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Moniteur du II mars

8. Brewster, Trcnt'se on nevo philosophical instruments ; Lond., 1813.

MOUVEMENT

Le plan de polarisation ne demeure pas constant; il dévie, et celte déviation, produite par la réflexion d’un rayon lumineux à la première surface d’un miroir diaphane, dépend à la fois de l’angle d’incidence et de la direction du plan de réflexion relativement aux pôles du rayon. Pour une incidence donnée, la déviation est d’autant plus considérable, que ie plan de réflexion fait, avec le plan de polarisation primitive, un angle plus voisin de 45°. Les observations que Malus avait faites à ce sujet furent, en 1817 et 1818, complétées par Fresnel. Ce dernier en donna, en 1821, les lois mathématiques *.

Fresnel et Arago furent les premiers à examiner la polarisation de plus près et à montrer comment elle modifie les phénomènes d’interférence. Une série d’expériences les conduisit, en 1819, aux couclusions suivantes : 1° deux faisceaux que l’on fait passer directement de Tétât de lumière naturelle à celui de lumière polarisée dans le même sens, conservent, après avoir reçu cette dernière modification , la propriété d'interférer; 2° deux faisceaux que Ton fait passer directement de l’état de lumière naturelle à celui de lumière polarisée dans des sens rectangulaires, ne sont plus susceptibles d’interférer; 3° des faisceaux polarisés en sens contraire n’interfèrent pas, quelles que soient les modifications qu’ils aient éprouvées avant d’arriver a cet état en partant de celui de lumière naturelle ; ramenés ensuite à des polarisations semblables, ils deviennent susceptibles d’interférer, pourvu que, dans le passage de l'état normal à l’état polarisé, les premiers plans de polarisation des deux faisceaux aient été parallèles 2.

Ces expériences seraient très-difficiles à exécuter avec des piles de lames d’une grande épaisseur. Mais Arago avait découvert, dès 1811, que des lames très-minces de mica peuvent remplacer ces piles.

En parcourant le Traite de la lumière de Iluygens, le savant collaborateur de Malus avait été frappé d’un passage où il est dit que les deux rayons en lesquels un faisceau se partage dans l’acte de la double réfraction jouissaient de propriétés toutes particulières que n’avait pas la lumière incidente. « Il semble, dit Iluygens, qu’on soit obligé d’admettre que les ondes de lumière, pour avoir traversé le premier cristal de spath d’Islande , acquièrent certaine

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