‹ Histoire UniverselleChapitre 60 sur 184 · M. Jamîn, Cours de Physique, t. II, p · texte numérisé non relu

M. Jamîn, Cours de Physique, t. II, p

2. Ces théories se trouvent exposées dans Fixher, Geschichle der Pltysik, t. V, p. 61-71.

péralure basse; 4° que si l’air saluré d'eau éprouve un refroidissement, il devient sursaturé, et il n’abandonDe toute l’eau dont il étai chargé qu’à la faveur de l’excès de température qu'elle a perdue *.

La théorie de Leroy régnait parmi les physiciens jusqu’à l’époque où Dalton montra, par une série d’expériences très-ingénieuses, que les vapeurs ne sont pas une dissolution des liquides dans l’air; que les molécules de ceux-ci, dégagées par la vaporisation, se distribuent dans l’espace occupé par l’air ou par tout autre gaz, absolument de la même manière qu’elles se distribuent dans le vide, et que, dans cette circonstance, elles exercent les unes à l’égard des autres la même action dans les gaz que dans le vide.

La théorie que Laplace a donnée des fluides élastiques consiste à regarder chacune de leurs molécules comme un petit corps en équilibre dans l’espace, en vertu de toutes les forces qui le sollicitent. « Ces forces sont : 1° l’action répulsive de la chaleur des molécules environnant une molécule A, sur la chaleur propre que cette molécule retient par son attraction ; 2° l’attraction de celte dernière chaleur par les mêmes molécules ; 3» l’attraction qu’elles exercent sur la molécule A. » L’auteur suppose que ces forces répulsives et attractives ne sont sensibles qu’à des distances imperceptibles, et qu’à raison de la rareté du fluide, la troisième de ces forces est insensible*.

Apres avoir compris l’inutilité de la discussion des théories émises par De Luc, Lambert, B. de Saussure, Pictet, Girtaner, Parrot, etc., les physiciens se mirent à en appeler sérieusement à l’expérience pour connaître les propriétés des vapeurs, principalement sur leur emploi comme force motrice. Voici d’abord un ensemble de faits curieux qui auraient dû plus tôt attirer l’attention sur cet objet d’étude. Héron d’Alexandrie avait imaginé un instrument, Véolipyle, pour montrer comment « l’impulsion de la chaleur exprime la force du vent*. » C’était une boule creuse faite d’airain, n’ayant qu’une petite ouverture, par laquelle on introduisait de beau. « Avant d’être échauffés, les éolipyles, ajoute Vitruve, ne laissent échapper aucun air; mais ils n’ont pas plus tôt éprouvé l’action de la chaleur, qu’ils

1. Mém. sur l’élévation et la suspension de Veau dans l’air, dans le» Mém. de l’Acad. des sciences de Paris, année 1751.

2. Annale* de Chimie et de Physique, t. XVIII, p. 273. — Encyclopédie méthodique (Physique), t. IV, p. 767 (Paris, 1822).

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