‹ Histoire universelle de l'Église (volume 2)Chapitre 189 sur 332 · RÉINTÉGRATION DU PAPE, ETC · texte numérisé non relu

RÉINTÉGRATION DU PAPE, ETC

par Mgr Coppola, archevêque deMyre [1800], fut approuvée par un bref pontifical ; le collège Anglais, le collège Écossais, le collège Germanique, furent rétablis à Rome (8 septembre 1817], ainsi que la propagande, dont le cardinal Pedicini hâta les progrès, et qui, malheureusement, n'avait conservé dans sa bibliothèque que les plus anciens et les plus précieux manuscrits orientaux. Le pape, continuant son œuvre de restauration, créa plusieurs chaires nouvelles dans l'université de Rome, et eut la joie de voir l'Église catholique, si désorganisée en France, à Naples, en Sardaigne, en Bavière, en Prusse et dans d'autres contrées, rétablie et consolidée par des traités spéciaux conclus avec les différents gouvernements de ces pays. A ces consolations si douces pour le Père de la chrétienté, se mêla la triste nécessité pour lui d'élever une voix sévère contre les Carbonari (1), qui, sous le masque de la religion et du patriotisme, réveillèrent l'esprit révolutionnaire à peine endormi [13 septembre 1821]. D'un autre côté, l'auguste et généreux souverain de Rome, mû par un sentiment noble et chrétien, accorda un asile honorable dans ses Etats à la mère de Napoléon, et aux membres de la famille impériale, partout ailleurs repoussée et persécutée. Enfin, après un des règnes les plus longs et les plus agités de la papauté, après avoir assisté aux plus sanglantes persécutions et à l'éclatant triomphe de la religion et de l'Église, Pie VII mourut le 21 août 1823, à l'âge de quatre-vingtdeux ans, des suites d'une chute. La captivité, l'exil, les menaces, les mauvais traitements, rien n'avait pu abattre l'intrépide vieillard, qui défendit, jusqu'au dernier jour de sa longue vie, les droits de l'Église avec une inébranlable confiance et une admirable hardiesse. Seul, tandis que tous les souverains de l'Europe s'abaissaient devant le sceptre de Napoléon, le successeur de saint Pierre résista et soutint énergiquement son droit. Seul aussi, il adressa d'instantes prières au cabinet anglais, pour en obtenir quelque adoucissement au sort du prisonnier de Saint-Hélène.

(1) Nouv. hist. de l'Église chrét., liv. IV, p. 777.

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