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qer mars:
524 SIXTÈME ÉPOQUE.
tradition: Il falfait donc avoir recours à un système d’argumentation différent; mais, si l’on ne fait pas attention à ceux contre lesquels ôn s'én servit, il sera facile de dire que l'un et l'autre étaient INOPpOtURS, à hum |
Mais la philosophie, qui envisage les choses sous leur aspect le plus langé, voit les Pères de l’Église ouvrir la route à Ja société nouvellé } sans abandonhér le terrain de l’ancienne. En combattänt'cellecci ; ils en révèlent les faiblesses.et les secrels , et montrent sur quelles bases chancelantes et contradictoires elle s’appuie :'à l'hiéroglyphe oriental , ils substituent le rationalisme chrétien ,'qui, dans sa carrière majestueuse, embrasse tout, et n'avance rièn sans preuve ; ils arrachent le voile aux oracles, aux initiations, et rendent manifeste l’ignorance de l’homme sur les vétités les plus nécessaires à sa conduite, les plus chères à son cœur, les ‘plus douces à ses espérances.
Le triomphe leur resta. Depuis ce temps, les rois cessèrent de tuer les chrétiens, mais ils ne cessèrent pas de les combattre ; le vœu des gens de bien est encore la liberté de conscience, telle que Tertullien la demandait, non pour le sénat seulement, pour une ville où pour une nation, mais pour tout l’univers. Les questions débattues par eux sont tombées dans loubli; mais ils ont lutté pour que nous, plèbe sans lois , sans force et sans divinité, nous ne fussions plus esclaves dans les ergastules, ou la pâture des lions pour l’amusement du peuple-roi, ou les jouets des sophismes des philosophes et des caprices insolents des dominateurs ; ils ont combattu pour que nous püssions avoir le sentiment de notre égalité et la proclamer comme un droit, jusqu’à ce que le temps l'ait consacrée en fait.