ASSOCIATIONS DE RELIGION ET DE BIENFAISANCE
auraient consenti à la regarder comme le pendant de leur Société de Saint-Boniface, si ceux qui la dirigent ne fai«| saient preuve en toute occasion, et surtout dans le calen-J drier de Gustave-Adolphe, de la plus grande intolérance. Cette association reçut partout le meilleur accueil : des fonds abondants lui furent envoyés. Jusqu'à ce jour, elle a] distribué dans la Prusse rhénane 220,000 thalers, en Hongrie 137,000, en Bohême 142,000, dans l'Autriche proprement dite 120,000, en Moravie, en Carinthie et en Styrie 124,000, pour la construction de nouvelles églises et la propagation du protestantisme.
Enfin, en 1848, des prédicateurs attachés à leur foi firent décider à Francfort et fondèrent, dans la chapelle du château de Wittenberg, une association religieuse qui devait être un asile pour la foi dans ces temps de défaillance universelle. Elle a pour organes des réunions qui se tien-; nent tous les deux ans, presque toujours sous la prési- j dence des juristes Bethmann— Holweg et Stahl. Ces réunions se sont tenues successivement à Wittenberg, Stuttgard, Elberfeld, Brème, Berlin, Francfort, Lübeck, Hambourg, Barmen, Brandebourg, Altenbourg, Neustadt [1867]. Elles ont commencé par l'affirmation d'une foi positive, mais bientôt s'y est fait jour la division profonde qui ronge l'Église protestante, laquelle n'est unie que dans ses attaques contre le catholicisme. Enfin, sous la présidence de Bluntschli et sur la proposition du professeur Holzmann de Heidelberg, elles ont déclaré que jles.s doctrines du protestant Schenkel étaient les leurs, et qu'ainsi elles approuvaient les décisions du synode général de Carlsruhe et condamnaient les protestations des ecclésiastiques du grand-duché de Bade et de l'Allemagne.
2mc Section. — Histoire du protestantisme en dehors de l'Allemagne.
Littérature spéciale à ces pays dans l'hist. eccl. élément de Niedner, Augsb., 1866, p. 921-929. Hist. eccl. élément, de Hase, p. 622- 645, 9e édit.
431. — Le protestantisme en Suède, en Suisse, en Hollande, en France, en Grande-Bretagne et en Amérique.
L'influence de la théologie allemande se fit d'abord sentir en Danemark, où Clausen, élève de Schleiermacher à la fois théologien, député et ministre, les évêques Munter [1830] , Martensen etMynster contribuèrent à la répandre. Grundtvig, ayant dénoncé le premier comme fauteur d'idolâtrie, fut traduit en jugement et condamné; il se démit alors de sa charge, mais il n'en fut que plus ardent à provoquer des réunions religieuses. Il réussit, avec l'aide de Kierkegard, à fonder une Église, du sein de laquelle il fit une opposition acharnée à tout ce qui venait de l'Allemagne ainsi qu'au clergé de l'église luthérienne danoise. La liberté de conscience fut accordée à ses efforts. On ne fut plus contraint d'assister aux offices, ni de recevoir le baptême de la religion d'État [1853-1837], Le catholicisme se ressentit également de cette mesure.
L'Eglise de Suède présente un aspect tout différent. Ici la théologie allemande a eu bien moins d'influence; elle s'est renfermée clans les limites de l'école. On observa rigoureusement à l'égard des dissidents (Lsesars, les liseurs piélistes), aussi bien que des catholiques, l'odieuse législation de 1686, dont l'une des dispositions portait le bannissement contre quiconque passait au catholicisme. On alla jusqu'à enlever leurs rennes à de pauvres enthousiastes de la Finlande. Cependant dans l'application de ces lois, on usait parfois de ménagements, on fermait un peu les yeux. L'évoque Tegner s'y est fait un nom comme poëte.
La Suisse allemande a entretenu avec l'Allemagne les rapports les plus intimes. Des théologiens allemands professèrent dans les universités de Bâle, Berne et Zurich, et des théologiens suisses remplirent les mêmes fonctions en Allemagne. Qu'il nous suffise de citer parmi les premiers, de Wette à Bâle, Othon, Fridolin, Fritzsche et Keim à Zurich, Gelpke à Berne, et parmi les seconds, Gelzer à Berlin, Herzog à Erlangen et Schenkel à Heidelberg; d'autres restèrent dans leur patrie, comme Hagenbach à Bâle, Alexandre Schweitzer, Bœhringer, H. Lang, et Hirzel à Zurich. Tous ces théologiens se firent, non sans gloire, les défenseurs de la théologie libre ou conciliatrice. La constitution républicaine, le choix des curés par les paroisses et la liberté de vivre sans être astreint à un symbole de foi, ouvrirent libre carrière aux opinions les plus extrêmes. Aussi trouve-t-on ici, dans l'enseignement, ainsi que dans la pratique religieuse, une divisionplus prononcée que partout ailleurs, qui a permis d'appeler David Strauss à Zurich [1839], et Zeller à Berne [1847]. C'est de la riche ville de Bâle, le siège de la société biblique, que le piétisme moderne s'est répandu sur l'Allemagne avec ses fabricants de traités. Ici encore se sont montrées les tendances les plus séparatistes, comme nous le verrons dans le paragraphe suivant.
Une parenté étroite semble relier ensemble la Suisse allemande et la Hollande, le pays des Alpes et celui de la mer, la source et l'embouchure de ce fleuve puissant qui se nommme le Rhin.
Dans ces deux contrées où domine la Réforme, on rencontre le même immuable attachement aux symboles de foi, et la même facilité à adopter une théologie sans frein. Cette dernière propension a été singulièrement favorisée en Hollande par les Voix du temps qui paraissent en Suisse depuis 1859. Les poètes Bilderdyk et Isaac de Cosca sollicitèrent fortement leurs compatriotes de revenir à leur foi primitive; alors un jeune membre du clergé, Henri de Cock [1833], prit chaleureusement la défense des articles du fameux synode de Dordrecht (1), menaçant de se
(1) Voyez t. III, p. 190.
Séparez1 de l'Église nationale avec plusieurs autres qui partageaient son sentiment. Il fut déposé de sa charge, mais les conseils synodaux déclarèrent eux-mêmes, qu'il n'y avait aucune obligation à se soumettre aux symboles de la foi. On cessa donc de condamner les sectaires à l'amende et à la prison. Enfin le roi permit de fonder des « paroisses séparées i> [1839]. Par suite clés grands changements introduits en 1848 clans les lois fondamentales du royaume, la liberté religieuse fut accordée. Alors s'organisa un nouveau système synodal, en vertu duquel des délégués des synodes provinciaux et des trois facultés de théologie de Leyde, d'Utrecht et de Groningue se réunissent chaque année à la Haye, en synode général pour régler toutes les affaires ecclésiastiques. A partir de ce moment, les théologiens ont manifesté une tendance plus biblique et plus indépendante. Outre la propagande séparatiste de de Cock, nous devons encore mentionner le rétablissement de l'Église luthérienne à Amsterdam en 1791 et la fondation de la société du « Christo sacrum » à Delft entre 1797 et 1801.
! L'histoire de la Suisse Française et celle de la fraction balviniste de la France offrent de grandes analogies qui t'expliquent par leur commune origine religieuse et par eur parenté de langage et de mœurs.
A Genève, le centre du calvinisme, l'influence de J. J. Rousseau avait porté atteinte aux principes, si rigoureusement maintenus jusqu'alors, de la morale chrétienne. Cependant, au commencement des fêtes de la réforme, une i vénérable compagnie » de prédicateurs zélés prit la défense des dogmes fondamentaux de l'orthodoxie calviniste. Des méthodistes anglais, ayant à leur tête la piétiste Madame de Krudner, célèbre par son esprit et la protection des princes, rassemblèrent la secte des « momiers ». Le peuple et les gouvernements s'opposèrent à leur zèle misanthrope, et la révolution do 1830 qui survint favorisa Ses idéos libérales. Pour réagir contre ces idées, parut en 1831, la « société évangélique » qui, sous la direclion du lavant et zélé Mûrie d'Aubigné, avait pour but de former Iles ministres vraiment orthodoxes. Grâce à ce zèle, on put célébrer avec pompe en 183S la fête jubilaire de l'intro-
duction de la réforme à Genève. La révolution de 18r<6 vint ruiner l'influence de ces ardents calvinistes. L'influence de Vinet à Lausanne [j- 1847] et « l'église libre du canton de Vaud », que fondèrent dans cette ville des pasteurs libéraux, abolirent toute fonction ecclésiastique et achevèrent de dépouiller de tout prestige l'Église officielle (1). Lorsqu'on voulut, en 1864, fêter le troisième anniversaire séculaire de la mort de Calvin, le réformateur ne fut plus proclamé héros national, et on protesta avec éclat contre le despotisme de sa religion, (t. III, 93). En France, grâce aux deux révolutions de 1830 et de 1848, grâce surtout au^règne des idées modernes, la position des protestantsjs'était beaucoup améliorée, leur nombre s'était considérablement accru, et ils se livraient publiquement à un prosélytisme qui ne rencontrait point d'entraves. Déjà ils osaient pousser ce cri : « Il faut évangéliser la France. » Malheureusement, à Côté de ces succès se préparaient de nombreuses scissions. Nous citerons entre autres la société évangélique fondée à Paris en 1832. Patronnée par Je journal le Semeur et par l'influent Yinet de Lausanne, elle recruta beaucoup d'adhérents, mais elle fut un moment poursuivie par la police, à cause de son colportage de Bibles et de traités calomnieux. Nous pouvons citer également l'Union des églises évangéliques de France que fondèrent en 1848 de Gasparin et Monod avec un symbole de foi composé de formules empruntées à S. Jean et à S. Paul, et qui fit une oppositiou acharnée à l'Église salariée par l'État. D'autres partis moins importants se formèrent avec des tendances aux idées méthodistes et baptistes. A un point de vue tout différent se plaça le parti ultrarationaliste dont les chefs furent Pécaut, Réville etle jeune Coquerel, auxquels se joignirent Edmond Schérer et Colani. Marchant sur les traces de Baur et de l'école de Tubingue, ils nièrent l'origine surnaturelle du Christianisme, et rejetèrent tous les faits miraculeux qu s'y rapportent. Ils auraient volontiers signé la Vie ê Jésus par Renan. Ceux qui les combattirent avec le plu d'avantages, furent de Pressensé (2) et l'ancien ministre
(1) Encyclopédie de Herzog, t. XVII « Vinet » p. 766-820.
(2) Edm. de Pressensé, Histoire des trois premiers siècles de l'Église,
Gmzot;( Méditations, — Église et société chrétienne) Le protestantisme offre des résultats plus consolants sur le terrain pratique de la charité chrétienne. Il s'efforce de rivaliser avec le catholicisme en fondant des associations charitables pour venir en aide aux différents besoins de l'humanité.
Parmi les facultés de théologie, on remarque la faculté calviniste orthodoxe de Montauban, et la faculté luthérienne de Strasbourg qui doit à ses relations scientifiques avec l'Allemagne d'avoir produit des œuvres remarquables. Les travaux de Matter, de Schmidt, de Baum, et surtout de Reuss sont très-estimés au delà du Rhin (1).
L'Église d'Angleterre et d'Ecosse s'est montrée pleine de vie et d'activité. Les évêques de l'Église officielle, tenant au confortable que leur procuraient leurs gros revenus, et forts de l'appui des membres de la haute aristocratie, s'opposèrent trop longtemps aux réclamations des dissidents et aux avertissements de l'autorité qui les pressaient de consentir à des réformes que les temps rendaient nécessaires. Cette résistance opiniâtre ne fit que surexciter davantage l'ardeur des partis adverses (High church party et Low church ou evangelical party), qui se mirent à déclamer et à lancer les plus grossières et les plus injustes accusations contre le double élément catholique et protestant de l'Église d'Angleterre. Cependant à la tête du parti delà haute église, se placèrent en 1833, les théologiens d'Oxford, Pusey, Newman, Kemble et autres. Nous avons déjà vu que leur œuvre du trac tari anisme (nommé aussi puséisme et ritualisme) a déterminé de nombreux retours au catholicisme, (p. 465-169).
Le parti évangélique, qui se forma alors et qui naquit de l'agitation méthodiste, éleva des réclamations plus énergiques encore, et força les évêques à faire quelques concessions. Les pasteurs furent mieux rétribués, il fut défendu
Paris 1861. L'école critique et Jésus-Christ, Par. 1863, Jésus-Christ, son temps, sa vie, sou œuvre, Par. 1865. Revue chrétienne avec bulletin théologique.
(1) Reuss, Histoire des écrits du Nouv, Test, (en 1864, paraissait déjà à Brunswig la 4« éd. de cet ouvrage). La science théologique parmi les prot. franc. ( Études de théol. et crit, 1844).
d'administrer les paroisses par des mercenaires, on eut plus de souci du salut des ouailles. Cesluttesn'ernpêchaient pas les différents partis de contribuer, par des dons généreux, à la diffusion du Christianisme et de la Bible, à la construction de nombreuses églises, au soulagement des nécessités de toute espèce. On se préoccupa aussi beaucoup dn maintien de la morale chrétienne que rendait plus que jamais nécessaire la corruption sans cesse croissante, et de la stricte observation du dimanche à laquelle l'indifférence générale menaçait de porter atteinte. Entre les deux partis extrêmes de la Haute-Église à qui l'établissement ecclésiastique était tout, et de la Basse-Église, qui faisait passer avant tout la personne même du fidèle, il s'en forma un troisième sous le nom de Broad church party, qui voulait répandre, dans le peuple anglais, des idées plus libérales, et élargir les bornes de la vie chrétienne (1). L'alliance évangélique [1845], qui s'attachait plutôt au Christianisme qu'à l'Église établie, s'opposait à la fois et à la tiédeur de l'Église officielle et aux tendances catholiques du puséisme, ainsi qu'à l'indifférence religieuse des masses.
Le puséisme a rendu de grands services à la science théologique en relevant les études patristiques, et l'esprit de spéculation, que les Anglais portent en toutes choses, a découvert de nouveaux écrits de l'antiquité ecclésiastique qui ont été publiés par le savant linguiste Cureton [1864] (2). En outre, on se passionna pour l'exégèse et surtout pour l'apologétique (évidences). Tandis que les autres sciences théologiques se renfermaient presque toutes dans les bornes du Christianisme, parurent à Oxford, en 1860, dans les Essays and Jievieivs, des articles émanant de sept savants distingués, parmi lesquels se trouvaient des dignitaires anglicans. Au grand scandale de tous, ces savants niaient l'action de Dieu dans l'éducation de l'homme, l'inspiration, le péché originel, la rédemption, la divinité, l'incarnation, et rejetaient les miracles. La haute cour de justice leur infligea un « blâme officiel »
(1) Dorner, histoire de la théologie protestante, p. 904-910.
(2) Corpus Ignatianum, Londres, 1849 ; Spicilegium Syriacum, Londr. 1855; Athanas. epist. festales, Lond, 1848; Hist. eccles. Joannis episc, Ephes, Oxford, 1853.
€lont ils tinrent peu compte. L'adoption de la nouvelle critique rationaliste par l'évêque Golenso clans son ouvrage sur le Pcntateuque, fut l'objet de poursuites plus sérieuses (1). Son métropolitain du ; cap de Bonne-Espérance le déposa et l'excommunia, mais le haut tribunal ecclésiastique cassa ce jugement pour défaut de formes.
En Ecosse, il est une question toujours pendante depuis 1707, époque de l'union politique de ce pays avec l'Angleterre, c'est celle de savoir si le droit d'élire les pasteurs appartient aux paroisses ou bien au Seigneur du lieu en qualité de patron. Lorsque, dans ces derniers temps, le sentiment religieux se réveilla aussi parmi les Écossais, le vieil esprit puritain reparut et prit la défense de l'indépendance des paroisses. Bientôt, à l'instigation de Thomas Chalmers, prédicateur à Glascow [1815-1847], se forma le evangelical party des non-intrusionistes pour s'opposer à ce que les prédicateurs fussent choisis par les patrons, et le parti des « Moderates ». Les premiers l'ayant emporté sur ceux-ci dans le synode qu'ils tiennent chaque année depuis 1830, ils firent passer, en 1834, le droit de « veto », qui permet aux paroisses de refuser tout ministre qui ne leur convient point. Les tribunaux annulèrent ce vote. Alors deux cents ecclésiastiques se séparèrent [1843] de l'Established church, avec un grand nombre d'adhérents, et fondèrent une église libre (free church). En peu de temps ils eurent sept cents paroisses et vingt synodes qui s'empressèrent de prendre part à une souscription extraordinaire, dans le but de venir en aide aux missions et aux sociétés bibliques, de bâtir des Églises et de créer une faculté de théologie. A leur exemple devaient s'opérer de nouvelles scissions et se former de nouvelles sectes, en particulier celle des Irvingiens, les prédicateurs de l'Église de l'avenir.
Aux États-Unis, le protestantisme revêtit une physionomie toute particulière due à la grande diversité qui se rencontre dans sa population, et au principe de la séparation de l'Église et de l'État qui y est si strictement observé que l'État n'y voit dans l'Église que des sociétés civiles. Toutes
(î) Domcr, Hist. do la théologie protest, p, 9lo-9i5.
276 § 432. — ENUMERATION d'anciennes
les religions anciennes et nouvelles y sont en présence, et à chaque instant on y voit surgir de nouvelles sectes de piétistes, d'illuminés, voire même de superstitieux mettant leur confiance la plus entière dans les tables tournantes et les esprits frappeurs. Ces sectes innombrables ont une existence trop agitée pour pouvoir se livrer à des travaux scientifiques ; c'est l'Angleterre, l'Ecosse et surtout l'Allemagne qui leur en transmettent tout adaptés à leurs différentes nuances. Un disciple de Néander, Schaaf, professeur à Mercesbourg en Pensylvanie, et Nevin, savant également recommandable, ont travaillé avec succès à la diffusion de la théologie protestante dans la population Allemande (1). Ce sont les presbytériens, les méthodistes et les baptistes qui ont le plus contribué au réveil de l'esprit religieux. C'est en partie grâce à leurs efforts et à la liberté politique dont ils jouissent que les Américains, malgré l'ardeur avec laquelle ils se livrent à l'industrie et au commerce, font à la religion une si large place dans leur existence. L'indifférence et l'incrédulité ont sans doute parmi eux des partisans, mais à côté d'eux s'offre le spectacle consolant de nombreux séminaires, journaux religieux et feuilles populaires, ainsi que d'une foule d'oeuvres excellentes dues à l'esprit d'association. Mais il faut déplorer l'essai, tenté en ce moment par l'État, de fonder des écoles populaires, indépendantes de toute confession.
§ 432. — Sectes nouvelles ou renouvelées.
4. Les Baptistes ou Rebaptisants, nombreux en Angleterre et aux États-Unis, réussirent à rentrer en Allemagne, grâce aux prédications du missionnaire américain Onken [1834]. Un grand nombre de personnes se firent rebaptiser en Prusse, dans le Wurtemberg et en Suisse (2). Les synodes protestants et l'alliance évangélique, pas plus que jadis Melanchton et Luther, ne surent réfuter d'une manière satisfaisante, cette doctrine piétiste.
(1) Dorcer, ouvrage cité ci-dessus, p. 915-918. Schaaf, l'Amérique, situation politique, sociale et religieuse des États-Unis, surtout en ce qui concerne la population allemande. Berlin, 1864.
(2) Jœrg, Hist. du protestantisme, t. II, p. 16 et suiv.