SOUS UN SYNODE PERMANENT
ies fidèles, en furent les tristes et inévitables résultats (1). La secte la plus nombreuse est celle que ses adversaires nomment les Raskolnikes : eux-mêmes se donnent le nom de Starowierzi, c'est-à-dire Vieux croyants. Les subdivisions de cette secte sont fondées sur d'indifférentes minuties (2).
7° les révoltes et les soulèvements sont prévenus ; car le peuple, qui ne comprend pas la différence entre la puissance spirituelle et la puissance temporelle, est facilement ébloui par les honneurs et les dignités d'un haut prélat, et croit sans peine qu'un prince de l'Église est égal au vrai monarque, sinon supérieur à lui ; le sacerdoce devient une puissance indépendante; 8° si le président d'un concile se trompe ou agit mal, il est soumis au jugement de ses frères, tandis qu'un patriarche ne se soumettrait pas à celui des évêques, qui lui sont subordonnés; 9° un tel gouvernement synodial deviendra, avec le temps, une pépinière d'ecclésiastiques habiles et distingués ; les assesseurs apprendront par là à connaître l'administration de l'Église.
(1) [J'ai vu en Russie une Église chrétienne que personne n'attaque, que tout le monde respecte, du moins en apparence ; une Église que tout favorise dans l'exercice de son autorité morale; et pourtant cette Église n'a nul pouvoir sur les cœurs ; elle ne sait faire que des hypocrites ou des superstitieux. (La Russie en 1839, par le marquis de Custine. Bruxelles, 1844, t. IV, p. 434.)
(2) Cf. sur les sectes, Aug. de Haxthausen, Études sur la situation intérieure de la Russie et sur le peuple russe. Hanovre, 1847.
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