‹ Histoire universelle de l'Église (volume 2)Chapitre 96 sur 332 · TENTATIVES D'UNION · texte numérisé non relu

TENTATIVES D'UNION

cabili Ecclesiœ concordia, présenté l'union comme un devoir sacré pour tout chrétien (Judicium de officio pii ac publica? tranquillitatis vere amantis qiri in hoc religionis dissid/o). Calvin s'opposa avec une rude énergie à cette tentative. Ferdinand n'en persista pas moins à réclamer de Cassander la rédaction et la publication de son opinion [1564], qui parut, en effet, mais seulement après la mort de Ferdinand (De articulis relig. inter cathol. et protest, controversis ad imperatores Ferd. 1 et Maxim. H consultatio). Cette consultation était plus que modérée et interprétait l'Écriture et la tradition d'une façon si arbitraire qu'elle prétendait que la papauté n'était pas une institution divine. Quelque étranges que ces assertions parussent aux catholiques, elles ne purent satisfaire les protestants. Déjà George Wizel (1), qui, de protestant était redevenu catholique [1531], avait jugé dans le même esprit les vingt et un articles de la confession d'Augsbourg (Regia via s. de controversis religionis capitibus conciliandis sententia). Tous ces essais avortèrent, de même que ceux de Frédéric Staphylus, professeur de Kœnigsberg, revenu à la foi catholique, et d'Adam Contzen de Cologne (Discursuum theologicopolit., hb. 111).

Richelieu poursuivait également en France, mais surau point de vue de sa politique, l'union des partis religieux. Sur sa demande, le Jésuite Audebert eut une conférence avec le célèbre théologien réfônn5 Amyrault, auquel il fit des concessions suspectes. Heureusement que la difficulté de s'entendre sur la transsubstantiation fit rompre un accommodement qui eut été la source de dangers bien plus graves. François Véron avait de même, d'après le désir de Richelieu, proposé un plan d'union (Methodus nova, facilis et solida hœreses ex fundamento destruendi), dont la pensée fondamentale était qu'il fallait exiger des protestants qu'ils démontrassent leurs principes et leurs assertions par des passages positivement

(1) Outre les écrits ci-dessus, Colon, vers 1564; éd. Conring, Helmst., 1650, in-l, il faut encore remarquer : Typus Eccl. cathol., des formes et des signes qui ont régi et gouverné la sainte Église apostolique et catholique pendant îuille aus dans luuloia chrétienté, en 5 part. Cplogne, 1540, in-4. Vœllingcr, 1. 1, p. la sq.

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