‹ Histoire universelle de l'Église (volume 2)Chapitre 229 sur 332 · POUR LE MAINTIEN DU PROTESTANTISME SYMBOLIQUE · texte numérisé non relu

POUR LE MAINTIEN DU PROTESTANTISME SYMBOLIQUE

partisans du naturalisme ont beau jeu. » Il n'avait point le droit de tenir ce langage, lui, panthéiste déclaré, qui ne rougissait point d'écrire : « On ne peut s'empêcher de penser que les livres bibliques ont été un grand obstacle au perfectionnement du Christianisme. En fait de doctrines religieuses, ils ne peuvent soutenir la moindre comparaison avec beaucoup de livres anciens et modernes, surtout avec des livres indiens. »

Les Heures dévotes d'Aarau (1) furent l'expression la plus complète de l'exégèse rationaliste mise à la portée des simples fidèles, et l'immense succès qui les accueillit fut une triste preuve de l'indifférence devenue presque universelle. La justification par la foi, enseignée par Luther, y est remplacée par une prétendue rectitude dans les œuvres, basée sur le témoignage intéressé de l'amour-propre. La réaction ne se fit point attendre, et l'on opposa bientôt, au naturalisme religieux, le supernaturalisme qui admet une révélation surnaturelle dans les saintes Écritures, mais en s'attachant plus ou moins, pour l'expliquer, a la doctrine de l'Église. Les principaux auteurs et défenseurs du supernaturalisme furent Reinhard [f 1812], Storr [f 1805], Schwarz, Schott, Knapp, Tittmann, Steudel et presque toute l'ancienne école de Tubingue : Hahn, Tholuck, etc. Ce dernier s'est surtout fait remarquer par la science et le côté pratique de ses écrits, ainsi que par son influence personnelle. Ces écrivains admettaient les livres historiques du Christianisme comme le produit de la révélation divine. Par leur intelligence plus profonde et plus saine de la doctrine chrétienne, ils rendirent des services bien plus réels que les rationalistes (2). D'autres théologiens, comme

(1) Critique des Heures dévotes, Vienne, 1824. Iven, Tendances antichrétiennes des Heures dévotes, Cologne, 1827. Les Heures dévotes, une œuvre de Satan, parle LT Christlich, Soleure, 1818. Feuille ecclés. de Fribourg, 1857, n" 5-9.

(2) Storr, Dogmatique chrétienne éditée par Flatt, Stuttg. 1803. 2 vol. Reinhard, Cours de dogmatique édité par Berger, 1801, par Reinhard lui-môme 1806, et par Schott 1808. Schwarz, Esquisse de dogmatique protestante, 1816. Knapp, Leçons sur les dogmes chrétiens, d'après la doctr. de l'Église évangéliste, 1827. Hahn, Manuel, do la foi chrétienne. Leipz., 1828, Steudel, Dogmes de l'Église évangélique protestante. Tub., 1834. Tholuck, Doctrine du péché et

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