‹ Histoire UniverselleChapitre 110 sur 184 · Encycbpédie méthodique. Physique, t. III, p · texte numérisé non relu

Encycbpédie méthodique. Physique, t. III, p

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riles, se sont attachés à chercher les lois qui régissent les effets attractifs ou répulsifs, et ils ont trouvé que : 1° les attractions ou répulsions à égale distance sont proportionnelles aux quantités d’électricité réparties sur la surface des corps; 2° les attractions et répulsions, toutes choses égales d’ailleurs, sont en raison inverse du carré de la distance. Ainsi, l’effet réparti sur une surface sphérique, qui croit comme le carré du rayon, est quadruple; par conséquent, l’action exercée sur une même étendue doit être quatre fois moindre, etc.

Ce sont là, comme on voit, au fond les mêmes lois que celles de la gravitation universelle. Pour démontrer ces lois expérimentalement, Coulomb 1 imagina un appareil propre à mesurer de trèspetites forces avec une très-grande exactitude ; c’est la balance de torsion, instrument inventé à la suite d’une série d’expériences sur l’élasticité des fils métalliques. Ces expériences lui avaient montré que les fils métalliques résistaient d’autant plus à la torsion qu’on les tordait davantage, pourvu qu’on n’allât pas jusqu’à altérer leur structure moléculaire. La résistance de ces fils étant très-faible* Coulomb eut l’idée de s’en servir comme d’une balance pour mesurer les plus petites forces de l’électricité et du magnétisme. A cet effet, il suspendait à l’extrémité d’un fil de fer une longue aiguille horizontale. Cette aiguille, étant en repos, si elle s'éloigne tout â coup d’un certain nombre de degrés de sa position naturelle, tordra le fil qui la tient suspendue, et les oscillations que celui-ci lui fait éprouver donneront, par leur durée, le moyen d’évaluer la quantité de la force perturbatrice. Ce fut à l’aide de cet instrument que Coulomb vérifia l’exactitude des lois générales ci-dessus énoncées 2.

Au lieu de discuter inutilement sur l’origine de l’électricité, les physiciens modernes se contentent de nommer électricité naturelle celle qui existe naturellement dans les corps, électricités positive et négative les états opposés dans lesquels se trouvent en quelque sorte artificiellement les corps, sans spécifier s’ils doivent ces états à l’action d’un ou de deux fluides , ou bien à un mouvement vibratoire dans le milieu qui les pénètre. Enfin* pour mieux saisir la généralité des phénomènes, ils ont donné, d’une part, le nom à' électricité

1. Charles-Auguste de Coulomb, né à Angonlême en 1736, mort à Paris en 1806, Intendant général des eaux et fontaines de France, se livra à un. grand nombre de travaux d’une utilité publique.

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