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PÉPIN LE BREF

Histoire de France (8e siècle).

Pépin , fils de Charles Martel, et le premier de la seconde race en France , fut élu à Soissons (2), l'an 752 après J.-C. St Boniface, évêque de Mayence (3), le sacra roi. Childéric III , dernier prince mérovingien , prince

(1) Ile près du royaume de Naples. (2) Ile-de-France, Aisne. (3J Duché du Bas-Rhin.

faible et incapable, fut enfermé dans un monastère ainsi que son fils.

Pépin s'était ménagé l'approbation du pape Zacharie. Il secourut son successeur Etienne II contre Astolpbe , roi des Lombards, et força ce dernier de renoncer à l'exarchat de Ravennes (1). Pépin donna cette province aux papes , et leur créa de cette manière une autorité temporelle. Il vainquit encore les Saxons et Vaïfre, duc d'Aquitaine (2); ensuite ce monarque mourut à St-Denis (3), en 768. On mit sur son épitaphe : Ci gît Pépin, père de Charlemagne.

Heureux à la guerre , Pépin fut habile à gouverner , ménagea les grands, et couvrit des qualités d'un héros et d'un prince sage son usurpation , si l'on peut appeler ainsi son avènement au trône, à une époque où l'hérédité n'était pas encore une loi de l'État ; sa prudence est passée presque en proverbe. Le trait rapporté dans l'énigme est une preuve de sa force physique et de la barbarie des temps, puisqu'un roi devait, avant tout, être un athlète. C'était donc, nous l'avons dit déjà, un chef de guerre plutôt qu'un chef politique, que les Français voyaient dans leur monarque.

(Voyez Y Histoire de France de l'auteur.)

(1) Italie, nord-esl. (2) Guyenne. (3) Seine.

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