‹ Histoire universelle de l'église catholique [microforme]Chapitre 58 sur 121 · XXXVIL. — De1ç0s · texte numérisé non relu

XXXVIL. — De1ç0s

même de Touni ses élèves, i e, grand maitre ces ottomanes, parent des deux lincent, et con. | rna de Buset à sept années de r et expliqua le la Gallia chris.

>; mais on na

it reçut le sous.

ois mois après, grands vicaires rêtre, qu'ils le ntestée par un Vincent, qui ne D'ailleurs on lui Épernon. Il ft ement de 1605, le sujet. Seule.

"epris ce voyage et qu'il ne pousourire, Revenu ritier. Pour re.

seille, IL comp. de Languedoc vec lui jusqu'à uvait être plus s le jour même

le, que tout le C'était au con. | ses de l'Orient Jrsaires barbacaptures. .0is t : les Français \ des chefs enccablés par ke tous les autres s hachèrent le

D même qu’on fait à l'achat d'un cheval ou d’un bœuf,

| prirent la route de Barbarie,

| plaies, nous faisant cheminer le pas,

à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE. 289

pilote en mille pièces et enchaînèrent les autres après les avoir grossièrement pansés. Vincent avait reçu un coup de flèche, qui, écrivaitil deux ans après à un de ses anciens élèves, me servira d’horloge toute ma vie. Les corsaires poursuivirent leur pointe, faisant mille voleries, donnant néanmoins la liberté à ceux qui se rendaient sans combattre, après les avoir volés. Enfin, continue Vincent dans sa lettre, chargés de marchandises, au bout de sept à huit jours, ils tanière et spélonque de voleurs sans

aveu du Grand-Turc, où étant arrivés, ils nous exposèrent en vente,

avec un procès-verbal de notre capture, qu'ils disaient avoir été faite

dans un navire espagnol, parce que, Sans ce mensonge, nous aurions été délivrés par le consul que le roi tient en ce lieu-là pour rendre libre le commerce aux Français. Leur procédure à notre vente fut,

| qu'après qu'ils nous eurent dépouillés, ils nous donnèrent à chacun £ une paire de caleçons, un hoqueton de lin avec un petit bonnet, et

nous promenèrent par la ville de Tunis, où ils étaient venus expressément pour nous vendre. Nous ayant fait faire cinq ou six tours par k ville, la claîne au cou, ils nous ramenèrent au bateau, afin que les

E marchands vinssent voir qui pouvait bien manger et qui non, pour à moitrer que nos plaies n'étaient pas mortelles. Cela fait, ils nous ra-

menèrent à la place, où les marchands nous vinrent visiter tout de

nous faisant ouvrir la bouche pour voir nos dents, palpant nos côtés, sondant nos

trotier et courir, puis lever des

£ frdeaux, et puis lutter Pour voir la force de chacun, et mille autres

D ienir l'air de la mer, le revendit à un

à lraitable, lequel, à ce qu’il me disait, | quante ans à la recherche de la pierre philosophale. Il m’aimait fort,

E avant la mort de votre frère ! car

sortes de brutalités.

Vincent fut vendu à un pêcheur, qui, le voyant incapable de sou-

vieux médecin que Vincent ppelle « souverain tireur de quintessences, homme fort humain et avait travaillé l'espace de cin-

etse plaisait à me discourir de l’alchimie,

et puis de sa loi, à laquelle il faisait tous ses efforts de m'attirer,

me promettant force richesses

{éttout son savoir. Dieu opéra toujours en moi une croyance de déli-

vrance par les assidues prières que je sui faisais, et à la vierge Marie,

| par la seule intercession de laquelle je crois fermement avoir été dé-

à livré. L'espérance donc et la ferme croyance de vous revoir, monsieur, D ne fit être plus attentif à m'instruire

D'elle, en quoi je lui voyais journellement faire des merveilles ; ce

du moyen de guérir de la gra-

qu'il m'enseigna, et même il me fit préparer et administrer les in- &rédients. Oh! combien de fois ai-je désiré depuis d’avoir été esciave

je crois que, s j'eusse su le secret

290 HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXXVII. —De1605

que maintenant je vous envoie, il ne serait pas mort de ce mal-là, » — La lettre, qui est du vingt juillet 1607, est adressée au plus jeune des deux Commet, dont le saint avait été précepteur et dont l’atné était mort. La lettre continue :

« Je fus donc avec ce vieillard depuis le mois de septembre 1603 jusqu’au mois d'août 1606, qu’il fut pris et mené awgrand sultan pour travailler pour lui; mais en vain, car il mourut de regret par les chemins. Il me laissa à un sien neveu, vrai anthropomorphite, qui me revendit bientôt après la mort de son oncle, parce qu’il ouit dire que monsieur de Brèves, ambassadeur pour le roi en Turquie, venait avec bonnes et expresses patentes du Grand-Turc pour recouvre tous les csclaves chrétiens. Un renégat de Nice en Savoie, ennemi de nature, m’achete et m'emmena en son fémat. Ainsi s'appelle le bien que l’on tient comme métayer du grand seigneur ; car là le peuple n’a rien, tout est au sultan. Le témat de celui-ci était dans là montagne, où le pays est extrêmement chaud et désert. L'une des trois femmes qu’il avait était Grecque chrétienne, mais schismatique; une autre était Turque, qui servit d’instrument à l'immense miséricorde de Dieu pour retirer son mari de l’apostasie et le remettre au giron de l'Église, et me délivrer de mon esclavage. Curieuse qu'elle était de savoir notre façon de vivre, elle me venait voir tous les jours aux champs où je fossoyais, et un jour elle me commanda de chanter les louanges de mon Dieu. Le ressouvenir du Quomodô cantabimus in terr@ alienä, des enfants d'Israël captifs à Babylone, me fit commencer, la larme à l'œil, le psaume Super flumina Babylonis, et puis le Salve, regina, et plusieurs autres choses ; en quoi elle prenait tant de plaisir, que c'était merveille. Elle ne manqua pas de dire à sn mari, le soir, qu'il avait eu tort de quitter sa religion, qu’elle estimait extrêmement bonne, pour un récit que je lui avais fait de notreDien et quelques louanges que j'avais chantées en sa présence; en quoi elle disait avoir ressenti un tel plaisir, qu’elle ne croyait point que le paradis de ses pères, et celui qu’elle espérait, fût si glorieux ni accompagné de tant de joie que le contentement qu’elle avait ressent pendant que je louais mon Dieu; concluant qu'il y avait en ch quelque merveille, Cette femme, comme un autre Caïphe, ou comme l’ânesse de Balaam, fit tant par ses discours, que son mari me dit

dès le lendemain qu’il ne tenait qu’à une commodité que nous nt

nous sauvassions en France ; mais qu’il y donnerait tel remède que

dans peu de jours Dieu en serait loué. Ce peu de jours dura dix mois,

qu'il m'entretint dans cette espérance, au bout desquels nous nou

sauvâmes sur un esquif, et nous rendimes à Aigues-Mortes, et til après à Avignon, où monsieur le vice-légat reçut publiquement ke

à 1650 de l'é

Me renégat, a1 à Saint-Pierr Mondit sei où ils'en v au pénitent où il s'est v

C'est d’A |sonancien « Len adressa Lfeu, et derr comme on de lui en pe laisser parai

Arrivé à | Ne par l'assistar de quoi s’en dans cette vi militante, o tant d’autres

Henri IV a l'avoir pas co

F! Abelly, Vie d

(XXVIL. — De1605

le ce mal-]à, »

e au plus jeune "et dont l’atné

ptembre 1605 ind sultan pour regret par les omorphite, qui > qu’il ouit dire l'urquie, venait Jour recouvrer Savoie, ennemi si s'appelle le eur ; car là le -Ci était dans la sert. L’une des schismatique; mense misérile remettre au urieuse qu'elle

r tousles jours È

nda de chanter odù cantabimus le, me fit combylonis, et puis lle prenait tant s de dire à son qu’elle estimait it de notreDieu sence; en quoi oyait point que si glorieux ni le avait ressenli y avait en ceh phe, ou comme on mari me dit té que nous 1 lel remède que dura dix mois, quels nous nous s-Mortes, et tt abliquement le

D renégal, avec la larme à l'œil et le s

D sonancien élève, Elle ne fut découv

& par l'assistance qu’il reçut du vice-légat,

Bdune mission très-importante, mais secrète,

Barivant à Paris, il craignit

| !'Abelly,

à 1650 de l'ère chr.] DE L'ÉGLISE CATHOLIQUE.

à Saint-Pierre, à l'honneur de Dieu et à Mondit seigneur nous a retenus tous deux où il s'en va tout. aussitôt que son success au pénitent de le faire entrer à l’ où il s'est voué 1, »

Cest d'Avignon que saint Vince

édification des assistants, Pour nous mener à Rome, eur sera venu : il a promis austère couvent des Fateben-Fratellé,

nt de Paul écrivit cette lettre à erte que cinquante ans après. On | ! yant lui faire plaisir; il la jeta au feu, et demanda instamment l'original pour en faire autant. Mais comme on s'en douta, on la fit tenir à un autre, qui n’eut garde de lui en parler; caril évitait, avant tout, de rien faire, ni dire, ni kisser paraître qui pût exciter l'intérêt ou l'estime pour sa personne,

Arrivé à Rome, Vincent y demeura jusque vers la fin de 1608,

qui lui donnait sa table et qu'aux larmes de se voir 3, où est le chef de l'Église e et de saint Paul, et de - Le temps qu’il ne donsser les études de théo- Le vice-légat l'ayant fait connaître rdinal d'Ossat, celui-ci le cha

Len adressa une copie au saint, cro

de quoi s’entretenir. Ii était touché jus

l'avait appelé monsieur de Paul : c'ét

L que ce nom ne donnêt sujet de pens Qu'il fût d’une famille considérable us

Vincent, de son nom de baptême,

nri IV, laquelle faisait alors voulut le voir; elle le mit sur

Vie de saint Vincent de Paul, 1, 1, c. 4.

anglot au cœur, dans l'église de

l'état de sa maison et lui donna le titre de son aumônier ordinaire,

Il y avait à la cour de cette princesse un docteur qu avait toujours montré beaucoup de zèle pour la religion, et qui s était rendu redoutable aux hérétiques et aux impies; mais Dieu, soit pour l'é. prouver, soit pour le punir de quelques fautes, permit se L fût attaqué de violentes tentations contre la foi, avec des ce es horribles de blasphème contre Jésus-Christ, et même de sespoir, || en fut réduit à une telle extrémité, qu il fallut enfin l’exempter de réciter son bréviaire, de célébrer la sainte messe, et même de faire aucune prière; car lorsqu'il commençait ee par le Pater, il lui semblait voir mille spectres qui le jetaient ans Ets ble et l’épouvante. Vincent de Paul, qui était de ses amis, lui con. seilla ceite pratique : toutes les fois qu'il tournerait la Doit un doigt du côté de Rome, ou de quelque it voudrai lire hd ce mouvement qu’il croyait. tout ce que croit | tglise sa e docteur tomba dangereusement malade, les tentations redoub “ Vincent de Paul, craignant qu’il ne finit par y succomber, mL ! pour lui la miséricorde divine ; il s’offrit même à Dieu en ai " victime, et se chargea, pour dédommager sa justice, ou . su À une semblable épreuve ou telle autre peine qu'il plairait à Dieu de

ï infli était imi i qui is tes nos iniquités sur À lui infliger. C'était imiter celui qui a pris tou q

lui-même. Sa prière fut exaucée dans toute son étendue : le el recouvra le calme, fut entièrement délivré de je a cette tentation resta à Vincent de Paul. Pour s’en délivrer, k eu recours à la prière et à la mortification. En vain le RERAr re . blait ses efforts, il ne perdait point courage, et mettait Le a : Dieu sa confiance. Enfin il fit deux choses : la première, re ide profession de foi et de l'appliquer sur son CŒUr ; puis, Si 1 désaveu général de toutes les pensées de mécréance; il TU se Notre-Seigneur que, toutes les fois qu'il toucherait l’endroi dt cette profession de foi, il serait pue renouveler, et par “ta quent renoncer à la tentation, quoiqu'il ne proférât aucune u 1 extérieure : par là il rendait inutiles les assauts de Apt : cond remède fut de faire tout le contraire de ce que la ke vu suggérait, et de s'appliquer plus que jamais À Fa ke hi Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la personne des pau va malades. Quatre ans se passèrent dans ce rude rs si jour, il s’avisa de prendre une résolution ferme et Etre : honorer davantage Jésus-Christ et l’imiter plus pes aite di k s’adonner toute sa vie, pour son amour, au service des pa

: 3 ion, que tes les estions di = peine eut-ii formé cette résolution, que toutes Îles sugg

it s’é irent ; i i âme avec une lu malin esprit s’évanouirent; la paix remplit son

HISTOIRE UNIVERSELLE [Liv.LXXX VII. —Dei(os

à 1650 de

mière si :

il lui sem

Vincen Sore, sitL ci, étant :

retour qu vol, et se.

Le saint s sait la vér rien autre moindre } deaux, fu » mords de clara qu’il était innoc puis cette mais il par peur du m posait étai!

etun hum sonnes que | se sanctifie ou tard no dient pour

Ce qui ét avait éprou Vincent cor clésiastique Bérulle ver

D pagnie, ma

pieux instit Clichy, à mn entrer dans père de Bé (ture vacant.

tous les dev 1on-seulem Ilrebâtit à :

venables, y seur à y forr

Ce qui le | qui le déterr

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