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TRANSFORMATION DES ÉCOLES, ETC

faisait trois frères des trois grands maîtres de l'époque : Pierre Lombard, le célèbre théologien, Gratien, le savant professeur de droit canon, et Pierre Gomestor, le fameux auteur de l'histoire scolastique. On sentait la correspondance des quatre sciences maîtresses avec les besoins de l'homme, et l'on considérait la théologie comme le terme de toutes sciences, de même que le Verbe divin est l'alpha et l'oméga de toutes choses.

Quant à la méthode d'enseignement suivie d'abord en théologie, outre les livres de l'ancien et du nouveau Testament, on lisait et expliquait des ouvrages choisis des Pères sur chaque dogme. En jurisprudence, c'étaient les Pandectes; en médecine, c'étaient Hippocrate et Gallien ; en philosophie, Aristote ou l'isagoge de Porphja-e. A partir du XIP siècle, ces lectures et ces interprétations formèrent ce qu'on appela les sommes de chaque science, et l'on eut en théologie, Libb. IV sent. Pétri Lombardi, Summa Thom. Aqinnatis ; pour le droit canon, Decretum Gratiani ; <en méà.Bc\ne, Regula Salernitana G.i Summa Thaddœi; en jurisprudence, Summa Azonis, dont les professeurs les plus renommés dans les universités se servaient comme de manuels et qu'ils commentaient. Les ouvrages de Vincent de Beauvais, d'Albert le Grand et de Roger Bacon font le mieux connaître quel était le cercle de ces études universitaires et les progrès qu'ils firent durant la période actuelle.

Les étudiants se partageaient en nations^ gouvernées par des procureurs [consiUaini vel procuratores nafionum), élus par les doyens, autres dignitaires qui présidaient les subdivisions formées de provinces et de diocèses. Les procureui's élisaient eux-mêmes le recteur. Ces universités eurent généralement une origine ecclésiastique, par leurs dotations, leur institution émanant du Saint-Siège, et par l'intérêt dont les papes les honorèrent. Innocent III, par exemple, ordonna que l'université de Paris aurait huit professeurs de théologie, dont chacun serait tenu d'étudier les autres sciences pendant huit ans et la théologie pendant cinq ans, avant d'enti^er en fonctions. Si l'étudiant en théologie n'était pas encore ecclésiastique et s'il n'avait aucun

artiian liberalium ad theologiam; Staudenmaiei', des Universités e; de leur organisation. Frib., 1839.

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