SCIENCE
ment de la confirmation, l'usage du pain sans levain dans l'Eachaiistie, le jeûne du samedi, l'usage de?^ viandes étouffées, la suspension de Valleluia durant le carême, etc. Cet écrit parvint au cardinal-évêque Humbert, et, par lui, au pape Léon IX. On apprit en même temps à Rome que le patriarche avait, par suite de ces griefs, fermé les églises aux Latins et repris à leurs moines les couvents qu'ils occupaient. La réfutation de l'Encyclique du patriarche de- A'enait donc urgente. Le pape Léon IX l'adressa à Cérularius et au métropolitain Léon d'Achrida dans une lettre aussi explicite que modérée. L'empereur en reçut une favorable impression et il obligea le patriarche à entrer en relation avec le pape, qu'il engagea lui-même à envoyer une députation à Gonstantinople. Léon fit partir en effet des légats, le cardinal Humbert à leur tête, avec une nouvelle lettre d'un ton plus vif que la première [1054] (1) et qui reprochait entre autres à Gérularius de prendre le titre de patriarche universel. L'empereur Constantin IX accueillit les légats avec bienveillance, et chercha à calmer le patriarche. Mais celui-ci trouvant étrange que les légats romains fussent venus à Constantinople, non pour être instruits, mais pour instruire, refusa toute conférence, et accusa même l'empereur de connivence avec les Romains. Les légats furent donc de nouveau contraints de prononcer l'anathème contre Cérularius, et d'en déposer l'acte solennel (2) sur l'autel de l'église de Sainte-Sophie [16 juillet 1054], malgré les efforts que firent le patriarche Pierre d'Antioche et Théophylacte (3), archevêque d'Achrida, pour épargner à l'Eglise la douleur d'un schisme formel. L'orgueilleux Michel Cérularius ne voulut écouter aucune proposition de paix; il alla même jusqu'à déclarer « qu'il n'y avait aucune différence entre la dignité patriarcale et
1) Baron. Annal, ad. an. 1054, n" 10 sq.
(2) Baron. Annal, ad. an. 1054, n» 19-43.
(3) Cerularii ep. II ad Petr. Antioch. (Cotelerii Ecclesite Grsecae Monumenta, t. II). Parmi les reproches adressés à l'Église latine, il dit aussi qu'elle n'honore point les reliques et les images. Pierre d'Antioche prend la défense de l'Eglise latine dans Coteler., loco cit., p. 15S, et Théophylacte a.pçelle, dans son traité Hspl wv ly/.aX'o'jvTai Aaitvoi {Mingare'U, Fasciculus anecdotor. Romœ, 1756), ce reproche une CKTÄVf/.rj auzo^xv-ioc. Cf. Néander, Hist. ecçlésiast, IV, p, 645-49.