‹ Histoire universelle de l'Église (volume 2)Chapitre 184 sur 332 · EN ALLEMAGNE, EN ITALIE ET EN ESPAGNE · texte numérisé non relu

EN ALLEMAGNE, EN ITALIE ET EN ESPAGNE

pape ni chapitre, l'oncle de l'empereur, le cardinal Fesch, son coadjuteur. Après la bataille de Leipzig et la ruine du pouvoir de Napoléon en Allemagne, Dalberg renonça à ses droits et à ses possessions comme prince, et ne conserva que l'archevêché de Ratisbonne (j- 10 février 1817). En décrétant la sécularisation, on avait posé la condition que les chapitres conservés auraient un revenu fixe, et que les ecclésiastiques et les moines recevraient une pension annuelle. Mais cette allocation fut aussi faible que mal payée, et on ne pourvut nulle part à la dotation fixée pour les églises. D'un autre côté, le décès et la dispersion d'un grand nombre de chanoines laissèrent, en quelque sorte, les évoques sans chapitre; ils manquaient d'ailleurs des choses les plus nécessaires; de telle sorte que, les uns ayant résigné leur charge, les autres étant morts, en peu de temps, la plupart des églises d'Allemagne furent privées d'évêques. Dalberg, quoique primat d'Allemagne et trèsinfluent, était trop imbu des idées libérales de son temps pour soutenir vigoureusement le nonce du pape délia Genga, envoyé en 1803 en Allemagne pourrétablir l'Église dans ses droits imprescriptibles. En vain l'ancien prince électeur de Trêves, Clément Wenceslas, fit entendre sa voix. Le pape ne put pourvoir à l'administration des évêchés vacants, qu'en nommant des vicaires apostoliques ou des vicaires généraux, qui malheureusement manquaient trop souvent d'énergie, connaissaient peu les localités ou ne jouissaient pas delà confiance de leurs diocésains. Ceux enfin qui auraient pu utilement administrer leurs églises étaient, de mille manières, entravés dans l'exercice de leurs fonctions ou dans leurs communications avec le souverain pontife. Le gouvernement mettait la main partout, jusque dans le sanctuaire, soumettait l'Église à sa police tracassière, et prétendait réglementer les formuler de prière, le bréviaire, l'administration des sacrements, la messe, les cierges et l'encens. A Breslau on institua même, par ordre du roi (8 juin 1812), un nouveau chapitre de la cathédrale, sans autorisation ni consentement du pape, ce qui mit cependant bientôt les nouveaux chanoines mal à l'aise. Il n'est pas étonnant d'après cela que la vie religieuse, déjà si refroidie, dans l'Église catholique d'Allemagne, à la fin du

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