‹ Histoire UniverselleChapitre 32 sur 184 · Gehler, Physikal. Wœrterbuch, t. VIII, p · texte numérisé non relu

Gehler, Physikal. Wœrterbuch, t. VIII, p

blée de plomb. La course du piston, passant dans une botte à éloupes, se mesurait comme pour l’air; l’embouchure communiquait avec, un réservoir contenant le gaz qui devait produire le son.

Les principaux résultats, obtenus par une série d’expériences, sont que, la vitesse du son étant, dans l’air, de 333m,00 par seconde, elle est dans l’hydrogène, le plus léger des gaz, de 1269ra,50, tandis que dans l’acide carbonique, l’un, des gaz les plus lourds, elle n’est que de 261“, 60. Dans les autres gaz (oxygène, oxyde de carbone, protoxyde d’azote, gaz oléfiant), elle est intermédiaire entre ces deux extrêmes *. Voyant que le son se propage dans l’hydrogène quatre fois plus vite que dans l’air, on s’est demandé s’il n’y aurait pas là un moyen facile de trancher la question de la réfraction du son. M. Sondhaus démontra en effet, à l’aide d'un appareil fort simple (une lentille biconvexe en baudruche remplie d’hydrogène, et où le son se concentre en un foyer), que le son se réfracte et se rapproche de la normale quand il passe de l’air dans l’hydrogène.

De ce que les animaux aquatiques sont pourvus d’un appareil auditif, on avait depuis longtemps conclu que le son se propage dans l’eau. Klein, Baker, Flawkesbee, Musschenbroek et surtout Nollet dans ses Leçons de Physique (t. III, p. 417), s’occupèrent de cette question, mais sans la résoudre complètement. Ce n’est qu’en 1827 que la vitesse du son dans l’eau fut exactement mesurée par Colladon et Sturm. Voici le dispositif de leurs expériences. Deux bateaux avaient été amarrés à une distance connue sur le lac de Genève; au premier étaient fixés une cloche plongée dans l’eau et un levier coudé. Ce levier portait à son extrémité inférieure et en face de la cloche un marteau; à son extrémité supérieure, hors de l’eau, une mèche allumée enflammait un tas de poudre à l’instant même où le marteau frappait la cloche. Au second bateau était attaché un cornet acoustique dont Je pavillon plongeait dans l’eau et le sommet dans l’oreille de l’observateur, qui n’avait qu'à mesurer l’intervalle de temps écoulé entre l’apparition du signal dans l’air et l’arrivée du son dans l’eau. La vitesse trouvée fut de 1435 mètres, à la température de 8°,1. Ce résultat ne s'éloigne pas beaucoup de celui que donne la théorie et qui est, d’après la formule adoptée, égal à 1429 mètres *.

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