-
s'était fait le mort du nère de M. Olier, et imes. Il l’aida taires, et à gae maréchal de
n des diverses ane manière si | comme une de remarquer titutions nomment d'assister role de Dieu, rodigues, qui er les dérégle- 1ot, dans cette r de se nourrir aque année on dans la seule ntrente églises us simples sae de la cure, jardinière, qui êtes aux cieux:
de vous avoir it être un jour
point dégéné- 1e je fasse rien * sancti fie : Mon ent hors d'état
r, partie à, 1. 6.
à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 279
par moi-même de pouvoir sanctifier votre saint nom ; mais je désire de tout mon cœur qu'il soit sanctifié par toute la terre. Que votre règne nous arrive. Je désire, à mon Dieu! que vous régniez dès à présent dans
| mon cœur par votre grâce, afin que je puisse régner éternellement
avec vous dans la gloire. Que votre volonté soit faite en la terre comme au ciel : Mon Dieu! vous m’avez condamné à gagner ma vie par le travail de mes mains : j'accepte, seigneur, cette heureuse condition, ekje ne voudrais pes la changer en une autre contre votre adcrable
volonté. Donnez-nous aujourd’hui notre Pain quotidien : Mon Dieu, je
demande trois sortes de pains : celui de votre divine parole, pour
| m'apprendre ce queje dois faire; celui de la sainte eucharistie, qui
frtifie mon âme, et celui qui m’est nécessaire pour nourrir et sus-
| tenter mon corps; et je vous promets, mon Dieu, après avoir pris
@ qui me sera nécessaire, d'assister du reste ceux qui pourront en
à avoir besoin, etc. Plus d’un livre de piété contient ce Pater de la L Jardinière de Saint-Sulpice.
Les guerres civiles des princes et de la France portèrent jusqu'à trois fois la désolation dans Paris, notamment dansla paroisse de Saint-Sulpice. M. Olier déploya toute la charité d’un bon pasteur pour secourir les malheureux de toute & spèce. Un autre fléau dévastait la capitale, l’hérésie du jansénisme. Bien des curés en laissè-
j rentinfecter ou infectèrent eux-mêmes leurs paroisses. M. Olier sut en
préserver lasienne par sa courageuse vigilance et par son obéissance
} hautement déclarée envers l'Église romaine. C'est sans doute aux
impressions salutaires que ce sage et zélé pasteur laissa dans les “œurs de ses paroissiens et de tous les ecclésiastiques qu'il faut attribuer l'attachement constant et inviolable à la foi dont ils ont toujours fait la profession la plus sincère et la plus ouverte.
L'an 4652, dans une griève maladie où il reçut les derniers sacrements de l’Église, il se démit de sa cure, qu'il possédait depuis dix : ans, et y eut pour successeur M. de Bretonvilliers, l’un de ses
| prêtres. Dès jors il ne s'occupa plus que de l’œuvre des sémi-
paires.
La première pierre du séminaire de Saint-Sulpice fut posée l'an 4649 dans l’octave de la nativité de la sainte Vierge, et le bâtiment achevé à l’Assomption de l’année suivante, Par esprit de religion, M. Olier désira que la chapelle fût achevée avant aucune autre partie du bâtiment et qu'on la bénit au plus tôt, afin de sanctifier par R le premier usage qu'on ferait du nouvel édifice. Pour témoigner, dans cette maison son respect envers le saint Siége apostolique, il Youlut que le nonce du Pape bénit la chapelle, ou qu’au moins il Y Célébrât le premier, Lorsque le nouveau bâtiment fut presque en-
ASE
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PRIE RME Ye 7
280 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXVIL — De1ç05
tièrement achevé, M. Olier, avant qu'on y logât, eut la dévotion d'aller à Chartres pour en offrir les clefs à la patronne de cette ville, comme à la reine de l'établissement. Il célébra la messe dans cette cathédrale, ayant sur lui les clefs du séminaire, et conjura Ja très. sainte Vierge de prendre possession d'une maison qui était son ouvrage et de la bénir à jamais. Le bâtiment du séminaire étant entièrement terminé, il voulut qu’il füt bénit solennellement avant qu'on l’habitât ; et il invita encore le nonce du Pape pour cette céré. monie, qui eut lieu le jour de l'Assomption 1651.
Avec le bâtiment du séminaire, Olier s’occupa surtout à former l'esprit du séminaire. Voici le fondement de cet esprit : « Dieu, ditil, pour renouveler maintenant la piété primitive du christianisme, à résolu d’employer les mêmes moyens dont il se servit au commencement. Ce fut par Jésus-Christ, qu'il se tit connaître aux hommes: et comme le dessein du Père n’était pas de montrer visiblement son Fils à toute la terre, il le multiplia et le répandit dans les apôtres, qui, remplis de son esprit, de ses vertus et de sa puissance, le portèrent partout avec eux dans le monde, montrant extérieurement dans leurs personnes sa patience, son humilité, sa douceur, sa charité et toutes ses vertus. Il faut donc que, pour répondre au dessein de Dieu, nous inspirions à la jeunesse les sentiments et les vertus de Jésus-Christ, et qu’il vive dans chacun de nous aussi réellement que dans l’Apôtre, qui disait : Je vis, mais non pas moi; c’est Jésus- Christ qui vit en moi 1. »
Après la dévotion à la vie intérieure de Jésus, M. Olier-donna pour second fondement à la piété du séminaire la dévotion à la vie intérieure de Marie, dont on y célèbre la fête tous les ans. Olier représente partout la sainte Vierge comme l’instrament universel de toutes les grâces dans l'Église. En effet, cette Église elle-même l'appelle dans ses litanies /a mère de la grâce d ne. Et déjà saint Bernard avait dit que Dieu a voulu nous communiquer tout par Marie, qui totum nos habere voluit per Mariam ?. Doctrine que Bossue : reproduit ainsi dans son troisième sermon sur la Conception : « Dieu, ayant une fois voulu nous donner Jésus-Christ par la très-sainte Vierge, cet ordre ne se change plus, et les dons de Dieu sont sans repentance, ILest et sera toujours véritable qu'ayant reçu par elle une fois le principe universel de la grâce, nous en recevions encore par son entremise les diverses applications dans tous les états différents qui composent la vie chrétienne. »
Dans cet esprit, Olier choisit la fête de la Présentation de la très-
1 Vie de M. Olier, t. 2, p. 199. — 3 Sermo de aquæ duclu, n. 7.
sainte Vi tres. Les | au templ esprit, et cation à | Enfin, le célébra pe et ce fut que M. Oli renouvele faite en sur les p:
clercs.
La règl compagnie France. C’ communat ment, à l’e | ce monde, dans les É attendant x l'oraison m paroles, da semblables.
reculons da tude aux ru
Quant à 1 tien. «Pour de sciences simplement science pure | dans un prir sance, [ls n’é telle que la
perfection, e
trop de Chré lement divine
Chrétiens, et
XXX VII. — De 105
a dévotion d’al- > de cette ville, esse dans cette onjura Ja très.
ii était son ousminaire étant ellement avant Jour cette céré.
rtout à former : « Dieu, ditiristianisme, à au commenceaux hommes:
isiblement son ns les apôtres, sance, le porxtérieurement iceur, sa chadre au dessein set les vertus issi réellement 1; C’est Jésus-
er donna pour à la vie intés. Olier reprérsel de toutes ême l’appelle saint Bernard ar Marie, qui ue reproduit eu, ayant une e Vierge, cet s repentance.
le une fois le e par son enlifférents qui
on de la très-
Rerfection, et enfin l'estime et la louange humaine : et il n°
410650 de l’ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE, 281
sainte Vierge pour renouveler ses promesses cléricales avec ses prétres. Les clercs, dit-il, contempleront la sainte Vierge se présentant au temple, comme patronne de la cléricature, comme pleine de son esprit, et donnant l'exemple de la séparation du siècle et de l'application à Dieu. Il voulut que chacun s'y préparât en jeünant la veille. Enfin, le 21 novembre, jour de cette solennité, le nonce du Pape célébra pontificalement les saints mystères dans la nouvelle chapelle ; et ce fut aux pieds de ce représentant du vicaire de Jésus-Christ que M. Olier, et après lui tous les ecclésiastiques du séminaire, vinrent renouveler aussi, pour la première fois, la profession qu'ils avaient faite en recevant la tonsure, et se consacrèrent de nouveau, sur les pas de Marie, au service de Dieu, l'unique partage des clercs.
La règle particulière que M. Olier donna aux séminaires de sa compagnie est devenue la règle générale de tous les séminaires de France. C'est d’ailleurs pour le fond la règle commune de toutes l4 communautés religieuses. Le principal article est la fidélité au règlement, à l'exemple de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui, entrant dans
| œ monde, prit pour règlement la volonté de son Père, consignée
dans les Écritures, et l’observa jusqu’à un point et à une virgule, altendant même que l'heure de chaque chose fût venue. Ensuite, l'oraison mentale, pour étudier Jésus-Christ en lui-même, dans ses paroles, dans ses exemples, afin de nous unir à lui et lui devenir semblables. L'examen particulier, pour voir si nous avançons ou rculons dans cette ressemblance. Les iectures spirituelles, l’exactitude aux rubriques et aux cérémonies de l’Église,
Quant à l'étude, Olier recommande d'étudier dans un esprit chré-
Bien. « Pour entendre ceci, dit-il, il faut savoir qu'il y a trois sortes de sciences : la première est purement humaine; la seconde, divine simplement ; et la dernière, divine et humaine tout ensemble. La sience purement humaine était celle des païens, qui n’étudiaient que | dans un principe humain, et par le seul effort de leur propre puissance. [ls n’étudiaient non plus que pour une fin Purement naturelle, telle que la satisfaction de leur propre esprit, la vue de leur propre
y a que
trop de Chrétiens qui étudient de la sorte. La science infuse et pu- Æment divine est mise au rang des dons du Saint-Esprit. C'est celle que Dieu a donnée autrefois aux apôtres et à quantité d’autres saints, jqui n'avaient ni le temps pour étudier, ni la disposition pour acquérir les sciences nécessaires pour leur ministère, La troisième 6st humaine et divine tout ensemble ; c'est proprement la science des
Chrétiens, et celle dont parle le Sage lorsqu'il dit (de Jacob) : La sa-
282 HISTOIRE UNIVERSELLE {Liv.LXXXVII, — De 1605
gesse lui donna la science des saints, et compléta ses travaux 1. Celle. ci n’est point donnée par infusion et sans travail ; elle participe de l'un et de l’autre. Ce n’est pas une science comme était celle d'A. dam; elle est de la nature de la grâce et des vertus chrétiennes, qui s’acquièrent avec travail 2,
Catholique romain sans restriction et sans réserve, M. Olier sut préserver son séminaire et sa compagnie de l’hérésie du jansénisme, Son principal moyen fut de se séparer lui-même, et de recommander qu’on se séparât de tout ecclésiastique qui ne faisait pas profession d’obéissance et de l’obéissance la plus universelle aux décisions de l'Église. 11 ne cessait d’inspirer à tous ceux qui travaillaient avec lui la plus grande défiance des dehors de la piété, quelque imposants qu'ils fussent, dès que cette piété prétendue n'avait pas pour fondement UNE PARFAITE SOUMISSION AU SAINT-SIÉGE 3,
Puisse cet esprit de M. Olier persévérer toujours dans son estimable compagnie! L’excellent historien du vénérable fondateur nous signale des exemples qui font trembler. Bérulle, Condren sont suscités de Dieu pour créer des séminaires; leur congrégation de l'Oratoire devient aussitôt infidèle à cette vocation divine, qui passe à M. Olier et à sa compagnie. Bientôt l'Oratoire, jaloux des succès de Saint-Sulpice, établit des séminaires dans plusieurs diocèses ; mais c'est pour y introduire l’hérésie jansénienne, et les préparer au schisme de la grande révolution. Puisse la compagnie de M. Olier ne jamais dégénérer de la sorte! Puissent les diocèses dont elle dirige l'éducation cléricale se distinguer toujours Par UNE PARFAIT SOUMISSION AU SAINT-SIÈGE !
Dans un mémoire adressé aux évêques de France sur la direction des séminaires, M. Olier dit : « Le vrai et unique supérieur du sé minaire est monseigneur l’évêque, qui, contenant en soi la plénitude de l'esprit et de la grâce destinés à être répandus dans son diocèse, peut seul lui donner son esprit et sa vie. Ce que le chef est dans un corps naturel, le saint prélat le doit être dans le corps mystique de son clergé, et c’est travailler en vain que de tenter un autre moyen pour sacrifier les colléges des clercs. Quelque excellente que soit la sainteté de ces grands personnages d'éminente vertu, qui se trouvent répandus çà et là dans les diocèses, n’ayant point eu cette grâce capitale, cet esprit de chef, attaché au divin caractère des prélats, on n’en saurait attendre cette plénitude d'esprit et de vie, capable de remplir et de vivifier le corps du clergé; puisque, selon saint Paul elle doit s’écouler du chef dans les membres par ses jointures natu-
1 Sap. 10, 10.—? Vie de M. Olier, t. 2, pe 277: — 8 Ibid., pe 388,
DE à 1650 de |
relles, pat bution de:
| tés et ajus au saint } formation Cette cc attention.
le Fils, du ‘fait homam | que quand etque le P en qui j'ai forme la hi séminaire « prière de D même voul donna le n nommée é} douze autre deux à deu où lui-mêrr mais il y a premier est pierre je bâ des cieux, J firme tes fr il instituait sait son vica Lavec eux, Jé
venu, il vou B1l vous fera €
Et mangeant point sortir d
(1 Vie de 2, ç
XXVIL, — De 1605
avaux 1, Celle.
le participe de tait celle d'A.
arétiennes, qui
e, M. Olier sut lu jansénisme, de recommanait pas profes.
> aux décisions ivaillaient avec quelque impoavait pas pour
dans son estible fondateur , Condren sont ngrégation de vine, qui passe pux des succès diocèses; mais s préparer au ie de M. Olie s dont elle di- UNE PARFAIT
ur Ja direction érieur du sé oi la plénitude is son diocèse, ef est dans un s mystique de n autre moyen nte que soit la qui se trouvent eu cette grâce des prélats, on ie, capable de on saint Paul, ointures natu-
Je 888,
Lavec eux, Jésus dit enfin :
à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 283
relles, par ses ligaments, ses veines, ses nerfs, préparés à la distribution des esprits et à la Communication de la vie. Ces canaux adap- | tés et ajustés à l'embouchure de le source, ce sont les prêtres liés
au saint prélat, selon que Jésus-Christ l’a réglé dans la première formation du clergé 1,
Cette communication hiérarchi
que des grâces mérite une profonde attention, La source première es
t'en Dieu même. Du Père procède le Fils, du Père et du Fils procède le Saint-Esprit. Le Fils de Dieu
lit homme ne commence sa vie publique de prêtre et de pontife | que quand PEsprit-Saint est descendu sur lui en forme de colombe, et que le Père a dit publiquement : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en Gui j'ai mis mes Complaisances. C’est sur ce modèle divin qu'il forme la hiérarchie deson Église. Il en prépare les éléments dans un séminaire de trois années. Après avoir passé toute la nuit dans la prière de Dieu, il appela ses disciples, et en choisit douze, ceux que luimême voulut, pour être avec lui et pour les envoyer prêcher. Il leur donna le nom d’apôtres, qui signifie envoyés. Leur fonction est aussi nommée épiscopat. Après cela, le Seigneur choisit encore soixantedouze autres disciples, figure des simples prêtres, et il les envoya deux à deux devant lui, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller. Et il leur disait : La moisson est grande, mais il Ya peu d'ouvriers, Parmi les douze apôtres ou évêques, le premier est Pierre, Jésus lui dit : Tu es Pierre, et sur cette même pierre je bâtirai mon Église, et je te donnerai les clefs du royaume des cieux, J'ai prié Pour toi, afin que ta foi ne défile point; confrme tes frères, pais mes agneaux, pais mes brebis. Par ces paroles, l instituait Pierre pasteur universel de tout son troupeau, et le faislt Sn vicaire ou lieutenant. Et à tous ses disciples, ayant Pierre ateçiAl Et voici que je suis avec vous tous les JUS jusqu’à la consommation des siècles. Et je prierai le Père, et
il vous enverra un autre Paraclet, l'Esprit de Ja vérité, afin qu'il demeure éternellement avec
eu, il vous enseignera toute la vérité : autrement, selon le grec, même, mais il dira tout ce qu'il a ls choses à venir. 1] me glorifiera,
parce qu'il recevra de ce qui est à
Moi, et il vous l'annoncera. Tout ce qui est à mon Père est à moi ; Cest pourquoi il recevra de ce qui est à moi, et il vous l'annoncera. ‘mangeant avec eux après sa résurrection, il leur ordonna de ne Pont sortir de Jérusalem, mais d'attendre la promesse du Père; la-
(1 Vie de x, Olier, t, 2, p. 354.
284 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXVII. — De 1605
quelle, dit-il, vous avez entendue de ma propre bouche. Car, à la vé. rité, Jean a baptisé dans l’eau; mais, pour vous, dans peu de jours vous serez baptisés dans le Saint-Esprit. Et après l'ascension du Sauveur, les disciples montèrent dans la chambre haute où demeuraient Pierre et les autres apôtres, et tous persévéraient unanimement dans la prière avec Marie, la mère de Jésus.
Ce fut dans ces jours de retraite et d'attente que Pierre déploya pour la première fois l’autorité dont il était revêtu. Il tint donc une assemblée où se trouvèrent environ cent vingt hommes, y rappel le funeste sort de Judas, ainsi que le champ du sang acheté du prix de la trahison, et décida qu'il fallait qu’un autre prit sa charge d'év. que; puis il régla gr'on devait le choisir parmi ceux qui avaient toujours été avec Jésus-Christ, afin qu'il pût rendre témoignage de sa résurrection. Suivant saint Chrysostôme, Pierre aurait pu le choi. sir lui-même, mais il en remit le jugement à la multitude, par con-
descendance. C’est sur ce premier grand séminaire de l'Église et à
pendant sa retraite que l'Esprit-Saint descend le jour de la Pente. côte avec l'abondance de ses grâces.
Or, Pierre Vit toujours dans ses successeurs. Comme il présidait en personne l'assemblée des apôtres et des autres disciples à Jérusalem, il préside dans le Pape la société des évêques, des prêtres et des simples fidèles, autrement toute l'Église catholique, qui n'es qu'un grand séminaire pour le ciel et l'éternité. C’est dans ce séminaire universel, dans cette unité présidée par Pierre, et non point hors de là, que l’Esprit-Saint descend avec l’abondsnce deses grâces et de ses dons.
Un saint évêque se tiendra donc intimement uni à Pierre, afin de participer plus abondaminent aux grâces de l'Esprit-Saint, et les communiquer plus abondamment à son diocèse. Les Pères de l'Église nous apprennent que tout ce que Dieu donne aux autres pasteurs, il le leur donne par Pierre. Sans doute, ils parlent principalement de la juridiction; mais la juridiction légitime est toujours accomps-
gnée des grâces nécessaires pour en user bien. Un saint évêque
ne sera donc qu’une même chose avec le Pape, afin que les prêtres ne soient qu'une même chose avec leur évêque, suivant cette prière du Sauveur : Père saint, conservez en voire nom ceux que vous m'avez donnés, afin qu'ils soient une même chose, comme nous. Qu'ils soient tous une même chose : comme vous, ô Père! êtes en moi et moi en vous, qu’ils soient de même une même chose en nous, afin que le monde croie que vous m’avez envoyé. Un saint évêque s’appliquera surtout à communiquer l'esprit de cette unité apostolique et divine aux élèves du sanctuaire, qu’il doit lui-même
à 1650 de
engendr charité « immense comme | à pres à l' famille se qu'un cœ où l'éduc au centre C'était établissen Il ne fornr difficultés ont dispa à pas pet évêque pi rieur son des sémin d'Aix, d’A de Saint-I Pour rép:
Saint-Siég d'aller en qu'il eut si conversion éprouvé F d'avril 163 présida ég seur, On de M. Olier
KXXVIL. — De 1605
he. Car, à la vé.
1s peu de jours
l'ascension du aute où demeut unanimement
Pierre déploya [tint donc une es, y rappela le heté du prix de a charge d'évé.
ux qui avaient témoignage de rait pu le choiitude, par conde l'Église et ar de la Pente.
me il présidait isciples à Jéru- , des prêtres et ique, qui n'est | dans ce sémi- >, et non point ce de ses grâces
Pierre, afin de aint, et les com:
res de l'Église itres pasteurs, principalement ours accompa- \ saint évêque | que les prêtres int cette prière eux que VOUS comme nous, Père! êtes en )ême chose en yoyé. Un saint de cette unit doit lui-même
à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 285
engendrer au sacerdoce, et former en dignes coopérateurs de sa charité dans les paroisses, Il regardera tout son diocèse comme un immense séminaire pour le ciel. Aujourd'hui, il y trouvera bien comme Notre-Seigneur dans la Judée, une douzaine d'hommes pro-
à pres à l'aider dans l'éducation de ses prêtres. Cette éducation de
famille sera peut-être un moyen des plus efficaces pour n’avoir tous qu'un cœur et qu’une âme. On remarque, en effet, que les diocèses où l'éducation cléricale est indigène ne sont pas les moins dévoués au centre de l'unité catholique et divine.
C'était d’ailleurs la pensée première de M. Olier, que les évêques établissent eux-mêmes leurs séminaires chacun dans son diocèse. Il ne forma sa compagnie que pour les aider à surmonter les grandes difficultés qui se rencontraient alors. Grâce à Dieu, ces difficultés ont disparu avec le temps : et l'exemple même de Saint-Sulpice n’y à pas peu contribué, Aujourd’hui, du moins en France, un saint évêque peut gouverner son clergé à peu près comme un bon supérieur son monastère. M. Olier contribua notamment à l'établissement des séminaires de Bordeaux, de Rodez, de Limoges, de Nantes d'Aix, d'Avignon, de Viviers, du Puy, de Clermont, de Saint-Flour, de Saint-[rénée de Lyon, d'Angers, de Bourges et de Toulouse, Pour répondre à la confiance particulière que lui témoignait le Saint-Siége , il conçut le dessein de former un séminaire en Grèce d'aller en Perse et jusqu’à la Chine, pour prêcher la foi. Un dessein qu'il eut surtout à cœur et auquel il réussit, ce fut de procurer la conversion du Canada. Au milieu de ces bonnes œuvres, il fut éprouvé par plusieurs maladies, et mourut à Issy le second jour d'avril 1657, sous les yeux de son ami saint Vincent de Paul, qui présida également à l'élection de M. de Bretonvilliers, son étcsss.
seur, On parle de plusieurs faits miraculeux dus à l’intercession de M. Olier avant et après sa mort.
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286 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv. LXXXVIT, — De 160;
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SAINT VINCENT DE PAUL, — ÉTAT DE L'ANGLETERRE ET DE LA FRANCE, AUX MAUX DESQUELLES IL PORTE REMËDE,
Dans ce siècle-1à, un saint dont s’honore l'Église de Jésus-Christ, mais surtout la France, c’est saint Vincent de Paul. Depuis Jes apôtres, il n’y a peut-être pas d'homme qui ait rendu plus de ser. vices à l'Église catholique et à l'humanité entière, Pour contrib. à la sanctification du clergé et du peuple chrétien, il institue une congrégation de missionnaires, qui, aujourd’hui encore, est digne de son auteur et continue de propager la foi, et dans “onstantinople, et dans la Syrie, et en Amérique, et en Chine. Pour la sanctiñcation des prêtres et des fidèles, il établit des retraites spirituelles dont le salutaire usage s’est répandu partout. Pour former les jeunes eccli. siastiques à la sainteté de leur vocation, il établit des séminaires, et son exemple a été suivi dans tout le monde chrétien. Pour servir les pauvres malades, il institue la congrégation des filles de la ch. rité, dont le dévouement admirable a provoqué l’établissement de plusieurs congrégations semblables, et de nos jours ravit l’admiratin des populations chrétiennes et mahométanes de Constantinople, de Smyrne et d'Alexandrie, Pour préserver de la mort les petits enfants qu'on exposait dans les rues, il fonde un hôpital des enfants trouvés, et maintenant, par suite de son exemple, il y a de ces hôpitaux dans toute la chrétienté. Et avec cela, il fondait encore des hôpitan pour les insensés, pour les vieillards, pour les galériens, pour les mendiants ; et avec cela, il envoyait des missionnaires consoler dans leur affliction les esclaves chrétiens ; et avec cela, il nourrissii pendant de longues années des provinces entières, ravagées par k guerre, la famine et la peste, telles que la Lorraine, la Champagne et la Picardie.
Et qui était donc cet homme? Fils d’un pauvre laboureur, il avait commencé par garder le troupeau de son père; devenu prêtre, il avait été pris par des corsaires turcs et vendu comme esclave sur les côtes d'Afrique.
Vincent de Paul naquit le mardi de Pâques, vingt-quatre avril 1576, dans le petit village de Poy, près de Dax, aux confins dés
landes laume « eux-mé tiraient mille. Il qui étai particul père. Il pauvres.
en donr partagea économi et pour abandon Avec prit. Son l'effrayai sa porte !
étant de frères du de même moyennai pays. Ce que, au b de ce mon pour faire chez les m sieur de C seilla d’en grand resf etles quat ans, après Après quo bœufs pou quer aux seize ans d
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Pour n°4 Mourant, e petite ville « tion d'un 1 ls confiaie
LXXXVIT, — De its