‹ Histoire UniverselleChapitre 42 sur 184 · Journal de Physique, année 1783, t. II, p · texte numérisé non relu

Journal de Physique, année 1783, t. II, p

2. De l’Influence des chemins Se fer, p. 383 (Paris, 1839, in-8°).

Ces données diverses montrent qu’une grande idée, dont le germe remonte à plus de deux mille ans, était à la veille d’éclore. Mais, comme pour d’autres idées ou découvertes, il fallut le souffle du génie pour réunir en un corps de doctrine les matériaux épars.

Théorie dynamique de la chaleur. — Un médecin allemand, le docteur R. Mayer, de Heilbronn, fit paraître, en 1842, un mémoire Sur les forces de la nature inorganique *. C’est là qu’on trouve pour la première fois le mot d 'équivalent, appliqué à la chaleur développée par la compression d’un fluide élastique. « La chaleur = effet mécanique est, dit Mayer, indépendante de la nature du fluide élastique, qui n’est que l’instrument à l’aide duquel une force est convertie en l’autre. » Soit x la quantité de chaleur nécessaire pour élever à t° la température d’un gaz maintenu sous un volume constant, et soit x -f- y la chaleur nécessaire pour élever à l ° le même gaz, sous une pression constante : le poids soulevé par le gaz en se dilatant dans le dernier cas étant P, et la hauteur à laquelle il est élevé étant h, on aura , suivant Mayer, y = P xh, c’est-à-dire que l’excès de chaleur communiqué dans le dernier cas est équivalent au travail mécanique exécuté.

En 1843, un ingénieur anglais, M. Joule, de Manchester, publia son premier mémoire Sur la valeur mécanique de la chalenr , et appliqua la théorie dynamique aux phénomènes vitaux *. En s’occupant de ce travail, il ne parait pas avoir eu connaissance de celui de Mayer, publié antérieurement.

Dans une série de leçons, faites en 1842 et 1843 à l’institution royale de Londres, M. Grove entreprit d’établir que « la chaleur, la lumière, l’électricité, le magnétisme, l’affinité chimique et le mouvement sont corrélatifs ou dans une mutuelle dépendance; qu’aucun d’eux, dans un sens absolu , ne peut être dit la cause essentielle des autres ; mais que chacun d’eux peut produire tous les autres on se convertir en eux ; ainsi la chaleur peut, médiatement ou immédiatement, produire l’électricité ; l’électricité peut produire la chaleur, et ainsi des adtres, chacun disparaissant à mesure que la force qu’il produit se développe. » Les vues exposées dans ces leçons furent publiées par leur auteur sous le titre de Corrélation des forces physiques, Londres, 1843, in-8° (ouvrage traduit en français par l’abbé Moigno; Paris, 1856).

1. Annales de chimie et de physique, de Liebig, t. XLII, p. 231.

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