‹ Histoire universelle en tableauxChapitre 347 sur 424 · IL A BATTU LES BUISSONS, L'AUTRE A PRIS LES OISILLONS · texte numérisé non relu

IL A BATTU LES BUISSONS, L'AUTRE A PRIS LES OISILLONS

Pendant le siège d'Orléans , sous Charles VII, les habitants de cette ville , pressés par la famine , mais ne voulant pas se rendre aux Anglais, firent dire au duc de Bourgogne , Philippe le Bon , qui servait encore l'Angleterre contre la France , qu'il serait digne de sa générosité d'empêcher qu'un prince son parent, outre sa liberté , perdît encore ses biens. Le duc Charles d'Orléans était retenu prisonnier en Angleterre depuis la bataille d'Azincourt. Ils prièrent le duc de recevoir leur ville , l'Orléanais et les autres biens de leur seigneur en dépôt, jusqu'à ce qu'il fût délivré. La proposition plut à Philippe. II alla lui-même à Paris la communiquer au duc de Bedfort , régent du royaume de France pour le roi d'Angleterre Henri VI- Bedfort, que la prospérité commençait à aveugler , ne sut pas se contraindre en cette occa.»

sîon , et répondit imprudemment par une phrase devenue proverbe : Qu'il n'était pas homme à battre les buissons pour laisser prendre les oisillons. Cette réponse , accompagnée de quelques brusqueries, piqua le duc de Bourgogne. Il rappela les troupes nombreuses qu'il avait dans l'armée anglaise, et leur départ causa au régent une grande diminution de forces, dans un moment où il n'aurait pas eu trop de toutes celles qui l'abandonnaient pour soutenir les efforts de Charles VII, alors puissamment secondé par Jeanne d'Arc.

Page 1