LA PAPAUTE ; L EMPIRE
I. Anastasii bibliothecarii [vers 870] Lib. pontificalis, seuVitae Roman, pontificum a Petro apostolo usque ad Nicol. I (depuis Constantin [70S] expliqué et toujours d'après des documents), éd. Blanchini. Romae, 1718-35, 4 t. in-fol.; emend. J. Vignolius. Romse, 1724-53, 3 t. in-4 {Muratori, Rer. Ital. Scriptores, t. III, P. I). Flodoardi [-f- 966] Lib. de Roman, pontifie. [715-935]. Muratori, Scriptores, etc., t. III, P. II, et MabiUon, Ann. ord. S. Benedict, saec, ill. Les histoires et chroniques deLuitprand, Hermannus Contractas, Ditmar de Mersebourg, Glaber Radulphus, Landulphus le vieux et le jeune, Martinus Polonus et d'autres.
II. Baronii Annales; Muratori Annali d'Italia. Hock, Gerber; Hœfler, Papes allemands. Weiss, Alfred le Grand.
§ 184. — Ape7'çu général.
L'histoire des]trois siècles que nous allons parcourir démontre, d'une manière évidente, combien il entrait dans les voies de la Providence, pour l'éducation et les progrès des peuples, qu'en vertu de l'alliance conclue entre Léon III et Charlemagne, la puissance du pape et celle de l'empereur concentrant, l'une toute la vie religieuse et ecclésiastique, l'autre, toute la vie civile et politique, fussent en harmonie et procédassent de concert, pour atteindre toutes deux le même but, savoir, le bonheur de la chrétienté.
En effet, tant qu'ils agissent énergiquement dans leur sphère respective et s'appuient mutuellement, l'Eglise et l'Etat non-seulement se maintiennent, mais se développent de plus en plus. Dès que la puissance et la considération dont jouit l'empereur tombent, de violents désordres succèdent aux relations jusqu'alors régulières des Etats de l'Europe. En même temps, dès que le chef suprême de l'Eglise est paralysé dans son autorité et son influence par le