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Vie de H. Davy, t. I. de ses Œuvres

2. Louis-Nicolas Vauquelin (né en 1763 près de Ponl-l’Evêque en Normandie, mort en 1829) débuta comme garçon de pharmacie, remplaça, en 1801, Darcetau Collège de France, devint, en 1801, directeur de l’Ecole de pharmacie, et, l’année suivante, professeur de chimie au Jardin des Plantes. En 1827, il fut envoyé par le collège électoral de Lisieux à la Chambre des députés.

construction d’une pile colossale. Ce fut pendant ces expériences que Gay-Lussac faillit perdre la vue par la projection d’un fragment de potassium, qu'il essayait pour la première fois. En combinant l’électricité avec l’action désuxydante du potassium, ces deux chimistes parvinrent, en 1808, à découvrir que l’acide boracique (acide borique) est composé d’oxygène et d’un corps simple, nouveau, qui reçut le nom de bore, et ils montrèrent que Yacide fluorique de «Scheele est composé d’hydrogène et de fluor, corps particulier qui, à cause de sa propriété d’attaquer tous les vases, n’a pu encore être isolé à l’état de pureté.

Vers la même époque, Gay-Lussac * proposa, de concert avec son collaborateur Thénard, l’emploi, généralement adopté, du bioxyde de cuivre pour les combustions et analyses des subslauces organiques.

En 1815, pendant ses recherches sur le bleu de Prusse, il découvrit le cyanogène, et montra que ce corps nouveau, quoique composé de deux éléments (carboqe et azote), joue le rôle d’un radical ou d’un corps simple, qu’il s’unit au chlore pour former l’acide chlorocyanique , et à l’hydrogène pour produire Yacide hydrocyanique gu cyanhydrique, nom qui fut depuis lors substitué à celui d acide prussique. Les conseils qu’il fut appelé à donner à l'administration des octrois et à la fabrication des poudres le conduisirent à inventer l 'alcoolomètre, le chloromètre et Y alcali mètre. Les fonctions qu’il remplit comme directeur du Bureau de garantie, qui lui avait été confié à l’Iiôtel de la Monnaie, devinrent pour lui l’occasion d’imaginer un procédé d’analyse des monnaies d’argent par voie de précipitation (voie humide). Ce procédé, introduit à la Monnaie de Paris depuis 1828, a remplacé l'ancien procédé de la coupellation, dans tous les hôtels de Monnaie.

Le premier travail dé Thénard 2 remonte à 1800. Il a pour objet

t. Joseph-Louis Gay-Lussac (né en 1778 à Saint-Léonard dans le Limousin, mort en 1850 à Paris) vint en 1794 à Paris fut en 1809 nommé, par la proleelion de Berthollet , professeur de chimie à l’école Polytechnique et professeur de physique à la Sorbonne. En 1832, il échangea cette dernière chaire contre la chaire de chimie générale du Jardin des Plantes. En 1839, il fut élevé à la pairie.

• 2. Louis-Jactues Thénard (né en 1777, à la Louplière, près de Nogentsur-Seine, mort à Paris en 1857) débuta sous les auspices de Vauquelin et deFoureroy, devint successivement professeur de chimie, à l’École Polytechnique, au Collège de France et à la Sorbonne, où il faillit s’empoisonner un jour avec une solution de sublimé corrosif qu’il avait prise pour de l’eau

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les combinaisons de l’arsenic el de l'antimoine avec l’oxygène et le soufre. Il fut bientôt suivi de ses recherches sur les oxydes et les sels de mercure, sur les phosphates, les tartrates, etc. Ses observations sur les sels de cobalt lui firent trouver une matière tinctoriale qui porte le nom de bleu de Thénard. Mais sa découverte la plus remarquable fut, en 1818, celle de l’eau oxygénée, qu’il avait obtenue en chauffant de la baryte dans de l'oxygène, et traitant le produit par de l’acide chlorhydrique. L'eau oxygénée lui servit à la formation de plusieurs peroxydes nouveaux ; il en proposa aussi l’usage pour la restauration des tableaux à l’huile, noircis par le temps. Son Traité de chimie élémentaire , théorique et pratique , dont la lre édition parut en 1813-16 [h vol. in-8) et la dernière en 1830 (5 vol. in-8) a joui d’une grande autorité, pendant plus d’un quart de siècle .

Parmi les élèves de Gay-Lussac el Thénard, nous citerons Peluuze (ué en 1807 à Valognes), dont la mort prématurée (en 1865) a été une perte pour la science. Les travaux sur le dosage des nitrates, sur l’acide cenanthique, qu’il découvrit, en 1836, en commun avec M. Liebig, sur l’acide butyrique, sur les tartrates, sur le pyroxyle, etc. , lui acquirent rapidement une position élevée.

Le doyen de la chimie contemporaine, M. Chevreul (né à Angers en 1788) se plaça de bonne heure, par ses travaux classiques sur les corps gras, au même rang que Gay-Lussac et 'Thénard. Ses ouvrages sur la teinture, sur le contraste des couleurs, sont le résultat d’une longue expérience, acquise comme directeur des Gobel ins.

Pelletier ( né en 1788 à Paris, mort en 1862) concourut avec Caventou à la découverte d'un grand nombre d’alcalis végétaux, dont le plus remarquable était la quinine, à raison de ses précieuses propriétés médicinales.

Deux chimistes, fort regrettés, Gerhardt (mort en 1856, à l’âge de quarante ans) et Laurent (mort en 1857, à quarante-six ans) avaient entrepris d’imprimer à la science une direction nouvelle. Les premiers travaux de Gerhardt, faits en commun avecM. Cahours, portaient sur les huiles essentielles. De 1869 â 1855, Gerhardt mit au

sucrée. En 1823, il obtint de Charles X le titre de baron, entra en 1827 à la Chambre des députés et en 1832 il fut élevé à la Pairie par Louis- Philippe. En 1863, son village natal a été autorisé à prendre le nom de La Louptière- Thénard.

jour ses recherches sur les séries homologues, sur la théorie des types, sur les acides anhydres et les amides. Les théories établies par lui ont le double avantage de relier entre eux des faits connus, qui étaient jusqu’alors sans lien apparent, et d’en laisser entrevoir d’autres entièrement nouveaux. Laurent s’était atlaché à faire prévaloir le même ordre d’idées. Il insista plus particulièrement sur la faculté qu’on a de substituer, dans un composé organique, un nombre variable d’éléments simples ou complexes par des groupes analogues, sans altérer la physionomie générale, ou le type de ce composé.

L’un des plus éminents chimistes de notre époque, M. Dumas (né à Alais en 1800) débuta, dans la carrière scientifique, parles travaux de physiologie, exécutés en collaboration avec le docteur Prévost de Genève. Ses travaux sur les éthers, sur l’isomérie, sur les substitutions, sur la détermination exacte de plusieurs poids atomiques, sont de vrais titres de gloire. — Son ami, M. Ealard (né a Montpellier en 1802), eut, à l’âge de vingt-quatre ans, le bonheur de découvrir le brôme.

L’économie rurale et l’industrie agricole trouvèrent d'utiles enseignements dans les travaux de MM. Boussingault, Payen, Péligot , Pasteur, Kuhlmann, Paul Thénard, Millon, Reiset, Ville, etc.

La chimie organique, végétale ou animale, qui semblait un moment emporter tous les suffrages, n’a pas cependant fait négliger la chimie minérale, beaucoup mieux assise. Les travaux de M. Frémy sur les acides sulfazolés, sur les sels de cobalt, les silicates, les aciers, etc., ont élargi le domaine de la chimie. — M. H. Sainte-Clair de Ville a étudié, au grand profit de la science, l’action des températures élevées sur la décomposition et la recomposition des corps. Son mode d’extraction de l'aluminium a rendu ce métal propre aux usages industriels. — Les opérations synthétiques de M. Berthollet ouvrent à la chimie une ère nouvelle.

L’Allemagne n’est pas restée en arrière de la France. Dœbereiner (né en 1780, mort en 1849) perfectionna l’analyse des substances organiques. Professeur à l’université d’Iéna, il découvrit la propriété singulière qu’a le platine à l’état spongieux d’enflammer l’hydrogène au contact de l’air ou de l’oxygène , propriété qui sert à la fabrication de briquets, de veilleuses et d’endiomètres de platine.

Mitscherlich, professeur à l’université de Berlin (né en 1794, mort vers 1860), contribua beaucoup aux progrès de la science par ses recherches sur l’isomorphisme et le dimorphisme, sur la fuma lion

Digitiz

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des cristaux artificiels, comparés à la formation des cristaux naturels, sur l’analogie de composition des corps organiques et des corps inorganiques, etc. Un de ses collègues à l’université de Berlin, Henri Rose (né en 1795), s’est acquis une réputation méritée par les services qu’il a rendus à la chimie analytique.

M. Liebig (né en 1803), professeur à l’université de Munich, gratifié du titre de baron par le grand-duc de Hesse-Darmstadt, a contribué plus qu’aucun autre chimiste à l’avancement de la chimie organique, et en a établi les rapports avec l’agriculture, la physiologie et la pathologie. Il serait trop long d’énumérer ici les observations et les faits nouveaux dont il a enrichi la science. — Son ancien collaborateur, M. Wœhler (né en 1809), professeur à Goetlingue, retira le premier l’aluminium métallique de l’alumine, et fut aussi le premier à obtenir, en 1829, une matière animale par voie artificielle : c’était l’urée qu’il vit se produire par la distillation du cyanate d’ammoniaque.

M. Bunsen a créé, de concert avec M. Kirchkoff, une méthode analytique, fondée sur la sensibilité des raies noires de Fraunhoffer dans le spectre coloré de la lumière. Cette méthode, si étrange en apparence, a non-seulement amené la découverte d’un certain nombre d’éléments nouveaux, tels que le césium, le rubidium, le thallium, etc., mais elle a fait étendre l’analyse chimique aux corps célestes dont la lumière est accessible à notre vue. — Les travaux de Schambein, de Kolbe, de Scherer, de Kopp., etc., ajoutent encore aux progrès si rapides de la science.

La Suède a produit des chimistes de premier ordre : après Scheele il suffit de nommer Berzelius. Peu de savants ont joui d’une autorité aussi grande que celle de Berzelius (né en 1779, mort en 1848). Prenant l’électricité pour base de son système et de sa classification chimique, il découvrit plusieurs corps simples (le silicium en 1809, le sélénium en 1817), il signala le caractère métallique du thorium, du zirconium, du calcium, du barium, du strontium, du tantale et du vanadium, après des analyses plus exactes de leurs oxydes, et il fit du chalumeau à gaz un puissant moyen d’investigation ; enfin par son grand Traité de chimie, traduit dans les principales langues de l’Europe, et par ses Rapports annuels, publiés depuis 1821 jusqu’en 1848, il répandit particulièrement le goût des études chimiques, au grand profit de la science.

En Angleterre, le mérite de Davy, que nous avons déjà fait connaître, fut presque égalé par celui de Wollaston (né à Londres

en 1766, mort eh 1828). A la fois chimiste el physicien, Wollaston découvrit, en 180Zi, deux métaux, le palladium et le rhodium, dans le minerai de platine, d’où Tonnant avait déjà retiré, en 1803, l’osmium el l'iridium. Un autre métal, le columbium, que Hatchett avait découvert en 1803, fut reconnu, en 1809, par Wollaston pour identique avec le tantale d’Ekeberg.

Thomas Graham( né à Glascowen 1805, mort à Londres en 1869) s’est fait connaître par d’importantes recherches sur les phosphates, sur les combinaisons de l’alcool avec les sels ; mais on lui doit surtout une nouvelle méthode d’analyse fondée sur la diffusion des corps dans un milieu donné, particuliérement sur les solutions en contact avec des membranes; d’où le nom de dialyse, donné à cette méthode * .

La Chimie actuelle tend à tout ramener aux atomes. L’idée de présenter la matière comme formée de particules infiniment petites, insaisissables, insécables (d’où le nom d’atomes, du grec ÙTo/ir,), est fort ancienne : elle date de plus de vingt-deux siècles. Mais il faut arriver à une période assez rapprochée de nous, pour la voir scientifiquement développée. « Quel que soit, disait Boyleau xvn« siècle, le nombre des éléments, on démontrera peut-être un jour qu’ils consistent dans des corpuscules insaisissables, de forme et de grandeur déterminées, etque c’eslde l'arrangement de ces corpuscules que résulte le grand nombre de composés que nous voyons. » — Vers le milieu du xviii® siècle, les chimistes étaient frappés de ce fait que deux sels neutres, par exemple, le sulfate de potasse et le nitrat. - de chaux, peuvent, par un échange de leurs bases et de leurs acides, produire des sels également neutres, comme le sont le sulfate de chaux el le nitrate de potasse dans l’exemple cité. D’où vient que les seconds sels conservent la neutralité, des premiers? Cela vient, répondit Wenzel, de ce que les quantités relatives des bases qui neutralisent un poids donné d’un certain acide sont exactement celles qui neutralisent un poids donné d’un autre acide. Cette interprétation de Wenzel, chimiste de F^eiberg, complétée plus tard par Bichter, établissait que la combinaison entre les acides et les bases a lieu suivant des proportions définies. Mais elle passa inaperçue. Le coqrant des idées n’allait pas encore de ce côté- là.

Près d’un demi-siècle après Wenzel, Dalton (né en 1766, mort à

1. Voy. la police de M. Williamson sur M. Grahapa, dans le Mqptfeur scientifique du 1er décembre 1S69.

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Manchester en 18/ji) trouva, en 1801, la loi des proportions multiples, par l’examen de certains composas gazeux du carbone avec l'hydrogène (gaz des marais et gaz oléfiant) et du carbone avec l’oxygène (oxyde de carbone et acide carbonique). D'après cette loi, qui est un fait général, deux corps se combinent entre eux dans des rapports très-simples, c’est-à-dire que, si l’on suppose le poids de l’un constant, le poids de l’autre varie de manière à donner les rapports numériques de 1 à 2, 1 à 3, 2 à 3, 1 à 4, 1 à 5, etc. Dalton alla plus loin. Heprenant l’ancienne idée des atomes, il lui donna un sens précis en supposant que « chaque espèce de matière au corps élémentaire a des atomes d’un poids invariable et que la combinaison entre diverses espèces de matière ou corps élémentaires résulte, non pas de la pénétration de leur substance, mais de la juxtaposition de leurs atomes, j Par celte hypothèse fondamentale, Dalton expliqua le fait des proportions définies et celui des proportions multiples. — William Prout, qui avait adopté les idées de son compatriote, choisit l’hydrogène pour l’unité des poids relatifs des atomes. Ces proportions pondérales, suivant lesquelles les corps se combinent, Dalton les nomma poids atomiques , Woünston équivalents, Davy nombres proportionnels. Dalton donna aussi un sens plus net au nom de molécule, en considérant celle-ci comme la somme des poids de tous les atomes élémentaires d’un corps composé.

Les recherches de Gay-Lussac sur les rapports volumétriques suivant lesquels les gaz se combinent entre eux, vinrent encore à l’appui des proportions définies. Après avoir montré que 2 volumes d’hydrogène s’unissent exactement à t volume d’oxygène pour former 2 volumes de vapeur d’eau, Gay-Lussac généralisa cette observation, en établissant que les gaz se combinent en proportions volumétriques simples et définies. Si l’on ajoute cette donnée à celle des proportions pondérales définies qui expriment, d’après Dalton, les poids relatifs des atomes combinés, on pourra en induire que les poids de3 volumes des gaz qui se combinent représentent les poids de leurs atomes. Or, les poids de volumes égaux des gaz, rapportés à l’un d’eux, sont ce qu’on appelle leur densité. Il doit donc exister un rapport simple entre les densités des gaz et leurs poids atomiques. Il a été, en effet, reconnu que les densités des gaz sont proportionnelles aux poids de leurs atomes. Voilà comment les densités des gaz venaient offrir un moyen de détermination ou de contrôle des poids atomiques.

Cependant Dalton mettait en doute l’exactitude des faits avancés

par Gay-Lussac, et celui-ci pensait que le fait des rapports simples et définis entre les volumes des gaz qui se combinent, pouvait trèsbien se concilier avec l’opinion de Berthollet qui, rejetant la loi des proportions définies, admettait que les corps s’unissent, en général, en proportions très-variables. C’est ainsi que ces deux hommes, au lieu de se rapprocher par leurs travaux, s’éloignaient l’un de l’autre.

En 1811, Avogrado, frappé du fait que les mêmes variations de température et de pression font éprouver à tous les gaz sensiblement le? mêmes variations de volume, émit, pour l’expliquer, l'hypothèse d’après laquelle les molécules ou groupes d’atomes, unis entre eux par l’affinité et mis en mouvement par la chaleur, sont contenus en égal nombre dans des volumes égaux de différents gaz L Cette belle hypothèse, passée inaperçue, fut reproduite en 1814 par Ampère, avec la différence qu’il nommait molécules les atomes, et particules ce qu’ Avogrado avait appelé molécules intégrantes : c’était introduire dans le langage scientifique une confusion fâcheuse. Partant de la conception d’ Avogrado, renouvelée par Ampère, on disait donc alors que « volumes égaux de gaz renferment un égal nombre d’atomes, dans les mêmes conditions de température et de pression. » Cette proposition était trop absolue. Elle ne fut trouvée, en effet, vraie que pour un certain nombre de gaz élémentaires, tels que l’oxygène, l’hydrogène, l’azote, le chlore, etc.; elle n’est point applicable aux gaz composés, tels que le gaz ammoniacal, ni, comme l a montré M. Dumas, au phosphore, à l’arsenic, au mercure, en vapeur : aucun de ces corps ne renferme, sous le même volume, le même nombre d’atomes que le gaz oxygène, hydrogène, etc.

Berzelius, rapportant les poids atomiques à celui de l’oxygène, supposé égal à 100, en donna une table plus complète. La quantité d’un métal capable de former avec 100 d’oxygène le premier degré d’oxydation, était pour lui le poids atomique de ce métal. Adoptant les données fournies par Gay-Lussac, pour la composition de l’eau (résultant de l’union de 2 volumes ou atomes d’hydrogène avec 1 volume ou atome d'oxygène), il prenait pour le poids atomique de l’hydrogène le poids de 1 volume de ce gaz. Les atomes étaient pour lui les volumes gazeux, conséquemment les poids atomiques étaient pour lui les poids relatils de volumes égaux des gaz. Or, comme il faut 2 volumes d’hydrogène, d’azote, de chlore, de

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