TERRE
Saint Épiphane explique le caractère différentdes quatre évangélistes en disant que Dieu attribua:à chacun-d’eux: quelque chose de particulier, de manière qu’ils:sont d'accord entre eux.sur certains points, afin que la source divine: à laquelle:ils puisèrent-également, ne soit l’objet d’aucun doute; néañmoins: chacan d’eux rapporte quelque chose négligé par les autres. Saint Matthieu s’applique à donner des détails sur la naissance et la généalogie du Sauveur, détails dont se prévalut, Cérinthe : pour croire que Jésus- Christ était simplement un homme. Alors l’Esprit-Saint commanda à saint Mare de composer un second Évangile trente années plus tard ; il faisait partie des soixante-douze disciples'qui s'étaient dispersés sans avoir pu entendre le commandement : du Christ de manger de sa chair et de boire de, son sang. Son ouvrage fut destiné entièrement à démontrer la divinité du Sauveur ; mais, comme il ne s'était pas expliqué sur ce point avec assez de clarté, lesihérétiques persistèrent dans leur erreur. Alors l’Esprit-Saint contraignit presque saint Luc à achever ce que ses deux devanciersn’avaient pas entièrement accompli, Mais:ilne parvint pas non: plus à ramener les hommes plongés dans l’erreur ; le Saint-Esprit inspira donc à saint Jean, qui était revenu de Patmos, d'écrire le quatrième Évangile , dans leruel il s'arrêta peu sur la vie de: \Jésus- Christ, déjà racontée par ses prédécesseurs, s’appliquant davantage à réfuter les erreurs répandues sur la nature divine du Sauveur (1).
expliquées par les paroles qu’il répète de &py, A6yas, Lovoyavhe, Ew, os, pr'incipium, verbum, unigenilus, vila, lux, etc.
(1) L'attaque la plus audacieuse contre les Évangiles a été dirigée, dans ces dernières années, par des protestante allemands, et surtout par le docteur Strauss dans la Vie du Christ (Tubingue, 1835). Cé que Wolf avait fait avec Homère , et Niebuhr, avec l’histoire romaine, les exégètes allemands prétendi: rent le faire avec le récit évangélique, en le supposant un ramas d'idées , : d’inventions, de préceptes appartenant à des temps divers, et. le produit d’intentions différentes. Il résulte de leurs travaux que Jésus-Christ et les évangélistes n'ont jamais existé, et le tout se réduit à un mythe métaphysique. Ce n’est plus là l'attaque irréligieuse dirigée contre les Évangiles par Voltaire, réchanffant les quolibéts et les arguties mis en œuvre quinze siècles auparavant par Celse, Porphyre, Julien, et tendant à faire ressortir partout la fraude et la tromperie. C'est ici une interprétation allégorique et scientifique , telle qu’il convient à l’AIlemagne méditative de la tenter. Ce travail critique fut d’abord fait sur les livres anciens. Dès 1790, Eichorn considéra comme emblématique le premier. chapitre de la Genèse , et comme étant composé'de fragments dans lesquels Jéhovali était distinct d'Éloim. En 1803, Bauer publia la Mythologie de la Bible. K entreprit ensuite le même travail de décomposition sur l'Évangile : den Sohn analysiren, comme disait Herder avec une tranquillité merveilleuse pour quiconque songe au vide immense que laisserait dans l'histoire, comme dans la conscience, la
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