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Beitræge zur Dynamik des Himmels. p. 4 et suiv

MOUVEMENT

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chauds et en froids. Ce n’est que beaucoup plus tard qu’on eut recours au sens de la vue pour observer les effets de la chaleur. Cependant la simple inspection de la main qui se gonfle sous linfluence de la chaleur et dont la peau se raccornit sensiblement sous l’action du froid aurait dû de bonne heure exciter la curiosité en même temps que le désir de voir si les autres corps, animés ou inanimés, subissent sous l'action de la même cause les mêmes effets de dilatation et de rétrécissement.

On ignore le nom du physicien qui le premier résolut d’interroger h cet égard la nature. L'époque à laquelle vivait cet observateur inconnu coïncide probablement avec l’origine de la recherche du mouvement perpétuel. Le mouvement de va et de vient, déterminé par le plus et le moins de chaleur, devait faire naître l’idée de trouver un mécanisme propre à durer perpétuellement, sans qu’on eût besoin d’y loucher. Ce qui paraît certain, c’est que la recherche du mouvement perpétuel, qui a été, comme celle de la quadrature du cercle, exclue du programme de la science moderne, a conduit à la découverte d’un instrument des plus utiles;* nous voulons parler du thermomètre.

Un certain Ileer ayant reproché à Van Helmont de poursuivre la chimère du mouvement perpétuel, le célèbre savaut répondit qu’il avait imaginé de construire un instrument, non pas précisément pour démontrer le mouvement perpétuel, mais pour constater que « l’eau, renfermée dans une boule terminée par une tige creuse en verre, monte ou descend, suivant la température du milieu ambiant ( juxta temperamentum ambientis ) l. » Cette idée de Van Helmont, dont l’origine remonte au commencement du xvne siècle, fut reprise par Drebbel et par Sanctorius , auxquels on attribue généralement l’invention du thermomètre.

Le thermomètre du physicien hollandais Corneille van Drebbel (né à Alcmar en 1572, mort en 1632) a été décrit par le chancelier Bacon sous le nom de calendare vitrum. En voici le dessin et l’explication (fig. U). Le flacon B contient de l’eau qu’on a additionnée d’acide nitrique (eau-forte) pour l’empêcher de se congeler. Avant d’y introduire le tube soufflé en boule A, on le chauffe pour en chasser une partie de l’air. A mesure que la boule se refroidit, l’eau acidulée s’élève dans le tube, et s’arrête en H, qui est censé marquer la température moyenne. Une échelle collée sur la paroi exté-

1. Van Helmont, Ort«> mediciniB, p. 39 (Lugd., 1636, in-fol.).

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Fig. 14.

rieure du tube devait indiquer les différents degrés au-dessus et au-dessous de cette température.

A l’époque où cet instrument fut inventé, on ne savait pas encore que le poids de l’atmosphère , pressant à la surface de l’eau du flacon (réservoir), fait monter le liquide dans un tube d’où l’on a en partie chassé l’air, et que cet effet s’ajoute ainsi à celui de dilatation produit par la température ambiante. L'instrument de Drebbel , dont Bacon vantait la sensibilité, n’était dope qu’une mauvais barothermoscope.

Viviani et Libri ( Hist . des sciences math, en Italie , L IV, p. 189) ont présenté Galilée comme l’inventeur du thermomètre. Mais on n’en trouve aucun indice dans ses œuvres; et rien ne saurait suppléer à un défaut de document imprimé. On peut en dire autant des assertions de Fulgenzio, qui revendiquait cette invention en faveur du célèbre théologien de Venise, connu sous le nom de fra Paolo.

Robert Fludd a figuré et décrit dans sa Philosophia Mosayca (lib. I, c. 2) un thermoscope comme en ayant pris la connaissance dans un manuscrit, vieux d’au moins cinq cents ans. Comme personne n’a jamais parlé depuis de ce manuscrit, on a lieu de douter de la véracité de Fludd. Notons que ce savant vivait à Oxford à l’époque où Drebbel fut appelé en Angleterre par le roi Jacques i«.

Le médecin italien Sanctorius (né en 1561, mort à Venise en 163G) imagina un calons mensor ou mesureur de chaleur (nom dont thermomètre n’est que la traduction grecque) , qui était dans l’origine destiné à indiquer la chaleur des fébricitants L C’était l’instrument de Drebbel.

Ce même instrument fut modifié par Otto de Guericke, qui lui donna le nom de perpetuum mobile : le bras tendu d’une petite figure indiquait sur l’échelle la température de la gelée blanche. Wolf proposa de modifier la forme du vase dans lequel plongait le tube ; et Becher eut l’heureuse idée de substituer à l’eau le mercure.

La première modification importante apportée au thermomètre de Drebbel est due aux membres de l’Académie del Cimento. En le réduisant à la forme (voy. fig. 15) qu’il a encore aujour-

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