ÉDUCATION CHEZ UES PEUPLES CHHÉTIENS
pendant qu’il est enfant, de peur qu’étant endurci, il ne soit rebelle et qu’il ne cause de la douleur h ton Ame.
34. Cliàtic ton enfant et fais-le travailler, de peur qu’il ne commette quelque faute qui soit à ton déshonneur.
de l'éducation chez les peuples chrétiens
Nous avons vu que, chez tous les peuples, l’éducation était dominée et réglée par ce qu’ils avaieni de plus sacré, par leurs croyances religieuses, et, à défaut de celles-ci, par l’esprit national et les maximes de l’Etat. Il en sera encore de même chez les peuples chrétiens : l’éducation y porte partout l’empreinte des idées religieuses, et elle s’y est développée, modifiée et altérée avec elles. Nous verrons, dans la suite de cette histoire, les applications diverses de ces idées, comme aussi les innovations et les systèmes bons ou mauvais qui ont été proposés dans l’intérêt de l’éducation et de l’instruction.
Il n’est pas nécessaire de parler ici en détail des caractères de l’éducation chrétienne, comme s’il s'agissait d’une civilisation étrangère. Chacun de nous a sur cette éducation assez de notions pour comprendre les faits qui vont suivre. Je me borne à indiquer ici deux traits qui la distinguent de celles des peuples que nous avons étudiés.
Et d’abord, contrairement à toutes les autres, l’éducation chrétienne n’a pas un caractère exclusivement national. Cette éducation est pour tous les peuples. Elle tend, avec la religion qui, la domine et la règle, à transformer l’humanité tout entière en une seule famille. C’est là un effet de la croyance en un seul Dieu, père de tous les hommes. Nous n’aurons donc pas une éducation italienne, une éducation française, allemande, etc., quoique le christianisme respecte les nationalités, comme il respecte les individualités.
Un second trait qui distingue également l’éducation chrétienne de toutes les autres, c’est qu’elle accorde aux deux sexes une égale attention, et qu’elle embrasse
l’homme tout entier. Elle est la seule qui reconnaisse pleinement les droits de l’individu et qui favorise le développement de toutes ses facultés. Elle est en même temps » la plus morale, et celle qui sait le mieux régler le développement et l’usage de nos diverses facultés