‹ Histoire UniverselleChapitre 134 sur 184 · Vanon, de lie rustica, l · texte numérisé non relu

Vanon, de lie rustica, l

sable. C’était le sel ammoniac, facile à distinguer du sel marin par sa forme cristalline, fibreuse. « Le sel ammoniac (rd à/*p«vt u.xiv) est, dit Dioscoride, facile à diviser dans le sens de ses fibres droites L »

Les Grecs et les Romains donnaient le nom à' al amen et de stypteria non-seulement à l’alun, mais à tous les sels d’un goût astringent, comme le sont les sels de fer. Les aluns les plus estimés venaient des îles de Mélos et de Chypre. On les employait, dans les arts, pour la préparation des laines et des cuirs, et en médecine pour arrêter les hémorragies , pour nettoyer les plaies putrides, toucher les ulcères de la bouche, etc. C’est l’usage qu’on en fait encore aujourd’hui. On en retirait, par la calcination et le lavage, une poudre blanche, légère, happant à la langue, connue sous le nom de terre de Samos, terre de Chio, terre Cimolienne ; c’était Yalumine (argile pure). On croyait l’alun composé de terre et d’eau (ex aqua limoque ) *.

Le nom de calx, chaux, s’appliquait primitivement à toutes les pierres calcaires, propres à faire du mortier ou à servir de matériaux de construction. Les Romains paraissent cependant a/oir connu la chaux proprement dite, la chaux caustique, telle qu’on l’obtient par la calcination du carbonate calcaire ; nous en voyons la preuve dans le passage suivant de Pline : « La chaux est d’un grand usage en médecine; fraîchement préparée, et non mouillée, elle brûle et dissipe les ulcères et les empêche de prendre du développement 3. »

La chaux forme, avec Yargile et la silice, la plus grande partie de l’écorce terrestre.

Les anciens étaient loin de se douter que Yargile, la base de la faïence, de la poterie, des briques et des tuiles, était identique avec la substance blanche (alumine) qui entre dans la composition des aluns. Depuis les temps les plus reculés, on savait façonner l’argile rouge (ferrugineuse) de manière à en faire des assiettes, des coupes, des jattes, des tuiles, etc. Les ruines de Babylone et de Thèbes en Egypte sont là pour l’attester. Les villes de Cumes, d’Adria, de Rhégium, de Tralles, étaient, dans toute l’antiquité, célèbres pour leurs fabriques de poterie. Les amphores de Cos étaient particulièrement recherchées. Les principaux édifices d’Athènes, le temple de Jupiter à Patras,la palais d’Attale à Tralles, le

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