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Mémoires d'Arcueil, t. IL année

d’un théorème général, déduit en 1815, par Arago, d’une longue suite d’expériences, et qui a été énoncé d’une manière très-simple : La première et la seconde surface d’un corps polarisent également la lumière dans les angles sous lesquels ces mêmes surfaces la réfléchissent également *.

C’est Malus qui découvrit, en 1811, que le faisceau de lumière transmis par un miroir diaphane est partiellement polarisé dans un plan formant un angle droit avec le plan de polarisation du faisceau réfléchi *. L’année suivante, Arago fit »ne suite’d’expériences, publiées en 1814 par Biot, d’où il déduisit que « la quantité de lumière polarisée contenue dans le faisceau que transmet un corps diaphane est exactement égale à la quantité de lumière polarisée à angle droit, qui se trouve dans le faisceau réfléchi par le même plan. »

Malus ne manqua pas non plus de remarquer que la polarisation du rayon naturel qui a traversé une pile de lames de verre, était inverse de celle dont avait été, dans les mêmes circonstances, affecté le rayon réfléchi , en sorte que si ce dernier pouvait être identifié avec le rayon ordinaire provenant d’un cristal placé dans une certaine position , le rayon transmis par la pile de lames ressemblerait au rayon extraordinaire de ce même cristal. L’habile physicien déduisit de ses expériences des conséquences très-curieuses, qui ont suggéré à Arago la remarque suivante : « Si jamais on trouve une substance qui seule, sous l'angle de polarisation complète par voie de réflexion, réfléchisse la moitié de la lumière incidente, le rayon transmis au travers d’une seule lame sera aus&i complètement polarisé au lieu de l’être partiellement. On n’aura plus besoiD, pour obtenir celle polarisation complète par réfraction, de recourir à une pile de plaques de verre comme dans les expériences de Malus : une seule plaque suffira. »

Brewster trouva que certaines substances minérales, telles que la tourmaline et l’agate, agissent sur la lumière comme des piles de lames transparentes. Ainsi, une lame taillée parallèlement à l’axe d’une aiguille de tourmaline transmet les rayons qui sont polarisés dans un plan perpendiculaire à cet axe, et arrête, au contraire, tous les rayons dont le plan primitif de polarisation est parallèle au même axe *.

1. Arago, Notice sur la polarisation de la lumière (t. IV, p. 320 de ses Œuvres).

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