PHILIPPE AUGUSTE
Histoire de France (12 el 13e siècles).
Philippe-Auguste, fils de Louis VU et d'Alix de Champagne , né en 1165, parvint au trône en 1180. A son avènement, il commença par
forcer l'Angleterre de confirmer les anciens traités. Pendant la paix, il s'occupa du bonheur de son peuple , entoura Paris de murailles , fit paver les rues. En 1 190 , il partit pour une croisade avec Richard Ier et Frédéric Barberousse, empereur; fatigué de ses querelles avec Richard , il revint en France sans achever l'expédition. Il s'occupa d'agrandir son royaume. Jean-sans-Terre ayant succédé à Richard, au préjudice du jeune Arthur , qu'il fit assassiner, les pairs confisquèrent la Normandie que Philippe réunit à la couronne.
11 gagna bientôt sur Jean , Othon et Ferrand de Flandre la célèbre bataille de Bouvines (1) , en 121JL C'est avant de la livrer qu'il déposa sa couronne , priant ses soldats de la donner au plus digne. Ce prince était plus que conquérant : il fut grand roi , bon politique; on l'a surnommé le second fondateur de la monarchie française , car c'est à lui que commence la centralisation du pouvoir royal. Il mourut en 1223.
Au retour de la victoire de Bouvines, on ramenait le comte Ferrand de Flandre, fait prisonnier dans l'action. On se rappelle encore le refrain du peuple lors de cet événement :
Quatre ferrands bien ferrés Traînent Ferrand bien enferré.
Dans le cortège on remarque Henri Clément ,
(1) Flandic.
maréchal de France, qui commandait l'arrièregarde ; le connétable Mathieu de Montmorency , qui prit seize bannières ; le jeune Galéas de Montigny , qui portait la bannière royale et sauva la vie du monarque pendant le combat ; Guérin , chevalier du Temple , qui s'était distingué dans la croisade et fut nommé évêque de Senlis (1). En rangeant l'armée en bataille, il eut soin que les ennemis eussent le soleil dans les yeux.
Philippe , évêque de Bauvais (2) , se servait pour tuer les ennemis d'une massue de fer , se faisant scrupule de verser le sang humain . C'est à peu près de cette époque que datent le dignités de maréchal et de connétable.
M. de Perce val ( 19e siècle ) a fait un poëme sur Philippe-Auguste.
( Yoyez Y Histoire de France. )